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Armel Job

Armel Job
Armel Job est l'auteur d'une vingtaine de romans. Après avoir consacré sa vie à l'enseignement, comme professeur puis directeur d'école, il se passionne pour l'écriture. Son premier roman, La Femme manquée remporte le prix René Fallet du premier roman en 2001. Edité par Robert-Laffont, ses romans... Voir plus
Armel Job est l'auteur d'une vingtaine de romans. Après avoir consacré sa vie à l'enseignement, comme professeur puis directeur d'école, il se passionne pour l'écriture. Son premier roman, La Femme manquée remporte le prix René Fallet du premier roman en 2001. Edité par Robert-Laffont, ses romans ont reçu de nombreux prix. Le prix des lycéens lui a été décerné deux fois pour Helenna Vannek et Tu ne jugeras point. Académicien en Belgique, Armel Job y est très lu et très connu. Il a également créé le prix du second roman francophone décerné tous les deux ans.

Avis sur cet auteur (31)

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    Couverture du livre « Un père à soi » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    Pascale Pay sur Un père à soi de Armel Job

    Un très bon Armel Job, qui décortique les sentiments humains et ce qui nous pousse ou nous entraîne parfois à mentir.

    Très bon moment de lecture!

    Un très bon Armel Job, qui décortique les sentiments humains et ce qui nous pousse ou nous entraîne parfois à mentir.

    Très bon moment de lecture!

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    Couverture du livre « Un père à soi » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    Nathalie Vanhauwaert sur Un père à soi de Armel Job

    Alban Jessel a le profil de l'homme heureux. Marié à Lydie depuis plus de vingt ans, deux enfants, Sarah et Axel, une entreprise paysagiste prospère. Tout semble lui sourire jusqu'à un coup de fil étrange un vendredi soir, juste avant la fermeture de l'entreprise.

    Une jeune femme,Virginie,...
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    Alban Jessel a le profil de l'homme heureux. Marié à Lydie depuis plus de vingt ans, deux enfants, Sarah et Axel, une entreprise paysagiste prospère. Tout semble lui sourire jusqu'à un coup de fil étrange un vendredi soir, juste avant la fermeture de l'entreprise.

    Une jeune femme,Virginie, veut le rencontrer, c'est privé lui dit-elle. Cela concerne une certaine Michelle Nihoul !
    Intrigué Alban accepte. Le nom de cette femme ne lui dit rien et sans savoir pourquoi, il tait ce fait et ne dit rien à son épouse. Il lui prétend qu'il s'agit d'une future cliente.

    Mais pourquoi agit-il ainsi alors qu'il partage tout avec Lydie ! L'être humain est parfois étrange...

    Ce coup de fil va faire basculer son existence, lui faire prendre un autre chemin. Alban est pourtant un homme sans histoire, mais quoi qu'il fasse, impossible de remonter en arrière sans dommage, c'est étrange la vie!

    La jeune fille lui transmet un message de Michelle décédée d'un cancer, celle-ci voulait qu'il sache qu'elle n'a aimé que lui toute sa vie ... Pourquoi cette révélation ? Mais qui est cette Michelle ? Il se remémore alors un bref amour de jeunesse qu'il pensait avoir oublié et qui va modifier le cours de sa vie.

    Avec beaucoup de finesse et une écriture riche, Armel Job nous emmène aux tréfonds de l'âme humaine. Il nous parle de nos failles, de nos réactions parfois intuitives qui peuvent changer le cours d'une vie. On réagit souvent sans penser aux conséquences et revenir en arrière, essayer de réparer amène parfois plus de dégâts encore.

    Alban et Virginie nous racontent leur histoire, ils se confessent à nous, s'expliquent, donnent leur point de vue, leurs raisons, ils aménagent leur vérité.

    Ce roman nous parle des "mensonges" ou plus exactement "des faux-semblants" , des "non-dits", de l'envie de réparation, de ses conséquences sur la vie.

    Armel Job a le pouvoir dès les premières lignes de capter notre attention, c'est un fabuleux raconteur d'histoire, impossible de lâcher ce roman. C'est une ambiance un peu à la Simenon dans l'introspection des personnages.

