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Une sainte

Couverture du livre « Une sainte » de Emilie De Turckheim aux éditions Heloise D'ormesson
Résumé:

L'héroïne de ce roman sait qu'un jour elle sera canonisée. Mais elle ne sait pas encore pour quels miracles et bienfaits. Pour gagner ses galons de sainteté, elle croit encourager le destin en devenant visiteuse de prison.
Toutes les semaines, elle rencontre Dimitri, qu'elle écoute sans... Voir plus

L'héroïne de ce roman sait qu'un jour elle sera canonisée. Mais elle ne sait pas encore pour quels miracles et bienfaits. Pour gagner ses galons de sainteté, elle croit encourager le destin en devenant visiteuse de prison.
Toutes les semaines, elle rencontre Dimitri, qu'elle écoute sans juger.
Quand celui-ci est enfin libéré, la sainte réalise très vite qu'elle n'a plus aucun pouvoir sur lui. Il est libre comme elle est libre, il n'a plus besoin d'elle : Dimitri a perdu son charme. Pour le sauver une fois pour toutes, elle l'accuse d'un viol qu'il n'a pas commis. À la suite du procès perdu d'avance, Dimitri retourne en prison où l'attend... sa visiteuse.
Une sainte est une fable sur le don et la grâce. L'héroïne - dont les ailes d'ange poussent dans le dos au fur et à mesure du roman - veut aider ceux qui l'entourent : son vieux voisin esseulé ; sa meilleure amie actrice porno ; et sa mère adorée, alitée dans une maison de repos... Un personnage troublant et irrésistible qui nous entraîne sur les chemins de la liberté et de la transgression.

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Articles (2)

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Avis (5)

  • Elle "a les capacités pour viser autre chose dans la vie (…) : elle vise la sainteté." Elle, c'est l'héroïne, qui ne sera jamais désignée autrement que par ce mot. L'héroïne n'a pas de prénom mais elle a une ambition, un désir d'absolu canonique qu'elle ne sait comment atteindre. Une chose est...
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    Elle "a les capacités pour viser autre chose dans la vie (…) : elle vise la sainteté." Elle, c'est l'héroïne, qui ne sera jamais désignée autrement que par ce mot. L'héroïne n'a pas de prénom mais elle a une ambition, un désir d'absolu canonique qu'elle ne sait comment atteindre. Une chose est certaine, après des années passées dans un établissement religieux, elle ne compte pas devenir sainte en se cloîtrant dans un couvent et en se livrant à la contemplation. Non, son destin à elle, pour devenir sainte, c'est de se dévouer corps et âme à son prochain, d'aider, de soulager, d'apaiser. Certes, en allant un peu plus loin dans l'examen de cette conscience en apparence irréprochable, on trouve aussi quelques arrangements avec la vérité ou la moralité et quelques agissements peu catholiques... Malgré cela, une douce aura de lumière, de candeur et de bienveillance semble flotter autour de cette jeune femme attentive, prévenante, qui prodigue gentillesse et écoute à tous ceux dont elle s'occupe, hommes et femmes d'horizons divers.

    Il y a sa mère qu'elle va voir dans ce que l'on devine être un établissement psychiatrique et à qui elle raconte des histoires incroyables. Il y a son vieux voisin dont elle garde le chat et comble la solitude, parfois. Il y a Marie, l'ancienne camarade de classe qui rêvait d'être comédienne, et qui devient secrétaire dans une agence de pompes funèbres puis actrice de films X. Et surtout il y a Dimitri, que l'héroïne va visiter en prison. Car pour notre aspirante à la canonisation, "le bonheur est dans le parloir", elle a trouvé là la voie qui mène à la sainteté. Elle est heureuse d'avoir trouvé un homme à sauver, à réconforter, rien de mieux pour cela qu'un prisonnier rongé par le remords, démoli par la perspective de la peine à purger. Être visiteuse de prison donne un sens à la vie de l'héroïne alors quand Dimitri sort, elle se sent perdue, démobilisée, elle a besoin de ces instants de parloir. Dimitri doit retourner en prison pour qu'elle puisse retourner au parloir, coûte que coûte...

