Celine Lapertot

Celine Lapertot

Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observat...

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Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observateur -, Ne préfère pas le sang à l’eau, son nouveau roman, a paru le 11 janvier 2018.

 Crédit photo : éditions Viviane Hamy

Articles (1)

Avis (35)

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    Couverture du livre « Ce qui est monstrueux est normal » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Nathalie Chartier sur Ce qui est monstrueux est normal de Celine Lapertot

    Après trois romans, Céline LAPERTOT explore son enfance, ce qu’elle fut, surtout ce qu’elle est devenue ; ce récit court et puissant est une réussite incontestable, un uppercut !
    J’ai été emportée tout de suite dans le sillage de cette petite fille qui comprend très tôt le sens du mot ruine....
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    Après trois romans, Céline LAPERTOT explore son enfance, ce qu’elle fut, surtout ce qu’elle est devenue ; ce récit court et puissant est une réussite incontestable, un uppercut !
    J’ai été emportée tout de suite dans le sillage de cette petite fille qui comprend très tôt le sens du mot ruine. Une gamine en souffrance qui grandit dans un milieu très défavorisé où la tendresse n’existe pas, où désemparée, elle n'a pas encore consciente qu’un « ailleurs » peut exister. « La solitude n’est pas un concept inventé par les adultes, les enfants en crèvent parfois ».
    Pas de règlement de compte où le lecteur a l’impression d’être le réceptacle de névroses familiales mais le récit d’une (re)construction, d’une résistance hors du commun. Pas d’apitoiement non plus, un placement en foyer salutaire (loin des clichés sur les foyers) puis une belle rencontre avec sa famille d’accueil ; un récit qui élève, vers la lumière et l’espoir.
    Le parcours d’une petite fille acharnée à vivre, apprendre, avancer et LIRE.
    Devenue adulte, elle n’aura de cesse d’ECRIRE et de TRANSMETTRE (Céline LAPERTOT est professeure de français).
    J’ai lu ce récit le ventre noué, les yeux embués et les doigts crispés, d’une seule traite.
    En dépit de la monstruosité des actes, il se dégage une telle lumière de ce récit que j’en suis restée soufflée.
    Un livre que je recommande vivement, à lire et à partager !

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    Couverture du livre « Ce qui est monstrueux est normal » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Magali BERTRAND sur Ce qui est monstrueux est normal de Celine Lapertot

    « La solitude n’est pas un concept inventé par les adultes. Les enfants en crèvent, parfois »
    Le dernier livre de Céline Lapertot n’est pas son dernier roman, c’est son histoire première, celle qui affleure quand s’effondre brutalement, sans crier gare, sans raison apparente, la fragile paroi...
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    « La solitude n’est pas un concept inventé par les adultes. Les enfants en crèvent, parfois »
    Le dernier livre de Céline Lapertot n’est pas son dernier roman, c’est son histoire première, celle qui affleure quand s’effondre brutalement, sans crier gare, sans raison apparente, la fragile paroi qui la protégeait de sa mémoire.
    C’est l’histoire d’une petite fille qui ne sait pas encore que tous les chemins ne mènent pas d’un couloir glauque à un champ d’orties, que le monde est plus vaste qu’une salle de bar ou un écran de télé et que les mots peuvent se murmurer, se susurrer, se chanter ou s’écrire. C’est l’histoire d’une petite fille qui chancelle sur un pont vermoulu dont les lattes peuvent céder sous chacun de ses pas, sans que quiconque fasse un geste pour l’aider, sans parapet, sans garde-fou, sans personne pour dire « prends bien garde où tu mets les pieds ».C’est l’histoire d’une petite fille qui, pour naître, devra s’arracher deux fois à sa mère et qui, pour grandir, choisira de se renommer et de planter ses racines dans la terre nourricière de la littérature et d’âmes généreuses.
    C’est un récit sobre, douloureux mais résolument tourné vers la lumière, où la force si particulière des mots et du style de Céline Lapertot se trouve comme éclairée par le reflet des souvenirs. On le lit en serrant souvent les dents, parfois les poings et en s’efforçant de ne pas fermer les yeux parce qu’on se dit qu’on lui doit bien ça à cette petite fille qui a mis tant de détermination et de talent à prendre tout ce qu’il y a à prendre de bon, à danser sous les bombes qui auraient pu la plaquer au sol et à préférer le beau aux sordides liens du sang.

