Une femme en contre-jour

Couverture du livre « Une femme en contre-jour » de Gaelle Josse aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

Alors qu'elle vient de décéder, à 83 ans, dans le plus grand anonymat, les photos de Vivian Maier, pleines d'humanité et d'attention envers les démunis et les perdants du rêve amé- ricain, sont retrouvées par hasard dans des cartons oubliés au fond d'un garde-meuble de la banlieue de Chicago.... Voir plus

Alors qu'elle vient de décéder, à 83 ans, dans le plus grand anonymat, les photos de Vivian Maier, pleines d'humanité et d'attention envers les démunis et les perdants du rêve amé- ricain, sont retrouvées par hasard dans des cartons oubliés au fond d'un garde-meuble de la banlieue de Chicago. Elle n'aura donc pas connu la célébrité, ni l'engouement plané- taire qui accompagne aujourd'hui son travail d'artiste. Elle a mené une vie de solitude et de pauvreté, lestée de lourds secrets familiaux et d'épreuves. Personnalité complexe et parfois déroutante, femme libre et perdante magnifique dont le destin s'écrit entre la France et l'Amérique, elle avait choisi de vivre les yeux grands ouverts.
Vivian Maier, une femme en contre-jour est le portrait de cette invisible, photographe de génie qui n'a pas vu la plupart de ses photos et qui, pour payer son loyer, gardait des enfants.
Une Américaine d'origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago et nostalgique de son enfance heureuse passée dans les Hautes-Alpes.

Donner votre avis

Articles (1)

Avis (24)

  • Il aura fallu la ténacité d’un homme, John Maloof, qui trouva par hasard ses photos au fond d’un garde-meuble, pour rendre toute sa place à Vivian Maier. Partant de cette découverte fondamentale, Gaëlle Josse nous raconte dans ce livre à la fois frustrant et magnifique la vie de l’une des plus...
    Voir plus

    Il aura fallu la ténacité d’un homme, John Maloof, qui trouva par hasard ses photos au fond d’un garde-meuble, pour rendre toute sa place à Vivian Maier. Partant de cette découverte fondamentale, Gaëlle Josse nous raconte dans ce livre à la fois frustrant et magnifique la vie de l’une des plus grandes photographes, injustement méconnue et qui ne profita pas de l’engouement provoqué par son œuvre, survenu après sa mort.

    Vivian est fille du rêve américain du début du XXème siècle, petite-fille et fille d’immigrés européens. Sa mère est française, son père est hongrois. Un rêve qui virera au cauchemar pour la famille, contraignant la mère de Vivian à un retour peu glorieux en France, abandonnant son fils aîné, Charles, au passage. Avant de revenir aux États-Unis, avec Vivian toujours dans ses bagages.
    De cette enfance chaotique, Vivian Maier a certainement tiré son besoin de mettre en lumière des anonymes et les plus démunis dans ses portraits photographiques.

    Gaëlle Josse nous dresse un portrait tout en délicatesse d’une femme discrète mais habitée par son art et son besoin de poser son regard plein d’empathie sur les perdants de l’Amérique comme un écho à son histoire familiale.
    Ce livre n’est pas à proprement parler une biographie car Vivian la secrète n’a laissé que peu d’indices ou de traces. Gaëlle Josse n’invente pas non plus ce qu’elle ne sait pas, ne romance pas cette vie dédiée à la photographie. A peine connaît-on quelques détails sur ses parents, ses grands-mères et son frère. Quelques informations sur les familles dans lesquels elle exercera le métier de nurse et ses voyages. D’où le côté légèrement frustrant de ce livre dans lequel on reste en surface alors que j’aurais tant aimé entrer dans le détail de la vie et du travail de Vivian Maier. Et notamment comprendre pourquoi elle n’a pas tenté de montrer ses photos à quelqu’un.

