Celine Lapertot

Celine Lapertot

Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observat...

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Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observateur -, Ne préfère pas le sang à l’eau, son nouveau roman, a paru le 11 janvier 2018.

 Crédit photo : éditions Viviane Hamy

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Avis (18)

  • Couverture du livre « Ne préfère pas le sang à l'eau » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Henri-Charles Dahlem sur Ne préfère pas le sang à l'eau de Celine Lapertot

    Il faut commencer par souligner l’ambiance, l’atmosphère très particulière que Céline Lapertot réussit à installer dès les premières pages de ce livre fort et qui pourrait dérouter par cette absence de vrais repères. Mais c’est là justement la volonté de la romancière, nous entraîner sur un...
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    Il faut commencer par souligner l’ambiance, l’atmosphère très particulière que Céline Lapertot réussit à installer dès les premières pages de ce livre fort et qui pourrait dérouter par cette absence de vrais repères. Mais c’est là justement la volonté de la romancière, nous entraîner sur un terrain déstabilisant sur lequel l’angoisse est diffuse, la menace permanente, sans que pour autant on ne puisse clairement l’appréhender.
    Nous sommes avec 300 personnes assoiffées sur les routes d’un exil improbable. Elles ont pris la route à la recherche de l’eau qui leur manque désormais cruellement. Cette eau qui est le gage d’un avenir meilleur. Portés par un «espoir immense en la chance d’un autre destin, d’une opportunité, où tout sera aussi facile que le fait de tourner le robinet d’eau froide. Et boire. Boire jusqu’à plus soif cette foi en la vie retrouvée.» Au fil des pages, on comprend toutefois que si l’espoir fait vivre, il peut aussi se tarir.
    En remontant aux origines de cette tragédie, on découvre en effet qu’il leur aura fallu une fois chevillée au corps pour croire à des lendemains qui chantent. Car s’ils se retrouvent sans eau, c’est que la citerne qui leur fournissait le précieux liquide a explosé. Cette citerne qui était justement censée leur apporter paix, stabilité et prospérité. Cette citerne qui «devait révolutionner la vie des habitants de Cartimandua. (…) Une merveille de technologie faite d’acier et de béton. Un paquebot indestructible, contrairement au Titanic.» Voilà toutefois que l’histoire se répête… sauf qu’il ne s’agit pas ici d’un accident, mais d’un attentat perpétré pour asseoir le pouvoir d’un tyran. L’ironie de l’histoire veut du reste que cette citerne ait été érigée en face d’un pénitencier où sont enfermés les opposants au régime, les empêcheurs de penser en rond, comme ce jeune garçon qui entendait réveiller les consciences en délivrant des messages de liberté sur les murs de la ville. Comme tous ses co-détenus qui ne supportent plus le régime draconien auquel ils sont soumis, n’ayant droit qu’à le moitié d’un verre d’eau par repas.
    Lä encore, la plume de Céline Lapertot fait merveille. On sent l’idée d’une mutinerie s’ancrer dans les crânes des prisonniers, mais on sent aussi la tension s’aviver chez leurs geôliers.
    «Il aura fallu du sang pour qu’on comprenne que l’eau, ça se partage». Il aura aussi fallu cet écriture sèche pour faire de ce conte sur l’émigration, le climat, la tyrannie une formidable réussite. C’est bien simple, en le refermant, on ne regarde plus sa bouteille d’eau de la même façon!

  • Couverture du livre « Ne préfère pas le sang à l'eau » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    yves MONTMARTIN sur Ne préfère pas le sang à l'eau de Celine Lapertot

    L'eau qui disparait, la sécheresse, 300 paires de jambes, à la recherche d'un trésor, capables de parcourir des milliers de kilomètres pour boire, simplement boire. Karole, une petite fille est en marche avec ses parents et une partie de son peuple "les nez-verts" pour un pays voisin Cartimandua...
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    L'eau qui disparait, la sécheresse, 300 paires de jambes, à la recherche d'un trésor, capables de parcourir des milliers de kilomètres pour boire, simplement boire. Karole, une petite fille est en marche avec ses parents et une partie de son peuple "les nez-verts" pour un pays voisin Cartimandua qui a la chance de posséder une immense Citerne qui met ses habitants à l'abri de la soif en alimentant en eau courante une grande partie de la ville.

    Une énorme citerne, faite d'acier et de béton, un paquebot indestructible. Mais un jour, la citerne explose, des soldats partout dans la ville, la fin d'une civilisation, il faut la manière forte dans un pays pour que les règles soient à nouveau respectées, et un dictateur est porté au pouvoir. Il faut toujours un coupable, et l'étranger est toujours le premier désigné. La raréfaction de l'eau creuse un fossé entre les peuples, et les gens ne veulent pas partager.

    Thiégo, lutte contre ce tyran, il a publié des lettres ouvertes dans des journaux clandestins, la liberté se construit un stylo à la main. Sur les murs il trace Liberté j'écris ton nom . Dénoncé par son ami d'enfance Marco, Thiégo se retrouve dans un pénitencier.

    Une fable polyphonique qui aborde les thèmes essentiels du monde d'aujourd'hui, le partage des richesses, les migrants, les réfugiés climatiques, les démocraties vacillantes, la tentation de l'extrémisme, la xénophobie. Un court roman d'une richesse incroyable, plaidoyer pour la différence, la liberté et la fraternité.

  • Couverture du livre « Ne préfère pas le sang à l'eau » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Dominique Sudre sur Ne préfère pas le sang à l'eau de Celine Lapertot

    D’un côté, il y a les migrants qui ont franchi des kilomètres dans la souffrance et la faim pour arriver jusqu’à Cartimandua. De l’autre côté il y a les habitants qui ont du mal à accepter les nez-verts, ces migrants qu’ils rejettent avant même de les comprendre et les accepter.
    Un jour, le...
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    D’un côté, il y a les migrants qui ont franchi des kilomètres dans la souffrance et la faim pour arriver jusqu’à Cartimandua. De l’autre côté il y a les habitants qui ont du mal à accepter les nez-verts, ces migrants qu’ils rejettent avant même de les comprendre et les accepter.
    Un jour, le drame arrive, la citerne réserve d’eau explose et dévaste une partie de la ville. Une petite fille jouait dans le bac à sable tout à côté, emportée par le flots, elle qui a traversé le désert avec sa famille meurt noyée, engloutie par l’eau qui devait apaiser les brulures de sa gorge déshydratée et la désaltérer.
    Pendant ce temps-là, le pays tombe sous la coupe d’un dictateur, Ragazzini, qui établit sa puissance en assoiffant les populations. Dans cette ville il y a également un pénitencier. Et dans ce pénitencier, il y a T qui compte inexorablement les briques rouges des murs de sa prison. T a osé écrire sur les murs pour dénoncer, dire l’espoir, réveiller les consciences, il a été trahi par son ami d’enfance. ..
    On comprend que ce pays, ces hommes, cette époque sont imaginaires, mais que cela pourrait être ici et maintenant. Dans son roman Céline Lapertot parle d’immigration, de dictature, de liberté, de différence, de violence. Elle évoque aussi les mots qui sauvent, l’écriture, la fraternité et la confiance. L’auteur est une jeune femme aux textes engagés qui décillent les yeux des lecteurs. Ce sujet touche ses lecteurs, car il entre en résonnance avec l'actualité et avec nos interrogations actuelles.
    chronique complète ici https://domiclire.wordpress.com/2018/03/18/ne-prefere-pas-le-sang-a-leau-celine-lapertot/

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