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Les heures silencieuses

Couverture du livre « Les heures silencieuses » de Gaelle Josse aux éditions J'ai Lu
  • Date de parution :
  • Editeur : J'ai Lu
  • EAN : 9782290039014
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Delft, novembre 1667.
Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d'aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n'est pas la place d'une femme... L'évocation de son enfance, de sa... Voir plus

Delft, novembre 1667.
Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d'aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n'est pas la place d'une femme... L'évocation de son enfance, de sa vie d'épouse et de mère va lui permettre l'aveu d'un lourd secret et de ses désirs interdits. Inspiré par un tableau d'Emmanuel De Witte, ce premier roman lumineux, coup de coeur des lecteurs et de la presse, dessine le beau portrait d'une femme droite et courageuse dans le peu d'espace qui lui est accordé.

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Avis (36)

  • Tandis que les autres épouses des notables de Delft s’enorgueillissent de leurs portraits peints à la nouvelle manière de Vermeer - qui, balance en main devant ses bijoux, qui, écrivant une lettre dans son intérieur bourgeois -, Magdalena choisit, elle, le peintre De Witte, pour se faire...
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    Tandis que les autres épouses des notables de Delft s’enorgueillissent de leurs portraits peints à la nouvelle manière de Vermeer - qui, balance en main devant ses bijoux, qui, écrivant une lettre dans son intérieur bourgeois -, Magdalena choisit, elle, le peintre De Witte, pour se faire représenter de dos, jouant de l’épinette dans l’intimité de sa chambre, ouverte sur l’enfilade des autres pièces de sa calme demeure. Saisissant l’invite que nous adresse ce tableau, Gaëlle Josse nous entraîne à la rencontre de cette femme, dans le secret de son existence ordonnée de digne maîtresse de maison, comme il sied, en ce XVIIe siècle, à l’épouse de l’administrateur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

    Malgré les capacités dont elle fait preuve très tôt aux côtés de son père dans l’administration de ses affaires, Magdalena n’est que la fille aînée d’une riche famille d’armateurs sans héritier mâle. C’est donc à son mari, Pieter van Beyeren, que revient la charge paternelle à la tête de la compagnie maritime, pendant que Magdalena se retrouve bien vite absorbée, au fil de ses couches successives, par la gestion domestique du foyer.

    A cette époque, quand ce n’est pas la mère qui meurt en couches, il faut bien des naissances pour que la mortalité infantile laisse, rescapé de la douleur, quelque concret espoir de descendance. Bienheureuse Magdalena, qui, aujourd’hui, après tant d’épreuves et de deuils, en est à s’inquiéter du mariage de ses aînées et de l’éducation de ses trois autres enfants survivants, quand sa malheureuse sœur Judith connaît l’infortune d’être bréhaigne. Pourtant, à trente-six ans, après un ultime enfant mort-né qui a bien failli l’emporter dans la mort, il lui faut se plier au choix de son mari de cesser entre eux tout commerce conjugal, au nom d’une prévenance qui ne coûtera sans doute à cet homme que le prix de quelque courtisane, pour le raisonnable avantage de ne pas risquer de perdre une mère pour ses enfants et une conseillère précieuse pour ses affaires.

    Pas plus qu’enfant Magdalena n’a jamais soufflé mot du terrible drame dont elle fut témoin et qui la ronge encore dans ses cauchemars, rappelant au passage combien incertaine et dangereuse la vie demeure, même au sein de ces habitations cossues, cette femme mûre avant l’âge n’a l’habitude, ni de s’épancher, ni de s’apitoyer sur son sort. C’est donc sur un ton égal et mesuré, en une parenthèse brièvement ouverte dans une existence affairée qui se hâtera de la rappeler à elle, qu’elle confie à quelques feuilles de papier que personne ne parcourra jamais, afin, écrit-elle, « de mettre de l’ordre dans mon cœur, et un peu de paix dans mon âme », les peines et les joies qui, en toute discrétion, ont jalonné sa vie de femme toujours maîtresse d’elle-même. Dans son dévouement aux siens et à la marche de sa maison, dans sa loyauté à un époux qui l’estime et la respecte avec la même équanimité un peu distante, enfin dans sa circonspection vis-à-vis de l’agitation du monde et des coups du sort de la fortune - un navire étant si vite perdu ou une cargaison si facilement gâtée, la peste ou le simple fait d’enfanter vous fauchant avec une telle facilité -, transparaissent les inquiétudes d’une femme consciente que son existence bourgeoise ne la garantit nullement de la fragilité de la vie, et que le bien-être de sa famille, tout comme l’avenir de ses enfants, nécessitent un investissement de tous les instants.

