Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Mon maître et mon vainqueur

Couverture du livre « Mon maître et mon vainqueur » de François-Henri Désérable aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072900945
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« Le cahier, c'était la première chose que m'avait montrée le juge, quand tout à l'heure j'étais entré dans son bureau. Sous la couverture souple et transparente, on pouvait lire au feutre noir : MON MAÎTRE ET MON VAINQUEUR.
Sur les pages suivantes, il y avait des poèmes. Voilà ce qu'on avait... Voir plus

« Le cahier, c'était la première chose que m'avait montrée le juge, quand tout à l'heure j'étais entré dans son bureau. Sous la couverture souple et transparente, on pouvait lire au feutre noir : MON MAÎTRE ET MON VAINQUEUR.
Sur les pages suivantes, il y avait des poèmes. Voilà ce qu'on avait retrouvé sur Vasco : le revolver, un cahier noirci d'une vingtaine de poèmes et, plus tard, après expertise balistique, des résidus de poudre sur ses mains.
Voilà ce qu'il en restait, j'ai pensé, de son histoire d'amour. »

Donner votre avis

Avis (14)

  • Il y a d’abord cette histoire d’amour. Une rencontre, un peu par hasard sur un quai parisien, puis les rendez-vous qui s’enchaînent, un appartement qu’on emménage à deux, des jumeaux qui pointent le bout de leur nez, et un mariage à l’horizon. Il y a aussi cette histoire de passions. Une...
    Voir plus

    Il y a d’abord cette histoire d’amour. Une rencontre, un peu par hasard sur un quai parisien, puis les rendez-vous qui s’enchaînent, un appartement qu’on emménage à deux, des jumeaux qui pointent le bout de leur nez, et un mariage à l’horizon. Il y a aussi cette histoire de passions. Une rencontre par le biais d’amis communs, des rendez-vous où l’on parle poésie et littérature, des chambres d’hôtels où les corps s’apprivoisent et des nuits volées au quotidien où la soif de l’autre est intarissable. Tina vit ces deux histoires. Pourquoi choisir ? Ce serait faire souffrir ? Ce serait s’abandonner, s’effacer, disparaître dans un choix qui ne serait forcément pas le bon… Alors, l’un va décider pour elle. L’autre va se battre pour la reconquérir…

    Mon maître et mon vainqueur est un roman qu’on lit avec un sourire dans le cœur. Parce que c’est une histoire d’amours impossibles, de passions de corps et d’esprits, de regrets et de dépendances…

    Et puis parfois, c’est le chagrin qui chemine doucement aux côtés de ces petits bonheurs simples. Parce que c’est une histoire d’adultère et de mensonges, de trahisons et de faux semblants, de blessures qu’on inflige implacablement…

    Mon maître et mon vainqueur est un roman où la poésie est un personnage à part. Elle vit dans l’ombre des passions, des douleurs, des amitiés et des jugements. Elle éclaire celle qui doute, celui qui espère et celui qui condamne…

    Le trio amoureux qui vit dans ces pages est moderne et léger. Mais il rejoue les anciennes tragédies, et le triomphe n’est pas toujours là où on l’attend…

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Je n'avais encore jamais mis le nez dans un roman de François-Henri Désérable. Ce n'est pourtant pas un illustre inconnu, il a écrit de nombreux romans dont certains sont bien connus comme par exemple "Un certain M.Piekielny". Il faut donc une première fois à tout et c'est avec son dernier...
    Voir plus

    Je n'avais encore jamais mis le nez dans un roman de François-Henri Désérable. Ce n'est pourtant pas un illustre inconnu, il a écrit de nombreux romans dont certains sont bien connus comme par exemple "Un certain M.Piekielny". Il faut donc une première fois à tout et c'est avec son dernier roman, tout juste auréolé du grand prix du roman 2021 de l'Académie française, que je découvre cet auteur.

    A la lecture du résumé, je ne savais pas franchement si j'allais accrocher. Un homme, Vasco, un cahier contenant des poèmes et une histoire d'amour. Pour être honnête, j'avais un peu peur de m'ennuyer ou bien de me retrouver embarqué dans une histoire à l'eau de rose, ce qui n'est pas franchement mon thème de prédilection. Comme quoi, il ne faut jamais vraiment s'arrêter à la quatrième de couverture car j'ai passé un très bon moment à la lecture de ce roman.