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    Couverture du livre « Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Cathfd sur Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre de Celine Lapertot

    Quelle claque ! Un texte court, dense et percutant dont on ne sort pas indemne.
    Charlotte 17 ans attend pendant de longues heures dans l'antichambre du bureau du juge devant lequel elle doit comparaitre pour le meurtre de son père.
    Elle finit d'écrire son histoire dans un cahier. Car Charlotte...
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    Quelle claque ! Un texte court, dense et percutant dont on ne sort pas indemne.
    Charlotte 17 ans attend pendant de longues heures dans l'antichambre du bureau du juge devant lequel elle doit comparaitre pour le meurtre de son père.
    Elle finit d'écrire son histoire dans un cahier. Car Charlotte n'a jamais parlé pendant dix ans de la maltraitance qu'elle subissait dans l'intimité familiale, tentant de vivre normalement en dehors (mais peut-on vivre normalement quand on est victime comme elle d'une violence inouïe pendant des années sous le regard impuissant et indifférent d'une mère elle-même battue) Et elle est fermement décidée à ne pas parler. Elle va confier au juge ses mots, c'est la littérature qui l'a aidée à vivre, alors elle croit à la puissance des mots. Avec la maturité précoce de celle à qui on a volé son enfance, la hargne, la révolte qui n'ont cessé de monter en elle au fil des ans, elle raconte avec précision et lucidité, année après année, pourquoi, malgré les occasions qui se sont succédées, elle n'a jamais réussi à parler espérant encore et toujours que son père redeviendrait le père aimant qu'elle a connu jusqu'à ses 7 ans. Une forme de loyauté... jusqu'au jour où pour empêcher encore pire que ce qu'elle a déjà subi, elle ne voit pas d'autre issue que de tuer son père. Elle assume son geste en adulte responsable, un geste qui l'a rendue à la vie. C'est un livre bouleversant qui donne à réfléchir sur la responsabilité de la société, la difficulté d'intervenir à bon escient. Se rappeler que de trop nombreux enfants sont victimes chaque jour de maltraitance de la part d'adultes mais aussi le fiasco terrible d'Outreaux.
    L'écriture est superbe, d'une justesse éblouissante et vous ne serez pas près d'oublier Charlotte ...Ne passez pas à côté, cette auteure mérite absolument d'être découverte.

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    Couverture du livre « Ne préfère pas le sang à l'eau » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Cathfd sur Ne préfère pas le sang à l'eau de Celine Lapertot

    Quel roman ! Une dystopie et comme toutes les dystopies, plutôt sombre. Dans un lieu et un temps imaginaire, l'eau vient à manquer. Et lorsque la grande Citerne, source inépuisable d'eau, explose, la démocratie tombe et s'installe la tyrannie, la peur, la violence et la répression. Les coupables...
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    Quel roman ! Une dystopie et comme toutes les dystopies, plutôt sombre. Dans un lieu et un temps imaginaire, l'eau vient à manquer. Et lorsque la grande Citerne, source inépuisable d'eau, explose, la démocratie tombe et s'installe la tyrannie, la peur, la violence et la répression. Les coupables sont tout trouvés, les nez-verts, ces migrants déracinés par la soif qui sont venus toujours plus nombreux vers l'Eldorado d'un pays où on n'a pas soif...

    A travers Karole la petite migrante tombée amoureuse de la Citerne en qui elle voit une déesse avec la foi aveugle des enfants, Thiego emprisonné parce qu'il résiste à la tyrannie par des mots, Marco l'ami qui a trahi Thiego, Matheo le maton du pénitencier l'auteur explore une palette de sentiments d'une justesse sidérante.

    Ce n'est pas une lecture facile qui se lit d'un seul jet, j'ai repris mon souffle à plusieurs reprises, mais la plume de Céline Lapertot est superbe, dense, intense. L'écriture est fiévreuse, dans l'urgence de décrire une situation qui ressemble tellement à des choses connues, qui entre en résonance tellement fort avec notre société que c'en est assourdissant. L'auteur nous parle de tolérance, de partage et de respect de la vie. Malgré la violence du propos il y a une poésie, un rythme envoûtant dans ce court roman hypnotique (135 pages) que je vous invite à découvrir.
    On en a très peu parlé sur IG, à peine une dizaine de chroniques et c'est vraiment dommage. C'est un texte extrêmement fort et beau qui mérite d'être mis dans la lumière ...

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