Florence Seyvos

Florence Seyvos

Florence Seyvos est née en 1967 à Lyon. Elle a passé son enfance dans les Ardennes et vit à présent à Paris. Ecrivain, scénariste, Florence Seyvos est notamment l'auteur de Les Apparitions (L'Olivier, 1995), qui lui a valu le Goncourt du premier roman et le prix France-Télévision.

... Voir plus

Florence Seyvos est née en 1967 à Lyon. Elle a passé son enfance dans les Ardennes et vit à présent à Paris. Ecrivain, scénariste, Florence Seyvos est notamment l'auteur de Les Apparitions (L'Olivier, 1995), qui lui a valu le Goncourt du premier roman et le prix France-Télévision.

Articles (2)

Avis (14)

  • add_box
    Couverture du livre « La sainte famille » de Florence Seyvos aux éditions Editions De L'olivier

    Pen Parrau sur La sainte famille de Florence Seyvos

    J’ai aimé la façon dont l’auteure nous pose aux côtés de Suzanne et de son frère Thomas, d’abord dans la maison de famille puis à différents moments de leur vie.
    Il y a quelque chose de profondément triste dans ce livre qui raconte l’enfance, une mélancolie à laquelle personne...
    Voir plus

    J’ai aimé la façon dont l’auteure nous pose aux côtés de Suzanne et de son frère Thomas, d’abord dans la maison de famille puis à différents moments de leur vie.
    Il y a quelque chose de profondément triste dans ce livre qui raconte l’enfance, une mélancolie à laquelle personne n’échappe.
    L’auteur arrive à nous replonger dans des émotions violentes et parfois irraisonnées de l’enfance. On retrouve se sentiment de vulnérabilité face aux adultes.

  • add_box
    Couverture du livre « Le garçon incassable » de Florence Seyvos aux éditions Points

    Christophe ROBERT sur Le garçon incassable de Florence Seyvos

    Quel étrange garçon que ce Garçon incassable, triste et nostalgique, il s’en dégage un souvenir diffus d’une sensibilité à fleur de peau, un frisson de mélancolie.

    J’avais envie, après la lecture bouleversante de la Sainte famille (roman paru pour cette rentrée littéraire 2016), de me plonger...
    Voir plus

    Quel étrange garçon que ce Garçon incassable, triste et nostalgique, il s’en dégage un souvenir diffus d’une sensibilité à fleur de peau, un frisson de mélancolie.

    J’avais envie, après la lecture bouleversante de la Sainte famille (roman paru pour cette rentrée littéraire 2016), de me plonger rapidement dans un autre roman de Florence Seyvos, afin de contrôler si l’émotion serait à nouveau au rendez-vous. Et c’est bien le cas.

    Le roman se décompose, pour l’essentiel, en deux histoires jamais croisées (une merveille de construction littéraire). D’une part, une évocation de la vie de Buster Keaton et d’autre part, la vie de Henri, enfant à part (handicapé), sur plusieurs années.

    Quand l’auteur évoque Buster Keaton, c’est par tranches, par flashs, des instants de sa vie, avec un regard tendre et attachant. Le style reste neutre, un peu loin du sujet, sans chercher l’émotion, avec distance, cependant on va vite s’attendrir. Dans ces chapitres, Florence Seyvos déploie tout son style narratif, maitrise parfaitement son sujet, et dresse un portrait en « tragi-comédie » à l’image du personnage joué par Keaton dans ses films. Tout le talent littéraire au service du texte, pour rendre en mot, l’image que notre cerveau projette à l’évocation du nom de Buster Keaton.

    Quand l’auteur, évoque la vie de Henri, c’est par touches successives, au travers du regard de sa demi-sœur, narratrice, qui va nous conduire sur les chemins de ce garçon qui envisage la vie sous un angle différent du nôtre. C’est là que la magie du roman opère, que le style prend tout son sens, ou le lecteur chemine avec le personnage. Du fait de raconter l’histoire via la demi-sœur (et non du point de vue direct de Henri), c’est sur l’attachement que joue Florence Seyvos. On sent bien que chaque pas, chaque chapitre, chaque évènement dans la vie de ce garçon complète le précédent, le dessine progressivement et nous le rend définitivement attachant. L’épisode ou Henri décide d’aller au cinéma voir le film Titanic est le cœur du livre, on frémit à chaque lignes, on s’angoisse pour lui, on est terrifié de notre monde qui lui est hostile, alors que tout le traverse et qu’on aura eu peur pour rien en fin de compte.