    Cerise sur le gâteau, cela se passe à Liège, à la Batte, son marché dominical, on retrouve comme toujours son pays la Belgique en trame de fond avec des références à nos bons produits le chocolat "Galler", la "Lupullus". Il agrémente son récit de l'une ou l'autre expression wallonne marquant ainsi sa Belgitude.

    C'est très réaliste, la vie quoi !

    Ma note : gros coup de ♥



    Les jolies phrases

    La mort du couple, tout le monde le sait, c'est le silence.

    Le travail des mains, c'est le seul vrai travail.

    On change souvent dans une vie et, le plus souvent, pas vraiment pour un mieux. L'âme se déglingue autant que le corps.

    Forcément on s'interroge sur le chemin qu'on a laissé derrière soi.

    Les gens remarquables, en effet, ont à coeur de ne pas se faire remarquer.

    C'est bête l'amour, quand il se présente tout seul, on n'en veut pas. Faut attendre que ceux qui nous aimaient soient de l'autre côté pour qu'on comprenne.

    Mais ne t'enterre pas dans le passé, ça ne sert à rien. Il faut aller de l'avant, on n'a pas le choix.

    Il ne s'agit pas de leur mentir. Tu n'en parles pas, c'est tout. On a tous des choses que l'on garde pour soi.

    On croit avoir bâti une relation sur le roc, que rien ne pourra l'ébranler. Faut-il qu'on soit aveugle ! Il suffit d'une secousse pour que la belle construction se lézarde et peut-être qu'elle s'écroule.

    Mais le véritable amour, c'est quand tu es prêt à tout lâcher, à tout bazarder pour la personne que tu aimes. Le reste, c'est ... comment dire ... une sorte de plagiat.

    Mais le respect de soi est-il suffisant ? Peut-on vivre sans celui des autres?


    Lorsque nous rentrons d'une balade en forêt, nous avons sans le savoir dérangé et écrasé des centaines de vies minuscules sous les feuilles du sentier. Dans la vie, c'est pareil. Ce que retrouvent nos traces, nous l'ignorons. Le jour où, par hasard, un dégât nous revient que nous avons provoqué, nous sommes tentés de rebrousser chemin pour réparer. Le problème, c'est que marcher vers l'arrière cause autant de dommages que de marcher vers l'avant.

    Virginie faisait partie des gens qui déclinent leur métier comme on avoue une faute. Les étiquettes pédantes genre "technicienne de surface", "hôtesse de caisse" dont on affuble leur travail, au lieu de les relever, ne font que les abaisser plus encore, puisqu'il semble honteux de désigner leur tâche par son nom.

    Avant Carol, j'étais comme un chicon en somme, une racine à laquelle on avait coupé les feuilles. Carol m'avait pris en main, elle m'avait apprêté pour une nouvelle vie, puis elle m'avait quitté, comme on laisse le chicon sous la bâche. Un bourgeon cependant pousse dans l'obscurité, il lève, il est bientôt prêt. Lydie avait soulevé la bâche. Elle n'avait plus qu'à me cueillir.

    Quand on ment, on se croit toujours obligé d'ajouter des explications pour faire vrai, dont le résultat le plus sûr est de faire faux.

    Nous restions au bord de l'amour, comme des baigneurs frileux assis sur la berge, les pieds nus dans le courant, qui s'éclaboussent en riant, mais qui ne se résolvent pas à se lancer dans la rivière.

    Ceux qui se sentent condamnés ne peuvent plus penser à l'avenir, ils vivent seulement dans le passé qui va bientôt les engloutir.

    L'amour est un sentiment à la fois le plus altruiste et le plus égoïste qui soit. On se saignerait pour l'être aimé, mais pas question qu'un intrus s'avise de l'aimer lui aussi.

    Quand les enfants deviennent adultes, on dirait que le temps tue l'être délicat qu'ils ont été, qui nous procurait tant de joie. A la place, il ne reste que des étrangers.