    Mais ce qui se raconte ici, et plus encore ce qui est tu, dessine le portrait touchant d’une femme entièrement habitée par son art.
    C’est aussi l’histoire d’une femme libre et déterminée mais qui semble terriblement seule jusqu’à la fin de sa vie. Un portrait flou qui incite à en chercher plus pour mieux comprendre l’œuvre à travers la femme, et inversement.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Cette femme en contre-jour c’est Vivian Maier (1er février 1926-21 avril 2009) nounou-photographe.
    Sa vie aurait pu se résumer à cette seule phrase, deux dates, une fonction et l’oubli au bout de la route…
    Il en a fallu des hasards et de l’opiniâtreté pour la sortir de l’ombre.
    « Sous le ciel...
    Voir plus

    Cette femme en contre-jour c’est Vivian Maier (1er février 1926-21 avril 2009) nounou-photographe.
    Sa vie aurait pu se résumer à cette seule phrase, deux dates, une fonction et l’oubli au bout de la route…
    Il en a fallu des hasards et de l’opiniâtreté pour la sortir de l’ombre.
    « Sous le ciel blanc de ces derniers jours de décembre, les goélands argentés et les canards cisaillent l’air en piaillant au-dessus du lac Michigan gelé. Une femme âgée, très âgée, les suit du regard. Elle est sortie malgré le froid, malgré la neige qui enserre la ville dans son emprise depuis de longues semaines. Elle est venue s’asseoir, comme chaque jour, sur ce banc, son banc, face au lac. Pas trop longtemps, impossible de rester immobile par un tel froid. Ses pensées sont emmêlées, agitées comme le vol des oiseaux au-dessus du lac gelé qui cherchent des eaux encore libres de glace. Ce lac, comme une mer. On ne voit pas l’autre rive. Et si c’était la mer ? Peut-être le souvenir de quelques bateaux lui revient-il fugitivement en mémoire. Mais comment savoir, car tout vacille. »
    Dans ces quelques lignes, tout est là, sous nos yeux, le drame de la vieillesse et de la solitude.
    L’histoire d’une petite fille née au mauvais moment, au mauvais endroit, une vie diffractée pour toujours.
    Bien sûr il y a eu, heureusement, sa grand-mère maternelle, la courageuse Eugénie, les amies de cette dernière Jeanne Bertrand, photographe et Berthe Lindenberger.
    Le lecteur ne peut que dire merci aux trois frères Gensburg, dont elle s’est occupée durant 17 années, sûrement les plus belles de sa vie et qui ne l’ont pas oubliée. Ils l’ont sauvée de la rue, de la misère de la vieillesse alliée à la pauvreté. Elle a eu un toit et une fin de vie digne.
    Puis le hasard nous offre à nous le privilège de découvrir son œuvre, car il s’agit bien de cela, l’œuvre d’une vie grâce à John Maloof.
    Issue d’une famille dysfonctionnelle, Vivian Maier s’est tenu à l’écart de tout vie familiale et sociale, par peur de reproduire ?
    On ne le saura jamais, mais elle a passé sa vie à photographier les gens en marge, les exclus, les oubliés au bord de la vie. Elle a mis des visages sur ce monde-là, encore et toujours comme une antienne.
    Gaëlle Josse a su nous dire la vie de Vivian Maier, vie en ombres chinoises, elle révèle mais n’interprète pas.
    Comme son modèle, avec son art des mots elle fige des moments pour faire émerger cette existence, sans envelopper ou adoucir.
    Elle conte l’envers du rêve américain, dont Vivian Maier est un maillon, comme ceux qu’elle a immortalisé sur ces milliers de photos.
    Une énigme, sans aucun doute.
    Une fois de plus je suis éblouie par l’art des mots que sait si bien façonner Gaëlle Josse. Une écriture qui se reconnaît d’emblée. Un regard en mots. Des textes courts mais dont jamais en refermant un livre, le lecteur ne ressent le manque. A une époque où les auteurs étirent leur récit, cette économie de mots est salutaire.
    Car il en faut du talent pour faire ressortir l’essentiel, le vital dans un récit sans délayer, savoir le mot juste à sa juste place. Un art qui s’apparente à celui de la photographe Vivian Maier.
    En refermant ce livre la lectrice que je suis est émue et troublée, elle se dit que ces deux femmes se sont rencontrées, par-delà l’infini.
    « Vivian Maier, originaire de France et fière de l’être, résidant à Chicago de puis cinquante ans, est morte paisiblement lundi. Seconde mère de John, Lane et Matthew. Cet esprit libre a apporté une touche de magie dans la vie de tous ceux qui l’ont connue. Toujours prête à donner un conseil, à exprimer ses opinions ou à tendre une main secourable. Critique de cinéma et photographe extraordinaire. Cette personne vraiment unique nous manquera beaucoup, mais nous nous souviendrons toujours de sa longue et formidable vie. » Signé les frères Gensburg.
    Vivian Maier est vivante.
    Un libre bouleversant par l’histoire qu’il raconte mais surtout par la forme donnée par l’auteur, le choix des mots, les scènes révélées, les morceaux de vie qui resteront toujours dans l’ombre, les pourquoi qui resteront sans réponse. Une vie en noir et blanc.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 28 juillet 2019.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Quel plaisir de lecture que ce court texte de Gaëlle Josse!
    Je connaissais un peu le travail de Vivian Maier par ses photos de rue mais rien de cette étrange femme, obsessionnelle semble-t-il, son appareil photo vissé à son cou. Chaque jour, au hasard de ses promenades, elle fixait sur ses...
    Voir plus

