Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Une femme en contre-jour

Couverture du livre « Une femme en contre-jour » de Gaelle Josse aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

Alors qu'elle vient de décéder, à 83 ans, dans le plus grand anonymat, les photos de Vivian Maier, pleines d'humanité et d'attention envers les démunis et les perdants du rêve amé- ricain, sont retrouvées par hasard dans des cartons oubliés au fond d'un garde-meuble de la banlieue de Chicago.... Voir plus

Alors qu'elle vient de décéder, à 83 ans, dans le plus grand anonymat, les photos de Vivian Maier, pleines d'humanité et d'attention envers les démunis et les perdants du rêve amé- ricain, sont retrouvées par hasard dans des cartons oubliés au fond d'un garde-meuble de la banlieue de Chicago. Elle n'aura donc pas connu la célébrité, ni l'engouement plané- taire qui accompagne aujourd'hui son travail d'artiste. Elle a mené une vie de solitude et de pauvreté, lestée de lourds secrets familiaux et d'épreuves. Personnalité complexe et parfois déroutante, femme libre et perdante magnifique dont le destin s'écrit entre la France et l'Amérique, elle avait choisi de vivre les yeux grands ouverts.
Vivian Maier, une femme en contre-jour est le portrait de cette invisible, photographe de génie qui n'a pas vu la plupart de ses photos et qui, pour payer son loyer, gardait des enfants.
Une Américaine d'origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago et nostalgique de son enfance heureuse passée dans les Hautes-Alpes.

Donner votre avis

Articles (1)

Avis (31)

  • Une parfaite écriture.
    Cependant, cette biographie de Vivian Maier est peu fournie d'éléments de sa vie. Une femme floue et invisible, effectivement

    Une parfaite écriture.
    Cependant, cette biographie de Vivian Maier est peu fournie d'éléments de sa vie. Une femme floue et invisible, effectivement

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Vivian Maier ? Vous m'avez bien dit Vivian Maier ? Mais qui est-ce ? Elle s'appelle donc Vivian Maier, gagnait sa vie comme garde d'enfants. Une femme au destin atypique et déchirante, morte à l'âge de 83 ans dans l'anonymat total.

    C'est cette nounou dont on a découvert après sa mort, par le...
    Voir plus

    Vivian Maier ? Vous m'avez bien dit Vivian Maier ? Mais qui est-ce ? Elle s'appelle donc Vivian Maier, gagnait sa vie comme garde d'enfants. Une femme au destin atypique et déchirante, morte à l'âge de 83 ans dans l'anonymat total.

    C'est cette nounou dont on a découvert après sa mort, par le plus grand des hasards les milliers de photos qu'elle avait prises au cours d'une vie dans les rues de Chicago, de New York et d'ailleurs..

    Qui de mieux pour nous faire vivre de destin que Gaëlle Josse ! L'auteure fidèle à sa plume vibrante, limpide, imagée qui envoute a chaque nouveau roman se fait à nouveau enquêtrice pour Vivian Maier.

    Déroulé d'une vie misérable, d'une famille partagée entre ancien et Nouveau continent. Une vie de solitude, d'épreuves, de pauvreté. Gaëlle Josse nous offre une biographie fascinante distillée avec subtilité sur une artiste incomprise.

    Les clichés signés Vivian Maier racontent une Amérique au bord de l'étouffement, une Amérique cruelle envers les perdants du rêve américain.

    "Une femme à contre-jour" est un roman attachant d'un destin troublant sous la forme d'un halo de clair-obscur que Gaëlle Josse superpose à son propre regard de femme. Un récit qui pose cependant des questions sur le sort des parcours atypique et la place des femmes dans l'histoire de l'art.

    La découverte d'une artiste talentueuse et la redécouverte d'une auteure qui tient une place importante dans mon coeur. Merveilleuse lecture, encore une nouvelle fois du grand Gaëlle Josse !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Nous avons découvert Vivan Maier il y a quelques années quand ARTE a diffusé un documentaire racontant l'histoire de ce lot de photos acheté par hasard par John Maloof qui recueillait des documents pour écrire un livre sur Chicago.

