Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Une bête aux aguets

Couverture du livre « Une bête aux aguets » de Florence Seyvos aux éditions Editions De L'olivier
Résumé:

Aucun résumé n'est disponible pour cet ouvrage actuellement...

Donner votre avis

Articles (1)

Avis (7)

  • Un roman court et intriguant sur le sujet de la schizophrénie. Un sujet singulier qui n’attirera pas tous les lecteurs au premier abord mais l’écriture de Florence Seyvos vous plongera sans nul doute dans l’univers mystérieux d’Anna. Et comme moi, il vous sera impossible de lâcher le roman, de...
    Voir plus

    Un roman court et intriguant sur le sujet de la schizophrénie. Un sujet singulier qui n’attirera pas tous les lecteurs au premier abord mais l’écriture de Florence Seyvos vous plongera sans nul doute dans l’univers mystérieux d’Anna. Et comme moi, il vous sera impossible de lâcher le roman, de laisser Anna en proie à ses doutes et aux aguets de cette bête.
    Au début du roman, elle a 12 ans. On la découvre fiévreuse, atteinte de la rougeole. Sa mère appelle un médecin qui lui prescrit des médicaments qu’elle devra prendre toute sa vie. Elle ne doit pas oublier de prendre régulièrement ses pilules blanches et bleues. Elle veut comprendre à quoi servent ces pilules et va en prendre de moins en moins pour en connaître les effets. On la voit grandir, devenir adolescente.
    Anna vit donc dans la peur, la solitude et l’incompréhension. C’est une expérience incroyable que nous offre Florence Seyvos à travers ce roman : essayer de comprendre ce que peuvent ressentir les personnes atteintes de maladies psychiatriques.
    L’écriture est magnifique. J’ai noté depuis un moment dans ma liste de livres à lire l’un de ses précédents romans, « le garçon incassable ». Du coup j’ai très envie de le lire et de me replonger dans son écriture.

    comment Commentaire (0)
  • Un roman entre deux eaux troubles, au parfum d’éther. Ce n’est pas faute d’avoir laissé planer le mystère, d’accepter l’irrationnel qui, à chaque instant, peut faire basculer le récit dans le fantastique. La langue est belle, le rythme est lent et le silence, omniprésent. Cela suffit-il à sauver...
    Voir plus

    Un roman entre deux eaux troubles, au parfum d’éther. Ce n’est pas faute d’avoir laissé planer le mystère, d’accepter l’irrationnel qui, à chaque instant, peut faire basculer le récit dans le fantastique. La langue est belle, le rythme est lent et le silence, omniprésent. Cela suffit-il à sauver ce roman ? Non. Anna, l’héroïne, est à côté de ses pompes et on a l’impression qu’elle demande au lecteur de l’aider à les rechausser. Quant aux pilules bleu et blanche qu’elle avale pour rester debout, la symbolique a dû m’échapper.
    Ce livre m’a fait l’effet d’une fille, belle et taiseuse, que tout le monde admire dans une soirée sans jamais l’avoir entendue parler, alors qu’elle n’est que vide et présomption. Hermétique. « Elle est d’une autre planète » vous dit-on, ou « tu ne peux pas comprendre ». Bah non, désolée.
    Un extrait : « Tout à coup j’ai eu une conscience très aiguë de tout ce qui existait atour de moi. Comme si chaque particule d’air ou de matière dans la pièce me rendait personnellement des comptes ». À cette phrase, vous mesurez l’empathie de la dame. Florence Seyvos est dans son trip et ne vous laisse aucune chance d’y participer. Dans le genre maladie mentale rampante, énigme psychiatrique et autre phénomène inexpliqué, j’ai lu beaucoup plus convaincant. Je passe, sans dissuader personne de découvrir cette prose singulière.
    Bilan :

    comment Commentaire (0)
  • Lorsque le livre commence, il est déjà trop tard pour Anna. Effrayée par une poussée de fièvre, sa mère fait appel à l'intriguant Georg, et nous voilà parti pour une histoire de possession/dépossession très bien écrite.