    L'auteure, elle-même visiteuse de prison, décrit à la perfection l'expérience de cet univers carcéral si particulier, le vécu de la visiteuse mais aussi de ce qu'elle ressent, de ce qu'elle apprend des conditions de vie des hommes qu'elle rencontre, des rencontres toujours un peu étranges, hors du temps, des attachements parfois biaisés dans le sens où le visiteur, en tant que seul lien avec l'extérieur pour le prisonnier, peut finir par se sentir indispensable et vouloir le rester. Sans complaisance aucune, Emilie de Turckheim n'hésite pas à questionner les intentions de tous ceux qui veulent ou prétendent faire de "bonnes actions" : est-ce réellement pour les autres ou égoïstement pour eux-mêmes... ? Elle mène une dialectique incessante de la vertu et du vice, de l'involontaire et du prémédité, de la jouissance et de la douleur, du délire et de la réalité.

    Mais avant tout et surtout, Emile de Turckheim nous entraîne dans son petit monde à elle, dans lequel elle va nous dérouter, nous perdre totalement. Il faut alors s'abandonner complètement, devenir comme Alice dans le pays des merveilles, accepter de ne pas comprendre, d'être déboussolé, égaré dans un pêle-mêle sans repères et qui semble parfois ne pas avoir le moindre sens. Ce roman ne ressemble à aucun autre, le style en est différent, dense, saccadé, plus proche du poétique que de la prose, avec des phrases qui s'enchaînent sans pause et sans autre ponctuation que les points et les virgules – ni point d'interrogation pour les questions, ni point d'exclamation pour les surprises et les emportements, ce qui confère au récit un rythme très original. Le ton est cruel, amusant, décalé, délicieusement acidulé, au service d'un imaginaire ludique, burlesque, subversif, joué sur toute la gamme des émotions et des genres.

    Sous forme de conte noir, de fable fantastique, de "sarabande hallucinée", brouillant les pistes du délire onirique et de la réalité la plus dure, ce roman déjanté, tourbillonnant, drôle et cynique, bouscule et surprend le lecteur sans relâche.

    "La fin de l'histoire vous surprend-elle. Elle ne me surprend pas, dit l'héroïne. J'ai de l'imagination."

    "Et le réalisme des répliques. Qu'est-ce qu'on en fait. C'est sans importance puisque tout est vrai. Il faut être de bonne foi pour écrire."

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Stanislas Rigot recommande ce livre au micro de Valérie Expert, sur France Info, radio partenaire de Lechoixdeslibraires.com

    Stanislas Rigot recommande ce livre au micro de Valérie Expert, sur France Info, radio partenaire de Lechoixdeslibraires.com

  • ouh. Que dire de ce livre qui n'a ni queue ni tête à part qu'il faut vraiment s'accrocher pour le lire en entier tellement la lecture est ennuyeuse, décousue, l'histoire improbable. Bref, je me demande encore comment ce livre a pu être publié. L'auteur a voulu écrire une histoire surréealiste...
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    ouh. Que dire de ce livre qui n'a ni queue ni tête à part qu'il faut vraiment s'accrocher pour le lire en entier tellement la lecture est ennuyeuse, décousue, l'histoire improbable. Bref, je me demande encore comment ce livre a pu être publié. L'auteur a voulu écrire une histoire surréealiste mais apparemment ce n'est pas du tout un style qui lui réussi : le ton distant (le personnage principal n'a même pas de nom et est indiqué par l'héroïne), les phrases qui font plusieurs pages (eh oui, ça existe encore), les descriptions qui n'en finissent pas dans le même style que les phrases... sont autant d'éléments qui alourdissent la lecture de ce livre. Je le déconseille vivement.

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  • A chacun son odeur de sainteté

    C'est l'histoire d'une héroïne délirante en recherche de sainteté. Ange ou démon, elle pave son chemin d'intentions aussi généreuses que cruelles.

    Comme une fresque baroque, l'auteure se meut dans les mystères et les absurdités du monde qu'elle peint d'une...
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    A chacun son odeur de sainteté

    C'est l'histoire d'une héroïne délirante en recherche de sainteté. Ange ou démon, elle pave son chemin d'intentions aussi généreuses que cruelles.