    L'année dernière, nous avons eu la chance de voir une...
    Voir plus

    Nous avons découvert Vivan Maier il y a quelques années quand ARTE a diffusé un documentaire racontant l'histoire de ce lot de photos acheté par hasard par John Maloof qui recueillait des documents pour écrire un livre sur Chicago.

    L'année dernière, nous avons eu la chance de voir une exposition de ses photos à Paris, à la Galerie Les douches.

    Alors, quand j'ai découvert ce roman sur les rayons d'une librairie électronique, je n'ai pas hésité ! 

    J'ai apprécié redécouvrir l'histoire de cette femme qui avait la passion de la photo et qui a été cette documentariste du quotidien, de ce qui est généralement oublié ou caché et qui n'a malheureusement connu la gloire qu'après sa mort.

    Une enfance difficile, une douloureuse histoire familiale faite d'aller-retours entre la France et les Etats-Unis à une époque où ce n'était pas facile. 

    La plume douce et bienveillante de Gaëlle Josse dépeint cette vie rude, cet atatchement à certains de ces enfants dont Vivian Maier était la nounou. 

    Une plongée dans les racines familiales de l'artiste, dans les archives du village dont sa famille était originaire, ont permis de produire un ouvrage précis ...qui donne envie de se replonger dans l'œuvre photographiée dont on peut heureusement découvrir une grande partie sur le site internet qui lui est dédié :)

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Quel mystère s’abrite derrière ces montagnes de rouleaux de pellicules et de photos découverts dans un garde meuble de la banlieue de Chicago et qui sont vendus aux enchères en 2007 ? C’est ce que cherche à savoir John Maloof, ce jeune agent immobilier qui vient d’acquérir l’un des lots pour...
    Voir plus

    Quel mystère s’abrite derrière ces montagnes de rouleaux de pellicules et de photos découverts dans un garde meuble de la banlieue de Chicago et qui sont vendus aux enchères en 2007 ? C’est ce que cherche à savoir John Maloof, ce jeune agent immobilier qui vient d’acquérir l’un des lots pour quatre cent dollars. Il y a là des milliers de photos, de pellicules, de films, des milliers de planche- contact.

    A force de recherche, de temps passé à présenter quelques photos sur les sites de collectionneurs, et grâce à un nom tout juste esquissé sur une enveloppe, il remonte jusqu’à Vivian Maier.
    Elle était nurse, vient de décéder à quatre-vingt-trois ans, dans l’anonymat le plus complet et dans la misère. Trois des enfants dont elle s’est occupée dans sa carrière se sont chargé de ses funérailles. Un début de piste pour Maloof dans cette chasse au trésor qui va lui permettre de faire naitre aux yeux du monde cette grande photographe au talent indiscutable. Pourtant de son vivant elle a vu très peu de ses propres photos, car développer de l’argentique coûtait particulièrement cher, elle ne pouvait se le permettre.
    Vivian a une enfance bien peu sereine, entre France et États-Unis, puis retour vers le nouveau monde où elle passera une vie bien solitaire et exercera le métier de nurse pour enfants. Une activité qui lui laissera toute latitude et opportunité de photographier à satiété tout ce qui l’entoure, hommes, femmes, enfants, rues, paysages, le quotidien d’une Amérique ordinaire mais qui devient passionnante sous son regard affuté.
    Le roman-biographie de Gaëlle Josse est une belle réussite. S’il est parfois un peu froid car factuel, il est toujours empathique, émouvant et sincère
    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/07/22/une-femme-en-contre-jour-gaelle-josse/

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Les photographies réalisées sa vie durant par Vivian Maier, Américaine d’origine française et autrichienne née en 1926, n’ont été découvertes qu’après sa mort, tout à fait par hasard. Désormais au panthéon des plus grands photographes de son siècle, cette gouvernante d’enfants issue d’un milieu...
    Voir plus

