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Armel Job

Armel Job
Armel Job est l'auteur d'une vingtaine de romans. Après avoir consacré sa vie à l'enseignement, comme professeur puis directeur d'école, il se passionne pour l'écriture. Son premier roman, La Femme manquée remporte le prix René Fallet du premier roman en 2001. Edité par Robert-Laffont, ses romans... Voir plus
Armel Job est l'auteur d'une vingtaine de romans. Après avoir consacré sa vie à l'enseignement, comme professeur puis directeur d'école, il se passionne pour l'écriture. Son premier roman, La Femme manquée remporte le prix René Fallet du premier roman en 2001. Edité par Robert-Laffont, ses romans ont reçu de nombreux prix. Le prix des lycéens lui a été décerné deux fois pour Helenna Vannek et Tu ne jugeras point. Académicien en Belgique, Armel Job y est très lu et très connu. Il a également créé le prix du second roman francophone décerné tous les deux ans.

Avis sur cet auteur (30)

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    Couverture du livre « Sa dernière chance » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    Nathalie Vanhauwaert sur Sa dernière chance de Armel Job

    Elise Dubois est nerveuse, elle a rendez-vous avec un homme à la brasserie "Le Belle Vue" à Liège. Fred, le garçon de café se souvient et nous raconte l'histoire d'un faits divers, ce rendez-vous manqué avec Pierre Fauvol, un antiquaire liégeois pour cause du passage à l'heure d'été, élément...
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    Elise Dubois est nerveuse, elle a rendez-vous avec un homme à la brasserie "Le Belle Vue" à Liège. Fred, le garçon de café se souvient et nous raconte l'histoire d'un faits divers, ce rendez-vous manqué avec Pierre Fauvol, un antiquaire liégeois pour cause du passage à l'heure d'été, élément qui a tout déclenché.

    Elise a 39 ans au moment des faits, elle vit à Verviers chez sa soeur Marie-Christine, une gynécologue réputée et son beau-frère Edouard Gayet, agent immobilier. Ce couple bourgeois a recueilli Elise il y a une quinzaine d'années suite au décès de sa maman et à des déboires professionnels. On la présente comme une fille fragile, peu sûre d'elle. Elle est dévouée au couple qui l'a prise sous son aile, oh la bonne aubaine car elle s'occupe des quatre enfants à temps plein, ne disposant d'aucune vie privée jusqu'à ce rendez-vous.

    Mais quelle mouche a piqué Elise ? Elle n'est plus vraiment la même, il faut se méfier des eaux dormantes car quand elles se réveillent... c'est plus déterminée que jamais qu'elle souhaite revoir Pierre Fauvol et lui donner ce qu'il lui demande.

    Cela dérange tout le monde !

    Marie-Rose en premier qui ne la reconnaît plus risquant de perdre son emprise et sa boniche on peut le dire. Edouard son beau-frère est contrarié mais pour quelles raisons ? Il y a même un chanoine qui s'en mèle, étrange tout cela...

    Armel Job dans un style irréprochable nous emmène comme spectateur d'une pièce de théâtre, de rebondissements en rebondissements. Il tisse petit à petit des liens entre les personnages, nous décrit à merveille comme toujours la psychologie des personnages.

    C'est une véritable partie de cache-cache, qui fait rebondir d'un fait à l'autre sentiments, manipulation, pouvoir et déboires d'un personnage à l'autre dans une langue soignée, parfaite. Il nous donne aussi un regard sur l'hypocrisie de la religion avec un chanoine pas très catholique.

    L'action se déroule principalement à Liège que l'on visite avec plaisir. Suspense, rebondissements pour un excellent moment de lecture.


    Ma note : 9.5/10

    Les jolies phrases

    Le médecin repousse le mal ailleurs, chez les autres. Il s'en protège de cette façon. Le médecin, c'est celui qui n'est pas malade.

    On peut passer sa vie avec une image reniée de soi sans réfléchir que ce n'est pas celle que l'on donne à voir aux autres.

    Vivre pour toi ! Mais quel égoïsme ! On ne vit pas pour soi, Elise, on vit pour les autres.

    Il aimait trop les femmes pour se mettre un fil à la patte. On dit que, lorsque la chandelle est soufflée, toutes les femmes sont les mêmes.

    Ne t'occupe pas de la foi. Le pape aussi se demande tous les matins s'il a encore la foi. Sinon, ce serait idiot. Il fait comme tout le monde, il reporte la question au lendemain, puis il se met au travail. Quand mon mari est décédé, je ne me suis pas demandée si tu avais la foi. Tu m'as aidée, tu m'as sorti du chagrin. tu as été tellement bon. Les gens n'ont pas besoin d'un discours sur la foi, Félix, seulement qu'on les tire un peu vers le haut. Ensuite, c'est à eux de voir.


    Il semblait découvrir tout à coup les commodités de la morale catholique. On peut pécher autant qu'on veut, il suffit ensuite de s'agenouiller dans un confessionnal et l'affaire est dans le sac. Aurait-il tué père et mère, le pécheur peut avoir la conscience tranquille

    De toute façon, entre un homme et une femme, le mensonge n’est-il pas inévitable ? Les couples les mieux assortis se disloqueraient si l’un apprenait la part que l’autre, à bon droit, ne veut pas lui révéler. Pour vivre à deux, chacun se construit un personnage acceptable, et c’est ce personnage que l’on aime dans son partenaire. Pourquoi tout fiche en l’air au nom d’un stupide accès de sincérité ?

    https://nathavh49.blogspot.com/2021/04/sa-derniere-chance-armel-job.html

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    Couverture du livre « La disparue de l'île Monsin » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    Calimero29 sur La disparue de l'île Monsin de Armel Job

