Celine Lapertot

Celine Lapertot

Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observat...

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Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observateur -, Ne préfère pas le sang à l’eau, son nouveau roman, a paru le 11 janvier 2018.

 Crédit photo : éditions Viviane Hamy

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Avis (23)

  • Couverture du livre « Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Mumu Dans le Bocage sur Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre de Celine Lapertot

    Céline Lapertot  aborde le thème de la violence parentale et du parricide (je ne dévoile rien de l'intrigue, les faits sont mentionnés dès les premières pages)  mais aussi bien d'autres choses.

    Ce cahier est pour vous, monsieur le juge. Il est fait de ma force, de mes faiblesses et de ma...
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    Céline Lapertot  aborde le thème de la violence parentale et du parricide (je ne dévoile rien de l'intrigue, les faits sont mentionnés dès les premières pages)  mais aussi bien d'autres choses.

    Ce cahier est pour vous, monsieur le juge. Il est fait de ma force, de mes faiblesses et de ma foi.  (p187)

    Après mes lectures de cette auteure : Ne préfère pas le sang à l'eau et Des femmes sous les bombes et les émotions que j'ai éprouvées, je ne pouvais pas en rester là..... Lorsque vous trouvez une écriture qui vous enveloppe, vous bouscule sur des thèmes importants qui vous poussent à réfléchir, à vous questionner, à regarder le monde en face, vous n'avez qu'une envie c'est de tout lire de celle-ci.

    Troisième lecture et le plaisir ne retombe pas.

    Je suis faite pour le bonheur, de cela, je suis certaine, mais ma cave s'en est emparée et l'a digéré. Il me faudra me battre contre ses entrailles et retrouver chacun des sacs de pommes de terre. Il me faudra gratter le sol et faire fondre mes chaînes, mes chaînes éternelles.

    Je me redresserai et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre. (p101)

    Charlotte, la narratrice, ne s'adresse pas à nous directement mais au juge devant lequel elle va devoir expliquer son geste mais par l'écrit, dans un cahier offert par son éducatrice. Elle a 17 ans mais elle replonge dans ses souvenirs, dans ses émotions de petite fille puis d'adolescente, avec ses mots à elle, car parler ..... elle ne sait pas, elle ne peut pas, car l'écriture lui est plus facile que le parler.

    Pour qui donc suis-je en train d'écrire ? 

    Pour vous, monsieur le juge. Et dans la marge, j'ajoute : "Lisez attentivement mes lignes car vous n'entendrez pas ma voix". (p13)

    Et ce qu'elle va narrer c'est son enfance, sa vie, son enfer.

    Avant, c'était sa mère le bouc émissaire de son père. Charlotte connaissait les signes annonciateurs, mais était impuissante. Et puis tout bascule à 7 ans, elle passe d'un chambre rose à une cave grise, humide, sale, où elle connaîtra la peur,  les chaînes, l'isolement.

    Elle découvre la peur,  la résignation de sa mère, l'aveuglement de ses proches, qui ne voient pas car son tortionnaire est un manipulateur mais elle, elle le connaît par cœur, elle sait analyser un silence, un regard. Dans le milieu scolaire certains tireront la sonnette d'alarme mais Charlotte ne parle pas, n'a pas les mots, pèse continuellement le pour et le contre d'une prise de parole.

    Et l'enfer va durer 10 ans, 10 ans de violence, de solitude familiale mais aussi amicale et scolaire :

    Au fond de moi, je sens que je n'ai aucune envie de hurler "Au secours" dans la rue noire et glaciale, j'ai juste envie de rejoindre ma chambre, parce que c'est ma chambre. Je n'ai pas envie de changer de vie, je veux juste avoir ma vie : celle dans laquelle mes parents m'aimeraient plus que tout, celle dans laquelle ils seraient prêts à tout sacrifier pour mois. Je veux des copines qui jouent avec moi à l'école, et qui ne me disent pas que je sens le renfermé. Je veux la vie que l'on est en droit d'exiger lorsqu'on a neuf ans et une existence à découvrir qu'on n'a pas encore dessinée pour vous . (p51)

    Charlotte n'aura d'autre issue que de trouver elle-même la solution, la seule solution possible quand cet homme, que l'on dit père, franchira un nouveau degré de violence et sa vengeance sera implacable.

    Je mâche le mot "victime" comme la vache son herbe, qui la rumine avant de l'envoyer macérer dans son deuxième estomac. Je mastique encore et encore mon statut d'enfant maltraitée, c'est à présent tout ce qu'il me reste de mon identité. (p73)

    Charlotte souffre mais Charlotte tient bon. Quelle maturité mais aussi quelle froideur, quelle distance, sûrement issues de ce qu'elle vit : elle s'est forgée jour après jour sa résistance et pourtant.... Elle alterne le rose et le noir : rose comme la chambre qu'elle n'occupera jamais, rose comme ses rêves de fillette, noir comme la cave où elle vivra pendant 10 ans et comme l'avenir qu'elle entrevoit pour elle.

