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Stefan Zweig

Stefan Zweig

Stefan Zweig (1881, Autriche - 1942, Brésil) est un écrivain, journaliste et biographe autrichien. Il est l'auteur de nombreuses nouvelles, parmi lesquelles Le joueur d'échec, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Lettre d'une inconnue...

Articles en lien avec Stefan Zweig (1)

Avis sur cet auteur (142)

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    Couverture du livre « Amok » de Stefan Zweig aux éditions Lgf

    Chantal Lafon sur Amok de Stefan Zweig

    La définition de Amok : Brusque accès de folie sanguinaire, observée chez les Malais.

    Dans un lieu clos le paquebot Océania, le narrateur, qui a pu avoir une cabine à la dernière minute, va recevoir les confidences d'un autre voyageur.
    Dans une atmosphère propice aux confidences, puisque les...
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    La définition de Amok : Brusque accès de folie sanguinaire, observée chez les Malais.

    Dans un lieu clos le paquebot Océania, le narrateur, qui a pu avoir une cabine à la dernière minute, va recevoir les confidences d'un autre voyageur.
    Dans une atmosphère propice aux confidences, puisque les deux hommes ne se connaissent pas, qu'ils se rencontrent à la faveur de la nuit, noire et étrange au milieu de l'océan, donc nulle part, va se dérouler une histoire pour le moins déconcertante, angoissante.
    Le confident est un médecin colonial en fuite, qui déclare "au contraire, je suis heureux, pour une fois, de n'être pas seul. Je n'ai pas prononcé une parole depuis dix jours. A vrai dire, depuis des années...et c'est une chose si douloureuse de garder tout en soi, précisément peut-être parce que cela étouffe..."

    Stefan Zweig brosse une succession de tableaux noirs, très noirs qui découpent cette confession en feuilleton.
    Cela intensifie le récit, cet homme crève littéralement de remord et sa fuite ne le protège pas au contraire.
    Sept années passées en Malaisie, comme médecin et être affecté de cette langueur qui atteint tout occidental perdu dans ces contrées, qui étouffe de solitude et du manque de civilisation. Chacun se noie à sa façon, dans la drogue, la débauche ou plus simplement dans l'alcool.
    Et un jour une femme occidentale, vient à lui et il devient Amok.

    Une femme, hautaine, désagréable, qui a besoin d'aide mais qui ne demande pas, elle exige, elle joue d'elle-même et de son pouvoir pour faire plier ceux qui sont sur sa route, car elle connaît l'âme humaine, et elle joue le rôle du chêne face au roseau.
    D'abord il refuse et à l'instant où elle tourne les talons, il est pris d'une folie réparatrice, il n'a de cesse de la rattraper...
    Mais lorsqu'il y parvient il est trop tard. Il doit garder le secret...
    Secret, remord , démon tissent le fil ténu de l'histoire.
    La dernière ligne est un point d'orgue magistral, qui montre tout le talent stylistique de l'écriture de Zweig. Il use de la ponctuation comme autant de bémol et de dièse dans la maîtrise d'une langue brillante, qui donne une ampleur à la narration et qui rend le lecteur funambule.

    Un bonheur de retrouver cet écrivain, il me tarde de voir le jeu d'Alexis Moncorgé...

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    Couverture du livre « Le joueur d'échec » de Stefan Zweig aux éditions Gallimard

    Pascale LE RUDULIER-FURET sur Le joueur d'échec de Stefan Zweig

    Une révélation émotionnelle très forte
    petit bouquin acheté pour la couverture et sa minceur : mais je ne pensais pas y trouver tant de profondeur, de sentiments, de force
    Les mots me manquent ...

    Une révélation émotionnelle très forte
    petit bouquin acheté pour la couverture et sa minceur : mais je ne pensais pas y trouver tant de profondeur, de sentiments, de force
    Les mots me manquent ...

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    Couverture du livre « Le joueur d'échecs » de Stefan Zweig aux éditions Lgf

    Lili-book'n'cook sur Le joueur d'échecs de Stefan Zweig

    "Le joueur d'échecs" est un petit bijoux d'Histoire. Et je dit d'Histoire avec un grand H car, pour moi, c'est un témoignage romancé de la guerre et sa barbarie. Zweig met en lumière la barbarie nazie avec génie. Il s'agit avant tout de l'histoire d'un homme commun, Autrichien, avocat de...
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    "Le joueur d'échecs" est un petit bijoux d'Histoire. Et je dit d'Histoire avec un grand H car, pour moi, c'est un témoignage romancé de la guerre et sa barbarie. Zweig met en lumière la barbarie nazie avec génie. Il s'agit avant tout de l'histoire d'un homme commun, Autrichien, avocat de profession, qui, sur un bateau en partance pour l'Argentine, relate son histoire et son rapport aux échecs au protagoniste rencontré lors d'une partie contre le plus grand joueur d'échecs de son temps: Czentovic. Avant tout Stephen Zweig, commence son récit par le portrait de Czentovic, joueur hors pair mais considéré comme simplet car peu loquace mais excellent dans le domaine des échecs. Sa seule faiblesse réside dans le fait qu'il a besoin de voir l’échiquier pour parer ses coups, manquant donc cruellement d'imagination. Une partie provoquée avec un des voyageurs entraîne donc le protagoniste à entamer le jeu contre ce champion mais ce fut sans compter sans l'aide précieuse de cette avocat qui anticipe le jeu de Czentovic. Ce n'est qu'après que cet inconnu dévoile son histoire au protagoniste, dont la torture psychologique que lui ont infligé les membres de la SS afin de lui soutirer des informations. Non il n'a pas connu les camps mais une pièce vide sans livres, sans vue, sans conversations, en somme le silence, le néant. Jusqu'au jour où il vole discrètement dans la poche de l'un de ses tortionnaires un livre...d'échecs. Les échecs seront sont salue ou ne seront pas, son imagination se débride, car il n'a que son imagination contre le néant....

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    Couverture du livre « Le joueur d'échecs » de Stefan Zweig aux éditions Lgf

    Clelia Miles sur Le joueur d'échecs de Stefan Zweig

    Jusqu'à mi-livre, Le Joueur d'échecs est un certain Czentovic, prodige sorti du fond d'un village devenu champion du monde aux échecs. Mais à la seconde moitié du livre, un autre joueur apparaît, un joueur de l'ombre encore meilleur que le meilleur. Celui-là est un intellectuel confiné par les...
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    Jusqu'à mi-livre, Le Joueur d'échecs est un certain Czentovic, prodige sorti du fond d'un village devenu champion du monde aux échecs. Mais à la seconde moitié du livre, un autre joueur apparaît, un joueur de l'ombre encore meilleur que le meilleur. Celui-là est un intellectuel confiné par les nazis.

    A mon sens, ce livre met en lumière plusieurs vérités, dont:

    Le meilleur n'est pas forcément celui sous les lumières.
    Le succès grâce à l'aisance naturelle (le don) peut être surpassé par le succès grâce au travail (le talent).

    Et puis, même si les deux protagonistes principaux se partagent le livre, aux échecs, il ne peut y en rester qu'un seul; c'est ainsi que ce livre est intitulé "le" joueur d'échecs et non "les" joueurs d'échecs.