Stefan Zweig

Stefan Zweig

Stefan Zweig (1881, Autriche - 1942, Brésil) est un écrivain, journaliste et biographe autrichien. Il est l'auteur de nombreuses nouvelles, parmi lesquelles Le joueur d'échec, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Lettre d'une inconnue...

Avis (113)

  • Couverture du livre « Vingt-quatre heures de la vie d'une femme » de Stefan Zweig aux éditions Lgf

    Salix_alba sur Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

    1904, dans la région de Provence, une vieille dame anglaise se confie à un homme, de son milieu mondain, sur vingt-quatre heures de sa vie de femme adulte – plusieurs années auparavant -.

    On peut y voir, sans difficulté, un parallèle avec Madame Bovary de Flaubert. Parfum de scandale pour...
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    1904, dans la région de Provence, une vieille dame anglaise se confie à un homme, de son milieu mondain, sur vingt-quatre heures de sa vie de femme adulte – plusieurs années auparavant -.

    On peut y voir, sans difficulté, un parallèle avec Madame Bovary de Flaubert. Parfum de scandale pour cette femme qui succombe aux charmes d’un jeune homme une nuit, pour le sauver de sa passion dévorante : le jeu. Mais au fond, est-ce bien la raison première – elle se le cache dans un premier temps - mais plutôt l’attrait charnel dégagé par cet éphèbe, qui pourrait l’amener à un total abandon.

    Sujet toujours d’actualité, dans nos sociétés actuelles. Et sans doute qui le sera toujours. D’une lecture agréable, un livre qui prête à réflexion pour chacun d’entre nous. La raison ou la passion ?

  • Couverture du livre « Seuls les vivants créent le monde » de Stefan Zweig aux éditions Robert Laffont

    annesophiebooks sur Seuls les vivants créent le monde de Stefan Zweig

    Tout le monde connaît l’excellent auteur du Joueur d’Échecs et de Vingt-quatre Heures de la Vie d’une Femme. Le talentueux biographe de Balzac, de Fouché ou de Marie Stuart.
    Mais qu’en est-il de l’homme derrière le nom ?
    Bien sûr, il avait lui-même écrit une très bonne autobiographie (Le...
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    Tout le monde connaît l’excellent auteur du Joueur d’Échecs et de Vingt-quatre Heures de la Vie d’une Femme. Le talentueux biographe de Balzac, de Fouché ou de Marie Stuart.
    Mais qu’en est-il de l’homme derrière le nom ?
    Bien sûr, il avait lui-même écrit une très bonne autobiographie (Le Monde d’Hier), mais passée par le tamis de son expérience, elle gagnait en maturité ce qu’elle perdait un peu en spontanéité sur ses « jeunes années ».
    Ce recueil inédit de textes nous donne, lui, accès à un Stefan Zweig qui traverse la Grande Guerre avec autant de fougue dans la plume que de chagrin dans le cœur.
    Ce grand amoureux des Lettres et de la Philosophie fait ici le constat de la faiblesse des hommes et de leur goût immodéré pour la violence et la destruction.
    Ces textes nous font voyager avec lui dans une Europe à feu et à sang, passant par les villes ravagées et les campagnes meurtries.
    Nous le voyons attendre des nouvelles, toujours trop longues à arriver, parfois erronées, et bien trop souvent mauvaises.
    Nous assistons à la lente perte d’espoir de cet humaniste qui, avec une prose magnifique et confondante de clairvoyance, essaie de faire comprendre à ses semblables ce qu’il pressent déjà : cette guerre n’est que le début de ce qui, par la haine des hommes, mènera l’Europe à sa perte.
    La lecture (superbe) sur la Galicie nous montre l’empathie, quasiment pathologique, d’un Zweig en proie à l’horreur du monde, et laisse déjà présager de ce qui l’amènera à mettre fin à ses jours 24 ans plus tard.
    Une phrase splendide, de Barbusse, qu’il reprend, résume ce qui le mine à chaque instant : « On est des machines à oublier. Les hommes, c’est des choses qui pensent peu, et qui, surtout, oublient. ».
    À la fois chroniques de guerre, journal intime et lettre ouverte à l’humanité, ce recueil permet de découvrir le jeune homme qu’il a été et tout ce qui fait qu’il deviendra le grand écrivain que nous savons.