    Ce premier roman de Gaëlle Josse révèle déjà une plume pleine de musicalité, de finesse et de sensibilité, capable de rendre vie en très peu de pages, à partir d’un tableau qui a traversé les siècles et sans aucun doute d’une certaine imprégnation de ce que l’on connaît du XVIIe siècle néerlandais, à une femme criante de vérité dans la moindre facette de sa personnalité, de ses émotions, de son expression écrite et de son contexte historique. Une narration passionnante, pour tous les amoureux de la peinture, de l’histoire, mais aussi, tout simplement, des textes inspirés et bien écrits, auxquels cette auteur nous a désormais accoutumés. Et une lecture qui, par hasard, entre tout à fait en résonance avec une autre ces derniers jours : Un regard bleu de Lenka Hornakova-Civade.

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  • Dans son premier roman, Gaelle Josse part d'un tableau du 17è siècle peint par Emmanuel de Witte : "Intérieur avec une femme jouant de l'épinette".
    Portes et fenêtre nous permettent à notre regard de traverser la maison.
    Au premier plan figurent un uniforme et une épée suggérant la présence...
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    Dans son premier roman, Gaelle Josse part d'un tableau du 17è siècle peint par Emmanuel de Witte : "Intérieur avec une femme jouant de l'épinette".
    Portes et fenêtre nous permettent à notre regard de traverser la maison.
    Au premier plan figurent un uniforme et une épée suggérant la présence d'un homme dans le lit, puis une femme représentée de dos jouant sur son clavecin puis une servante affairée à laver le sol au fond.
    Quel mystère , quels évènements peuvent se cacher derrière cette représentation ? Pourquoi cette femme n'a pas voulu être représentée de face, comme si elle souhaitait taire quelque chose ? Un drame intime ne se cache t'il pas ici ? L'auteur propose sa version en imaginant une femme prénommée Magdalena qui va livrer à un journal intime ce qu'elle ne peut dire ouvertement. sa vie de famille, le drame qui va bouleverser sa vie et ses désirs inavouables. Un plaisir de lecture, tout dans ce que livre la narratrice est doux, ouaté, en quelque sorte à l'image du tableau ...

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  • Dans ce court roman Gaëlle Josse nous dresse le portrait de Magdalena épouse du directeur de la Compagnie des Indes à Delft. Son journal qui courre sur les mois de novembre et décembre 1667, peint par petites touches une femme et rappelle le tableau de la couverture dont il est aussi question...
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    Dans ce court roman Gaëlle Josse nous dresse le portrait de Magdalena épouse du directeur de la Compagnie des Indes à Delft. Son journal qui courre sur les mois de novembre et décembre 1667, peint par petites touches une femme et rappelle le tableau de la couverture dont il est aussi question dans le roman.
    J’ai beaucoup aimé ce roman délicatement écrit empreint de ses heures silencieuses où Magdalena se livre dans le calme de sa chambre. Le personnage revient sur son passé, ses parents. Jeune fille intelligente, elle a pu grandir à côté de son père . Mais, son statut de femme ne pourra lui permettre de reprendre l’affaire paternelle. Elle raconte sa rencontre avec son mari, sa vie de mère avec ses joies et ses drames face à la perte d’un enfant, ses désirs inavoués, sa culpabilité rentrée. Les pages sont ainsi empreintes d’une mélancolie qui nous touche. Magdalena nous livre ses tourments, ses secrets, son cœur aussi avec une infinie simplicité et l’ensemble retentit en nous. L’écriture inspirée et poétique de Gaëlle Josse se confond merveilleusement avec les mots de Magdalena. Se devine même au-delà une peinture de cette société bourgeoise où la femme est avant tout épouse et mère et où les plaisirs comme la musique offrent un baume sur l’ennui des jours.
    On imagine lire ses heures silencieuses devant un âtre qui crépite à la lueur de bougies qui nous transportent au plus près de cette femme d’un autre siècle.