    Quel plaisir de lecture que ce court texte de Gaëlle Josse!
    Je connaissais un peu le travail de Vivian Maier par ses photos de rue mais rien de cette étrange femme, obsessionnelle semble-t-il, son appareil photo vissé à son cou. Chaque jour, au hasard de ses promenades, elle fixait sur ses pellicules le quotidien et a laissé un nombre incalculable de négatifs dont une grande partie qu’elle n’a jamais vu faute d’argent pour les faire tirer.
    La belle écriture de Gaëlle Josse a su nous rendre vivante la photographe restée très secrète malgré ses innombrables autoportraits souvent dénués d’expression. C’est avec délicatesse qu’elle retrace l’enfance et la jeunesse de Vivian périodes bien déstabilisantes qui peuvent expliquer l’étrangeté de la femme adulte.
    Un beau mais trop court texte qui a le mérite de donner envie de se précipiter à la recherche de clichés de Vivian Maier nombreux sur le net.
    Merci à Corinne de la librairie de Soulac d’avoir conseillé ce livre. Si je peux je passerai la voir cet été. Et bien-sur merci à lecteurs.com qui me l’a envoyé.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Une femme en contre-jour
    Gaëlle Josse
    Editions Notabilia
    mars 2019
    160 pages
    ISBN 9782882505682


    4ème de couverture :
    « Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants.
    Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de...
    Voir plus

    Une femme en contre-jour
    Gaëlle Josse
    Editions Notabilia
    mars 2019
    160 pages
    ISBN 9782882505682


    4ème de couverture :
    « Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants.
    Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos.
    Une Américaine d’origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d’enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s’ancrer et de trouver une famille.
    Son œuvre, pleine d’humanité et d’attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard – une histoire digne des meilleurs romans – dans des cartons oubliés au fond d’un garde-meuble de la banlieue de Chicago.
    Vivian Maier venait alors de décéder, à quatre-vingt-trois ans, dans le plus grand anonymat. Elle n’aura pas connu la célébrité, ni l’engouement planétaire qui accompagne aujourd’hui son travail d’artiste.
    Une vie de solitude, de pauvreté, de lourds secrets familiaux et d’épreuves ; une personnalité complexe et parfois déroutante, un destin qui s’écrit entre la France et l’Amérique.
    L’histoire d’une femme libre, d’une perdante magnifique, qui a choisi de vivre les yeux grands ouverts.
    Je vais vous dire cette vie-là, et aussi tout ce qui me relie à elle, dans une troublante correspondance ressentie avec mon travail d’écrivain. »
    G.J.