    Ma grand-mère avait cette étrange expression : « c’est beau, mais c’est triste ». Le « mais » n’est pas approprié pour ce roman. Justement : « c’est beau, car c’est triste »

  • add_box
    Couverture du livre « La sainte famille » de Florence Seyvos aux éditions Editions De L'olivier

    Danièle Lecuppre sur La sainte famille de Florence Seyvos

    L'auteur a déjà reçu de nombreux Prix:Goncourt du premier roman, Prix France Télévision, Prix Renaudot poche, pour « les Apparitions «  et «  le garçon incassable ».
    Elle fait montre une fois encore d'une grande technique d'écriture , à fleur de peau si j'ose dire. Cela débute par une femme,...
    Voir plus

    L'auteur a déjà reçu de nombreux Prix:Goncourt du premier roman, Prix France Télévision, Prix Renaudot poche, pour « les Apparitions «  et «  le garçon incassable ».
    Elle fait montre une fois encore d'une grande technique d'écriture , à fleur de peau si j'ose dire. Cela débute par une femme, Suzanne , qui fait sonner le téléphone dans une maison vide, la maison de vacances de sa jeunesse, et qui se souvient...
    Ce roman est celui de l'enfance, c'est Suzanne qui raconte .Elle a un petit frère Thomas qu'elle aime et protège, son complice souvent, et une famille qui semble ordinaire, et peut-être l'est -elle d'ailleurs. Mais ces enfants sont confrontés à la violence parfois , à la bêtise des adultes ; Suzanne porte en elle un brin de perversité comme souvent les enfants.
    Ils seront confrontés au divorce de leurs parents, au sadisme d'un maître d'école, et Suzanne aux grivoiseries d'un oncle, aux divagations de l'arrière grand-mère de la grand mère, mais il y a Odette , peut-être le personnage le plus attachant du livre, c'est la grand tante.
    Ce roman n'a pas d'ordre chronologique, et on retrouve parfois Suzanne adulte et complètement « déglinguée » qui continue son récit de fillette meurtrie, parfois, la mère punit ses enfants avec la laisse du chien.
    Les femmes ont la place la plus importante dans ce roman fascinant, angoissant même, jusqu'à un sentiment de malaise.

  • add_box
    Couverture du livre « La sainte famille » de Florence Seyvos aux éditions Editions De L'olivier

    Christophe ROBERT sur La sainte famille de Florence Seyvos

    Une pépite, nichée dans une avalanche de romans pour cette rentrée littéraire 2016, un coup de coeur, un coup de foudre.

    Cette sainte famille, c'est celle de Suzanne, une enfant un peu étrange (mais tous les enfants le sont un peu, rappelez vous Alfred Hitchcock qui disait : "Ce qui me fait...
    Voir plus

    Une pépite, nichée dans une avalanche de romans pour cette rentrée littéraire 2016, un coup de coeur, un coup de foudre.

    Cette sainte famille, c'est celle de Suzanne, une enfant un peu étrange (mais tous les enfants le sont un peu, rappelez vous Alfred Hitchcock qui disait : "Ce qui me fait le plus peur? Les petits enfants."), bref ... donc Suzanne, étrange et son petit frère Thomas. Quoique à bien y réfléchir, vu la famille et l'éducation, ces enfants ne peuvent qu'être un peu à part ...

    C'est à travers le regard de ces deux enfants, que l'on va pénétrer au coeur même d'une famille, avec ses drames, ses joies et ses peines, ses petits bonheurs et suivre la galerie : les parents, la grand-mère, la soeur de cette dernière (magnifique "second rôle" que celui de la tante Odette), la cousine, l'oncle etc

    Tous, oui tous, ont une faille, une faiblesse, ou une sorte d'atrocité mais qu'en est il réellement ? De qui parle t'on enfin de compte ? Ces travers de l'être humain, ces petites aigreurs de la vie, la perversion de l'oncle, la mesquinerie de la grand-mère, la cousine manipulatrice, la sensibilité de la tante Odette, c'est nous, oui, nous et nos défauts, c'est bien l'être humain qui est ici décortiqué par l'auteur avec subtilité, par touches fines, comme un peintre avec sa palette pastel.

    Alors, oui quelque part on a tous été Suzanne et Thomas enfants, mais là, dans ce court roman, en à peine 171 page, c'est tout cela qui est raconté et bien plus. Oui, bien plus car on va suivre cette famille sur plusieurs années (avec des accélérations dans le récit) et découvrir bien d'autres secrets

    Le style est parfaitement adapté au récit, un peu "sec" un peu "froid". Et la forme en courts chapitres permet de jongler entre les personnages et les rendre attachants (césar du meilleur second rôle attribué à tante Odette, pour sa bouleversante composition ). Beau travail d'équilibriste de l'auteur dans cette construction qui ne perd jamais le lecteur.

    Allez, car parfois il faut un petit bémol pour faire rayonner une oeuvre, il est dommages que ces accélérations dans la narration bousculent la chronologie du récit, comme si il manquait quelques chapitres dans la deuxième moitié du livre. Ou alors, c'est que 171 pages ce n'est vraiment pas assez pour savourer ce roman à sa juste valeur, comme un très bon vin blanc, un peu "sec"

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !