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Heloise Guay De Bellissen

Heloise Guay De Bellissen
Héloïse Guay de Bellissen a été libraire avant de se consacrer à l'écriture. Le Roman de Boddah (Fayard, 2014), son premier roman, est suivi des Enfants de chœur de l'Amérique, paru en 2015 aux Éditions Anne Carrière.

Articles en lien avec Heloise Guay De Bellissen (2)

Avis sur cet auteur (18)

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    Couverture du livre « Le dernier inventeur » de Heloise Guay De Bellissen aux éditions Robert Laffont

    Emma C sur Le dernier inventeur de Heloise Guay De Bellissen

    Et hop ! Encore une fois cueillie par cette auteure que j'avais découverte avec "Nos tatouages sont notre histoire" qui m'avait touché au coeur.
    Cette fois elle donne la parole au dernier inventeur de la grotte de Lascaux, Georges Coencas, réalisant par là un pied de nez a la petite espagnole...
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    Et hop ! Encore une fois cueillie par cette auteure que j'avais découverte avec "Nos tatouages sont notre histoire" qui m'avait touché au coeur.
    Cette fois elle donne la parole au dernier inventeur de la grotte de Lascaux, Georges Coencas, réalisant par là un pied de nez a la petite espagnole qui avait marqué son enfance.
    Cette petite fille qui parce qu'elle avait désobéi à son père avait découvert l'émerveillement devant les dessins de la grotte d'Altamira.
    La rencontre entre Georges et Héloïse est racontée toute en douceur par touche délicate, entre sourires sans parole et émotions partagées.
    L'histoire de cet homme va bien au delà de la découverte de la grotte de Lascaux et va emmener l'auteure beaucoup plus lion qu'elle ne l'avait imaginé.
    On les imagine se parler dans le salon de Georges en compagnie de Victorine son épouse. On sent toute la tendresse et l'admiration qui infusent dans chaque phrase.
    C'est beau, c'est touchant, bouleversant.
    Dans ces échanges entre L'auteure et l'inventer, un troisième personnage vient les rejoindre et apporte toute la poésie presque chamanique de ce roman.
    Après Nos tatouages sont notre histoire et le roman de Boddah encore une brillante réussite de Héloïse Guay de Bellissen.

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    Couverture du livre « Le dernier inventeur » de Heloise Guay De Bellissen aux éditions Robert Laffont

    Marie Nel sur Le dernier inventeur de Heloise Guay De Bellissen

    Ce qui m'a tout de suite attirée dans ce livre, c’est le sujet de son histoire. Comme le résumé l'indique, il va parler d'un des quatre garçons qui a découvert la grotte de Lascaux en 1940. Héloïse Guay de Bellissen a eu la grande chance de pouvoir rencontrer Simon Coencas, âgé alors de 91 ans....
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    Ce qui m'a tout de suite attirée dans ce livre, c’est le sujet de son histoire. Comme le résumé l'indique, il va parler d'un des quatre garçons qui a découvert la grotte de Lascaux en 1940. Héloïse Guay de Bellissen a eu la grande chance de pouvoir rencontrer Simon Coencas, âgé alors de 91 ans. Il fait partie des quatre garçons à avoir découvert cette grotte célèbre. Il est le dernier encore en vie, Georges, Marcel et Jacques sont décédés. Simon va ainsi raconter à Héloïse sa vie à 13 ans, en 1940, comment il a découvert ce trou, donnant sur un souterrain menant à une grotte, comment lui et ses copains ont compris qu'ils avaient devant eux des millénaires d'histoire. Il va également raconter le reste de sa vie. On est en 1940, en pleine seconde guerre mondiale. Simon va connaître le déchirement de la guerre. Des racines juives qu'il ne connaissait pas du tout lui sont trouvées, il va se retrouver au camp de Drancy avec sa famille. Il va connaître l'horreur de cet endroit à quinze ans. Et restera toujours gravé au fond de lui le souvenir de la grotte, de ces dessins préhistoriques.

