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Puissance et impuissance de la réflexion

Couverture du livre « Puissance et impuissance de la réflexion » de Vincent Citot aux éditions Le Cercle Hermeneutique
Résumé:

Réfléchir à la réflexion, penser la pensée et philosopher sur la philosophie, voilà ce que l'on propose de faire ici. Cette démarche est moins formelle qu'il n'y paraît, car interroger la nature et les exigences de la pensée philosophique engage toute une philosophie. Une philosophie qui n'est... Voir plus

Réfléchir à la réflexion, penser la pensée et philosopher sur la philosophie, voilà ce que l'on propose de faire ici. Cette démarche est moins formelle qu'il n'y paraît, car interroger la nature et les exigences de la pensée philosophique engage toute une philosophie. Une philosophie qui n'est pas dupe d'elle-même et qui commence par examiner sa propre finitude. « La dernière démarche de la raison, c'est de connaître qu'il y a une infinité de choses qui la surpassent. Elle est bien faible si elle ne va jusque là », disait Pascal. Nous montrons dans un esprit proche que la réflexion est d'autant plus puissante qu'elle reconnaît son impuissance, comme la philosophie authentique doit se savoir doublement bornée, par la pensée scientifique d'une part, et par la pensée mystique d'autre part. Il ne s'agit pas de rabaisser la philosophie, mais au contraire de lui permettre de comprendre ce qui la comprend et de trouver sa juste place dans le champ intellectuel.
La première partie peut être lue comme une introduction générale au problème de la puissance et de l'impuissance de la réflexion, dans une triple perspective ontologique, gnoséologique et axiologique. La deuxième partie pousse plus loin la problématique, en particulier la question des horizons scientifique et mystique de la réflexion philosophique. La troisième partie définit la spécificité du problème philosophique, la nature et les exigences de la pensée philosophique. La quatrième partie, enfin, traite des bornes de la réflexivité philosophique et de l'intérêt pour la philosophie de se prêter à l'objectivation scientifique, à l'occasion d'une interrogation historiographique. Nous plaidons pour que l'écriture de l'histoire de la philosophie se soumette à des critères de scientificité plus stricts.

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