    Dix ans après la mort de Vivian Maier, Gaëlle Josse nous livre le roman d’une vie, un portrait d’une rare empathie, d’une rare acuité sur ce destin troublant, hors norme, dont la gloire est désormais aussi éclatante que sa vie fut obscure.
    ========================

    Pour photographier en contre-jour, le photographe doit être face au soleil et le sujet éclairé par l’arrière, de sorte qu’il y a comme une sorte de halo autour du sujet. Gaëlle Josse a voulu donner à Vivian Maier cet aura de lumière et nous faire découvrir une photographe qui a su capturer l’air de son temps avec génie.
    Vivian Maier, née en 1828 sur le sol américain, d’une mère française et d’un père américain, est abandonnée par sa mère, élevée par sa grand-mère maternelle en Savoie, plusieurs fois ballottée entre les deux pays. Elle finit par poser ses valises aux États-Unis. Son besoin de liberté la pousse à quitter sa mère pour voler de ses propres ailes et devenir nurse pour familles aisées.
    Dans son métier de nounou, elle ne quitte jamais son appareil photo. Nous sommes dans les années cinquante-soixante, Viviane Maier photographie la misère, les noirs, les enfants, les familles… Toute une collection qu’elle ne développe pas ou plus et qu’elle entasse chez un garde-meubles. Cela fait le bonheur d’un jeune homme, John Maloof qui, dans une vente aux enchères, rachèt tout le bric-à-brac, lorsqu’elle n’a pu en régler la location. Dubitatif devant ce fatras, il décide de poster, sur FB, des photos de Vivian Maier. Devant le succès, John Maloof décide de monter une exposition. A partir ce cet instant, Vivian Maier connaît un grand succès post mortem, ses photos sont exposées partout.

    Peut-être que son amour de la photographie prend-il naissance de sa rencontre avec Jeanne Bertrand, portraitiste reconnue, qui les a hébergées, elle et sa mère pendant quelques temps. Prendfre des photos, est le pilier de sa vie, son moteur « Une femme dont le geste photographique, le geste seul donna un sens à sa vie, la sauva peut-être du désespoir ».
    Pourquoi Vivian Maier a t-elle pris tant de photos sans jamais avoir l’envie de les développer, de les regarder ? Son enfance, pas très heureuse, les divers déménagements font qu’elle peine à lier des amitiés, sans parler d’amour. Qu’à t’elle connu pour exiger, sur contrat, que soit apposé un verrou à sa chambre de nurse ? Gaëlle Josse ne donne pas de réponse mais offre un portrait réaliste de Vivian Maier.
    Souvent, lorsque l’on choisit de photographier c’est pour ne pas être photographié soi-même, enfin, c’est valable pour moi. Les auto-portraits de Vivian Maier sont, peut-être, une façon de se montrer tout en ne se montrant pas et en étant très présente. « Elle s’y montre dans une troublante présence-absence, en dévoilant des fragments de corps ou de visage, champ et hors-champ, décalée, décentrée, inventant une forme de désagrégation, d’effacement du sujet, comme une métaphore de sa propre existence. » Les photos de rue parmi les noirs, les paumés, les fauchés, quelque fois les stars sont un apport sociologique important sur l’Amérique d’après-guerre ; des photos de rue éloquentes et belles. « En pleine ségrégation raciale, au cœur des années cinquante, Vivian Maier photographie les Noir, les Hispanos. Les exclus, les marginaux, les abandonnés, les abîmés, les fracassés. »
    Vivian Maier cherche l’humain dans les visages, les situations, qu’elle photographie, sonde les âmes. Je suis allée à la quête de cette photographe et j’ai été saisie par l’humanité, la tendresse trouvées.
    J’ai aimé le portrait tout en tendresse qu’en a fait Gaëlle Josse. Elle a sortie du cadre la vie de la photographe, la réinventant, plutôt, comme une péloche argentique dans le bain révélateur, l’autrice a révélé le visage, la vie de Vivian Maier.

