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Emilie De Turckheim

Emilie De Turckheim

Née en 1980, Émilie de Turckheim publie à vingt-quatre ans Les Amants terrestres. Son expérience de visiteuse à la prison de Fresnes lui inspire en 2008 Les Pendus. Elle reçoit un an plus tard le prix de la Vocation pour Chute libre. EHO a publié Le Joli Mois de mai en 2010, Héloïse est chauve en...

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Née en 1980, Émilie de Turckheim publie à vingt-quatre ans Les Amants terrestres. Son expérience de visiteuse à la prison de Fresnes lui inspire en 2008 Les Pendus. Elle reçoit un an plus tard le prix de la Vocation pour Chute libre. EHO a publié Le Joli Mois de mai en 2010, Héloïse est chauve en 2012 – récompensé par le Prix Bel Ami – Une sainte en 2013 et La Disparition du nombril en 2014.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Interview d'Emilie de Turckheim, autour d'un verre.....

     A l'occasion de la sortie de son dernier roman au titre insolite , Héloïse est chauve, Emilie de Turckheim répond à l'interview exclusive de Lecteurs.com, au tour d'un verre.        [[video]] Héloïse est chauve, Emilie de...

Articles en lien avec Emilie De Turckheim (3)

Avis sur cet auteur (54)

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    Couverture du livre « Lunch-box » de Emilie De Turckheim aux éditions Gallimard

    Calimero29 sur Lunch-box de Emilie De Turckheim

    Nous voici au sein d'une communauté d'expatriés français aux Etats-Unis. Sarah, 21 ans, la professeur de musique, star du lycée grâce à ses spectacles de fin d'année scolaire, a tué accidentellement Laeticia, 8 ans, fille de Solène et David.
    J'ai eu un mal fou à rentrer dans ce roman avec des...
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    Nous voici au sein d'une communauté d'expatriés français aux Etats-Unis. Sarah, 21 ans, la professeur de musique, star du lycée grâce à ses spectacles de fin d'année scolaire, a tué accidentellement Laeticia, 8 ans, fille de Solène et David.
    J'ai eu un mal fou à rentrer dans ce roman avec des premiers chapitres qui semblent sans lien les uns avec les autres (une bestiole qui pique, l'histoire de Mr Patok tué par la foudre en pleine rue...). En fait, l'auteur commence par la fin sans que nous le sachions et on ne le découvre que petit à petit. Ce procédé narratif, quand il n'y a pas d'indice pour nous l'indiquer, me perturbe car, à essayer de comprendre, je passe à côté de l'émotion, de la saveur du texte et de la beauté de l'écriture.
    Le roman bascule au moment de la mort de Laeticia et ce n'est qu'à partir de là que j'ai commencé à ressentir des émotions face à la douleur déchirante de Solène, la mère, au désarroi plein de culpabilité et à la solitude de Sarah, tenue éloignée de la communauté, à l'insupportable superficialité de l'organisatrice du buffet de la fête.
    J'ai été ravie de découvrir, à travers ce roman, une auteure que je ne connaissais pas et dont je lirai probablement un ou plusieurs des opus antérieurs.

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    Couverture du livre « Lunch-box » de Emilie De Turckheim aux éditions Gallimard

    nathalie vanhauwaert sur Lunch-box de Emilie De Turckheim

    C'est un roman lumineux, magnifique qui nous parle d'un sujet très dur mais universel.

    Le récit commence au Mans en France, Sarah Hopkins nous raconte à rebrousse temps son histoire, le drame de sa vie.

    Flash-back dans les années 80, Sarah alias Jézu enseigne la musique dans l'école...
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    C'est un roman lumineux, magnifique qui nous parle d'un sujet très dur mais universel.

    Le récit commence au Mans en France, Sarah Hopkins nous raconte à rebrousse temps son histoire, le drame de sa vie.

    Flash-back dans les années 80, Sarah alias Jézu enseigne la musique dans l'école primaire franco-américaine de Zion Heights dans la splendide baie du détroit de Long Island. Elle emmène à l'école six enfants dans son Van deux fois par semaine.

    Sarah est un peu la "star" de l'école. En effet, elle est célèbre pour ses comédies musicales, le spectacle de fin d'année, le moment fort de l'école.

