Une mort qui en vaut la peine

Couverture du livre « Une mort qui en vaut la peine » de Donald Ray Pollock aux éditions Albin Michel

4

11 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Albin Michel
  • EAN : 9782226322807
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Après Le Diable, tout le temps, couronné par de nombreux prix, Donald Ray Pollock revient avec une fresque grinçante à l'humour très noir.
1917. Quelque part entre la Géorgie et l'Alabama. Le vieux Jewett, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane,... Lire la suite

Après Le Diable, tout le temps, couronné par de nombreux prix, Donald Ray Pollock revient avec une fresque grinçante à l'humour très noir.
1917. Quelque part entre la Géorgie et l'Alabama. Le vieux Jewett, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane, Cob et Chimney, à qui il promet le paradis en échange de leur labeur. À sa mort, inspirés par le héros d'un roman à quatre sous, les trois frères enfourchent leurs chevaux, décidés à troquer leur condition d'ouvriers agricoles contre celle de braqueurs de banque. Mais rien ne se passe comme prévu et ils se retrouvent avec toute la région lancée à leurs trousses. Et si la belle vie à laquelle ils aspiraient tant se révélait pire que l'enfer auquel ils viennent d'échapper ?
Fidèle au sens du grotesque sudiste de Flannery O'Connor, avec une bonne dose de violence à la Sam Peckinpah mâtiné de Tarantino, cette odyssée sauvage confirme le talent hors norme de Donald Ray Pollock.
« Pollock : un croisement entre Faulkner et les frères Coen. » Le Figaro Littéraire

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  • 0.25

    Je l ai lu et gagner super .belle histoire de c est frères et leurs conditions de vies moi je l ai trouver passionnant malgre la durete de certaines choses , dur dur ,mais a decouvrir je vous remercie de votre choix et de mon cadeau

  • 0.05

    Je n'ai pas accroché à cette histoire et je n'ai pas réussi à le terminer.

  • 0.25

    1917, quelque part dans l'Amérique profonde, les frères Cane, Cob et Chimney perdent leur père. Ils décident alors de quitter une vie de misère et, inspirés par le héros d'un roman à deux sous, de se lancer dans des braquages de banque. Rapidement, les trois frères se retrouvent poursuivis par toute la région. Parallèlement à cela, nous suivons les destins de plusieurs autres personnages hauts en couleur, comme le fainéant Eddie, ses parents dépouillés de leurs économies par un escroc, le responsable de l'hygiène Jasper, l'Afro-américain vivant aux crochets des femmes Sugar, le lieutenant Bovard... Les destins de ces personnages, tous à la recherche d'une vie meilleure, ne cessent de se croiser et finissent par se rencontrer dans un final brutale, digne du reste du roman.

    J'avoue que je n'aurais jamais lu ce roman si les lecteurs.com ne me l'avaient pas envoyé... et je serais passée à côté d'une petite pépite. Ce roman noir, à la fois impitoyable, violent et drôle est vraiment bien écrit. La multitude de personnages n'est pas une gêne pour la lecture et renforce le suspense. Bien que tous "dérangés" et un peu malsains, les personnages sont attachants et on en vient à espérer qu'ils s'en sortent, même si tout semble les éloigner du bonheur et du beau destin qu'ils cherchent tant. Le gros point positif de ce roman est cet humour noir omniprésent, à la fois cruel et irrésistible.

    Pour finir, j'ai adoré "Une mort qui en vaut la peine" que je n'ai pas pu lâcher une fois commencé. L'intrigue et le style m'ont rappelé les films des frères Coen et de Quentin Tarantino. Je suis ravie d'avoir découvert Donald RayPollock et je remercie pour cela les lecteurs.com. Merci de me faire découvrir de nouveaux auteurs et de me faire passer tous ces bons moments de lecture.