  • Couverture du livre « Clarissa » de Stefan Zweig aux éditions Lgf

    Mumu Dans le Bocage sur Clarissa de Stefan Zweig

    Je continue à piocher sur mes étagères ce que j'appelle "les classiques" que ce soit des auteurs ou romans, pour approfondir ma connaissance des styles, des courants d'écriture et pour celui-ci qui m'avait été offert dans le cadre "d'un gratuit pour deux achetés", bonne pioche car je n'en avais...
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    Je continue à piocher sur mes étagères ce que j'appelle "les classiques" que ce soit des auteurs ou romans, pour approfondir ma connaissance des styles, des courants d'écriture et pour celui-ci qui m'avait été offert dans le cadre "d'un gratuit pour deux achetés", bonne pioche car je n'en avais jamais entendu parler (je parle du roman). Il s'agit d'un roman inachevé, retrouvé dans les archives de Stefan Zweig après son suicide en 1942.
    Avoir 20 ans en 1914, être une jeune femme autrichienne, timide et effacée, élevée dans la rigueur auprès d'un père militaire, orpheline de mère donc sans peu de repère féminin, ayant été pensionnaire durant toute son enfance, et découvrir la vie, l'amour, la guerre, la maternité en quelques années, en quelques rencontres mais aussi les différents visages de l'humanité, le rêve de certains d'un monde uni, social, mais aussi la lâcheté, les combines en temps de guerre et le mensonge.
    Beau portrait de femme : écriture délicate, sensible et raffinée, l'auteur s'est glissé dans la vie et les pensées de cette jeune fille qui va découvrir le monde et sa réalité, à la sortie de la pension où elle a été éduquée, confrontée à la guerre et aux hommes.
    Grâce à son travail près d'un neurologue, intelligent, qui lui permettra de développer ses aptitudes à observer, écouter et se libérer du carcan familial et lui ouvrira la voix de la psychologie et d'une certaine liberté
    Freud veut faire découvrir aux hommes la cause de leur déséquilibre psychique, et moi, je veux la leur faire oublier. (p65)
    Aimer en temps de guerre et en plus un homme du camp ennemi...... Un homme aux idées humanistes, sociales si lointaines de l'univers paternel et de son enseignement mais dont elle sera très vite séparée par le conflit qui s'installe en Europe. Perpétuer cet amour à travers son fruit, qu'elle porte et défendra courageusement, prête à tout, un peu candide parfois, mais volontaire et lucide sur sa condition et celle de son enfant.
    Mon seul regret : le fait que ce récit est inachevé car on abandonne Clarissa sans savoir ce que son créateur envisageait pour elle..... mais cela laisse également la place à notre imaginaire : à nous d'imaginer ce que sera son avenir pour elle et son enfant, au sortir de la guerre. Continuera-t-elle à avancer ou disparaîtra-t-elle dans le désespoir et la misère ?
    Quand on abandonne ses habitudes, on ne peut que se retrouver soi-même. (p75)
    Il y a une certaine désillusion, langueur, tristesse dans la narrration : une sorte de fatalité sur un monde qui ne change pas, sur ses absurdités et sur ceux qui le mènent, souvent pour leur seul intérêt
    Après 24 heures de la vie d'une femme que j'ai eu la chance de voir au théâtre, qui était déjà un très beau récit d'une femme amoureuse, follement amoureuse mais bafouée, abusée et désespérée, je trouve que Stefan Zweig est un écrivain qui sait se glisser dans le corps et l'esprit des femmes mais aussi nous relater leur condition dans le monde. C'est un écrivain aux idéaux sociaux et humains mais conscient du monde où il vivait et peut-être son désespoir de ne pas le voir changer.

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