    Comme une fresque baroque, l'auteure se meut dans les mystères et les absurdités du monde qu'elle peint d'une plume vagabonde et poétique, meurtrière et acérée.

    On entre en rédemption avec des personnages aussi réels qu'improbables, des situations de chaos et de renaissances incongrues. Assassinats des cœurs et des corps, réclusion définitive ou provisoire. Réclusions des âmes en peine.
    Dimitri le prisonnier trouvera -t-il son salut dans les visites régulières de la jeune héroïne ? Elle le récupère à sa libération, mais rien ne sera aussi léger aussi prometteur que pendant son incarcération. Elle va oeuvrer pour qu'il y retourne. Des moments de grâce et d'espoir au sein d'un univers poisseux et désespérant.
    La mère visitée elle aussi, en demande d'histoires pour une évasion de sa chambre de maladie, le vieux voisin, épris de l'héroïne, enfermé dans sa vieillesse avec son pauvre chat dont elle prendra soin à sa façon, du lointain d'un pays où on embrasse les pieds des dieux.
    Marie l'amie, rêve de cinéma, fera du cinéma, puis du théâtre, en passant par la case marbrerie funéraire où elle gagne sa vie, une autre vie. Des pythons auront raison de ses bébés jumelles, il n'en restera qu'une toute couturée.
    Des petits miracles dans le fatras ambiant, tel celui que Dieu accordera au chat coupable d'avoir mangé trop de souris et d'oiseaux jusqu'à étouffer par l'os d'un pigeon. « Seigneur clément, si tu rendais la vie à une seule des ces bêtes, je mourrais l'âme moins lourde (…) et Dieu ressuscita le pigeon qui de son humérus obstruait la gorge du chat ».

    Le lecteur plonge dans l'onirisme et l'envoûtement de ce livre fable, résolument singulier. La fresque est peinte au couteau, puis au pinceau à trois poils de martre. Tout est sujet à digression et à impertinence, pour mieux dérouter et brouiller les pistes. Ou simplement provoquer un écho dans nos cerveaux ? L'aventure est tortueuse et truculente, douce et amère. L'écriture brillante nous déconcerte, entre symboles et hyperréalisme. On en sort essoufflé, accablé, époustouflé, mais sûrement pas indifférent.

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  • Une sainte ? un souhait, sans doute, mais loin de la réalité. Des personnages étranges, dérangeants, qu'on retrouve successivement au fil de l'histoire. La page 100 situe le milieu de roman, souhaitons que la deuxième partie soit plus enthousiasmante ...

    Sa vocation : être une Sainte !! Et...
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    Une sainte ? un souhait, sans doute, mais loin de la réalité. Des personnages étranges, dérangeants, qu'on retrouve successivement au fil de l'histoire. La page 100 situe le milieu de roman, souhaitons que la deuxième partie soit plus enthousiasmante ...

    Sa vocation : être une Sainte !! Et pour ce faire, elle utilise tous les moyens, jusqu’à accuser faussement l’homme qu’elle visitait en prison afin qu’il y retourne … pour pouvoir continuer à le visiter. Le voisin, vieux monsieur amoureux, à qui elle n’osera pas avouer qu’elle a laissé son chat mourir de faim, Marie, l’amie de toujours, actrice porno sans envergure, sont les personnages qui gravitent autour de notre héroïne. Dans des conditions de lecture normale, je ne serais probablement pas allée jusqu’au bout de ce roman/fable. Un style déroutant, entre les phrases d’une longueur démesurée, les phrases/énumérations sans réelle construction, les phrases/interrogations sans ponctuation, les fautes de conjugaison et d’orthographe, je n’ai pas réussi à vibrer pour cette héroïne sans nom, cet ange à qui je ne donnerais pas le bon Dieu sans confession. Une atmosphère, des personnages loufoques et déjantés, où sexe et morbide se côtoient. L’auteur a manifestement une imagination débordante et débridée (les moitiés de jumelles, mangées par un serpent, qu’on recolle pour conserver une petite fille) et même si je n’ai pas du tout adhéré à ce roman, je compte bien lire un autre de ses ouvrages avant de la cataloguer dans la catégorie des indésirables. Je la soupçonne d’avoir adapté son style à l’étrangeté de l’histoire.

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