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Radium girls

Couverture du livre « Radium girls » de Cy aux éditions Glenat
  • Date de parution :
  • Editeur : Glenat
  • EAN : 9782344033449
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Des destins de femmes sacrifiées sur l'autel du progrès.

New Jersey, 1918. Edna Bolz entre comme ouvrière à l'United State Radium Corporation, une usine qui fournit l'armée en montres. Aux côtés de Katherine, Mollie, Albina, Quinta et les autres, elle va apprendre le métier qui consiste à... Voir plus

Des destins de femmes sacrifiées sur l'autel du progrès.

New Jersey, 1918. Edna Bolz entre comme ouvrière à l'United State Radium Corporation, une usine qui fournit l'armée en montres. Aux côtés de Katherine, Mollie, Albina, Quinta et les autres, elle va apprendre le métier qui consiste à peindre des cadrans à l'aide de la peinture Undark (une substance luminescente très précieuse et très chère) à un rythme constant. Mais bien que la charge de travail soit soutenue, l'ambiance à l'usine est assez bonne. Les filles s'entendent bien et sortent même ensemble le soir. Elles se surnomment les « Ghost Girls » : par jeu, elles se peignent les ongles, les dents ou le visage afin d'éblouir (littéralement) les autres une fois la nuit tombée. Mais elles ignorent que, derrière ses propriétés étonnantes, le Radium, cette substance qu'elles manipulent toute la journée et avec laquelle elles jouent, est en réalité mortelle. Et alors que certaines d'entre elles commencent à souffrir d'anémie, de fractures voire de tumeur, des voix s'élèvent pour comprendre. D'autres, pour étouffer l'affaire...

La dessinatrice Cy nous raconte le terrible destin des Radium Girls, ces jeunes femmes injustement sacrifiées sur l'autel du progrès technique. Un parcours de femmes dans la turbulente Amérique des années 1920 où, derrière l'insouciance lumineuse de la jeunesse, se joue une véritable tragédie des temps modernes.

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Articles (6)

Avis (20)

  • Quelques mois après ça sorti je me laisse enfin tenter par ce roman graphique.
    Nous avons là, une histoire engagée retraçant de réels évènements ayant eu lieux aux États-Unis dans les années 1920.

    Tout récemment découvert par Marie Curie le radium fait son entrée fracassante dans le...
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    Quelques mois après ça sorti je me laisse enfin tenter par ce roman graphique.
    Nous avons là, une histoire engagée retraçant de réels évènements ayant eu lieux aux États-Unis dans les années 1920.

    Tout récemment découvert par Marie Curie le radium fait son entrée fracassante dans le quotidien des Américains. Nous suivons là un groupe d'amies qui peints des cadrans d'horloge avec de la peinture phosphorescente. Pour plus de précisions il était de coutume dans cette entreprise de lecher le pinceau... ce geste a priori banal va quelques années plus tard s'avérer fatal a beaucoup de ces ouvrières.

    C'est à la fois très intéressant de découvrir cette histoire qui participa à la refonte du droit du salarié aux USA mais aussi terriblement triste de découvrir le destin de ses filles auquel le lecteut c'est attaché qui jadis était pleines de vie et d'insouciance et qui connurent un funeste destin...

    Graphiquement ce crayonné rosé très féminin contrasté par moments pour une touche de vert (fluorescent comme le radium?) est des plus appréciable.
    Petite mais agréable surprise pour ma part a l'heure d'éteindre la lumière et de voir que Glénat a eu le souci du détail et que l'album est phosphorescent la nuit !

    En bref radium Girls est un roman graphique engagé qui retrace avec beaucoup d'émotions la vie les conséquences d'un réflexe de jeunesse de ses femmes qui malgré elles firent évoluer le droit américain.