    Comment vous dire à quel point j'ai aimé ce livre. Mes mots ne seront pas assez forts. Je me suis attachée à l’histoire et à Simon dès les premiers mots. Cet homme de 91 ans est touchant, drôle, et a un regard empli de sagesse sur les événements de sa vie. J'ai beaucoup aimé le suivre pendant son enfance. On sent à travers la façon de raconter de l'autrice qu’elle aussi a été très émue. Ses mots sont d’une extrême sensibilité, on ressent à travers eux toute l’admiration qu’elle a pour cet homme. Elle retranscrit parfaitement les sentiments de Simon, son enfance avec ses copains, leurs aventures, leurs 400 coups de gamins à la campagne. Elle décrit également à la perfection la grotte en elle-même, les dessins, l'ambiance, exactement comme si on y était. J'ai eu la chance, il y a quelques années, de visiter la réplique de la grotte Chauvet en Ardèche et j'ai été particulièrement émue par ces dessins, penser que des hommes ont posé leurs mains, ont mélangé des couleurs, ont laissé des traces, est vraiment très émouvant. Et là, j'ai retrouvé la même émotion dans ce roman avec cette autre grotte. Et pourtant, pour moi ce n’était qu’une réplique, ce n'était pas la vraie…Alors, si en plus, j'avais pu rencontrer ceux ou celui qui a découvert ces lieux, parler avec lui de sa vie, de son ressenti, je crois que j'aurais été aux anges et très très touchée. Je n'ose donc imaginer ce que l’autrice a bien pu vivre, en tout cas, cela se ressent dans ses mots.

    Il n'y a pas que Simon qui a la parole ici. L'autrice a eu l'excellente idée de faire aussi parler la grotte elle-même. Comme une personne, elle nous livre en quelques phrases son sentiment, ce qu'elle a pu vivre avec les hommes d’avant et ceux de maintenant. Les chapitres alternent ainsi entre Simon et la grotte et j'ai beaucoup aimé. Ceux concernant la grotte font parfois que quelques phrases mais pas besoin de plus pour transmettre ses pensées les plus profondes. Elle m'a beaucoup émue et j'ai trouvé totalement logique de la considérer comme une personne à part entière.
    Plus je lisais ce livre, et plus j'enviais Héloïse Guay de Bellissen d'avoir pu rencontrer un homme comme Simon. C’est une double rencontre, celle d’un homme qui a découvert un site mondialement connu et celle d'un homme qui a connu les camps nazis et la perte de sa famille. C’est un homme très enrichissant à connaitre. Il est malheureusement décédé en février de cette année, il laisse derrière lui de belles traces et un souvenir impérissable. À deux ans près, ce roman n'aurait pas été possible et cela aurait été vraiment tellement dommage.

    Je suis ravie et enchantée d'avoir découvert Héloïse Guay de Bellissen. Elle a un style et une façon de raconter tellement prenante, tout en étant facile d'accès, dans un langage simple, comme si elle nous racontait son histoire de vive voix. Elle décrit avec précision les différentes scènes rupestres, elle m'a alors donné envie d’aller voir sur internet à quoi cela ressemblait, à chercher également des photos de Simon et de ses trois amis. D'ailleurs, sur toutes les photos de lui que j’ai pu voir, une chose m'a frappée, il a toujours le sourire, un sourire naturel, pas forcé pour ce moment de pose, un sourire bienveillant, d'une extrême douceur. Ah, que j'aurais aimé le rencontrer, et quelque part, c’est ce que j'ai pu faire grâce à ce roman.

    J'avais lu des avis sur ce livre, et j'ai eu peur en les lisant de lire un énième roman sur les camps nazis. C’est ce que les lecteurs retenaient le plus apparemment. J'avais donc une certaine appréhension en commençant ma lecture que la vie de Simon pendant la guerre prenne le pas sur celle avec la grotte. Et j'ai été agréablement surprise de voir que tout était bien proportionné, oui, Simon parle de sa vie dans le camp de Drancy, mais ça n’empiète pas sur sa vie antérieure de gamin et sa découverte avec ses copains. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Bien sûr, qu'il est normal qu’il parle de sa capture par la police française, de son départ pour Drancy et de sa vie là-bas, de la perte d'une partie de sa famille et de sa douleur ressentie. Mais la grotte reste toujours présente, en décor de fond, comme il dit, la grotte est dans sa tête.

    La lecture s'est faite avec beaucoup d’intérêt et de passion. Je n'avais pas envie de quitter Simon, j'avais envie qu'il continue de me raconter sa vie, ses pensées. Je le quitte à la fois avec regret et tristesse et à la fois très heureuse de l'avoir rencontré et d'avoir pu vivre un peu à ses côtés le temps d'une lecture. Je suis également très contente d'avoir découvert Héloïse Guay de Bellissen, je suis allée voir ses autres romans, lu les résumés, et j'en ai noté certains dans ma liste de futurs achats. Je compte bien continuer à la suivre tellement je suis conquise par son talent d’écrivaine. En plus, c’est une personne fort sympathique et très accessible, j'ai pu lui parler sur Instagram de mon ressenti de lecture, elle m'a raconté avoir pu rencontrer les enfants et petits-enfants de Simon, depuis la sortie de ce livre, et qu’ils étaient fiers et heureux. Comme je les comprends et quelle plus belle récompense l'autrice pouvait avoir. C’est amplement mérité.

    Je ne peux que vous conseiller ce livre très enrichissant et très intéressant. Une formidable aventure d'un garçon comme tout le monde qui fera une découverte incroyable et hors du temps. C’est un très beau coup de cœur pour moi et je suis contente d'avoir ce livre en format papier pour l'avoir dans ma bibliothèque et pouvoir le feuilleter à nouveau.

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    Couverture du livre « Le roman de Boddah » de Heloise Guay De Bellissen aux éditions Pocket

    Emma C sur Le roman de Boddah de Heloise Guay De Bellissen

    Boddah c’est l’ami imaginaire de Kurt Cobain qui l’a accompagné toute sa vie, jusqu’au derniers instants.
    Une vie comme un éclair, brulée, éblouissante.
    Je connaissais peu l’homme, mais son histoire m’a bien chahutée. Un garçon doux, gentil et maltraité par sa vie, par sa célébrité, et qui...
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    Boddah c’est l’ami imaginaire de Kurt Cobain qui l’a accompagné toute sa vie, jusqu’au derniers instants.
    Une vie comme un éclair, brulée, éblouissante.
    Je connaissais peu l’homme, mais son histoire m’a bien chahutée. Un garçon doux, gentil et maltraité par sa vie, par sa célébrité, et qui n’a trouvé que la drogue pour le soulager.
    L’écriture de Heloise Guay de Bellissen est déjà dans ce premier roman bien présente, brute, accrocheuse, plein de vie.
    Une vraie découverte et un vrai plaisir de lecture.

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    Couverture du livre « Le dernier inventeur » de Heloise Guay De Bellissen aux éditions Robert Laffont

    Waterlyly sur Le dernier inventeur de Heloise Guay De Bellissen

    1940, Montignac. Simon, Jacques, Georges et Marcel découvrent la grotte de Lascaux. Héloïse Guay de Bellissen va se focaliser sur l’histoire personnelle de Simon, dernier survivant de ce groupe d’amis. Au travers d’entretiens qu’elle a eu avec l’homme âgé de quatre-vingt-onze ans au moment où...
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    1940, Montignac. Simon, Jacques, Georges et Marcel découvrent la grotte de Lascaux. Héloïse Guay de Bellissen va se focaliser sur l’histoire personnelle de Simon, dernier survivant de ce groupe d’amis. Au travers d’entretiens qu’elle a eu avec l’homme âgé de quatre-vingt-onze ans au moment où elle rédige ce roman, elle va reconstituer le parcours du dernier inventeur de la grotte, un jour un héros, et au suivant, poursuivi et déporté au camp de Drancy.

    Lorsque j’ai ouvert ce livre et rien qu’en lisant l’introduction, je suis tombée sous le charme et j’ai su que ce récit me plairait. J’étais pourtant loin d’imaginer à quel point cette lecture deviendrait un véritable coup de cœur monumental. Je suis passée par toute une palette d’émotions, et je me demande encore pourquoi j’ai attendu si longtemps pour découvrir la plume d’Héloïse.

    L’auteure a mêlé de vrais échanges entre Simon, sa femme Gisèle et elle-même. Elle les a en effet rencontrés à plusieurs reprises et au fil du temps, une véritable histoire d’amitié s’est tissée. C’est d’une grande sensibilité et je me suis sentie privilégiée d’assister à ces conversations entre Héloïse et Simon. J’ai été touchée de voir cet homme se livrer peu à peu et avec tant de générosité à l’auteure.

    Je pense qu’il est presque impossible de faire un portrait plus délicat, plus sensible et plus authentique de Simon. Héloïse retrace le parcours de Simon avec une tendresse infinie. J’ai été bouleversée par l’histoire personnelle de cet homme. En pleine Seconde Guerre Mondiale, Simon sera déporté au camp de Drancy, où il y sera libéré un mois plus tard, ayant à ce moment moins de seize ans.

    La plume de l’auteure est tout en délicatesse. Héloïse a su créer une dualité tout au fil des pages, entre la beauté de cette découverte et l’horreur de la guerre. Chaque chapitre s’ouvre en donnant la parole à la grotte de Lascaux, suivi par les conversation entre l’auteure et Simon, et s’achevant par une version romancée des faits que raconte Simon. Héloïse le dit elle-même, elle a du faire appel à une part d’imagination pour rédiger certains événements en fonction de ce que raconte Simon, mais c’est finalement très réaliste, et surtout d’une puissance émotionnelle rare.

    Un portrait intimiste et authentique fait avec une sensibilité rare. Héloïse livre un récit d’une grande évocation émotionnelle. Simon était le dernier inventeur de la grotte de Lascaux, et l’auteure lui rend un hommage sublime. À lire de toute urgence.