    Le mensonge est un engrenage. Il y va posément, de concession en concession. Aucune n'est décisive. Cependant les cliquets s'abattent sur la roue crantée. Impossible de revenir en arrière.
    Ou, si l'on veut, c'est comme si le vrai et le faux étaient sur une balance. Au début, le plateau du faux est vide. On n'y place d'abord que d'insignifiants ingrédients, qui ne font pas le poids. Jusqu'au jour où un dernier, minuscule pourtant, fait basculer le plateau de la vérité. J'ai lu que la pièce à laquelle sont suspendues les plateaux s'appelle le fléau. C'est bien trouvé.

    Avoir un secret, me disait-elle, c'est le bien le plus précieux que tu puisses posséder. C'est comme si tu avais un trésor en toi, que personne ne saurait t'enlever. Quand tu n'es pas bien, tu peux toujours y penser, il te console. Tu as un soleil dans ton âme.

    Un enfant qui s'interpose entre ses parents quand ils ont un différend sait très bien qu'il met la main entre l'écorce et l'arbre. Ça peut lui faire plus mal à lui qu'à eux.

    La mort est facile, l'existence est difficile.

    La vie des morts ne leur appartient plus, elle appartient aux vivants.

    Notre amour avait perdu des plumes, mais ce plumage était-il autre chose que la parure du couple idéal, qui s'imagine au-dessus du lot commun fait de hauts et de bas.

    https://nathavh49.blogspot.com/2022/04/un-pere-soi-armel-job.html

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    Couverture du livre « Sa dernière chance » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    Nathalie Vanhauwaert sur Sa dernière chance de Armel Job

    Elise Dubois est nerveuse, elle a rendez-vous avec un homme à la brasserie "Le Belle Vue" à Liège. Fred, le garçon de café se souvient et nous raconte l'histoire d'un faits divers, ce rendez-vous manqué avec Pierre Fauvol, un antiquaire liégeois pour cause du passage à l'heure d'été, élément...
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    Elise Dubois est nerveuse, elle a rendez-vous avec un homme à la brasserie "Le Belle Vue" à Liège. Fred, le garçon de café se souvient et nous raconte l'histoire d'un faits divers, ce rendez-vous manqué avec Pierre Fauvol, un antiquaire liégeois pour cause du passage à l'heure d'été, élément qui a tout déclenché.

    Elise a 39 ans au moment des faits, elle vit à Verviers chez sa soeur Marie-Christine, une gynécologue réputée et son beau-frère Edouard Gayet, agent immobilier. Ce couple bourgeois a recueilli Elise il y a une quinzaine d'années suite au décès de sa maman et à des déboires professionnels. On la présente comme une fille fragile, peu sûre d'elle. Elle est dévouée au couple qui l'a prise sous son aile, oh la bonne aubaine car elle s'occupe des quatre enfants à temps plein, ne disposant d'aucune vie privée jusqu'à ce rendez-vous.

    Mais quelle mouche a piqué Elise ? Elle n'est plus vraiment la même, il faut se méfier des eaux dormantes car quand elles se réveillent... c'est plus déterminée que jamais qu'elle souhaite revoir Pierre Fauvol et lui donner ce qu'il lui demande.

    Cela dérange tout le monde !

    Marie-Rose en premier qui ne la reconnaît plus risquant de perdre son emprise et sa boniche on peut le dire. Edouard son beau-frère est contrarié mais pour quelles raisons ? Il y a même un chanoine qui s'en mèle, étrange tout cela...

    Armel Job dans un style irréprochable nous emmène comme spectateur d'une pièce de théâtre, de rebondissements en rebondissements. Il tisse petit à petit des liens entre les personnages, nous décrit à merveille comme toujours la psychologie des personnages.

    C'est une véritable partie de cache-cache, qui fait rebondir d'un fait à l'autre sentiments, manipulation, pouvoir et déboires d'un personnage à l'autre dans une langue soignée, parfaite. Il nous donne aussi un regard sur l'hypocrisie de la religion avec un chanoine pas très catholique.

    L'action se déroule principalement à Liège que l'on visite avec plaisir. Suspense, rebondissements pour un excellent moment de lecture.