    Anna devient dépendante à ses cachets, blancs et bleus. Commence pour...
    Voir plus

    Lorsque le livre commence, il est déjà trop tard pour Anna. Effrayée par une poussée de fièvre, sa mère fait appel à l'intriguant Georg, et nous voilà parti pour une histoire de possession/dépossession très bien écrite.

    Anna devient dépendante à ses cachets, blancs et bleus. Commence pour elle le début de ses angoisses. Est-ce de la schizophrénie ? une curieuse sensation de disposer d'un corps et d'un esprit indépendant.

    Sa mère, son père, son amie, son amoureux et jusqu'au mystérieux Georg, autant de personnes avec lesquelles les interactions témoignent de son incapacité à gérer sa nouvelle personnalité. Dédoublement de personnalité, délires hallucinatoires? On souffre avec Anna de son incapacité à vivre sans sa médication car ses essais se révèlent tous infructueux et ses troubles font craindre une issue dramatique pour l'héroïne.

    L'histoire se termine abruptement, sans que l'on sache ce qu'il adviendra de la santé mentale de la narratrice.

    Par ses côtés hallucinatoires, ce roman m'a parfois évoqué "Le Horla" de Maupassant. Roman dense puisqu'il fait à peine plus de cent pages, il est remarquable par la qualité de sa description quasi clinique de l'évolution de la psyché d'une jeune adolescente dont on pressent que la vie est durablement altérée.

    Note sur 30. Critères : originalité du sujet, qualité de l'écriture, plaisir de lecture seront des éléments pris en compte.

    Note finale : 21

    comment Commentaire (0)
  • Auteure que j avais déjà remarquée par son livre "Le Garçon incassable" par un univers ; à la fois sombre, irréel et sensible, qui lui est spécifique. Je voulais ainsi savoir si elle poursuivait cette veine littéraire addictive pour le lecteur.

    Et bien je me suis plongé dans ce roman avec...
    Voir plus

    Auteure que j avais déjà remarquée par son livre "Le Garçon incassable" par un univers ; à la fois sombre, irréel et sensible, qui lui est spécifique. Je voulais ainsi savoir si elle poursuivait cette veine littéraire addictive pour le lecteur.

    Et bien je me suis plongé dans ce roman avec délectation, touché par le mystère, les non-dits, le caractère irréel d'Anna, la narratrice et le personnage principal des 139 pages qui constituent ce livre. Alternant douceur, douleurs, mystères et sensibilité par touches concises, Florence Seyos nous fait aimé cette adolescente étonnante et différente, ses relations parfois difficiles avec son entourage, sa maman et le mystérieux Georg...

    Un bijou ciselé, une nouvelle belle oeuvre d'évasion et une galerie des portraits d'êtres d'exception qui se complète.

    comment Commentaire (0)
  • Roman court (139 pages) d'une fulgurance anxiogène que partage Anna, adolescente -chrysalide avec le lecteur- témoin de sa transformation. Elle est la proie d'une métamorphose qui vient et ne dit pas son nom. Passage initiatique, schizophrénie, inquiétante étrangeté, surnaturel et bête immonde...
    Voir plus

    Roman court (139 pages) d'une fulgurance anxiogène que partage Anna, adolescente -chrysalide avec le lecteur- témoin de sa transformation. Elle est la proie d'une métamorphose qui vient et ne dit pas son nom. Passage initiatique, schizophrénie, inquiétante étrangeté, surnaturel et bête immonde tapie dans l'ombre ? Elle lévite dans un univers quasi fantastique...

    Une banale maladie infantile augure sa transformation et le traitement prescrit est à la fois le remède et son poison, des petites pilules blanches ou bleues croquées en alternance.

