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Nus

Couverture du livre « Nus » de Laure Becdelievre aux éditions Plon
  • Date de parution :
  • Editeur : Plon
  • EAN : 9782259279079
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Mathilde est modèle vivant de nu artistique en ateliers et écoles d'art. Son métier la pose et la comble, malgré la rupture avec sa mère que ce choix de vie lui a value dix ans plus tôt.
Drôle de métier pourtant, lorsqu'on tombe enceinte et qu'on peut difficilement cacher son corps qui change.... Voir plus

Mathilde est modèle vivant de nu artistique en ateliers et écoles d'art. Son métier la pose et la comble, malgré la rupture avec sa mère que ce choix de vie lui a value dix ans plus tôt.
Drôle de métier pourtant, lorsqu'on tombe enceinte et qu'on peut difficilement cacher son corps qui change. Du jour où Mathilde attend un enfant, ses repères sont bouleversés, dans sa vie de muse comme dans sa vie de couple.
Son intimité lui échappe. Mais elle se sent aussi habitée, plus que jamais. Parée d'une nudité épaisse, lui donnant des forces inattendues pour affronter un monde qui a perdu ce qui lui restait d'insouciance, et où d'une balle de kalachnikov on peut perdre un ami.
Un premier roman sensible et poétique sur la création et l'expérience de donner la vie, envers et contre tout.

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Articles (1)

Avis (5)

  • "Nus", c'est d'abord un beau livre sur l'acceptation de soi, de son corps ainsi que sur la grossesse et la maternité. Ce ne sont pas les seuls sujets évoqués puisqu'il sera aussi question des relations de couple et de la complexité des relations avec les parents.

    C'est un roman qui prend son...
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    "Nus", c'est d'abord un beau livre sur l'acceptation de soi, de son corps ainsi que sur la grossesse et la maternité. Ce ne sont pas les seuls sujets évoqués puisqu'il sera aussi question des relations de couple et de la complexité des relations avec les parents.

    C'est un roman qui prend son temps, c'est volontairement lent et j'avoue que ce roman a eu un effet assez hypnotisant sur moi. Il ne faut pas vous attendre à de multiples retournements de situation, à des scènes d'action effrénés où à une aventure qui vous transporte aux confins du monde, non ici, au centre du récit, ce sont les questions, les états d'âmes et l'introspection d'une femme qui exerce un métier pas banal et qui voit son corps, sa vie changer.

    Les personnages sont très attachants, l'écriture est très fluide. C'est un livre assez curieux, original de par son thème, et qui arrive quand même à happer le lecteur malgré ce rythme lent.

    Ce n'était franchement pas gagné d'avance, mais j'ai passé un bon moment de lecture et je me suis attaché aux différents protagoniste et ce malgré les quelques longueurs. Hypnotisant, c'est vraiment le terme pour résumer l'effet que ce livre a eu sur moi.

    Ma note : 3,5/5

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  • Le corps est le personnage principal de ce roman sensible et poétique : le corps comme objet d'art difficile à appréhender dans ses pleins, ses vides, ses ombres, ses courbes, le corps comme réceptacle de la maternité pour Mathilde ou de la maladie pour sa mère, le corps comme moyen de...
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    Le corps est le personnage principal de ce roman sensible et poétique : le corps comme objet d'art difficile à appréhender dans ses pleins, ses vides, ses ombres, ses courbes, le corps comme réceptacle de la maternité pour Mathilde ou de la maladie pour sa mère, le corps comme moyen de communication qui ne peut tricher.
    C'est aussi le roman des doutes, des interrogations, des remises en question que provoque la grossesse chez la femme. C'est le moment de choix importants, c'est la projection dans l'avenir, c'est conjurer le passé (ici les attentats, une relation inexistante depuis dix ans entre Mathilde et sa mère) au rythme du corps qui se modifie.
    C'est enfin un beau roman d'amitié entre Mathilde et Mia, une des élèves auxquels Mathilde sert de modèle vivant, entre Baptiste, le compagnon de Mathilde et Karim, victime des attentats du Bataclan, entre la mamma italienne pour qui nourrir est le geste d'amour suprême et Mathilde.
    Malgré une belle écriture, j'ai trouvé le rythme trop lent, trop contemplatif; les descriptions des poses que Mathilde prend devant ses élèves sont beaucoup trop longues et répétitives à mon goût. "Nus" reste cependant un beau roman.