    Ma note : 9.5/10

    Les jolies phrases

    Le médecin repousse le mal ailleurs, chez les autres. Il s'en protège de cette façon. Le médecin, c'est celui qui n'est pas malade.

    On peut passer sa vie avec une image reniée de soi sans réfléchir que ce n'est pas celle que l'on donne à voir aux autres.

    Vivre pour toi ! Mais quel égoïsme ! On ne vit pas pour soi, Elise, on vit pour les autres.

    Il aimait trop les femmes pour se mettre un fil à la patte. On dit que, lorsque la chandelle est soufflée, toutes les femmes sont les mêmes.

    Ne t'occupe pas de la foi. Le pape aussi se demande tous les matins s'il a encore la foi. Sinon, ce serait idiot. Il fait comme tout le monde, il reporte la question au lendemain, puis il se met au travail. Quand mon mari est décédé, je ne me suis pas demandée si tu avais la foi. Tu m'as aidée, tu m'as sorti du chagrin. tu as été tellement bon. Les gens n'ont pas besoin d'un discours sur la foi, Félix, seulement qu'on les tire un peu vers le haut. Ensuite, c'est à eux de voir.


    Il semblait découvrir tout à coup les commodités de la morale catholique. On peut pécher autant qu'on veut, il suffit ensuite de s'agenouiller dans un confessionnal et l'affaire est dans le sac. Aurait-il tué père et mère, le pécheur peut avoir la conscience tranquille

    De toute façon, entre un homme et une femme, le mensonge n’est-il pas inévitable ? Les couples les mieux assortis se disloqueraient si l’un apprenait la part que l’autre, à bon droit, ne veut pas lui révéler. Pour vivre à deux, chacun se construit un personnage acceptable, et c’est ce personnage que l’on aime dans son partenaire. Pourquoi tout fiche en l’air au nom d’un stupide accès de sincérité ?

    https://nathavh49.blogspot.com/2021/04/sa-derniere-chance-armel-job.html

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    Couverture du livre « La disparue de l'île Monsin » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    Calimero29 sur La disparue de l'île Monsin de Armel Job

    Liège, 26 janvier 2012, Eva, 32 ans, disparaît; sa mère, Helga, très inquiète alerte la police qui prend l'affaire au sérieux. Au fil de l'enquête, Jordan Nowak, accordeur de piano, qui l'a prise à bord de son véhicule la veille et Wolf, le voisin entreprenant sont tour à tour soupçonnés car ils...
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    Liège, 26 janvier 2012, Eva, 32 ans, disparaît; sa mère, Helga, très inquiète alerte la police qui prend l'affaire au sérieux. Au fil de l'enquête, Jordan Nowak, accordeur de piano, qui l'a prise à bord de son véhicule la veille et Wolf, le voisin entreprenant sont tour à tour soupçonnés car ils ont menti. Mais la vérité est loin de ce que la police croît.
    La disparition d'Eva n'est pas tant important comme mystère à éclaircir qu'en ce qu'elle révèle de secrets et de non-dits des personnages impliqués. Armel Job, décortique avec brio, ce qui peut faire basculer du jour au lendemain une vie tranquille, à la limite de l'ennui et remettre en cause tous ses fondements. Les personnages nous ressemblent, ils n'ont rien d'extraordinaire, enlisés dans une existence ordinaire, mais ils vont perdre le contrôle.
    Les thèmes de la culpabilité et du remords enfouis, qu'un évènement suffit à réveiller et qui submergent sont particulièrement prégnants. Tous les personnages ressentent ces sentiments avec plus ou moins de force : Helga, qui n'a rien fait pour sauver une camarade de la noyade alors qu'elle était adolescente, Helga, sa mère, qui n'a jamais compris ce qui minait sa fille, Wolf, le voisin, qui s'est laisse subjugué par la beauté d'Eva jusqu'à l'agresser et bien sûr Jordan qui ment.
    L'intrigue manque un peu de dynamisme mais je pense que ce qui intéresse l'auteur n'est pas tant le suspens, présent malgré tout, que l'évolution des personnages révélés, saisis par des évènements qu'ils ne maîtrisent plus; on pense irrésistiblement aux atmosphères crées par George Simenon.

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