    Autour d'elle, gravitent d'autres personnages pas moins inquiétants : Georg, personnage ambivalent mi-médecin mi-gourou, quasi démoniaque, une mère attentive sous emprise également, sa meilleure amie Christine d'une étrange placidité. Tout est mouvant dans ce décor et le lecteur peine à se rattacher à quelque aspérité de sens.

    Ce récit d'une éducation sentimentale dans un univers kafkaïen est donné en une prose imagée et fluide pour peindre une réalité augmentée.

    Anna est une Alice au pays des loups garous , de ceux qui déchirent de leurs griffes l'étoffe diaphane de sa mue d'adolescente.

    Des figures énigmatiques et inquiétantes sont tapies derrière les miroirs de l'enfance qu'elle quitte.

    Le Garçon incassable, lauréat du prix Renaudot - poche, distillait déjà un climat empreint de mystère. Dans ce nouveau roman, Florence Seyvos enfonce le clou à l'excès, et son héroïne reste engluée dans des réalités parallèles, et malheureusement le lecteur avec elle, qui parcourt ce roman dans une étrange apathie...

    Car enfin , de qui ou de quoi cette bête aux âguets est il le nom? Le lecteur reste sur sa faim , ni gagné par la poésie, l'empathie , ou capté par l'inquiétante étrangeté qui traverse ce presque trop court récit.

    comment Commentaire (0)
  • LES EXPLORATEURS DE LA RENTRÉE 2020

    °°°°°°° Mon avis à la page 100 ( ou plutôt 59 étant donné que le roman est très court , 139 pages ) °°°°°°°

    Difficile de faire plus intrigant que ces premières pages marquées d’étrangeté. L’auteure a beaucoup de talent pour installer une ambiance...
    Voir plus

    LES EXPLORATEURS DE LA RENTRÉE 2020

    °°°°°°° Mon avis à la page 100 ( ou plutôt 59 étant donné que le roman est très court , 139 pages ) °°°°°°°

    Difficile de faire plus intrigant que ces premières pages marquées d’étrangeté. L’auteure a beaucoup de talent pour installer une ambiance floue et inquiétante autour de la narratrice, une jeune fille qui semble prête à basculer dans la folie ou la schizophrénie … à moins qu’elle n’y soit déjà. L’écriture a du caractère et sait faire ressentir beaucoup des vibrations singulières qui envahissent Anna, entre hallucinations et réel devenant fantastique.
    Il faudra voir si la suite du roman saura dépasser l’exercice de style pour laisser la place à des émotions à partager avec le lecteur. Pour l'instant, j'admire le travail de styliste de l'auteur mais sans empathie particulière pour la narratrice.

    °°°°°°° Mon avis complet après avoir referme le roman °°°°°°°

    Dès les premières pages, en quelques phrases où pointent subtilement des dissonances, l’auteure instille une atmosphère étrange et inquiétante, plongeant le lecteur à sec dans la psyché qui ne tient qu’à un fil d’une jeune fille atteinte de schizophrénie. S’ensuit un voyage littéraire troublant, entre réel et fantastique, entre délire et monde qui chavire, au gré des hallucinations d’Anna, des voix lancinantes qui la harcèlent, de lévitations hypnotiques. C’est lors de ces embardées irréelles que l’écriture incisive de Florence Seyvos prend toute son ampleur avec beaucoup de créativité, usant de métaphores très visuelles, souvent organiques, et toujours très sensorielles.

    Ce que j’ai trouvé très réussi dans ce roman singulier et non calibré, c’est le parallèle très pertinent que l’auteur tisse entre la schizophrénie pathologique et l’adolescence, envisagée comme une mutation emplie d’effroi et de mystère. Florence Seyvos excelle à faire sentir la profonde solitude de l’adolescente, isolée dans ses angoisses face au questionnement douloureux sur l’identité, sur sa place au sein de sa famille et de la société, face à ce corps qui se métamorphose et découvre la sexualité.

    Ce roman aurait pu tourner à l’exercice de style, il n’en est rien car les derniers chapitres sont particulièrement incarnés et permettent de développer une réelle empathie avec Anna. J’aurais cependant apprécié que l’auteure pousse les curseurs plus loin. Elle a par exemple une superbe idée, autour du goût du sang, qui aurait pu être plus exploité car il apportait beaucoup à la singularité du récit. Si la fin est apaisée, je l’ai trouvée un peu terne par rapport à la partition décalée de l’auteur, trop terrienne par ses quelques explications avancées, là où un mystère plus persistant aurait eu plus d’originalité.

    Merci Lecteurs.com et les éditions de l'Olivier

    comment Commentaire (0)
  • Mon avis à l'étape de la page … 73…

    …le roman ne comportant que 138 pages… Que se passe-t-il donc chez Anna qui à l’âge de douze ans souffre d’une rougeole et se voit prescrire des comprimés blancs et bleus par un certain Georg ? Anna qui entend des voix et plane au-dessus de son lit, à...
    Voir plus

    Mon avis à l'étape de la page … 73…

    …le roman ne comportant que 138 pages… Que se passe-t-il donc chez Anna qui à l’âge de douze ans souffre d’une rougeole et se voit prescrire des comprimés blancs et bleus par un certain Georg ? Anna qui entend des voix et plane au-dessus de son lit, à laquelle rien n’est expliqué… Une écriture comparable à une mélodie, que dis-je une mélopée… J’ai peur, je tremble et pourtant je ne peux arrêter ma lecture.

    Ma chronique :

    Il est des romans – rares – dont je ne sais comment je vais me remettre de leur lecture. "Une bête aux aguets", dernier roman de Florence Seyvos, fait partie de ceux-là. Je l’avoue d’emblée, cette lecture m’a procuré plus de souffrance que de plaisir. Pourtant, une fois commencé, je n’ai pas lâché cet ouvrage avant d’avoir tourné la dernière page.

    Il raconte l’histoire d’Anna. A douze ans, elle souffre d’une rougeole, compliquée d’une pneumonie. Une forte fièvre l’envahit pendant plusieurs jours jusqu’à ce qu’un soir sa mère fasse appel à un certain Georg. Que lui a-t-il fait ? Que sont ces pilules blanches et bleues qu’elle doit prendre de manière parfaitement régulière ? Le mystère s’installe tout au long du récit. Un récit servi par une écriture magique, hypnotique. Telle une vague, une véritable déferlante, les mots organisés en phrases courtes et percutantes m’ont emportée. Ils m’ont fait partager les affres de cette adolescente. Car elle souffre, Anna, elle souffre de ces voix qui l’entourent, susurrent à ses oreilles, des sons qui envahissent sa tête, elle souffre de se regarder dans le miroir car le visage qu’elle y découvre, non ce n’est pas le sien, mais un autre, qui se déforme et la terrorise. Elle a peur de ces formes qui se déploient sans qu’elle sache d’où elles viennent, ni ce qu’elles veulent. Elle a peur de cette bête qu’elle sent aux aguets – le titre de l’ouvrage ne pouvait être mieux choisi – cette bête qui sans cesse revient et finalement vit en elle.

    Avec un rythme qui jamais ne ralentit, une intensité des propos hors du commun, lire ce roman c’est se mettre en apnée, avoir la gorge serrée, les larmes au bord des yeux et la crainte au ventre. Le talent de l’auteure m’a subjuguée qui parle tellement bien d’une pathologie jamais nommée mais qu’il m’a semblé deviner. Elle la décrit dans ses moindres détails, dit les attitudes avec précision, l’amour qui apaise, la faim qui n’existe plus, les ordures qui s’amoncellent, la douleur de la mère et le regard étonné des autres.

    Hypnotique, je l’ai dit, mais aussi poignant, émouvant, dérangeant, "Une bête aux aguets" aura bien du mal à déserter ma mémoire.

    https://memo-emoi.fr

    comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.