    Tout d'abord, l'auteur a un style d'écriture tout à fait agréable à lire, c'est dynamique, moderne, pas ampoulé du tout, bref ça se lit très bien. Le deuxième bon point va à l'originalité de l'histoire. la situation de base, avec ce juge qui interroge le narrateur sur les frasques de son ami, est particulièrement bien amenée. De plus, par le biais d'un cahier retrouvé, plusieurs petits poèmes en lien avec l'histoire viennent parsemer le récit, ce qui lui apporte une petite touche de fraicheur.

    Autre point fort de ce roman, un rythme incroyable avec des envolées romanesques qui embarquent littéralement le lecteur. Ainsi, on croise le pistolet que Verlaine a utilisé pour tirer sur Rimbaud qui vient mettre à mal les finances d'un personnage du récit et les personnages vont même jusqu'à voler le cœur de Voltaire à la BNF. On peut ajouter à ça les petites touches d'humour de ce roman ainsi que cette histoire d'amour, point qui me fait en général toujours un peu peur tant il est facile de tomber dans la caricature et de sombrer dans l'ennui mais qui ici est habilement contée et qui ne casse pas du tout la dynamique de ce roman.

    Tout ça mélangé donne un très agréable divertissement il faut bien le reconnaître. Evidemment, on trouveras toujours à redire avec quelques facilités par-ci par-là ou bien des personnages parfois un peu distant, du moins pour lesquels je n'ai pas toujours ressenti beaucoup d'empathie. Mais franchement, ça vaut le coup de se plonger dans cette lecture qui fait passer un bon moment.

    J'irai sans doute à l'occasion jeter un œil sur les autres romans de Monsieur Désérable car si ils sont tous dans le même style, cela promet des moments bien sympathiques de lecture. Ce n'est peut-être pas le roman avec les plus belles qualités littéraires de ces derniers mois, mais c'est clairement un des plus divertissants que j'ai pu lire ces derniers temps alors je le recommande bien volontiers !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Voici un magnifique roman pour commencer cette année 2022 !
    Le narrateur raconte à un juge l’histoire d’amour entre ses deux amis, Vasco et Tina. On comprend dès le début que quelque chose de grave est arrivé, un crime peut-être, mais l’auteur ne nous le révèlera qu’à la toute fin. Tout le long...
    Voir plus

    Voici un magnifique roman pour commencer cette année 2022 !
    Le narrateur raconte à un juge l’histoire d’amour entre ses deux amis, Vasco et Tina. On comprend dès le début que quelque chose de grave est arrivé, un crime peut-être, mais l’auteur ne nous le révèlera qu’à la toute fin. Tout le long du récit, le narrateur ajoute avec humour des commentaires à l’attention du lecteur.
    François-Henri Désérable sait mener le lecteur par le bout du nez. Il ménage le suspense, va de rebondissement en rebondissement. Je me suis totalement laissée embarquer dans son histoire, imprévisible et prenante, très bien écrite.
    Tina est comédienne, passionnée par Verlaine et Rimbaud. Vasco est bibliothécaire à la BnF (Bibliothèque nationale de France) et tombe sous le charme de Tina lors d’un dîner chez leur ami commun. Mais Tina est sur le point de se marier à Edgar. Elle aime son futur mari, il lui apporte une stabilité émotionnelle. Ils ont deux enfants, des jumeaux.
    C’est donc l’histoire d’une passion amoureuse, du désir de Tina, l’auteur décrit leurs ébats, mais aussi des remords de la jeune femme car elle trompe Edgar.
    Vasco consigne leur histoire dans un cahier sous forme de poèmes. C’est ce cahier que le juge a entre les mains et tente de comprendre la signification des vers avec l’aide du narrateur.
    L’exergue nous renseigne sur l’origine du titre :
    « Est-il sensible ou moqueur,
    Ton cœur ?
    Je n’en sais rien, mais je rends grâce à la nature
    D’avoir fait de ton cœur mon maître et mon vainqueur. »
    Paul Verlaine
    J’ai beaucoup aimé le rapport à la littérature et l’écriture, notamment les insertions de poèmes. Cela me donne envie de lire et relire les poèmes de Verlaine et Rimbaud. François-Henri Désérable nous offre aussi une visite de la BnF, ce qui ne peut que me plaire en tant que bibliothécaire ! Bref un très bon moment de lecture. Je découvre cet auteur que je n’avais pas encore lu et dont je lirai très certainement d’autres de ses romans.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Le triangle amoureux sous la plume de @fhdeserable , c'est tout simplement jouissif !! De la poésie (Verlaine, Rimbaud mais pas que !!), des digressions, des allusions et des clins d'œil, Des phrases à rallonge dans lesquelles on ne se perd jamais complètement, j'ai adoré !!!