    Grâce à la littérature, elle va trouver un refuge pour surmonter les épreuves. Lorsqu'elle va disposer de livres dans son antre sombre, elle va trouver une planche de salut, elle ne sera plus seule. Pendant les cours de français, elle va découvrir le pouvoir des mots, de la grammaire, des phrases et elle va s'y lover, s'y épanouir, s'y réfugier et parfois trouver des réponses.

    Je lis Rimbaud et je pleure et je ris.

    Je lis les Hauts de Hurlevent, et soudainement, j'entends ma souffrance qui parle. D'une voix caverneuse, sortie des profondeurs de ma cage thoracique, je l'entends qui murmure que la vie se situe ailleurs, que je n'ai pas encore tout vécu. (p97)

    Le récit s'articule entre  les chapitres par âge, non pas comme des anniversaires, mais comme les marches qu'elle gravit à la fois vers l'enfer mais aussi vers sa maturité, sa détermination, vers la seule issue possible et le présent, l'attente de la confrontation au juge.

    Car la vie continue, elle passe de l'enfance à l'adolescence avec son premier amour, une bulle de tendresse qui lui fait supporter les coups mais qui va être le déclencheur de sa vengeance. Elle a tout enduré mais il y avait un palier à ne pas franchir.

    J'ai bien failli m'échapper. Voilà ce que je vous écris, monsieur le juge. Mais s'échapper, c'est ne pas assumer ce que l'on est. Je reste donc. (p143)

    L'adolescente comprend qu'elle éprouve des sentiments, de l'amour, elle qui vit dans l'indifférence, elle trouve son alter ego, celui qui a su la voir, voir au-delà de l'apparence, son apparence,comme les autres.

    Comme dans ses deux romans suivants, on retrouve l'écriture Céline Lapertot : sèche, déterminée, directe, sans artifice, laissant à chaque fois ses personnages s'adresser à nous avec leurs mots, leurs sentiments, leurs vécus, abordant des thèmes de violence, de société, à chaque fois différents mais avec dans celui-ci le réconfort, la force qu'apporte la littérature à sa jeune héroïne. La littérature, la lecture peuvent sauver des vies.

    Il y a toujours dans ses récits de la détresse, la passivité de ceux qui savent mais n'agissent pas (ici celle de la mère qui baisse le regard pour ne pas voir), de la révolte, de l'indignation mais aussi de la combattativité.

    On ne ressort pas indemne d'un roman de Céline Lapertot, la lecture reste profondément ancrée dans nos yeux, dans notre esprit, on s'en souvient longtemps, on ne peut rester indifférent et comme je l'ai dit récemment dans une autre chronique elle a une écriture bien à elle, identifiable par son rythme, par la construction du récit, par les thèmes abordés.  C'est efficace, on sent de la colère, de la détermination et de l'urgence.

    Ce qu'il ignore, mon père, c'est que désespérée, je ne le suis pas. (p115)

  • Couverture du livre « Des femmes qui dansent sous les bombes » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Mumu Dans le Bocage sur Des femmes qui dansent sous les bombes de Celine Lapertot

    J’avais tellement aimé ma précédente lecture de Céline Lapertot que j’avais découvert avec Ne préfère pas le sang à l’eau que je voulais découvrir les deux autres ouvrages qu’elle a écrit.

    Celui-ci est son deuxième roman (le premier « Et je prendrai tout ce qu’il y a à prendre ») m’attend sur...
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    J’avais tellement aimé ma précédente lecture de Céline Lapertot que j’avais découvert avec Ne préfère pas le sang à l’eau que je voulais découvrir les deux autres ouvrages qu’elle a écrit.

    Celui-ci est son deuxième roman (le premier « Et je prendrai tout ce qu’il y a à prendre ») m’attend sur mes étagères mais je vais laisser passer quelques jours car on ne ressort pas indemne d’une telle lecture.

    Dès les premières pages, comme précédemment, on entre dans le vif du sujet avec l’attaque du village de Séraphine et le massacre de sa famille : son jeune frère, sa mère et son père qui assistera à son viol avant de mourir.

    L’action se déroule en Afrique, mais qu’importe le pays, elle se déroule là mais pourrait se dérouler ailleurs, dans un pays en guerre. Séraphine est une jeune fille de presque 20 ans, qui rêvait d’épouser Sumpun dont elle était amoureuse, les fiançailles étaient proches mais les miliciens qui vont croiser son chemin vont changer le cours de sa vie. Adieu les rêves, plongeon brutal dans la réalité d’une guerre.

