Petit pays

Couverture du livre « Petit pays » de Gael Faye aux éditions Grasset Et Fasquelle

4.34375

96 notes

Résumé:

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien... Voir plus

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l'envahit, l'imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français...
« J'ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l'après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d'orages... J'ai écrit ce roman pour crier à l'univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exilés, de réfugiés, d'immigrés, de migrants. » Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d'un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d'un drame que l'auteur connaît bien, un premier roman d'une ampleur exceptionnelle, parcouru d'ombres et de lumière, de tragique et d'humour, de personnages qui, tous à leur manière, tentent désespérément de survivre à la tragédie.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Coup de coeur: bien ecrit ,"frais "même si affreusement tragique et instructif.

  • 0.25

    Qu’on se le dise, « Petit pays » n’est pas un livre sur le génocide du Rwanda mais une magnifique ode au paradis perdu de l’enfance. Bouleversant, poétique et puissant, ce livre nous plonge dans les paysages africains du Burundi, à travers les yeux d’un enfant. On en ressent les moindres détails : les couleurs chatoyantes, les odeurs des citronniers, la pulpe juteuse des mangues et la joie de vivre des enfants à qui la guerre et la barbarie ont ôté toute innocence. Une grande claque !

  • 0.2

    Gabriel et sa soeur, Ana, vivent au Burundi avec leur père français et leur mère rwandaise qui a dû fuir son pays lorsqu’elle était très jeune. Ils mènent une vie privilégiée, entre le lycée français et leur belle maison entretenue par une flopée de domestiques.

    Gabriel a douze ans et pas d’autres soucis que quelques chamailleries avec ses copains de l’impasse dans laquelle il vit.

    Et, un jour, tout bascule.



    J’ai trouvé ce roman superbe. J’ai été bouleversée par les descriptions que l’auteur donne de la fin de l’enfance de son narrateur, sa volonté de rester accroché à la douceur de la naïveté quand ses amis ont déjà basculé dans la crudité de l’âge adulte et sa mère dans la douleur de la folie. La terreur que peut inspirer l’inéluctable, la vie quand on se trouve privé de ce qu’elle avait de plus précieux, d’essentiel.

    C’est un roman magnifique. Ni sur l’Afrique, ni sur la guerre mais sur la vie et la pudeur de ceux qu’elle n’épargne pas.

  • 0.2

    C'est le regard de l'innocence posé sur les conséquences d'un pays déchiré par la guerre raciale...Premier roman de l'auteur...on a envie de demander : "y a t-il une suite ?"

  • 0.2

    Le génocide est une marée noire, ceux qui n'y sont pas noyés sont mazoutés à vie ! »

    Ce roman est construit comme un crescendo littéraire. De cette insouciance de l’enfance passée dans un pays où règne l’harmonie familiale, le Burundi, on saisit tous les parfums. Avec Gabriel, on partage ce quotidien fait de petits bonheurs même si la vie n’est pas toujours simple et que les tensions conjugales l’assombrissent parfois. Au fil des chapitres, L’auteur nous fait ressentir l’infâme engrenage de la violence haineuse et ses manifestations de plus en plus palpables. La multiplication des événements inquiétants avec une surenchère des actions violentes viennent peu à peu impacter le monde protégé de Gabriel et sa perception du monde, modifiant son rapport aux autres, proches, amis, membres de la famille et parents. Le piège se referme. Le jeune métisse ne pourra pas échapper à l’horreur du génocide.
    Ce livre, émouvant, drôle, plein de fraîcheur et de spontanéité, devient peu à peu sombre, dense et tragique, particulièrement intense et déchirant dans les dernières pages et jusque dans ses dernières lignes.

  • 0.15

    Je suis partagé. Si c'était un témoignage sur la tragédie du Rwanda, des livres plus forts ont été écrits sur le sujet. S'il s'agissait d'un premier roman autobiographique, alors il en a tous les défauts (mièvrerie) et toutes les qualités (spontanéité). Tout change page 116, en fait, quand la guerre n'est plus une menace (qui plane dans les 115 pages précédentes) mais une réalité. Il y a des passages d'une grande profondeur. Il y a aussi des facilités de style comme cette tendance à transformer des expressions françaises en les accommodant à la sauce africaine ("haut comme trois mangues", "ennuyé comme des varans crevés"). Une déception car la langue africaine regorge d'expressions imagées, mais ce n'était pas l'objet du livre.

  • 0.25

    Gaël Faye nous offre là un livre poignant, touchant et doux à la fois. L'auteur a une écriture magnifique car très poétique. Cette histoire, qui fait quelque peu écho à la sienne, nous fait vibrer du début à la fin. Les personnages sont attachants et très bien travaillés. En bref foncez !

  • 0.25

    Ce livre très bien écrit nous fait découvrir , à travers les yeux d'un enfant de dix ans , la montée de la violence entre ces deux ethnies. Bien que connaissant (mal) les faits il nous interpelle et nous fait réfléchir sur la fragilité de l'équilibre d'un pays, même le plus paisible.
    J'ai adoré le style de cet auteur, je relirai certainement ce roman car malgré le drame qui se joue il dégage de la légèreté , de l'insouciante et beaucoup de poésie .

  • 0.2

    On m'en avait dit tant de bien qu'il fallait bien que je lise un jour ou l'autre et j'avoue n'avoir pas été déçue... Cependant ceux qui aiment les chansons de Gaël Faye ne doivent pas s'attendre à une langue aussi belle et ciselée, les phrases du roman, simples, se réduisent souvent à sujet-verbe-complément, ce qui se justifie complètement par la narration d'un enfant de dix ans. Cet enfant, Gabriel - on ne doit pas être loin de Gaël - nous raconte sa vie d'enfant privilégié au Burundi, sa bande et bien sûr de la guerre entre Hutus et Tutsis dans le pays voisin, le Rwanda. Sa mère est directement touchée par cette guerre aussi stupide qu'incompréhensible à ses yeux d'enfant. Il nous raconte les horreurs (cette scène du cheval à l'agonie battu à mort suivie de près par celle de l'homme dans le taxi, brûlé vif est insoutenable) de cette violence qui oblige à prendre parti pour l'un des deux camps alors que Gaby souhaiterait resté neutre et à l'écart. Il raconte aussi sa découverte de la lecture, exil volontaire celui-là et salutaire avant l'exil en France. Oui, un bon premier roman, avec probablement des passages autobiographiques.

  • 0.2

    "Le bonheur ne se voit que dans le rétroviseur" Une phrase magnifique parmi tant d'autres dans ce roman bouleversant. Gabriel, né de mère rwandaise qui a fui son pays, et de père européen, vit au Burundi avec ses parents et sa soeur Ana. Des années d'enfance insouciantes qui laissent place au destin tragique de ce pays, aux génocides rwandais et burundais. On suit avec horreur la montée en puissance des conflits. L'écriture de Gaël Faye nous relate sans détour l'évolution de la situation à travers les yeux de cet adolescent, jusqu'à son exil en Europe et son retour sur place des années après. Un premier roman très prometteur, à lire absolument.

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