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Yvan, le bazooka, les dingues et moi

Couverture du livre « Yvan, le bazooka, les dingues et moi » de Jean-Francois Sonnay aux éditions Bernard Campiche
Résumé:

Les premières observations du voyageur sont souvent trompeuses, mais elles ne sont jamais complètement fausses. Sebbah avait bien quelque chose d'un village maudit, oublié des autres hommes, mais les autochtones s'en trouvaient fort aise, car ils y étaient libres de trafiquer et de s'entretuer à... Voir plus

Les premières observations du voyageur sont souvent trompeuses, mais elles ne sont jamais complètement fausses. Sebbah avait bien quelque chose d'un village maudit, oublié des autres hommes, mais les autochtones s'en trouvaient fort aise, car ils y étaient libres de trafiquer et de s'entretuer à leur guise. Si la vie à Sebbah avait de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête, la montagne y était infiniment moins menaçante que les humains équipés de pistolets-mitrailleurs ou les maîtres chanteurs à leur tête. Il y avait bien des constructions en cours d'effondrement sur l'éperon rocheux qui dominait la vallée, mais elles dataient des temps modernes et ne ressemblaient en rien à un château médiéval. Ledit éperon était effectivement interdit à la population locale, non en raison des fantômes qui y auraient été enchaînés, mais parce qu'une partie des bâtiments était utilisée par l'armée, qui y tenait une caserne et une prison militaire. Il n'y avait pas non plus de tyran féodal embusqué sur ce nid d'aigle pour terroriser les paysans, mais un directeur de colonie, certes nanti d'une formidable mâchoire et de mains larges comme des battoirs, mais qui devait se révéler nettement plus accommodant que les paysans du coin. Enfin, last but not least, le supposé château devait bien constituer pour Yvan le principal pôle de développement de son action humanitaire, sauf que les derniers bâtiments de la colonie aérée n'abritaient pas de malades mentaux, comme l'avait perfidement écrit le journaliste indien, ni de blondes jeunes vierges comme il le croyait. C'étaient des travailleurs forains plus ou moins âgés, au nombre de soixante-dix en effet, que l'ancienne administration impériale avait invités à y suivre des stages d'ergothérapie sociale.

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