  • 0.25

    Voilà un livre qui se mérite, il faut un peu s' accrocher tellement il est foisonnant de personnages, de lieux et de situations.
    Mais quel plaisir de découvrir cette Amérique des loosers, des paumés,tellement éloignée des clichés et qui m'a fait penser à celle des films des frères Cohen.
    Je ne connaissais pas cet auteur et je vais me précipiter sur son précédent roman 'le diable,tout le temps"
    Un véritable coup de coeur que je vous conseille !

  • 0.2

    En deçà, me semble-t-il, de cet incroyable livre qu'est "Le diable tout le temps". L'histoire patine quand les frères Jewett franchissent l'Ohio, quand l'alternance des chapitres Frères Jewett / Ellsworth et Eula laisse place à l'arrivée de toute une galerie de personnages dont certains sont à mes yeux de trop (le fils Fiddler accompagné du vieux Johnny, le banquier Saunders...). Mais c'est aussi cela la signature Pollock. L'ensemble reste diantrement enthousiasmant.

  • 0.25

    Quel régal, j'ai savouré chaque ligne de ce roman noir !
    Dans le genre, je crois que Donald Ray Pollock est un maître. Il décrit de façon magistrale les tordus et les loosers dans une Amérique profonde quelque part entre la Géorgie et l'Alabama.

    Dès le premier chapitre nous sommes face à une galerie de portraits incroyables, tous plus barges les uns que les autres.

    Dans cet univers explosif socialement, trois frères (sur)vivent avec leur père avec un salaire de misère en travaillant comme ouvriers agricoles pour un riche propriétaire. Fervent catholique, le père leur promet « le banquet céleste » après leur mort. Mais lorsque celui-ci s'écroule un beau matin, les fils n'ont pas vraiment envie d'attendre la rédemption finale et décident de suivre une autre voie en devenant pilleurs de banques.

    Le chemin des trois frères sera parsemé de rencontres improbables avec des personnages secondaires épiques, tel Jasper encombré d'un sexe surdimensionné que le pauvre garçon n'a jamais pu utiliser normalement.
    J'ai eu aussi une tendresse particulière pour Sugar, un noir tellement fier de son couvre-chef, un superbe chapeau melon.

    Tous se retrouvent à « La grange aux putes », le bordel local pour se bagarrer, se saouler et nous entraîner dans une ronde infernale.

    Dès les premières lignes, ce livre est addictif, j'ai eu du mal à le lacher, ne sachant pas où l'auteur allait m'emmener.

    C'est drôle, cruel, irrévérencieux, triste, mais c'est surtout un grand bonheur de lecture.

    « Une mort qui en vaut la peine » est vraiment un livre qui en vaut la peine.
    J'ai adoré.

  • 0.2

    Je n'ai pas su résister ! A peine achevé Le diable, tout le temps, j'ai eu très très envie de retrouver l'atmosphère poisseuse de cette Amérique des tordus et des loosers que décrit si bien DJ Pollock ! Bien que happée par l'intrigue dès les premiers chapitres, j'ai pris tout mon temps pour découvrir ce roman et la vie de ces 3 frères dans le sud-est des USA.

    Voila une Amérique qui ne ferait rêver personne, celle d'avant le progrès technique, à l'époque des balbutiements de l'ère industrielle, celle des dégénérés, tordus, consanguins (le genre qu'on imaginerait volontiers voter pour Trump aujourd'hui !!).

    C'est une galerie de portraits pas piqués des vers, tous les personnages sont plus tarés les uns que les autres, tous un peu perchés ! Entre le souteneur de la Grange aux Putes, l'affreux barman qui collectionne les canines dans un bocal, le vieil ermite qui suit un oiseau blanc, le vieil Ellsworth dont le fils Eddie s'est sauvé après avoir tué le chat, le soldat Bovard qui découvre son homosexualité, ou Jasper l'inspecteur sanitaire qui sonde les WC, jusqu'aux fameux trois frères Jewett, en cavale après la mort de leur père, des héros branquignols, pieds-nickelés, encore pire que les Dalton ! Cane l'intello (qui finit par lire Shakespeare), Chimney le roublard et Cob le demeuré, tous aussi attachants !

    C'est réjouissant (qu'est-ce que j'ai ri parfois !), c'est salace (ma bonne dame, dans ce roman, on appelle les choses par leur nom, et pas le plus littéraire ni le plus distingué), c'est tout à la fois cocasse et triste : un drôle de portrait de cette Amérique rurale qui n'empêche heureusement pas l'empathie et la tendresse !

    Si le bouquin peut sembler longuet par moments, il foisonne de personnages qu'il aurait été dommage de ne pas mettre en scène, parce qu'ils finissent évidemment tous par se rencontrer dans les derniers chapitres.
    C'est un incroyable roman, peut-être pas aussi fort que Le diable tout le temps mais je me suis régalée !

  • 0.15

    Ça y est, je l’ai fini ! Je ne pousse pas un ouf de soulagement mais presque… (Oh, là, là, je sens que je vais me faire des ennemis au vu des critiques dithyrambiques que j’ai lues sur ce livre !)
    Ce que je lui reproche ? Ses digressions constantes (notamment des portraits très détaillés de personnages archi archi secondaires) qui cassent le rythme, ralentissent considérablement la dynamique de l’histoire et finissent par perdre et lasser le lecteur, enfin moi en tout cas. Cela dit, le procédé est un peu moins systématique vers la fin.
    Je pense sincèrement que ce roman aurait gagné en force, en intensité en étant plus court, plus resserré sur les principaux personnages auxquels, il faut bien l’avouer, on finit tout de même par s’attacher. C’est dommage car je pense qu’il eût été facile de redresser la barre afin de ne garder que le meilleur.
    Car du bon, da ns ce livre, il y en a !
    Nous sommes en 1917, « le long de la frontière entre la Géorgie et l’Alabama », un vieil homme, ouvrier agricole, nommé Pearl Jewett, meurt misérablement en laissant ses trois fils : Cane, Cob et Chimney.
    Vivant, leur père n’a cessé de leur répéter, afin de leur donner le courage de trimer indéfiniment sans être payés, que les derniers sur terre, les plus miséreux, seraient, au royaume de Dieu, les mieux placés au « banquet céleste ». Le titre original de l’œuvre est d’ailleurs : The heavenly table. (Contrairement à l’auteur, je le préfère au titre français.)
    Les garçons, influencés par les aventures de l’unique livre qu’on leur a lu lorsqu’ils étaient enfants : La Vie et les Aventures de Bloody Billl Bucket de Charles Foster Winthrop III, la faim au ventre et l’envie d’en découdre avec l’existence, décident de prendre leur vie en main et se lancent comme des bleus dans des braquages de banques plus ou moins foireux qui donnent plus à rire qu’à pleurer. Le western n’est vraiment pas loin…
    On suivra ainsi les trois frères Dalton portant salopette et chapeau de cow-boy, antihéros en goguette, gros naïfs pas méchants mais finalement dangereux, dans leur course folle à travers l’Est des Etats-Unis en remontant vers le Canada, poursuivis qu’ils sont par tous les chasseurs de primes qui veulent gagner la belle récompense promise à qui capturera cette horde semant la terreur. Une mort qui en vaut la peine est l’histoire de la cavale infernale du gang le plus recherché d’Amérique : le gang Jewett.
    C’est toute une galerie de personnages hauts en couleur, complètement loufoques que l’on découvre à travers des portraits extraordinaires, une espèce de fresque de l’Amérique : de l’illuminé de service, ermite bien déjanté qui suit un oiseau depuis cinquante ans, à l’inspecteur des latrines, Jasper Cone, en passant par Sugar, personnage au nom de poney (à vous de découvrir l’origine de son nom…) coiffé d’un chapeau melon ou bien par un lieutenant fou du récit que fait Thucydide de la première invasion de l’Attique dans La Guerre du Péloponnèse. Personnages nombreux dont les destins vont plus ou moins se croiser un jour, pour le meilleur ou pour le pire.
    Avec Pollock, on est clairement dans l’univers de la bande-dessinée, de la caricature, du grotesque. Le trait est grossi, rien ne nous est épargné : tout est noir, cru, vif, brutal. On baigne dans le sang, le vomi et la merde (employons les mots employés). C’est l’Amérique profonde que l’on découvre : pauvreté, racisme, violence, misère, alcool, prostitution et, au loin, on entend les échos des combats qui meurtrissent l’Europe tandis que les Etats-Unis s’apprêtent à entrer en guerre.
    C’est tragique et drôle à la fois, terrible et à hurler de rire, si l’on aime l’humour noir et le rire jaune. Un vrai théâtre baroque et burlesque qui touche parfois même à l’absurde.
    Dommage que tout cela traîne en longueur et que l’on se perde dans des détails, selon moi, inutiles qui surchargent le propos et gâchent le plaisir de la lecture car c’est indéniablement un roman plein de qualités.

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.25

    Enfin ! Le nouveau Donald Ray Pollock est arrivé ! Depuis que j’ai découvert « Le diable, tout le temps » grâce au magazine LIRE qui l’avait nommé meilleur livre de l’année 2012, j’attendais avec impatience son nouvel opus. Ce premier roman avait été pour moi une révélation et je plaçais depuis cet auteur dans mes incontournables. Alors est-ce que ce retour a tenu toutes ses promesses ?

    Dès les premières lignes, le style fait mouche. Avec sa plume à la fois exigeante, travaillée et efficace, Donal Ray Pollock m’a tout de suite capté. Et me voilà entraîné dans une nouvelle épopée débridée qu’il manie si bien. Comme d’habitude, l’atmosphère est sombre et les personnages atypiques. Car cet auteur s’intéresse aux miséreux comme personne. On entre au fin fond des terres pour découvrir la vie de prolétaires, de ceux qui n’ont pas eu de chance. On suit le destin de ces losers dont les seuls objectifs se résument à la bouffe, l’argent, la baise et la baston. Tout ce petit monde se croise dans des scènes cocasses où leurs plus bas instincts prennent le dessus. Mais même si leur comportement m’a très souvent consterné, l’auteur sait les rendre attachants dans leur naïveté et dans leur maladresse.

    Ce deuxième roman est une réussite. Donald Ray Pollock a de nouveau fait parlé son génie. Il nous offre un western de paumés, qui est aussi passionnant que délirant. Un peu moins violent et sauvage que son prédécesseur, avec un peu plus de lumière, « Une mort qui en vaut la peine » est une aventure qui allie action, humour, sentiments et réflexions, pour mettre à jour la vie chaotique des petites communautés oubliées.
    Oui, Donald Ray Pollock confirme son statut. Il prouve, s’il était besoin, qu’il est bien un des grands auteurs contemporains de romans noirs. Je vous recommande donc fortement ce petit bijou poisseux dans lequel il fait preuve d’une grande maîtrise. C’est jouissif et comme moi, vous en redemanderez !

  • 0.1

    La présentation ajoute : « Fidèle au sens du grotesque sudiste de Flannery O’Connor, avec une bonne dose de violence à la Sam Peckinpah mâtiné de Tarantino, cette odyssée sauvage confirme le talent hors norme de Donald Ray Pollock. » Sauf que ça fait un peu trop de monde pour un seul livre, et que j’ai décroché à mi-parcours.

    L’histoire de départ était intéressante : ces trois frères qui veulent imiter le héros de leur enfance.

    Mais très vite, des personnages secondaires font leur apparition, sur des chapitres entiers.

    Le sexe, tarifé ou non, devient vite omniprésent. Sans oublier le caca avec le préposé municipal au curage des égouts.

    Je n’ai pas vu où l’auteur voulait en venir.

    Tant pis.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du banquet céleste que promet le père à ses trois fils, faute de pouvoir les nourrir ici bas.

    http://alexmotamots.fr/?p=2299

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