    Elle a échappé à la mort de justesse, mais n’aurait-elle pas préférer mourir, et va se trouver projetée dans une armée principalement composée de femmes, les « Lionnes impavides » qui ont toutes subies outrages et violences et qui n’a qu’un seul but, chasser et tuer les miliciens responsables de ses douleurs familiales, physiques et mentales.

    Elle partira rejoindre Blandine, la chef de cette armée, celle qui était à son chevet et qui lui a insufflé l’envie de se lever, de marcher, de lutter et de rejoindre celles qui se battent. Elle sera son étoile, son modèle, celle qu’elle voudra devenir.

    La marche est notre socle, le fondement de notre petite civilisation. Nous marchons pour vendre, nous courons pour fuir mais nous marchons encore pour tuer. (p22)

    Séraphine n’a plus rien à perdre car elle a déjà tout perdu : sa famille, sa vie future car aucun homme ne voudra d’elle désormais et puis elle veut se venger : elle ne veut plus subir, si on la touche : elle tue, si on l’empêche de parler : elle tue, si on l’empêche de penser : elle tue. C’est une véritable machine de guerre.

    Et ce ne sont pas que des mots, car sur sa route elle rencontrera Nerine qu’elle sauvera d’un viol et d’une mort certaine et devra passer aux actes en tuant son agresseur, elle sait désormais qu’elle peut tuer.

    Ce que j’aime dans les romans de Céline Lapertot, et plus particulièrement dans celui-ci c’est qu’elle se glisse littéralement dans la peau de ses personnages et s’imprègne de ce qu’ils vivent : pesant le pour, le contre, analysant leurs sentiments, leurs réactions en fonction des événements, des rencontres.

    La narration est faite à plusieurs voix, parfois face aux journalistes, comme un reportage. Chacun parle de soi mais aussi des autres ce qui permet d’avoir un regard extérieur sur chaque personnage, confrontant les différents points de vue,les différents ressentis : Séraphine, Blandine, le Docteur Basonga, Nerine, Mélusine avec qui elle nouera une relation oscillant entre doute, jalousie, amitié, car enrôlée alors qu’elle faisait partie d’un groupe ennemi et Kadhi, jeune homme troublé par Mélusine et qui donne une note d’espoir dans toute cette noirceur.

    Chacun sa vision : la blessée, la chef, le médecin, la rescapée. Celle qui commence, celle qui sait, celui qui soigne et celle qui n’avait peut être pas le choix.

    Il y a la violence, la haine, la détermination de ces femmes qui n’ont plus peur de rien : ce sont les « lionnes impavides » que peut-il leur arriver qu’elles n’ont déjà subi : les larmes, le sang elles savent ce que c’est, on les a amputés de leur vie de femme, parfois d’une future vie de mère, elles n’ont plus rien à perdre que leurs vies et tant qu’elles avancent elles ne pensent pas au passé, elles sont encore en vie.

    Les phrases sont courtes, les mots sont durs et implacables, le rythme est soutenu. Pas de faux-semblants, pas d’édulcorant on est dans le vif du sujet, face à ceux qui violent, qui égorgent et qui humilient.

    Il y a Blandine, la meneuse, la guerrière, qui détecte au premier regard ceux qu’elle va enrôler dans son armée et qui fait preuve de discernement dans ses choix. Elle se tient droite, elle sait où elle va et qui elle emmène avec elle.

    La haine exige tellement moins de force que le pardon. (p159)

    Mais elle peut être aussi un colosse aux pieds d’argile car pour tenir ce poste il faut être solide, entière et le combat est rude.

    Les femmes dansent sous les bombes mais leurs corps et leurs âmes ont tellement soufferts que la danse n’est pas tendre. Elles sont broyées, blessées mais elles deviennent de vraies guerrières. Elles dansent ensemble, la douleur les unit.

    C’est avec le même souffle que j’avais trouvé dans Ne préfère le sang à l’eau que l’auteure nous parle de l’injustice, de la violence, des femmes mais aussi des enfants pris dans la tourmente de la guerre, jeunes, très jeunes, trop jeunes et qui deviennent également des armes de guerre.

    Les deux romans que j’ai lus de Céline Lapertot sont des cris sur notre monde, sur sa brutalité, sur les innocents qui payent le plus gros tribut, parce que plus faibles.

    Quelle force l’auteure met dans ses récits : on ouvre le livre et malgré les horreurs décrites, on est happé par le récit, on tourne les pages, oscillant entre émotion, douleur et admiration, oui admiration pour ces femmes qui se battent afin d’obtenir, non pas réparation car rien de ce qu’elles ont subi n’est réparable, mais justice pour le mal qu’on leur a fait.