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  • Une lecture agréable avec un récit délicat plein de douceur, même s'il aborde aussi secondairement le thème des attentats terroristes et la perte d'un être cher. Toutefois, le fil conducteur du roman est celui de la grossesse avec comme angle original celui de concerner, Mathilde, une jeune...
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    Une lecture agréable avec un récit délicat plein de douceur, même s'il aborde aussi secondairement le thème des attentats terroristes et la perte d'un être cher. Toutefois, le fil conducteur du roman est celui de la grossesse avec comme angle original celui de concerner, Mathilde, une jeune femme dont le métier est de poser dans des écoles et des ateliers d'art en tant que modèle vivant de nu artistique. Le sujet est très intéressant à aborder car la grossesse amenant notamment des transformations physiques, qu'en est-il lorsqu'en plus son métier est de se montrer aux yeux des autres ? Les apprentis artistes ne vont-ils par remarquer les changements sur le corps de Mathilde ? Cela a-t-il un impact sur l’œil de l’artiste ?

    Le thème de la transformation est donc mis en avant à travers l'art, omniprésent dans la narration car Mathilde est une partie prenante de cet univers. A ce titre, les amateurs d'art, notamment de dessin et de peinture, seront sans doute comblés par les descriptions dans le livre à la fois sur le milieu artistique et la création artistique. Le côté psychologique est également très présent car pendant les longues poses, Mathilde a le temps de se questionner sur sa vie, sa grossesse, son métier et son entourage. C’est là un autre point fort du livre avec l'impact qu'a eu également le choix du métier de Mathilde auprès de son entourage, et plus particulièrement auprès de sa mère, provoquant une rupture de leurs relations pendant plusieurs années.

    J'ai toutefois eu du mal à m'enthousiasmer pour cette histoire, même si l'ensemble est fluide, bien écrit, riche de beaucoup de choses. Si la narration est lente et progressive en incitant à l'observation et à l'intériorité, il m'a manqué un peu de rythme pour parfois m'emballer.
    A découvrir notamment pour le rapport entre le corps et l'art.

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  • Chronique issue de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2020/03/06/nus-laure-becdelievre/

    A travers mes chroniques, j’ai suffisamment laissé filtrer que la grossesse et la maternité sont des états qui ne m’enchantent guère d’avance.
    Il y a quelque chose d’effrayant, quelque chose...
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    Chronique issue de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2020/03/06/nus-laure-becdelievre/

    A travers mes chroniques, j’ai suffisamment laissé filtrer que la grossesse et la maternité sont des états qui ne m’enchantent guère d’avance.
    Il y a quelque chose d’effrayant, quelque chose d’angoissant à l’idée de porter la vie. Comme s’il s’agissait de mettre la sienne en quarantaine pour pouvoir enfanter. Supprimer l’alcool, subir sa vessie, constater que son caractère dépend tout entier de ses hormones, se sentir peser, ne plus pouvoir s’allonger sur le ventre, encaisser les nausées, les vergetures, la rétention d’eau. Puis il y a la maternité, assumer son statut à vie, signer un CDI non rémunéré (et même déficitaire), obligatoire aux responsabilités et au temps de travail illimité.

    Certes, mon tableau est noir et il devrait être nuancé par la joie d’avoir un enfant, le plaisir de le voir grandir et l’assurance de ne pas finir ses vieux jours dans la solitude. Mais malgré ces nuances, « grossesse » et « maternité » sont des mots qui m’angoissent.
    Pourtant, je suis inlassablement attirée par ces sujets. Comme si affronter mes angoisses me permettraient de les apprivoiser. Les connaitre mieux me familiariserait avec et on craint moins le familier que l’inconnu.
    Lire sur la grossesse me permet de mieux la comprendre. Lire sur la répulsion de cet état et le désespoir de la maternité me rend beaucoup plus humaine.
    Pour toutes ces raisons, je persiste à lire sur ce sujet qui m’effraie dans l’espoir d’en faire une vieille connaissance.

    Nus de Laure Becdelièvre a apaisée certaines de mes peurs. Malgré une lecture mitigée au rythme inégal, ce tour de magie qu’elle a réussi à opérer est pour moi une grande réussite !
    L’histoire raconte la grossesse de Mathilde, une modèle vivante de nu artistique. Chaque jour, elle pose nue pour des amateurs ou des professionnels. Ce métier qui la comble est difficilement accepté par tous et est à l’origine d’une rupture entre elle et sa mère dix ans plus tôt.
    Plus que jamais sensibilisée aux transformations de son corps, la vie de Mathilde bascule dès lors qu’elle apprend sa grossesse.
    Ses repères lui échappent, son intimité est apprivoisée par d’autres et Mathilde se sent habitée d’une force nouvelle.

    L’évolution de sa grossesse fait l’objet d’un stage. Le lecteur est totalement fondu dans l’univers de l’Art. On entend crisser les mines des fusains, gommer les traits malencontreux, brosser les poils d’un pinceau qui sillonne une fine aquarelle : on croque nous aussi la grossesse de Mathilde.
    Durant et entre ces longues poses notre modèle vivant est en pleine gestation-interrogative. Elle questionne son métier, comment il est perçu, quel sens il a, ce qu’il apporte aux artistes, au modèle et à ceux qui admirent l’œuvre. Elle renoue avec ses parents, s’éloigne de son compagnon, noue des relations nouvelles.

    En plus d’une réflexion sur le corps, sur son évolution, sur la perception que les autres en ont et la représentation qu’ils en font, le roman aborde la création en général et l’envie de donner la vie malgré les risques qui la jalonnent et les évènements qui la bouleversent.
    Le récit mentionne certains actes terroristes, la perte d’un être cher, la perte de l’insouciance et avec eux la naissance de la crainte, la méfiance et la retenue. Retenue comme prudence, précaution réserve ? Des sentiments et des craintes enfouies qui empêcheraient de se mettre à nu ?

    J’ai aimé voir évoluer cette « nudité épaisse » (voir quatrième de couverture) qui donne de plus en plus de force à Mathilde.
    Toutefois, comme la pose lente et étirée d’un modèle, l’écriture instille un calme et le lecteur apprend la patience. Cette douceur de l’instant m’a parfois paru trop longue et, malgré l’apaisement de certaines pauses (pose ? ;) ), ma lecture s’en est trouvée un peu trop alanguie.

    « A la Sicilienne, Mathilde avait confié sa peur, encore vivace parfois, de perdre sa liberté. De ne plus pouvoir exercer son métier comme elle l’entendait. De sacrifier la vie qu’elle avait construite avec un enfant sur les bras. Un statut, la maternité, en était un, elle aussi. Mathilde en voulait-elle ? Avait-elle envie d’être une mère pour tout le reste de sa vie, d’être dorénavant définie par ça ?
    « Ma, fallait y penser avant… Et puis, qu’est-ce que c’est que cette obsession de la peur de perdre ? Ma quoi ! Comme si vous possédiez quelque chose ! Avoir, avoir, avoir… les jeunes d’aujourd’hui vous ne pensez qu’à ça ! Ma on ne possède rien, on est traversé par la vie. On naît, on vit, on meurt, c’est tout. Entre les deux, vous croyez vraiment qu’on choisit ? On prend ce qui vient. Et puis on le rend. » »

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  • Je ne vais pas tergiverser. Ce livre est un bijou.

    Il nous raconte l'histoire de Mathilde. Mathilde, trentenaire, modèle à temps plein qui voit sa vie se transformer quand elle apprend sa grossesse. Mathilde, qui s'interroge sur le sens de son métier, sur sa relation aux autres, ses parents,...
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    Je ne vais pas tergiverser. Ce livre est un bijou.

    Il nous raconte l'histoire de Mathilde. Mathilde, trentenaire, modèle à temps plein qui voit sa vie se transformer quand elle apprend sa grossesse. Mathilde, qui s'interroge sur le sens de son métier, sur sa relation aux autres, ses parents, son compagnon.
    Au fil des pages, sur fond d'actes terroristes, Mathilde nous invite à la suivre dans cet univers artistique, et dans l'apprentissage de sa vie de future maman, de compagne, d'amie.

    Laure Becdelievre nous offre ici une délicate parenthèse de vie, emplie de pureté.
    Les mots sont délicieusement choisis, sonnent incroyablement juste. Mathilde est belle, attachante, imparfaite, féminine. Le milieu de l'art est décrit avec une telle précision qu'on se retrouve soi-même, au sein du groupe de stagiaires, à croquer Mathilde.

    Pour moi, cette lecture a été un véritable cadeau, et j’ai hâte de pouvoir partager mon ressenti avec d’autres lecteurs !

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