Armel Job

Armel Job
Armel Job est un écrivain belge de langue française. Après avoir mené une carrière de professeur de latin puis de directeur d'école à l'Institut Notre Dame Séminaire de Bastogne, il se consacre à présent exclusivement à l'écriture. Il a remporté plusieurs prix, dont le prix du jury Giono en 2005 ... Voir plus
Armel Job est un écrivain belge de langue française. Après avoir mené une carrière de professeur de latin puis de directeur d'école à l'Institut Notre Dame Séminaire de Bastogne, il se consacre à présent exclusivement à l'écriture. Il a remporté plusieurs prix, dont le prix du jury Giono en 2005 pour Les Fausses Innocences, et le prix des lycéens en 2011 pour Tu ne jugeras point.

Avis (20)

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    Couverture du livre « Une drôle de fille » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    frconstant sur Une drôle de fille de Armel Job

    1958. La petite Belgique et sa première exposition universelle d'après-guerre. Une époque, une ambiance, un esprit qui marque les esprits. Dans bien des familles, il y a des plaies et pertes à panser, des souvenirs à raconter, des horreurs à taire. Et dans ce monde à reconstruire, cette humanité...
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    1958. La petite Belgique et sa première exposition universelle d'après-guerre. Une époque, une ambiance, un esprit qui marque les esprits. Dans bien des familles, il y a des plaies et pertes à panser, des souvenirs à raconter, des horreurs à taire. Et dans ce monde à reconstruire, cette humanité à retrouver, il y a des 'bonnes âmes' qui en appellent à la générosité des vivants pour réintégrer dans la société de nombreux orphelins de guerre. Josée est l'une d'elle. Elle sera placée, chez Ruben Borj et sa femme Gilda, tous deux boulangers au coeur d'un village ardennais. Elle y sera totalement au service de ses patrons...
    Mais, 'simple', épileptique, elle fera peur et deviendra celle à qui on attribue les torts, celle qu'on cible de toutes les flèches du mensonge, de la jalousie, des méchancetés et des informations tronquées, fausses ou malveillantes. Pourtant, elle chante admirablement bien. Ce don devrait pouvoir l'extirper de sa condition de servitude. Mais est-il admissible qu'elle chante tellement mieux que la fille de la maison? Rendez-vous compte, ce n'est qu'une servante, tout de même!

    L'inacceptable dans l'esprit petit bourgeois des patrons et dans la tête de leur fille en plaine crise d'adolescence et de recherche d'émancipation font ouvrir la porte à l'explosion des petitesses de l'âme humaine...

    Sous la plume, comme toujours, excessivement limpide de Armel JOB, l'histoire, la grande comme la petite, déroulent ses vérités qui touchent, appellent à la réflexion, forcent à se souvenir: le mensonge habite le quotidien et le service gratuit peut facilement faire alliance avec des intérêts personnels moins reluisants.

    Un livre sur la fragilité de l'être, l'innocence peu récompensée et le côté clair-obscur du passé que chacun se construit. du grand Armel JOB!

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    Couverture du livre « Une drôle de fille » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    Clara et les mots sur Une drôle de fille de Armel Job

    Fin des années 50. Le couple Borj tient une boulangerie dans un petit village de Belgique. Un commerce de famille fondé par les parents de Ruben. Gilda devenue son épouse y avait effectué son apprentissage de serveuse. Ils mènent une vie tranquille avec leurs deux enfants jusqu'au jour où la...
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    Fin des années 50. Le couple Borj tient une boulangerie dans un petit village de Belgique. Un commerce de famille fondé par les parents de Ruben. Gilda devenue son épouse y avait effectué son apprentissage de serveuse. Ils mènent une vie tranquille avec leurs deux enfants jusqu'au jour où la directrice de l’Oeuvre nationale des orphelins de guerre se présente chez eux. Elle leur demande de prendre en apprentissage une orpheline prénommée Josée. Bien que réticents au départ, ils acceptent. Josée a seize ans comme leur fille Astrid et elle pourra délester Gilda de certaines tâches. La jeune fille a perdu a mère durant un bombardement et depuis, elle présente quelques petites séquelles. Rien de bien méchant car selon la directrice, sa marraine, elle est en bonne santé.

    Le décor est planté et très vite, on est piqué de curiosité. Josée est touchante par sa candeur. Une fille un brin naïve, trop gentille et serviable. Et c'est vrai qu'elle rend bien service. La preuve, Gilda a désormais du temps pour elle. Mais un événement anodin, en apparence, va provoquer bien des remous et révéler des failles profondes. Rumeur, jalousie vont faire surface provoquant l'érosion des apparences. Les personnalités se révèlent, le poids des non-dits craquèlent le vernis dans cette petite ville provinciale aux lendemains de la guerre.