    Oui quand on ouvre un livre de Céline Lapertot on part pour un voyage dont on revient bouleversé par le rythme et les mots, par la colère qu’elle glisse dans chacun, c’est une claque mais aussi une prise de conscience.

  • Couverture du livre « Ne préfère pas le sang à l'eau » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Mumu Dans le Bocage sur Ne préfère pas le sang à l'eau de Celine Lapertot

    Ne préfère pas le sang à l'eau. La vie c'est gratuit. Ne fais pas couleur le sang pour ce qui appartient à l'humanité. (p65)

    Quand à 10 ans vous devez tout quitter parce que vous êtes un nez-vert, parce que vous avez soif, que trouver de l'eau est le but de chaque journée. Voilà son seul but...
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    Ne préfère pas le sang à l'eau. La vie c'est gratuit. Ne fais pas couleur le sang pour ce qui appartient à l'humanité. (p65)

    Quand à 10 ans vous devez tout quitter parce que vous êtes un nez-vert, parce que vous avez soif, que trouver de l'eau est le but de chaque journée. Voilà son seul but : Karole a soif, du haut de son 1,20 mètre elle est déjà vieille dans sa tête et sur sa peau, par la force des choses, elle ne comprend pas tout ce qui l'entoure mais elle ressent la sécheresse dans son corps, à chaque minute. Atteindre la citerne est son objectif mais.....

    Elle prit la petite bouteille qu'on lui tendit et après avoir bu, elle alla jusqu'à passer son index sur la pointe de ses lèvres, pour recueillir la dernière goutte, la plus luxueuse d'entre toutes, celle qui te caresse la peau sans aucune volonté que de t'accorder la volupté de la vie. (p12)

    Thiego lui a pris conscience, grâce en partie à sa mère, qu'il fallait qu'il rentre en résistance, à sa manière, contre le régime de Ragazzini, despote impitoyable et manipulateur mais il va connaître la prison, la torture, la trahison et la perte de ceux qu'il aime. Il le fait à sa manière, en écrivant sur les murs de sa ville sa colère mais aussi sa reconnaissance pour certains.

    J'écris que le quotidien encombre nos cœurs et qu'on ne s'est jamais soucié du malheur de nos contemporains avant d'avoir été confronté au malheur des peuples voisins si envieux de nos petites tragédies individuelles. (p68)

    A Cartimandua, pays imaginaire mais pas si éloigné de nous, à une époque inconnue mais qui pourrait se dérouler de nos jours (et se déroule déjà), l'auteure partage avec nous sa révolte calme mais réfléchie, sa honte de faire partie des nantis, de gaspiller le bien le plus précieux de la terre : l'eau.....

    Je découvre cette auteure, avec ce roman et dès les premières pages je suis bouleversée : bouleversée par l'histoire, par les faits, par les personnages, mais aussi par les mots, par l'écriture. A 31 ans un tel talent, une telle lucidité, une telle maîtrise du récit et de sa construction. 

    La narration est faite à plusieurs voix en alternant les récits des différents personnages et l'on ne peut s'empêcher de penser aux similitudes avec notre monde actuel. Pas de mots inutiles, pas de grands effets, un simple constat. 

    Les nez-verts peuvent être assimilés à bien des populations stigmatisées, l'exil et ses causes nous les avons sous les yeux, les rebelles sont de toutes les époques avec les questionnements qui se posent à eux : tenir, se battre, sous quelle forme, trahir ou résister.

    Ce livre est une sorte de cri, calme mais déterminé, une colère qui s'exprime, froide et lucide,  une lecture qui ne peut laisser indifférent, qui nous pousse dans nos retranchements, nos peurs, nos craintes et quand on referme le livre on est sonné.

    Pour ma part je me suis délectée des mots, des réflexions et constats tellement vrais, directs et percutants parfois, de la narration à plusieurs voix, donnant encore plus de crédibilité car il donne une vision totale de la situation, car rien ne sert de tourner autour du pot et qu'il faut bousculer les consciences pour changer...... Nous gaspillons un bien qui pour d'autres est vital, nous vivons au-dessus de nos moyens sans regarder toute une population qui souffre. Une partie du monde déborde quand l'autre sombre.

    L'auteure fait preuve d'une maturité de pensée, d'écriture et a réussi à construire un récit qui vous prend la tête et le cœur, qui laisse en vous une trace indélébile.

    Alors oui, les livres, ces garnisons de mots qui nous préservent du vide, à l'heure où tant de faux prophètes brûlent les pensées qui les dérangent et attaquent au disque à découper les sites les plus anciens de l'humanité. (p43)

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