    Liège, 26 janvier 2012, Eva, 32 ans, disparaît; sa mère, Helga, très inquiète alerte la police qui prend l'affaire au sérieux. Au fil de l'enquête, Jordan Nowak, accordeur de piano, qui l'a prise à bord de son véhicule la veille et Wolf, le voisin entreprenant sont tour à tour soupçonnés car ils...
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    Liège, 26 janvier 2012, Eva, 32 ans, disparaît; sa mère, Helga, très inquiète alerte la police qui prend l'affaire au sérieux. Au fil de l'enquête, Jordan Nowak, accordeur de piano, qui l'a prise à bord de son véhicule la veille et Wolf, le voisin entreprenant sont tour à tour soupçonnés car ils ont menti. Mais la vérité est loin de ce que la police croît.
    La disparition d'Eva n'est pas tant important comme mystère à éclaircir qu'en ce qu'elle révèle de secrets et de non-dits des personnages impliqués. Armel Job, décortique avec brio, ce qui peut faire basculer du jour au lendemain une vie tranquille, à la limite de l'ennui et remettre en cause tous ses fondements. Les personnages nous ressemblent, ils n'ont rien d'extraordinaire, enlisés dans une existence ordinaire, mais ils vont perdre le contrôle.
    Les thèmes de la culpabilité et du remords enfouis, qu'un évènement suffit à réveiller et qui submergent sont particulièrement prégnants. Tous les personnages ressentent ces sentiments avec plus ou moins de force : Helga, qui n'a rien fait pour sauver une camarade de la noyade alors qu'elle était adolescente, Helga, sa mère, qui n'a jamais compris ce qui minait sa fille, Wolf, le voisin, qui s'est laisse subjugué par la beauté d'Eva jusqu'à l'agresser et bien sûr Jordan qui ment.
    L'intrigue manque un peu de dynamisme mais je pense que ce qui intéresse l'auteur n'est pas tant le suspens, présent malgré tout, que l'évolution des personnages révélés, saisis par des évènements qu'ils ne maîtrisent plus; on pense irrésistiblement aux atmosphères crées par George Simenon.

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    Couverture du livre « Une femme que j'aimais » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    Prune42 sur Une femme que j'aimais de Armel Job

    J'aime beaucoup les romans d'Armel Job qui arrive à distiller le suspense et entretenir le mystère. Celui-ci construit autour de secrets de famille m'a permis de passer un agréable moment. Les personnages sont nombreux, il faut rester bien concentré pour bien comprendre et suivre tous les...
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    J'aime beaucoup les romans d'Armel Job qui arrive à distiller le suspense et entretenir le mystère. Celui-ci construit autour de secrets de famille m'a permis de passer un agréable moment. Les personnages sont nombreux, il faut rester bien concentré pour bien comprendre et suivre tous les méandres où nous entraîne l'auteur mais ce livre se lit avec plaisir. Cela ferait un bon roman policier.

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    Couverture du livre « La disparue de l'île Monsin » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    frconstant sur La disparue de l'île Monsin de Armel Job

    Une fois de plus, Armel JOB nous mène dans un coin de son pays qui est aussi le mien. Pour son dernier roman, « La disparue de l’île Monsin », il a choisi pour décor la banlieue de Liège, Herstal, son pont barrage et ses rives de la Meuse. Pour qui connaît, il est plaisant de trouver dans le...
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    Une fois de plus, Armel JOB nous mène dans un coin de son pays qui est aussi le mien. Pour son dernier roman, « La disparue de l’île Monsin », il a choisi pour décor la banlieue de Liège, Herstal, son pont barrage et ses rives de la Meuse. Pour qui connaît, il est plaisant de trouver dans le récit des repères sans pour autant tout identifier. En effet, des lieux, des établissements relèvent de la pure invention ou sont empruntés ailleurs. Pour qui ne connaît pas, l’atmosphère concoctée est cohérente, présente, dense, froide et brumeuse à souhait. Les personnages prennent naturellement la couleur de la grisaille du temps, des petits mensonges, des omissions et des suppositions fantasmées. Une ambiance Maigret, dirais-je. Et c’est un compliment ! Car, avec Armel Job, pas besoin de coups fourrés pour permettre à l’intrigue de virer sa cuti. Inutile d’attendre de ses héros ou anti-héros qu’ils soient ou trop haut en couleurs, en gueule et violence ou trop machiavéliques, vicieux ou fourbes pour endosser le costume de personnages de roman dignes de ce nom. Avec Armel Job, ils sonnent vrais. Pas toujours adroits pour négocier les tournants de la vie, encore moins ses tourments mais simplement et justement vrais.
    Armel Job ne nous propose pas une enquête avec les clichés habituels des polars. Bien plus finement, il sonde l’âme humaine. Ses difficultés à vivre. Le poids d’un reproche que l’un s’adresse, l’élan de cœur d’un autre, les suspicions et préjugés qui circulent et, in fine, la question ‘à quoi bon vivre ?’
    Adroitement, l’auteur y mêle des morceaux d’histoires qui ont émus les liégeois il y a quelques années : la mort par noyade de deux fillettes dans la Meuse et le décès d’un jeune papa plongeur qui a perdu la vie en recherchant les corps. Le roman est donc sous la coupe du drame comme il l’est sous la prise d’initiative d’un routier, loueur de piano qui prends l’initiative de s’arrêter et de tenter d’inverser le cours des événements… Et tout bascule !
    Un bon roman à lire, à faire circuler et partager. Merci Monsieur Job pour cette incursion sur mes terres ! Et merci à NetGalley et aux Editions Robert Laffont. #LadisparuedelîleMonsin #NetGalleyFrance.