    « Vivian Maier. Une silhouette anonyme, une invisible dans la rumeur d’océan de la ville. Un visage parmi d’autres. Elle marche. S’arrête. Cadrage. Intuitif, parfait. Déclenchement. L’autre, dans sa vie lu fait face. Reconnaissance. Ni pathos ni pitié. Ni bons sentiments ni voyeurisme. Rien qu’une urgence créatrice, cette formidable tension qui rend vivant. »

    Merci à «Librairie de Corinne » et à Lecteur.com qui m’ont permis de découvrir cette photographe par l’intermédiaire du très beau livre de Gaëlle Josse.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • J'avais déjà vu un documentaire sur Vivian Maier que ce roman complète succinctement. C'est très bien écrit et intéressant à lire mais c'est juste un résumé de sa vie, j'aurai aimé en apprendre d'avantage.
    Avec un livre de 150 pages nous n'avons pas le temps d'entrer dans l'histoire que l'ont...
    Voir plus

    J'avais déjà vu un documentaire sur Vivian Maier que ce roman complète succinctement. C'est très bien écrit et intéressant à lire mais c'est juste un résumé de sa vie, j'aurai aimé en apprendre d'avantage.
    Avec un livre de 150 pages nous n'avons pas le temps d'entrer dans l'histoire que l'ont est déjà ressorti.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • La femme qu'on emmène dans un hurlement de sirène s'appelle Vivian Maier, elle aura quatre-vingt-trois ans le 1er février. Quelques années plus tôt, elle faisait les poubelles dans l'indigence absolue.

    Lors d'une vente aux enchères, pour quatre cents dollars John Maloof a acquis un fatras de...
    Voir plus

    La femme qu'on emmène dans un hurlement de sirène s'appelle Vivian Maier, elle aura quatre-vingt-trois ans le 1er février. Quelques années plus tôt, elle faisait les poubelles dans l'indigence absolue.

    Lors d'une vente aux enchères, pour quatre cents dollars John Maloof a acquis un fatras de photos et de pellicules non développées. Certaines photos l'intriguent, le hantent, tant d'instants de vie d'inconnus capturés, une bouleversante humanité et une absolue maîtrise de la prise de vue. John va révéler une artiste de génie et faire naître une énigme.

    Dans ce roman Gaëlle Josse met en lumière une femme de l'ombre, en fait il ne s'agit pas vraiment d'un roman mais du portrait d'une femme à la vie obscure à la solitude absolue dont la photographie seule donna du sens à sa vie.

    « Vivian Maier est de ceux qui ne sont rien, qui ne demandent rien, n'attendent rien, n'exigent rien. de ceux qui subissent la façon dont va le monde, avec ses injustices, ses exclusions, ses violences. Elle est de la famille des perdus, des perdants, des abandonnés. Une effacée magnifique. »

    Gaëlle Josse nous entraîne donc à la recherche de Viviane Maier, de ses origines, elle nous raconte ses parents défaillants, négligents, un frère instable et sa force pour gommer tout cela, enlever toute trace d'eux, oublier pour survivre. Vivian est une femme libre, audacieuse, insatiable du spectacle de la vie. Capable de s'embarquer du jour au lendemain pour un tour du monde afin de fixer sur sa pellicule des milliers de visages. Car Vivian est avant tout une photographe de rue. Ses sujets sont noirs, hispanos, tous des exclus, des abîmés, des meurtris par la vie. Elle sait saisir dans un regard ce qui se dérobe, la sincérité d'une émotion, une passion qui brûle, une douleur qui dévore.