    Bien troussé avec un sens de la formulation réjouissant et des personnages bien campés, les pages de ce roman se tournent toute seules. Armel Job ausculte l'âme humaine avec finesse et restitue une ambiance de façon très convaincante.
    Sans prêcher dans un excès de rebondissements, cette lecture maintient une tension jusqu'à la dernière page. C'est efficace et bien tourné !

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    Couverture du livre « Une drôle de fille » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur Une drôle de fille de Armel Job

    Dans son nouvel opus, Armel Job nous invite à partager le quotidien d’une famille de commerçants de Marfort, petite bourgade ardennaise.
    Nous sommes à la fin des années 50.

    Ruben et Gilda Borj font tourner la boulangerie, lui au pétrin, elle en boutique.
    Les enfants Astrid et Rémi sont des...
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    Dans son nouvel opus, Armel Job nous invite à partager le quotidien d’une famille de commerçants de Marfort, petite bourgade ardennaise.
    Nous sommes à la fin des années 50.

    Ruben et Gilda Borj font tourner la boulangerie, lui au pétrin, elle en boutique.
    Les enfants Astrid et Rémi sont des ados comme beaucoup d’autres, avec leurs rêves, leurs colères, mais sans réels problèmes.
    La vie aurait pu continuer dans un ronronnement doux et monotone sans l’arrivée de Josée, 16 ans pratiquement imposée au couple par une représentante de l’œuvre des orphelins de guerre.

    Après quelques hésitations, la jeune fille est accueillie dans la cellule familiale où l’intégration se fait en douceur, en apparence du moins.

    « Josée était en parfaite santé, mais souffrait d’une légère déficience mentale consécutive au traumatisme. Elle savait compter, lisait lentement, pouvait écrire quelques mots simples. Elle était travailleuse, d’un caractère paisible, docile et joyeux. »

    Dans la chorale où Astrid l’a entraînée, la voix exceptionnelle de Josée fascine l’auditoire.
    Astrid va découvrir la jalousie et la haine.

    « L’ennui, c’est que la fin de l’amitié chez les filles n’est pas le retour à l’indifférence, mais le début de la haine. »

    A tout cela l’auteur entremêle quelques secrets de famille que l’on pensait enfouis à tout jamais et qui posent question lorsque les rancoeurs accumulées au fil du temps empoisonnent le quotidien.

    Ce thriller psychologique est difficile à lâcher, j’ai tourné les pages avec passion, profondément peinée lorsqu’est arrivée la dernière.

    Un énorme coup de cœur.

    Merci àNetGalley et aux Editions Robert Laffont
    #UneDrôleDeFille #NetGalleyFrance

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    Couverture du livre « Une drôle de fille » de Armel Job aux éditions Robert Laffont

    nathalie vanhauwaert sur Une drôle de fille de Armel Job

    Direction Martfort, une petite ville de province dans les années 50. Nous sommes à la campagne et la famille Borj - Ruben et Gilda et leurs enfants Astrid et Rémi - famille sans histoire tient une boulangerie florissante.

    Imaginez-vous, par l'odeur du pain chaud et des croissants, poussant...
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    Direction Martfort, une petite ville de province dans les années 50. Nous sommes à la campagne et la famille Borj - Ruben et Gilda et leurs enfants Astrid et Rémi - famille sans histoire tient une boulangerie florissante.

    Imaginez-vous, par l'odeur du pain chaud et des croissants, poussant la porte de la boulangerie pour y chercher une douceur le dimanche, une "gosette" aux pommes, un "éclair au chocolat" ou tout simplement "les pistolets" du dimanche matin.

    Nous sommes le 13 septembre 1958, l'expo universelle bat son plein, Léopoldine Vandelamalle pousse la porte de la boulangerie, elle est responsable de l'oeuvre nationale des orphelins de guerre. Elle n'est pas ici comme cliente mais veut parler avec Ruben et Gilda .

    Elle leur parle de Josée Piron, une jeune fille née en 42 tout comme leur fille Astrid, une adolescente de 16 ans orpheline de guerre qui a vu toute sa famille disparaître sous un bombardement à Houffalize. Josée a été traumatisée à l'époque et en a gardé quelques séquelles, elle est dirons-nous un peu "simplette", elle ne lit pas mais compte sans problème et est aimable. Madame Vandelamalle aimerait lui donner une chance dans la vie et souhaiterait que les Borj l'engagent comme apprentie vendeuse. Elle est travailleuse et souriante, une occasion pour Gilda de souffler un peu, elle l'aidera à la boulangerie et dans le ménage et tiendra compagnie à Astrid.

    Sceptique au premier abord, la famille accepte. Josée débarque et Gilda se souvient et revit grâce à elle son adolescence, son arrivée dans la famille au même âge. Elle éprouve une certaine tendresse pour Gilda, une nostalgie en remettant au goût du jour ses vêtements remisés dans une malle au grenier. Josée utilisera la mansarde comme elle le fit par le passé. Cela réveille les souvenirs de Gilda.

    Ruben quand à lui est un peu émoustillé, attiré vers Josée, il l'observe. Mais pourquoi ?

    Une boîte de nuit ouvre ses portes dans le patelin d'à côté le 11 octobre 58, le Wigwam, c'est un événement à ne pas rater. Astrid convainc ses parents d'y aller, la condition est d'être accompagnée de Josée. Josée sera fascinée par la prestation live d'Henri Breyre qui reprend la chanson "Diana" en français, chanson que Josée chantera sans cesse... mais un incident survient lors de cette soirée, ce sera le début de rumeurs qui attiseront la curiosité des locaux.

    La belle voix de Josée causera d'autres incidents et lui permettra aussi d'être repérée pour la chorale dirigée par le fils de la mère Michaux.

    Nous sommes dans une petite ville de campagne, tout le monde passera à la boulangerie pour voir Josée, très vite elle sera l'objet d'une rumeur qui se répandra comme de la poudre, enflera , se déformera et changera à tout jamais le destin de la famille Borj. Je ne peux vous en dire plus si ce n'est que la maîtrise de ce thriller psychologique est parfaite.

    Armel Job est au sommet de son art, il explore comme toujours l'âme humaine en profondeur. On vit avec lui cette période d'après guerre qui a encore beaucoup de secrets à dévoiler. Les descriptions des personnages, de l'époque, des intérieurs, de l'ambiance sont superbement rendues, c'est comme si vous y étiez. La langue d'Armel Job est savoureuse comme les pâtisseries des Borj, elle décrit à merveille et non sans humour les sentiments et les secrets des protagonistes.

    Un roman qu'on ne lâche pas avant de l'avoir terminé, qui fait ressurgir les souvenirs du passé de Gilda. C'est du grand art comme à chaque fois, je pense que ce n'est pas pour rien que la page la plus lue de mon blog est un autre article sur un livre du même auteur "Loin des mosquées".

    Magistral ! A lire sans tarder.

    Merci Armel Job pour l'envoi de ce livre et votre confiance.

    Ma note : Immense coup de coeur

    Les jolies phrases

    Les moments de grand bonheur sont si rares dans la vie qu'on les compterait sur les doigts d'une main. Après, lorsqu'on en recherche le souvenir, le plus souvent, ils se dérobent, ils n'en rétrocèdent que le regret. Pour qu'ils reprennent vie vraiment, il faut une coïncidence miraculeuse ou la puissance de certains rêves. Alors, parfois, on peut retrouver jusque dans sa chair les émotions enivrantes éprouvées dans ces jours heureux.

    Le puzzle la détend, c'est ce qu'elle prétend. Quand elle cherche à emboîter les morceaux, elle ne pense plus à rien : le bonheur parfait pour la plupart des humains.

    Un rockeur, Ruben et Gilda avaient vu ce que c'était : un énergumène qui se tortille comme si une souris s'était introduite dans sa braguette, au milieu de filles à moitié nues.

    Lorsqu'une rumeur se répand, les personnes qui sont le moins au courant ce sont le plus souvent les personnes concernées. Déjà, Gilda était tombée des nues quand Saintvith lui avait appris qu'on jasait en ville à propos de Josée. Puis elle s'était imaginé que sa visite mettait un terme à l'affaire, qu'on n'en parlerait plus. Puisqu'il avait rétabli la vérité chez elle, elle était rétablie partout.

    La seule faille de la rumeur, c'est que ses propagateurs, la plupart du temps, taillent un costume à des gens qui ne sont ni plus ni moins fautifs que bien d'autres. A force, il pourrait même leur venir des scrupules. Il s'agit de les étouffer. Rien de tel, à cette fin, que de se retrancher derrière la cause supérieure d'un innocent.

    Les décisions des adultes obstruent son existence comme cette façade sa vue, c'est ce qu'elle doit penser.

    L'ennui, c'est que la fin de l'amitié chez les filles n'est pas le retour à l'indifférence, mais le début de la haine.

    https://nathavh49.blogspot.com/2019/02/une-drole-de-fille-armel-job.html

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