    Dans la première partie du roman, Emilie de Turckheim, dans ce récit inspiré d'un souvenir d'enfance, nous raconte la vie de cette petite communauté de français expatriés vivant dans un cadre idyllique, une vie un peu à la "Desperate Housewives". Les familles organisent des garden-parties entre voisins, s'investissent pour la fête de l'école, ce sera à qui rivalisera avec ses meilleures pâtisseries, c'est un milieu féminin, les hommes étant souvent absents pour leur boulot. Des couples s'ennuient, d'autres se forment,.. et les mères passent leur temps à remplir les "lunch-boxes" de leurs enfants. La vie... quoi !

    Jusqu'au jour de l'irrémédiable, du drame, de l'accident...

    C'est un roman polyphonique où chaque personnage a une voix bien spécifique, associée à un style d'écriture. La narratrice principale est Sarah ou Jézu comme vous préférez, elle se rémémore la fatidique journée, l'avant, l'après. Sa culpabilité la torture mais aurait-il pu en être autrement ?

    Les masques tombent et chaque narrateur va montrer son vrai visage, sa vraie nature. Tout est dépeint avec beaucoup de psychologie, de finesse, de vraisemblance.

    Ce sera la colère, la douleur, la haine, l'acceptation, le cheminement du deuil mais encore l'exclusion, le rejet mais aussi la fatalité, le destin, l'inéluctable.

    L'écriture est remarquable, originale, musicale. C'est un récit que l'on lit en apnée.

    C'est une caricature de la société américaine, de la vie de femmes esseulées, vivant en vase clos dans un décor de rêves mais aussi la descente aux enfers pour Sarah qui sera rejetée, montrée du doigt, bannie de la société.

    Que peut-on faire contre l'inéluctable est la question. Ce récit c'est la peur de chaque mère, l'histoire de la vie synonyme dès le départ de la mort. Le sujet est difficile mais universel et c'est écrit de manière tellement belle, c'est émouvant, touchant.

    Touchée en plein coeur , un gros coup de coeur que je vous recommande vivement.

    ♥♥♥♥♥


    Les jolies phrases

    Monsieur, dans la vie, il arrive qu'une chose foireuse entraîne une autre chose plus foireuse, et ainsi de suite, jusqu'au moment où, vous allez voir, quelque chose de bon va arriver.

    Dès qu'on rencontre un enfant, on se prépare à sa disparition. Je ne le dis pas pour que mon enfer soit moins infernal. C'est comme ça. Les enfants meurent, leur vie est courte. Elle vole autour de nos têtes et ne se pose jamais.

    Si un malheur doit arriver, il n'y aura rien à faire.

    Pour que votre fille soit belle un jour, vous devez la laisser vous massacrer. C'est la définition de la maternité.

    Je n'ai pas tué un enfant. J'ai causé sa mort.

    Je me demande simplement comment font les poumons pour continuer à se remplir d'air. Comment fait le coeur pour battre. Pourquoi la vie ne s'en va pas d'elle-même ? Quand deux vieux s'aiment et que l'un meurt, souvent l'autre le suit. La vie a le tact de se retirer.

    Quand on raconte des moments qui ne se racontent pas, on a l'air de mentir. Notre histoire était pourtant vraie.

    Un accident est un problème de tempo. Un décalage. Il aurait suffi d'un battement supplémentaire de métronome pour que vos vies soient sauvées.

    Kelly en savait long sur le mal que peut faire la vie. Elle savait que d'un jour à l'autre amis et voisins peuvent vous jeter des pierres, comme s'ils s'étaient exercés depuis l'enfance et que rien ne leur était plus naturel.


    C'était écrit quelque part ? Fatalité, enchaînements d'événements. Comme au théâtre, les drames se trament. Ils ont une génèse. On ne meurt pas sans raison. On ne meurt jamais de vieillesse.

    On me détestait comme on déteste les innocents.

    En France, quand la fête de l'école approche, il y a deux espèces de mères : les mères qui font tout, et celles, infiniment plus nombreuses qui ne font rien. Pour des raisons statistiques, on appartient en général au second groupe.