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  • BD magnifique en tout point .
    Magnifique par l'histoire qu'elle retrace : ces femmes qui travaillaient exposées au danger du radium contenu dans la peinture qu'elles utilisaient pour peindre les cadrans des horloges et qui en sont mortes ;
    L'histoire dramatique de ces femmes ( que moi j'ai...
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    BD magnifique en tout point .
    Magnifique par l'histoire qu'elle retrace : ces femmes qui travaillaient exposées au danger du radium contenu dans la peinture qu'elles utilisaient pour peindre les cadrans des horloges et qui en sont mortes ;
    L'histoire dramatique de ces femmes ( que moi j'ai découvert en lisant Cy ) est ici mis en lumière .
    Magnifique par le graphisme sobre , net avec parfois des lignes anguleuses .
    Magnifique par le choix de deux couleurs dominantes le vert et le violet .
    L 'ambiance légère qui se dégage de la couverture , des copines qui papotent, ne laisse pas présager de la terrible suite .

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  • Perso, j'avais voté l'an passé pour cet album - Radium Girls.
    Un graphisme original, appuyé aux crayons de couleur, ou à la craie grasse, des jeunes femmes atypiques avec des nez, dignes de celui de Cléopâtre, des tonalités douces qui mettent en confiance cette équipée très soudée qui vit...
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    Perso, j'avais voté l'an passé pour cet album - Radium Girls.
    Un graphisme original, appuyé aux crayons de couleur, ou à la craie grasse, des jeunes femmes atypiques avec des nez, dignes de celui de Cléopâtre, des tonalités douces qui mettent en confiance cette équipée très soudée qui vit bien, sort et s'amuse.
    Enfin, qui vit bien ? ...
    Un docteur de l'entreprise suggère de ne pas trop sucer le pinceau (le fameux LIP qu'on retrouve partout dans les commantaires précédents, je ne déroge pas).

    Ah oui ?? Y aurait-il anguille sous roche ?
    Cette anguille est empoisonnée ! The Radium Eel, ça pète, non ?

    L'album bascule vers le tragique, les jeunes filles, déjà iridescentes, commencent à perdre leurs dents. Leurs os sont infectés par le radium, métal qui a permis le développement des bombes atomiques, faut il le rappeler. Pas glop !
    Et tout ça, dans le plus grand des silences.

    Ça fait froid dans le dos.


    Et pourtant, maintenant que j'ai lu les deux, j'aurai bien révisé mon vote pour Hippie Trail qui m'avait mis une belle claque.
    https://www.lecteurs.com/livre/hippie-trail/5436766

    On peut reprendre les comptes ? :)

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  • Marie et Pierre Curie avaient découvert le radium en 1898. Cet élément est bientôt paré de toutes les vertus, on peut trouver de l'eau, des crèmes de beauté, du lait, du dentifrice au radium.
    Pendant la 1ère guerre mondiale, des centaines de jeunes femmes sont recrutées pour peindre les cadrans...
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    Marie et Pierre Curie avaient découvert le radium en 1898. Cet élément est bientôt paré de toutes les vertus, on peut trouver de l'eau, des crèmes de beauté, du lait, du dentifrice au radium.
    Pendant la 1ère guerre mondiale, des centaines de jeunes femmes sont recrutées pour peindre les cadrans phosphorescents. Les femmes sont supposées avoir la délicatesse et la précision requises pour ce travail.
    Etant beaucoup mieux payées que les autres ouvrières, elles se considèrent comme privilégiées et chanceuses. Elles sont ravies de gagner leur indépendance financière.
    Les scientifiques connaissaient la dangerosité du radium, mais leur hiérarchie a toujours affirmé aux ouvrières qu'elles ne courraient aucun risque à le manipuler. On pensait alors que les petites quantités de radium auxquelles elles étaient exposées, étaient bonnes pour la santé.
    Voilà pour le contexte historique.

    L'album décrit le destin de Katherine, Mollie, Albina, Quinta et Edna qui, en 1918, travaillent comme ouvrières à l’United State Radium Corporation, une usine qui fournit l’armée en montres. Elles peignent les chiffres des cadrans à l’aide de la peinture Undark, une substance contenant du radium.
    Elles doivent être très précises et utilisent la technique du "lip-dip-paint" :lisser le pinceau avec sa bouche, prendre la peinture et peindre.
    Pour tenir la cadence et obtenir le rendement que la direction exige d'elles, elle affinent continuellement le pinceau à l'aide de leur bouche et ingèrent toute la journée d'infimes quantités de radium.
    Elles remarquent bien sûr que dans le noir, leurs mains, leur peau, leurs vêtements produisent un halo lumineux. Mais elles s'en amusent, elles se baptisent les "ghost girls".

    Puis Mollie commence à souffrir d'une dent,mais le mal ne va pas s'arrêter là.
    L'album nous fait ensuite revivre leur calvaire et la bataille judiciaire qu'elles vont mener pour faire reconnaitre l'intoxication au radium (par ailleurs incurable) comme maladie professionnelle.

    J'aime beaucoup l'originalité du dessin au crayon de couleur. La colorisation est faite essentiellement avec un camaieu de roses, de prune plutôt "girly" avec parfois un ajout de vert radium.
    On ressent parfaitement le côté joyeux, vivant des ces très jeunes femmes, heureuses de leur liberté acquise grâce à ce travail. On est d'autant plus navré de la conclusion tragique de cette histoire.

    Je ne peux qu'admirer la force, le courage et la détermination de ces ouvrières considérées comme quantité négligeable par les puissants industriels. Malgré la disparité des forces et également leur état physique , elles finissent par obtenir justice.
    Dans cette affaire des "radium girls" , pour la première fois, l'employeur a été déclaré responsable de la santé de ses employés. De nouvelles législations vont suivre, instituant de meilleures protections pour l'ensemble des travailleurs américains.
    Un roman graphique pour se souvenir de destins brisés et faire sortir de l'anonymat de simples ouvrières qui ont fait bouger les lignes.

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  • Radium Girls de l’auteure et illustratrice Cy publiée aux éditions Glénat a tout récemment été couronné du Prix Orange de la BD. L’auteure a également été remarquée en 2016 et 2018 avec ses deux tomes Le vrai sexe de la vraie vie aux éditions Lapin. D’une fibre toujours aussi engagée, cette...
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    Radium Girls de l’auteure et illustratrice Cy publiée aux éditions Glénat a tout récemment été couronné du Prix Orange de la BD. L’auteure a également été remarquée en 2016 et 2018 avec ses deux tomes Le vrai sexe de la vraie vie aux éditions Lapin. D’une fibre toujours aussi engagée, cette bande dessinée met en lumière (et ce n’est pas un jeu de mots!) plusieurs destins liés et terriblement oubliés.

    Lip. Dip. Paint. Lécher le pinceau, prélever la peinture, peindre le quota de cadrans de montres. Ce sont les trois actions qu’Edna Bolz, Grace, Katherine, Mollie, Albina et Quinta doivent exécuter devant les établis d’USRC. Cette peinture miracle au radium permet de lire les chiffres du cadran dans le noir. Mais rapidement, l’élément découvert par Marie Curie laisse place à la vérité : c’est un véritable poison pour l’organisme. Les ouvrières sont condamnées.

    Le cas des Radium Girls a été adapté au cinéma en avril 2020 par Lydia Dean Pilcher et Ginny Mohler. Coté littérature, à la même période Cy s’empare également du sujet pour illustrer à sa manière ce pan de l’Histoire qui a souffert de l’oubli. Si l’on sait aujourd’hui que le radium est un élément très radioactif, on sait beaucoup moins que qu’il a coûté la vie à de nombreuses ouvrières qui se sont révoltées, parfois dans des états lamentables, pour mettre en lumière leur condition. Cette audace, celle de se mesurer à des entreprises au cœur d’une époque où ni l’ouvrière, ni la femme n’a un réel droit de parole devant une assemblée d’hommes, a évité la mort de nombreuses ouvrières par la suite.

    Cet acte qui, il faut le dire, a été une réelle genèse du féminisme dans le monde du travail, est superbement retranscrit par Cy tout au long de la bande dessinée. On y découvre un groupe de collègues mais également des amies qui se soutiennent dans ce travail bien souvent ingrat. Elles se donnent ce qu’elles ont, c’est-à-dire beaucoup de joie de vivre pour gérer ce quotidien épuisant. Mais ce qui transperce les pages –et accable le lecteur très rapidement– c’est cette innocence, ce trop plein de confiance en leur entreprise et tout laisse poindre ce fatalisme morbide qui enserre à chaque page.

    C’est un crescendo révoltant sous un trait de crayon très épuré que l’auteure et illustratrice livre ici tout en rappelant à chaque étape que cette quête vers une justice n’est pour ses précurseurs que le début de la fin. Le climat est glacial, l’hommage est mérité, et le message reste éternel.

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  • Radium girls, écriture dessin et couleurs par #cy, est paru en août 2020 dans la collection Karma des éditions @glenatbd
    La BD retrace le destin des premières ouvrières à avoir attaqué en justice leur employeur dans les années 20
    Ces femmes sont tombées dans l’oubli alors même que c’est grâce...
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    Radium girls, écriture dessin et couleurs par #cy, est paru en août 2020 dans la collection Karma des éditions @glenatbd
    La BD retrace le destin des premières ouvrières à avoir attaqué en justice leur employeur dans les années 20
    Ces femmes sont tombées dans l’oubli alors même que c’est grâce à leurs actions que certaines lois protégeant les salarié.es ont été votées aux Etats-Unis
    La BD rend également compte des années 20, la prohibition, l’exigence pour les femmes de s’habiller et se comporter selon de « bonnes mœurs » mais aussi le de vote pour les femmes qui n’arrivera qu’en 1944 en France !
    L’album tourne autour de l’amitié entre 6 femmes, leur solidarité, leurs petites folies, leurs confidences mais aussi leurs désaccords puis la détresse qui les saisira quand elles comprendront que cette valse en 3 temps, Lip Dip Paint est une danse avec la mort

    Le choix de l’autrice d’utiliser un gamut limité à deux couleurs, le violet et le vert radium en fait un album très harmonieux, la force des émotions ressort par le trait et certains dessins en pleine page plutôt que par la couleur, parti pris que je trouve très réussi !

    #radiumgirls #bd #romangraphique #sortiesbd2020 #bdteam #instabd #bdgram #cy #glenat #karma #bookstagram #bookaholic #bookaddict #bdaddict #bdaholic

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  • Edna, Katherine, Mollie, Albina, Quinta et d'autres sont ouvrières à l’United State Radium Corporation dans le New Jersey. Nous sommes en 1918, à cette époque certains imaginent tous les bienfaits que peut apporter le radium découvert depuis peu par le couple Pierre et Marie Curie.

    Et la...
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    Edna, Katherine, Mollie, Albina, Quinta et d'autres sont ouvrières à l’United State Radium Corporation dans le New Jersey. Nous sommes en 1918, à cette époque certains imaginent tous les bienfaits que peut apporter le radium découvert depuis peu par le couple Pierre et Marie Curie.

    Et la mode est aux cadrans aux chiffres lumineux, un confort apporté justement par la peinture Undark à base de radium. A longueur de journée, les dials-painters font inlassablement le même geste : lip, dip, paint (porter aux lèvres, tremper, peindre) car il faut lisser le pinceau avec sa salive, puis le plonger dans la peinture, et peindre délicatement.
    Ce geste qui aurait pu être anodin devient une véritable bombe à retardement qui détruit inéluctablement le corps des malheureuses. Mais face à une corporation toute puissance et à des intérêts financiers prépondérants, difficile de croire que cette poignée de femmes arrivera à se faire entendre et ébranler le pouvoir en place. On notera que l'usine d'Orange, dans le New Jersey, emploie jusqu'à deux cent cinquante ouvrières.

    Après quelques mois de joies et d'amusement, parce qu'après tout ces jeunes femmes ont la vie devant elles et l'envie d'en profiter, les maladies se déclarent rapidement. Rien ne leur sera épargné. Elles tombent littéralement en miettes, il s’avère que le radium se loge dans les os qu'il va progressivement ronger. Mais on ne leur accorde pas le fait que leur mort puisse être liée à leur emploi. Aussi celles qui restent, et tant qu'elles en auront l'énergie, vont mettre leurs dernières forces dans la bataille pour faire reconnaître la maladie du travail.

    Grâce à leur courage, leur force et leur opiniâtreté, leur calvaire aura malgré tout servi à changer les lois pour les travailleurs outre-Atlantique, un combat mortel qui n'a pas été vain.

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  • J'étais très curieuse de découvrir ce titre, ayant suivi de loin son processus grâce aux vidéos et stories de Cy sur son travail. Et surtout, cette bande dessinée, je suis certaine qu'elle plairait à une amie, à qui je vais lui offrir !

    Comme l'a dit Cy, il ne faut pas s'attendre à une...
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    J'étais très curieuse de découvrir ce titre, ayant suivi de loin son processus grâce aux vidéos et stories de Cy sur son travail. Et surtout, cette bande dessinée, je suis certaine qu'elle plairait à une amie, à qui je vais lui offrir !

    Comme l'a dit Cy, il ne faut pas s'attendre à une retranscription des événements comme on pourrait l'imaginer sur un fait historique. Elle a souhaité représenter ce groupe de femmes et la dynamique entre elles face aux événements. On les voit sur plusieurs années, découvrant petit à petit les tragiques conséquences des tâches qu'elles avaient dans leur travail avec le radium. Je dois avouer que je m'attendais pas tout à fait à ça, mais ça correspond totalement à ce qu'a voulu faire Cy.

    Je dois dire que je ne suis pas sensible au trait de Cy, et ce depuis le début que je suis son travail depuis quelques années déjà. Pour autant, j'aime beaucoup suivre le travail qu'elle fait, que ce soit pour voir comment elle travaille et les techniques qu'elle utilise (son travail sur les encres est vraiment magnifique). C'est véritablement différent de ce que j'aime normalement, mais pour autant, c'est vraiment avec plaisir que je regarde son processus, justement parce que c'est si différent. Et j'aime aussi son travail par ce qu'elle transmet notamment dans ses vidéos mais aussi ses publications d'oeuvres graphiques, avec par exemple son militantisme.

    Bref, tout ça pour dire que, malgré le fait que ce ne soit pas un trait qui me parle, j'ai beaucoup aimé les planches proposées. On est sur un superbe camaïeu de violets et magenta rehaussées du vert du radium, avec des planches aux crayons de couleur qui sont vraiment réussies. La technique choisie est vraiment agréable à regarder et l'ayant jamais rencontrée dans ce que je lis habituellement, j'ai beaucoup aimé voir le résultat. Les planches en pleine page sur les personnages qui sont frappés par la fatalité du radium sont frappantes et pourtant, elles ne montrent pas réellement ce qu'ils en aient, c'est plutôt une forme de symbolisme pour le représenter.

    On est plongé dans la vie et malheureusement, la dureté de ce que vivent ces femmes, et c'est fait avec brio. On a les éléments suffisants pour comprendre ce qui leur aient arrivé et l'impact qu'elles ont eu dans le droit du travail aux États-Unis. C'est un chouette hommage à ces femmes qui ont été oubliées, par un biais un peu différent de ce qu'on pourrait attendre d'une retranscription d'un fait historique, mais qui fonctionne parfaitement.

    Une chouette découverte que je conseille pour ceux qui seraient curieux de ces femmes et ce qu'elles ont apportés et vécus, ou ceux qui souhaiterait le voir par ce biais.

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