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  • « Les heures silencieuses » à peine ouvert, dégusté et déjà fini, tel un excellent verre de vin liquoreux ou tout autre nectar, ce petit livre est un délice.
    Je ne dirais pas mieux que #MadameFigaro à sa sortie en 2011 : « Une rare subtilité et un véritable enchantement. »
    C’est la 2ème fois...
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    « Les heures silencieuses » à peine ouvert, dégusté et déjà fini, tel un excellent verre de vin liquoreux ou tout autre nectar, ce petit livre est un délice.
    Je ne dirais pas mieux que #MadameFigaro à sa sortie en 2011 : « Une rare subtilité et un véritable enchantement. »
    C’est la 2ème fois que Gaëlle Josse me surprend totalement !
    encore un roman attachant,
    Original par son écriture « d’antan » quel talent de savoir écrire avec les tournures de phrases et les mots du XVIIeme siècle!
    L’histoire est Courte, intense :
    la vie entière d’une femme Hollandaise, de sa petite -et heureuse- enfance à ses 36 ans mère de 5 grands enfants en âge de se marier... Une femme -toute de retenue- classique, chrétienne, amoureuse et résolument moderne je trouve.
    J’ai adoré ces quelques heures de voyage dans le temps dans le décor animé de personnages tout droit sortis des tableaux rares et précieux de VERMEER.
    Avec ce petit plus :
    un contexte « de marine et de négoce » p48 « je m’endormais bercée par des songes peuplés de navires, d’océans, d’îles, de cités lointaines, d’animaux et de peuples extraordinaires. »
    les périples des corsaires détaillés sous la plume érudite de Gaëlle, laissent notre narratrice studieuse puis travailleuse aux côtés de son père, tous ces longs mois d’impatience, jusqu’à leur retour chargés de soieries, de porcelaine fine et d’épices.... voire d’hommes —pourquoi l’esclavage est-il interdit en Hollande et pas ailleurs en Europe et dans le monde?!? se demande t elle ...— et bientôt, l’importation de thé, méconnu alors.

    J’ai hâte d’en lire un autre !

    Vous me direz lequel de ses romans est votre préféré !
    Bonne journée à vous ON SE RETROUVE SUR INSTAGRAM : EMMANUELLEM06

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  • L histoire est bien , mais il y a des passages en longueurs, il n accroche pas tout de suite il faut bien suivre le texte pour moi il manque de punch c est dommage car le thème est interessant

    L histoire est bien , mais il y a des passages en longueurs, il n accroche pas tout de suite il faut bien suivre le texte pour moi il manque de punch c est dommage car le thème est interessant

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  • A partir d’une femme peinte de dos sur un tableau d’Emmanuel de Witte datant du XVIIème siècle, Gaëlle Josse réussit la prouesse d’inventer une vie.
    C’est un texte court mais puissant.
    On imagine cette femme, à Delft, dans sa chambre, remplissant son journal.
    On pourrait penser qu’il s’agit...
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    A partir d’une femme peinte de dos sur un tableau d’Emmanuel de Witte datant du XVIIème siècle, Gaëlle Josse réussit la prouesse d’inventer une vie.
    C’est un texte court mais puissant.
    On imagine cette femme, à Delft, dans sa chambre, remplissant son journal.
    On pourrait penser qu’il s’agit d’une femme âgée, elle n’a pourtant que 36 ans.
    Mais à cette époque, la vie, les grossesses multiples faisaient vieillir prématurément.
    On apprend des choses sur la compagnie néerlandaise des Indes, sur les peintres qui immortalisaient les gens de la noblesse.
    Et surtout, on s’attache à cette Magdalena Van Beyeren, à ses joies, à ses peines.
    Encore une fois, Gaëlle Josse démontre son talent et son imagination.

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  • Inspiré par un tableau d’Emmanuel de Witte, c’est un premier roman lumineux et délicat qui dessine un touchant portrait de femme en 1667 à travers quelques pages de son journal intime... C’est tout simplement très beau, porté par une belle langue...

    Inspiré par un tableau d’Emmanuel de Witte, c’est un premier roman lumineux et délicat qui dessine un touchant portrait de femme en 1667 à travers quelques pages de son journal intime... C’est tout simplement très beau, porté par une belle langue...

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  • Chaque nouvelle lecture d'un roman de Gaëlle Josse est un véritable coup de coeur. Ce petit livre historique lu en quelques heures est une merveille. Une belle interprétation du tableau d'Emanuel de Witte intitulé "Intérieur avec une femme jouant de l'épinette".

    "Les heures silencieuses" est...
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    Chaque nouvelle lecture d'un roman de Gaëlle Josse est un véritable coup de coeur. Ce petit livre historique lu en quelques heures est une merveille. Une belle interprétation du tableau d'Emanuel de Witte intitulé "Intérieur avec une femme jouant de l'épinette".

    "Les heures silencieuses" est le magnifique destin d'une femme raconté d'une voix douce, celle d'un journal intime que l'on parcourt avec délicatesse et intimité. Gaëlle Josse nous transporte dans une famille bourgeoise néerlandaise du XVIIème siècle et y dresse le portrait d'une femme profondément marqué par la profession de son père, qui était armateur. Le regret d'avoir été née femme qui l'oblige a renoncer à ses rêves d'aventure sur les bateaux.

    Un petit bijou littéraire grâce à la plume de Gaëlle Josse toujours aussi poétique, douce et pleine d'émotion. Une belle lecture, à lire bien lové dans un plaide devant une bonne tasse de thé bien chaude.

    Un véritable réussite, une pépite ! Comme j'aurai aimé que ce roman soit plus long.

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