    Je me suis sentie flotter. J'ai pensé à toute cette agitation. Aux gestes que l'on fait au cours d'une vie.
    Á l'importance que l'on donne aux choses sans importance, pendant que les jours s'envolent. Laëtitia m'avait demandé un jour : "Est-ce que le temps continue à exister si tout le monde arrête de compter ?"

    https://nathavh49.blogspot.com/2021/02/lunch-box-emilie-de-turckheim.html

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    Couverture du livre « Lunch-box » de Emilie De Turckheim aux éditions Gallimard

    kitaro sur Lunch-box de Emilie De Turckheim

    2 parties dans ce livre.
    La première nous emmène dans une petite ville américaine ordinaire, des familles ordinaires ‘en apparence), une école fréquentée par des expats français.
    Des mère hyper présentes, impliquées dans les activités de l’école, de pères absents, ils travaillent, car la...
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    2 parties dans ce livre.
    La première nous emmène dans une petite ville américaine ordinaire, des familles ordinaires ‘en apparence), une école fréquentée par des expats français.
    Des mère hyper présentes, impliquées dans les activités de l’école, de pères absents, ils travaillent, car la réussite sociale est incontournable dans ce microcosme. Bref une vie à la Desesperate housewife .
    Un paragraphe succulent où l’on nous explique la supériorité des femmes françaises pour préparer la lunch box.
    Dans la seconde partie tout bascule avec un drame. Une enfant est tuée accidentellement par son professeur qui ce jour là servit de chauffeur. Retour de la lunch box…..la coupable
    Le vernis de cette micro société s’écaille soudainement, les masques tombent mettant à jour les rancœurs, les rancunes, les jalousies, l’intolérance et l’hypocrisie ce qui est à la base de toute microsociété.
    Peu de bienveillance et de compassion dans cette 2ème partie.

    Comme très souvent dans mes dernière lectures je trouve la fin bâclée et convenue

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    Couverture du livre « Lunch-box » de Emilie De Turckheim aux éditions Gallimard

    Joëlle Guinard sur Lunch-box de Emilie De Turckheim

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/02/lunch-box-demilie-de-turckheim.html

    Nous sommes dans les années 80. Sarah, surnommée Jezu, est professeur de chant dans une école primaire franco-américaine à Zion Heights dans le Connecticut, une école où les français expatriés scolarisent...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/02/lunch-box-demilie-de-turckheim.html

    Nous sommes dans les années 80. Sarah, surnommée Jezu, est professeur de chant dans une école primaire franco-américaine à Zion Heights dans le Connecticut, une école où les français expatriés scolarisent leurs enfants. Elle est célèbre pour les spectacles de fin d'année qu'elle organise, ce sont des comédies musicales extravagantes qui font le bonheur de tous.

    Célibataire, elle transporte deux fois par semaine six enfants d'environ huit ans dans son van pour les déposer à l'école. Chaque enfant a son cartable sur le dos et sa lunch-box à la main. " La lunch-box est une bête pleine d’appétit. Elle grogne, elle n’en a jamais assez. Elle provoque chez la mère une pulsion de remplissage. Tout le vertige vient de la forme de la lunch-box : n’oublions pas que c’est une valise. C’est chaque matin la répétition du grand départ. La mère regarde son enfant s’éloigner de la maison et elle espère qu’il ne lui manquera rien. Ni pain ni amour. "

    Un jour, un drame, un accident imprévisible va bouleverser la vie de tous. "Un accident est un problème de tempo. Un décalage. Il aurait suffi d'un battement supplémentaire de métronome pour que nos vies soient sauvées"

    Ce roman est constitué de deux parties, dans la première partie Émilie de Turckheim installe le décor, elle nous présente une petite communauté typiquement américaine qui comprend quelques français expatriés, elle nous offre une plongée dans leur vie tranquille faite de garden-parties entre voisins, d'investissement des mères dans les préparatifs de la fête d'école qui durent autant qu'une grossesse, de la préparation quotidienne des fameuses lunch-box pour leurs enfants, d'absence des pères accaparés par leur travail. Dans la deuxième partie, le ton change, l'histoire monte en puissance après un drame dont je préfère ne rien dire. Émilie de Turckheim y développe les notions de concours de circonstance, d'enchainements aux conséquences fatales et de sentiment de culpabilité. La question lancinante de savoir si le drame aurait pu être évité est en toile de fond, avec des "Et si" l'histoire aurait pu être toute autre.. Elle met aussi en lumière l'étroitesse d'esprit de certains membres de la communauté dont les véritables personnalités se dévoilent après le drame.
    Une histoire émouvante racontée de façon très fluide, un ton qui mêle le léger et le grave avec des scènes qui font sourire alors que d'autres serrent le cœur. Une belle réussite.