    « Il faut avoir beaucoup vécu soi-même, connu le difficile de l'existence pour reconnaître ainsi, en quelques secondes, dans un visage, dans un geste, dans un détail, le déroulé de toute une vie. »

    Gaëlle Josse m'a fait découvrir cette artiste méconnue, à la personnalité ambivalente, une silhouette invisible, un visage parmi tant d'autres.

    Je vous invite vivement à consulter le site officiel de Vivian Maier pour faire connaissance avec son oeuvre : http://www.vivianmaier.com/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Une femme en contre-jour de Gaëlle Josse, un magnifique portrait de Vivian Maier, « une femme qui a, envers et contre tout décidé de vivre les yeux grands ouverts »

    Sous la plume de Gaëlle Josse, c’est l’histoire d’une vie qui s’écrit, la vie d’une femme énigmatique née à New York avec des...
    Voir plus

    Une femme en contre-jour de Gaëlle Josse, un magnifique portrait de Vivian Maier, « une femme qui a, envers et contre tout décidé de vivre les yeux grands ouverts »

    Sous la plume de Gaëlle Josse, c’est l’histoire d’une vie qui s’écrit, la vie d’une femme énigmatique née à New York avec des origines françaises et décédée dans l’anonymat complet il y a dix ans. Qui est Vivian Maier ?

    Gaëlle Josse reconstitue avec subtilité et sensibilité le parcours atypique de cette femme. Avec beaucoup d’empathie, elle a voulu « écouter une voix perdue par-delà la rumeur du temps et tenter d’en percevoir l’écho ». C’est une vie faite de solitude, de blessures, de secrets de famille et d’infortunes qui est mise à jour. La vie singulière d’une nourrice qui se passionne pour la photographie.

    Vivian Maier, « une effacée, une invisible », qui n’aura eu de cesse toute sa vie de « fixer quelques regards, quelques révélations fugitives, intenses, vraies » en arpentant les rues de New York et de Chicago avec son Rolleiflex. La passion des visages, des portraits, une conscience sociale et politique aussi. Des portraits d’inconnus, des démunis, des oubliés, magnifiés par l’œil de la photographe, immortalisés. Beaucoup d’autoportraits aussi comme pour « vérifier sa propre présence au monde ».

    Son œuvre fut découverte par hasard dans une salle de vente aux enchères. John Maloof y acheta un carton rempli de négatifs et de pellicules non développées et partit lui aussi sur les traces de la photographe.
    Gaëlle Josse signe une biographie très émouvante qui s’approche au plus près du mystère Maier. Une mise en lumière de la vie, de la personnalité et du travail d’artiste de Vivian Maier, une femme libre qui n’aura pas connu la célébrité de son vivant mais dont l’œuvre rejoint maintenant celle des plus grands photographes.

    Gaëlle Josse affectionne les portraits, les visages, point d’orgue de son travail d’écriture, une similitude troublante avec la photographe.
    Ce livre est dédié « à ceux qui ne « ne sont » rien », qui ne demandent rien, qui n’attendent rien, qui n’exigent rien », ceux qui comme Vivian Maier sont des perdants magnifiques.

    Un très beau moment de lecture !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • La vie de Vivian Maier extraite des cartons, Gaëlle Josse en ressort l'essentiel. Une vie qui aurait pu rester anonyme sans les photos exploitées et les relations qui en découlent. Ce livre essaie d'éclaircir la vie mystérieuse de cette photographe. Ce récit se lit sans qu'on puisse le lâcher...
    Voir plus

    La vie de Vivian Maier extraite des cartons, Gaëlle Josse en ressort l'essentiel. Une vie qui aurait pu rester anonyme sans les photos exploitées et les relations qui en découlent. Ce livre essaie d'éclaircir la vie mystérieuse de cette photographe. Ce récit se lit sans qu'on puisse le lâcher dès qu'on le commence l'histoire. J'ai bien aimé la façon dont l'auteure devine ce qu'est la photographe avec seulement ses propres photos et auto portraits alors qu'ils ne sont pas développés. Je conseille ce livre d'une vie non ordinaire.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions