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Cy., de son vrai nom Cyrielle Evrard, est une autrice de bande dessinée née en 1990. Cy. est à la base, graphiste de formation et réside en région parisienne.

Après plusieurs années en tant que directrice artistique, elle se lance en freelance pour développer ses projets. Elle publie aux édition...

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Cy., de son vrai nom Cyrielle Evrard, est une autrice de bande dessinée née en 1990. Cy. est à la base, graphiste de formation et réside en région parisienne.

Après plusieurs années en tant que directrice artistique, elle se lance en freelance pour développer ses projets. Elle publie aux éditions Lapin Le vrai sexe de la vraie vie (tome 1 et 2) où elle prend le parti de montrer des bribes de sexualité sur base de témoignages. Son leitmotiv ; montrer pour déculpabiliser.

Sa BD suivante ne parle pas de sexualité, mais de luttes de femmes dans les années 20 aux États-Unis : Radium Girls parait chez Glénat en avril 2020. L'album a remporté la 2e édition du Prix BD Lecteurs.com.

 

Photo ©Lisa Miquet.

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Articles en lien avec Cy (5)

Avis sur cet auteur (23)

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    Couverture du livre « Radium girls » de Cy aux éditions Glenat

    Linstantbd sur Radium girls de Cy

    Quelques mois après ça sorti je me laisse enfin tenter par ce roman graphique.
    Nous avons là, une histoire engagée retraçant de réels évènements ayant eu lieux aux États-Unis dans les années 1920.

    Tout récemment découvert par Marie Curie le radium fait son entrée fracassante dans le...
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    Quelques mois après ça sorti je me laisse enfin tenter par ce roman graphique.
    Nous avons là, une histoire engagée retraçant de réels évènements ayant eu lieux aux États-Unis dans les années 1920.

    Tout récemment découvert par Marie Curie le radium fait son entrée fracassante dans le quotidien des Américains. Nous suivons là un groupe d'amies qui peints des cadrans d'horloge avec de la peinture phosphorescente. Pour plus de précisions il était de coutume dans cette entreprise de lecher le pinceau... ce geste a priori banal va quelques années plus tard s'avérer fatal a beaucoup de ces ouvrières.

    C'est à la fois très intéressant de découvrir cette histoire qui participa à la refonte du droit du salarié aux USA mais aussi terriblement triste de découvrir le destin de ses filles auquel le lecteut c'est attaché qui jadis était pleines de vie et d'insouciance et qui connurent un funeste destin...

    Graphiquement ce crayonné rosé très féminin contrasté par moments pour une touche de vert (fluorescent comme le radium?) est des plus appréciable.
    Petite mais agréable surprise pour ma part a l'heure d'éteindre la lumière et de voir que Glénat a eu le souci du détail et que l'album est phosphorescent la nuit !

    En bref radium Girls est un roman graphique engagé qui retrace avec beaucoup d'émotions la vie les conséquences d'un réflexe de jeunesse de ses femmes qui malgré elles firent évoluer le droit américain.

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    Couverture du livre « Radium girls » de Cy aux éditions Glenat

    armelle leroy sur Radium girls de Cy

    BD magnifique en tout point .
    Magnifique par l'histoire qu'elle retrace : ces femmes qui travaillaient exposées au danger du radium contenu dans la peinture qu'elles utilisaient pour peindre les cadrans des horloges et qui en sont mortes ;
    L'histoire dramatique de ces femmes ( que moi j'ai...
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    BD magnifique en tout point .
    Magnifique par l'histoire qu'elle retrace : ces femmes qui travaillaient exposées au danger du radium contenu dans la peinture qu'elles utilisaient pour peindre les cadrans des horloges et qui en sont mortes ;
    L'histoire dramatique de ces femmes ( que moi j'ai découvert en lisant Cy ) est ici mis en lumière .
    Magnifique par le graphisme sobre , net avec parfois des lignes anguleuses .
    Magnifique par le choix de deux couleurs dominantes le vert et le violet .
    L 'ambiance légère qui se dégage de la couverture , des copines qui papotent, ne laisse pas présager de la terrible suite .

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    Couverture du livre « Radium girls » de Cy aux éditions Glenat

    Romain Ambrosini sur Radium girls de Cy

    Perso, j'avais voté l'an passé pour cet album - Radium Girls.
    Un graphisme original, appuyé aux crayons de couleur, ou à la craie grasse, des jeunes femmes atypiques avec des nez, dignes de celui de Cléopâtre, des tonalités douces qui mettent en confiance cette équipée très soudée qui vit...
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    Perso, j'avais voté l'an passé pour cet album - Radium Girls.
    Un graphisme original, appuyé aux crayons de couleur, ou à la craie grasse, des jeunes femmes atypiques avec des nez, dignes de celui de Cléopâtre, des tonalités douces qui mettent en confiance cette équipée très soudée qui vit bien, sort et s'amuse.
    Enfin, qui vit bien ? ...
    Un docteur de l'entreprise suggère de ne pas trop sucer le pinceau (le fameux LIP qu'on retrouve partout dans les commantaires précédents, je ne déroge pas).

    Ah oui ?? Y aurait-il anguille sous roche ?
    Cette anguille est empoisonnée ! The Radium Eel, ça pète, non ?

    L'album bascule vers le tragique, les jeunes filles, déjà iridescentes, commencent à perdre leurs dents. Leurs os sont infectés par le radium, métal qui a permis le développement des bombes atomiques, faut il le rappeler. Pas glop !
    Et tout ça, dans le plus grand des silences.

    Ça fait froid dans le dos.


    Et pourtant, maintenant que j'ai lu les deux, j'aurai bien révisé mon vote pour Hippie Trail qui m'avait mis une belle claque.
    https://www.lecteurs.com/livre/hippie-trail/5436766

    On peut reprendre les comptes ? :)

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    Couverture du livre « Radium girls » de Cy aux éditions Glenat

    augustin sur Radium girls de Cy

    Marie et Pierre Curie avaient découvert le radium en 1898. Cet élément est bientôt paré de toutes les vertus, on peut trouver de l'eau, des crèmes de beauté, du lait, du dentifrice au radium.
    Pendant la 1ère guerre mondiale, des centaines de jeunes femmes sont recrutées pour peindre les cadrans...
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    Marie et Pierre Curie avaient découvert le radium en 1898. Cet élément est bientôt paré de toutes les vertus, on peut trouver de l'eau, des crèmes de beauté, du lait, du dentifrice au radium.
    Pendant la 1ère guerre mondiale, des centaines de jeunes femmes sont recrutées pour peindre les cadrans phosphorescents. Les femmes sont supposées avoir la délicatesse et la précision requises pour ce travail.
    Etant beaucoup mieux payées que les autres ouvrières, elles se considèrent comme privilégiées et chanceuses. Elles sont ravies de gagner leur indépendance financière.
    Les scientifiques connaissaient la dangerosité du radium, mais leur hiérarchie a toujours affirmé aux ouvrières qu'elles ne courraient aucun risque à le manipuler. On pensait alors que les petites quantités de radium auxquelles elles étaient exposées, étaient bonnes pour la santé.
    Voilà pour le contexte historique.

    L'album décrit le destin de Katherine, Mollie, Albina, Quinta et Edna qui, en 1918, travaillent comme ouvrières à l’United State Radium Corporation, une usine qui fournit l’armée en montres. Elles peignent les chiffres des cadrans à l’aide de la peinture Undark, une substance contenant du radium.
    Elles doivent être très précises et utilisent la technique du "lip-dip-paint" :lisser le pinceau avec sa bouche, prendre la peinture et peindre.
    Pour tenir la cadence et obtenir le rendement que la direction exige d'elles, elle affinent continuellement le pinceau à l'aide de leur bouche et ingèrent toute la journée d'infimes quantités de radium.
    Elles remarquent bien sûr que dans le noir, leurs mains, leur peau, leurs vêtements produisent un halo lumineux. Mais elles s'en amusent, elles se baptisent les "ghost girls".

    Puis Mollie commence à souffrir d'une dent,mais le mal ne va pas s'arrêter là.
    L'album nous fait ensuite revivre leur calvaire et la bataille judiciaire qu'elles vont mener pour faire reconnaitre l'intoxication au radium (par ailleurs incurable) comme maladie professionnelle.

    J'aime beaucoup l'originalité du dessin au crayon de couleur. La colorisation est faite essentiellement avec un camaieu de roses, de prune plutôt "girly" avec parfois un ajout de vert radium.
    On ressent parfaitement le côté joyeux, vivant des ces très jeunes femmes, heureuses de leur liberté acquise grâce à ce travail. On est d'autant plus navré de la conclusion tragique de cette histoire.

    Je ne peux qu'admirer la force, le courage et la détermination de ces ouvrières considérées comme quantité négligeable par les puissants industriels. Malgré la disparité des forces et également leur état physique , elles finissent par obtenir justice.
    Dans cette affaire des "radium girls" , pour la première fois, l'employeur a été déclaré responsable de la santé de ses employés. De nouvelles législations vont suivre, instituant de meilleures protections pour l'ensemble des travailleurs américains.
    Un roman graphique pour se souvenir de destins brisés et faire sortir de l'anonymat de simples ouvrières qui ont fait bouger les lignes.

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