    Le triangle amoureux sous la plume de @fhdeserable , c'est tout simplement jouissif !! De la poésie (Verlaine, Rimbaud mais pas que !!), des digressions, des allusions et des clins d'œil, Des phrases à rallonge dans lesquelles on ne se perd jamais complètement, j'ai adoré !!!

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • La déesse Athéna semblait sourire en voyant descendre depuis la petite salle des séances une élégante compagnie que l’on nomme Académie française. En ce 28 octobre, si le ciel était gris, une lumière vive tapissait les murs de l’Institut de France où allait se proclamer, en bas de l’escalier, le...
    Voir plus

    La déesse Athéna semblait sourire en voyant descendre depuis la petite salle des séances une élégante compagnie que l’on nomme Académie française. En ce 28 octobre, si le ciel était gris, une lumière vive tapissait les murs de l’Institut de France où allait se proclamer, en bas de l’escalier, le lauréat du Grand Prix du roman de l’Académie française. Presse, éditeurs, attachées de presse avançant masqués, certes, mais désormais chaque regard est une grand page ouverte, pour découvrir qui serait en cet an 2021 l’heureux élu.

    Trois titres de la rentrée littéraire restaient sélectionnés et non des moindres :

    - ₶ Mon maître et mon vainqueur de François-Henri Désérable

    - ₶ Le Dernier Tribun de Gilles Martin Chauffier

    - ₶ La plus Secrète Mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr

    A 16 heures 46 minutes et 23 secondes (soyons précis) le vainqueur était un maître, non sur un arbre perché mais probablement sur un nuage en entendant son nom par la voix de la Secrétaire perpétuelle, Hélène Carrère d’Encausse, entourée de ces femmes et de ces hommes en habit vert – qui n’en portaient point ce jour là.

    Avant d’entrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire le roman du sieur Désérable, rappelons que ce prix est plus que centenaire et que la date de sa création est symbolique : 1915. Au moment où la France était engagée dans une guerre épouvantable, l’institution du quai Conti créait un prix littéraire pour continuer à donner vie à la culture et à ceux qui la façonnent. Nul besoin d’énumérer les noms qui ornent cette prestigieuse galerie : Mauriac, Kessel, Lacretelle, Bernanos, Saint-Exupéry, Nourissier, Modiano, Schoendoerffer, Dormann, Nothomb, Littel, Ono-Dit-Biot… mais peut-être que l’année 1968 mérite que l’on se pose un instant, Albert Cohen était couronné des lauriers de l’Académie pour sa « Belle du Seigneur ».

    Pourquoi ? A la question posée à François-Henri Désérable sur ses premières impressions de recevoir les lauriers de l’Académie française, sa réponse fut sans appel : « Je ressens une joie immense et je ne cesse de penser à Belle du Seigneur d’Albert Cohen parce que c’est ce roman qui m’a fait devenir écrivain et qui m’a parlé en premier d’amour ». Comment alors ne pas évoquer les paroles de feu Yves Pouliquensur cette Belle « C’est un immense roman d’amour, l’histoire de ce couple a priori improbable qui va entretenir une passion quasi démente, riche des promesses d’un délice amoureux qui se voudrait absolu, éternel (…) et qui se terminera par la mort ».

    De mort, il s’en est fallu d’un rien pour « Mon maître et mon vainqueur » car il s’agit aussi d’une histoire d’amour. Oh, une histoire relativement banale : un homme tombe amoureux d’une femme mariée. Quoi de plus commun et sujet maintes fois exploité. Un peu comme la base des opéras où un baryton apparaît toujours pour empêcher que le ténor et la soprano couchent ensemble. Ce qui fait la différence c’est le ton, le tempo, la mélodie. C’est exactement pareil pour l’opus de Désérable, tout est dans le rythme, l’interprétation, l’apparente facilité du glissement de la plume pour un récit aussi plaisant qu’érudit.

    Maurice Genevoix disait, lors justement de la proclamation du Prix pour Belle du Seigneur, que « l’Académie voulait montrer que l’imagination reste la qualité majeure d’un romancier ». En 2021, les académiciens optent pour une attitude similaire.

    Le narrateur est l’ami d’un mis en examen pour tentative de meurtre. Il est là, le narrateur, dans le bureau du juge pour expliquer – et en l’occurrence pour nous expliquer aussi – comment ce pistolet a pu être braqué par Vasco l’amant de Tina sur Edgar son mari, célèbre porteur d’une doudoune. Geste d’autant plus étrange que les protagonistes sont éperdus de Rimbaud et Verlaine.

    Amours contrariées et impossibles, passion infinie et tourments entre un homme et une femme étrangement singuliers, singulièrement étranges qui forcent l’empathie au fur et à mesure de la narration. Car tout est affaire de cœur, même celui de Voltaire que l’auteur nous fait revivre lors d’un épisode particulièrement cocasse dans le salon d’honneur de la Bibliothèque Nationale de France, celle de Richelieu.

    J’avoue en toute honnêteté avoir eu un peu de mal à me concentrer sur la lecture puisque le nom de Vasco m’a rappelé celui d’un chien, qui plus est avait l’habitude de voler tout ce qu’il avait à portée de patte ou de museau… Cela dit, dès l’incipit on sait déjà que le roman va nous surprendre, à commencer par la forme, puis progressivement par cette prestidigitation des vocables qui virevoltent dans un ballet à la fois presque cruel et étonnamment poétique, cet art de passer du noir au blanc en y mettant toutes les couleurs de la vie. Reste le protagoniste, invisible au milieu des personnages mais qui est le point culminant du roman, sorte de Karakorum sur la chaîne de l’humour : fantaisie et verve. Croustillant – et je ne dis pas ça pour les scènes torrides entre Vasco et Tina – piquant et tel un artiste dans un one-man-show (pardon l’Académie française) François-Henri Désérable ne fait pas que raconter, il joue avec son public, avec son lectorat.

    Es-tu doux ou dur ?
    Es-tu sensible ou moqueur ?
    Roman ?
    Je n’en sais rien mais je rends grâce à l’écriture
    Que tu aies fait de ton roman un maître et un vainqueur.

    Blog => Le domaine de Squirelito ==> https://squirelito.blogspot.com/2021/11/quand-unenoisette-devient-un-prix.html

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Cette lecture fut une des plus belles lectures de 2021!
    Cet écrit est drôle, profond, puissant, poétique, lumineux, déchirant et tragique!

    C'est une histoire d'amour, celle de Tina et Vasco.
    La narrateur, ami des deux amoureux, nous la raconte cette histoire, certes, mais il aide surtout le...
    Voir plus

    Cette lecture fut une des plus belles lectures de 2021!
    Cet écrit est drôle, profond, puissant, poétique, lumineux, déchirant et tragique!

    C'est une histoire d'amour, celle de Tina et Vasco.
    La narrateur, ami des deux amoureux, nous la raconte cette histoire, certes, mais il aide surtout le juge qu'il a en face de lui, à décrypter le carnet de Vasco, retrouvé sur les lieux du drame, drame dont on ne sait rien... Dans ce carnet, il y a des poèmes, des sonnets, des haïkus, des alexandrins sur cette histoire d'amour belle à en crever...
    Alors on l'écoute : la rencontre de ces deux-là, le premier rendez-vous, les hôtels, les ébats, les désaccords, les déchirements, l'amour fou, la passion... et tout ceci bercé par les poèmes de Verlaine, Rimbaud, Apollinaire ou l'ombre d'autres illustres personnages littéraires tels que Voltaire, Stendhal... Mais le hic, c'est que Tina est déjà engagée et prête à se marier avec le père de ses enfants... un autre homme que Vasco...
    C'est donc un drame qui nous est raconté, un amour impossible, un chagrin, une passion, qui mène à toutes les excentricités, toutes les déraisons, toutes les violences.

    C'est un sujet classique en littérature me direz-vous?
    Oui, mais la plume, l'humour, l'élégance, les références de l'auteur, en font un roman d'exception, selon moi! C'est cocasse et intelligent, brillant et inventif, c'est doux et douloureux à la fois!

    J'ai été transportée, chavirée par ce roman! C'est une merveille, lisez-le!!

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Avec un style très personnel, Mon maître et mon vainqueur est une histoire d’adultère, un trio qui met à mal des sentiments amicaux et fait courir un risque non négligeable à l’un des protagonistes, dès lors que des armes commencent à circuler.

    Scénario banal, certes mais élaboré avec des...
    Voir plus

    Avec un style très personnel, Mon maître et mon vainqueur est une histoire d’adultère, un trio qui met à mal des sentiments amicaux et fait courir un risque non négligeable à l’un des protagonistes, dès lors que des armes commencent à circuler.

    Scénario banal, certes mais élaboré avec des outils de choix. Ainsi, le pistolet acquis pour de funestes raisons n’est pas une pièce ordinaire : il a déjà servi pour une mémorable et célèbre rixe. Et cela prend tout son sens dans ce récit imprégné de poésie, célébrant Verlaine et Rimbaud, sans se priver de mettre en valeur quelques tentatives improbables de versifications issues des esprits embrumés des malheureux amoureux peu transis.

    L’amour donne des ailes et fait commettre les pires folies, comme le démontrera un audacieux larcin, pour échapper à la banalité d’un cadeau d’anniversaire ordinaire.

    Les lecteurs attentifs reconnaitront peut-être l’un de personnages empruntés au roman d’un autre écrivain célèbre de la scène littéraire française (solution de l’énigme offerte par l’auteur à la dernière page).

    Beaucoup d’humour donc dans cette histoire, un art de la formule qui décale le propos, et rend les situations les plus sinistres désopilantes.

    Découverte de l’auteur, mais assurance d’ajouter ses précédents opus à une pile déjà bien fournie.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Dans le cabinet d'un juge, le narrateur témoigne de l'amour passionnel entre Vasco et Tina. Ils se connaissent depuis deux mois et il est devenu le confident de l'un et le confesseur de l'autre, l'historiographe de leur amour. Tina, une actrice qui n'aime que la poésie de Verlaine et Rimbaud, a...
    Voir plus

    Dans le cabinet d'un juge, le narrateur témoigne de l'amour passionnel entre Vasco et Tina. Ils se connaissent depuis deux mois et il est devenu le confident de l'un et le confesseur de l'autre, l'historiographe de leur amour. Tina, une actrice qui n'aime que la poésie de Verlaine et Rimbaud, a une famille, deux enfants, dont le père, Edgar, sera bientôt son mari. Vasco a reçu des menaces sérieuses, Edgar a écrit dans son mail : "je vais te défoncer à coups de batte de base-ball”. Voilà ce qu'on a retrouvé sur Vasco ; un revolver, une vingtaine de poèmes et des résidus de traces de poudre sur ses mains. Voilà ce qu'il reste de son histoire d'amour.

    Ce roman a été récompensé justement par le Grand prix du roman de l'Académie Française, ce qui est un gage de la qualité de l'écriture. Cette histoire d'amour et de passion n'est pas conventionnelle, bien au contraire, sous la plume brillante de François-Henri Désérable. le récit est parsemé de poèmes et de haïku qui nous racontent à mots cachés les tourments de Vasco, c'est drôle et savoureux, un vrai régal. Cet élan amoureux que les deux amants ne peuvent retenir n'a rien de mièvre, bien au contraire certains passages sont même jubilatoires quand Vasco va jusqu'à dérober le coeur de voltaire enfermé dans le socle en bois de sa statue à la BNF ou acheter aux enchères le pistolet avec lequel Paul Verlaine avait failli tuer Arthur Rimbaud.

    Quand littérature et humour font bon ménage, cela donne l'histoire d'une passion dévorante que le lecteur déguste avec plaisir.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (1)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.