    Les photographies réalisées sa vie durant par Vivian Maier, Américaine d’origine française et autrichienne née en 1926, n’ont été découvertes qu’après sa mort, tout à fait par hasard. Désormais au panthéon des plus grands photographes de son siècle, cette gouvernante d’enfants issue d’un milieu modeste, voire misérable, grandie sans amour auprès d’une mère dysfonctionnelle, mena une existence solitaire et étrangement libre pour l’époque, centrée sur l’obsession de sa collection d’images qu’elle n’a jamais cherché à faire connaître, qu’elle n’a parfois même jamais vues elle-même, faute de moyens suffisants pour développer ses plaques et pellicules. Elle a laissé la trace de son regard sur le monde et sur elle-même, au travers de scènes de rues croquées sur le vif où elle s’intéresse aux failles de ses sujets, souvent marginaux et laissés-pour-compte, et d’auto-portraits sans coquetterie où elle ne se profile que sous la forme d’ombres ou de reflets. Son personnage reste un mystère, que Gaëlle Josse tente d’approcher au travers de son histoire, étonnante à plus d’un titre, et qu’elle nous restitue fidèlement, avec sensibilité et élégance.

    Ce qui frappe chez Vivian Maier est sa volonté de ne pas exister et de s’effacer, qui la fait se transformer en témoin quasi invisible, en regard qui traverse le monde sans se donner le droit d’y laisser sa marque ni d’y devenir quelqu’un : dans ses images d’êtres souvent misérables et marqués par la vie, ces invisibles anonymes qui la fascinent, on est tenté de voir une projection d’elle-même, elle qui assiste au naufrage de ses proches dans le dénuement, la violence, les addictions et la folie, et qui, privée d’amour dans une famille où chaque naissance engendre honte et rejet, ne se reconnaît aucune valeur et préfère se faire discrète pour moins souffrir.

    Au fur et à mesure que l’on devine les failles de la personnalité de Vivian, que certains témoignages viennent même teinter d’une suspicion de pathologie quasi psychiatrique, l’on perçoit aussi l’importance vitale qu’a pu revêtir pour elle la prise quotidienne d’images. Loin d’un hobby, la photographie est chez elle un acte salvateur, un moyen qui lui permet sans doute, inconsciemment, d’exprimer et de mettre à distance sa souffrance, de vivre sous la protection de reflets qui la dévoilent et la masquent en même temps. L’appareil-photo de Vivian devient une sorte d’instrument de camouflage, qui en la transformant en miroir réfléchissant, lui permet d’exister au travers de ses sujets, sécurisée par son invisibilité.

    L’on ne peut désormais plus que s’émouvoir de la trace fantomatique laissée par cette artiste, et frémir à l’idée que son œuvre aurait bien pu disparaître corps et bien avec elle.

    Gaëlle Josse a donné à son récit un équilibre parfait : sans ajouter aux prédispositions romanesques de cette biographie, avec fidélité, sobriété et discrétion, elle réussit à faire revivre cette femme et son histoire de façon crédible et vivante, dans un style élégant, sensible et soigné qui hypnotise de la première à la dernière ligne. Il ne reste plus ensuite qu’à courir découvrir les clichés de Vivian Maier, et à éternellement s’interroger sur la manière dont elle aurait considéré sa notoriété posthume. Coup de coeur.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Elle a toujours de bonnes idées Gaëlle Josse.
    Celle de nous raconter la vie de Vivian Maier en est une nouvelle.
    Vivian Maier était une américaine d’origine française.
    Enfance chaotique, parents défaillants.
    Elle vivra en occupant la fonction de nurse, mais surtout, elle prendra tout au long...
    Voir plus

    Elle a toujours de bonnes idées Gaëlle Josse.
    Celle de nous raconter la vie de Vivian Maier en est une nouvelle.
    Vivian Maier était une américaine d’origine française.
    Enfance chaotique, parents défaillants.
    Elle vivra en occupant la fonction de nurse, mais surtout, elle prendra tout au long de sa vie des milliers et des milliers de photos entassées dans des cartons.
    Un homme achètera ces cartons à une vente aux enchères, découvrant ainsi la richesse de ces photos.
    L’histoire n’est pas vraiment romancée et ça me gênait un peu de ne pas ressentir d’émotion particulière en lisant.
    Mais, en allant sur le site de Vivian Maier et en continuant mes recherche sur internet, j’ai été sidérée, ébahie par la variété et la beauté de ces photos.
    Et j’ai compris et admiré la démarche de Gaëlle Josse.
    Comment cette femme à priori insignifiante, venant d’un milieu plutôt défavorisé, a-t-elle pu déployer un tel talent photographique ?
    Mais aussi pourquoi ne les a-t-elle jamais présentées à personne ?
    Il semble qu’elle photographiait compulsivement, comme si c’était une nécessité vitale, comme elle respirait.
    Et qu’elles sont belles ses photos !
    Des visages incroyables, des plans magnifiques, des effets d’optique dignes des plus grands photographes.
    Merci à Gaëlle Josse de nous avoir permis de nous les avoir fait connaitre et d’avoir rendu un si bel hommage à Vivian Maier.
    Cette femme en contre jour a la même passion que La femme révélée de Gaëlle Nohant.
    Deux Gaëlle de grand talent.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Un bonheur de retrouver l’écriture de cette auteure et l’histoire d’une vie racontée grâce aux extraordinaires photos oubliées de Vivian Maier... Quelle biographie! Et bien sûr merveilleusement racontée par Gaëlle Josse tout en délicatesse et subtilité ...

    Un bonheur de retrouver l’écriture de cette auteure et l’histoire d’une vie racontée grâce aux extraordinaires photos oubliées de Vivian Maier... Quelle biographie! Et bien sûr merveilleusement racontée par Gaëlle Josse tout en délicatesse et subtilité ...

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Il aura fallu la ténacité d’un homme, John Maloof, qui trouva par hasard ses photos au fond d’un garde-meuble, pour rendre toute sa place à Vivian Maier. Partant de cette découverte fondamentale, Gaëlle Josse nous raconte dans ce livre à la fois frustrant et magnifique la vie de l’une des plus...
    Voir plus

    Il aura fallu la ténacité d’un homme, John Maloof, qui trouva par hasard ses photos au fond d’un garde-meuble, pour rendre toute sa place à Vivian Maier. Partant de cette découverte fondamentale, Gaëlle Josse nous raconte dans ce livre à la fois frustrant et magnifique la vie de l’une des plus grandes photographes, injustement méconnue et qui ne profita pas de l’engouement provoqué par son œuvre, survenu après sa mort.

    Vivian est fille du rêve américain du début du XXème siècle, petite-fille et fille d’immigrés européens. Sa mère est française, son père est hongrois. Un rêve qui virera au cauchemar pour la famille, contraignant la mère de Vivian à un retour peu glorieux en France, abandonnant son fils aîné, Charles, au passage. Avant de revenir aux États-Unis, avec Vivian toujours dans ses bagages.
    De cette enfance chaotique, Vivian Maier a certainement tiré son besoin de mettre en lumière des anonymes et les plus démunis dans ses portraits photographiques.

    Gaëlle Josse nous dresse un portrait tout en délicatesse d’une femme discrète mais habitée par son art et son besoin de poser son regard plein d’empathie sur les perdants de l’Amérique comme un écho à son histoire familiale.
    Ce livre n’est pas à proprement parler une biographie car Vivian la secrète n’a laissé que peu d’indices ou de traces. Gaëlle Josse n’invente pas non plus ce qu’elle ne sait pas, ne romance pas cette vie dédiée à la photographie. A peine connaît-on quelques détails sur ses parents, ses grands-mères et son frère. Quelques informations sur les familles dans lesquels elle exercera le métier de nurse et ses voyages. D’où le côté légèrement frustrant de ce livre dans lequel on reste en surface alors que j’aurais tant aimé entrer dans le détail de la vie et du travail de Vivian Maier. Et notamment comprendre pourquoi elle n’a pas tenté de montrer ses photos à quelqu’un.

    Mais ce qui se raconte ici, et plus encore ce qui est tu, dessine le portrait touchant d’une femme entièrement habitée par son art.
    C’est aussi l’histoire d’une femme libre et déterminée mais qui semble terriblement seule jusqu’à la fin de sa vie. Un portrait flou qui incite à en chercher plus pour mieux comprendre l’œuvre à travers la femme, et inversement.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.