Mémoires d'Hadrien

Couverture du livre « Mémoires d'Hadrien » de Marguerite Yourcenar aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070369218
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Cette oeuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu « refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors ».... Voir plus

Cette oeuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu « refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors ». Jugeant sans complaisance sa vie d'homme et son oeuvre politique, Hadrien n'ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l'importance de penser et de servir jusqu'au bout.
« ... Je me sentais responsable de la beauté du monde », dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l'homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d'un accord harmonieux entre le bonheur et la « discipline auguste », entre l'intelligence et la volonté.

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Avis (11)

  • Erudit mais bien ennuyeux !
    Qu’est-ce qui ne va pas, chez moi, pour m’être autant ennuyé à la lecture de ce chef d’oeuvre ? Je viens de parcourir les avis cinq étoiles pour tenter de comprendre ce que j’ai raté : « L'écriture est splendide, le vocabulaire est merveilleux », « le style est...
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    Erudit mais bien ennuyeux !
    Qu’est-ce qui ne va pas, chez moi, pour m’être autant ennuyé à la lecture de ce chef d’oeuvre ? Je viens de parcourir les avis cinq étoiles pour tenter de comprendre ce que j’ai raté : « L'écriture est splendide, le vocabulaire est merveilleux », « le style est limpide, esthétique, élaboré », « Un concentré d'érudition, de talent...un pur chef d'oeuvre ! », « un Hadrien plus vrai que nature. »
    Il y a beaucoup d’adjectifs et d’affirmations mais peu de démonstration comme si les lecteurs avaient du mal à concrétiser leur plaisir. Allons voir ce que disent les grincheux ?
    Oiseaulire me semble plus précise et nettement plus convaincante :
    « L'empereur Hadrien développe des réflexions bien contemporaines qui sont plutôt celles de Marguerite Yourcenar elle-même : un parfum d'anachronisme se dégage de ce roman, accentué par la volonté de l'auteure de restituer autant que possible le style à la fois fleuri et viril des textes anciens.
    Hadrien se présente comme un homme pourvu de mille qualités : peu de pages dans lesquelles, sous une apparente modestie, il ne fasse sa propre apologie : voyez comme je suis intelligent, sensible, viril, perspicace, lettré, aimant la paix mais bon guerrier et stratège, excellent ami, bon chef d'état, amoureux sincère. Seule ma carrière d'époux n'est pas exemplaire, mais est-ce ma faute ? Sabine est si maussade.
    Il m'a semblé lire une excellente dissertation, pleine de solides qualités, mais lisse, très lisse, un exercice académique bien mené sans aspérité, sans vrai souffle. Intelligent mais sans génie. »
    Ca semble acquis, Hadrien n’aimait pas sa femme qui le lui rendait bien. Il préférait les garçons en particulier le (très) jeune Antinoüs qui, si j’en crois la statuaire, était effectivement très beau. Il mit fin aux guerres de conquête de son prédécesseur Trajan… quoique… il mit quatre années à « pacifier » la Judée (comprendre mâter la rébellion juive qu’il avait provoquée en décidant de faire bâtir un temple dédié à Jupiter sur l’emplacement du Temple) de telle sorte que «cinquante forteresses, et plus de neuf cents villes et villages avaient été saccagés et anéantis ; l’ennemi avait perdu près de six cent mille hommes » et, détail intéressant, aujourd’hui encore : « La Judée fut rayée de la carte, et prit par mon ordre le nom de Palestine. »
    Privé de descendance, il ne le regretta pas : « certes, aux heures de lassitude et de faiblesse où l’on se renie soi-même, je me suis parfois reproché de n’avoir pas pris la peine d’engendrer un fils, qui m’eût continué. Mais ce regret si vain repose sur deux hypothèses également douteuses : celles qu’un fils nécessairement nous prolonge, et celle que cet étrange amas de bien et de mal, cette masse de particularités infimes et bizarres qui constitue une personne, mérite d’être prolongé. »
    Il y a bien quelques pages émouvantes sur la fin de vie, ses affres et ses hontes, quelques intéressantes considérations politico-philosophiques sur l’empire, son expansion, ses limites et son déclin, dont on peut malgré tout penser qu’elles sont, comme les lignes ci-dessus, plus imputables à Marguerite qu’à Hadrien. Rien de bien palpitant. De même les, à mon goût, trop longs développements sur « l’attachement » de l’empereur au jeune (14 ans) Antinoüs, les références à Achille et Patrocle et la divinisation du jeune homme, pourraient sans doute, pour des esprits étroits dont j’avoue ne pas être totalement éloigné, apparaître comme un manifeste pro domo en faveur de mœurs qu’à la vision idyllique de Marguerite, les esprits chagrins pourraient opposer celle de l'historien Sextus Aurelius Victor écrivant dans son Livre des Césars, près de 250 ans après, alors que les relations entre hommes et éphèbes sont tombées en disgrâce : « On le (Hadrien) vit enfin rechercher, avec une scrupuleuse sollicitude, tous les raffinements du luxe et de la volupté. Dès lors mille bruits coururent à sa honte : on l'accusa d'avoir flétri l'honneur de jeunes garçons, d'avoir brûlé pour Antinoüs d'une passion contre nature : c'était là, disait-on, le seul motif pour lequel il avait donné le nom de cet adolescent à une ville qu'il avait fondée ; c'était pour cette raison qu'il avait élevé des statues à ce favori ».
    Il pourrait paraître piquant qu’à une époque où tout un chacun condamne à juste titre un Weinstein, personne ne se demande si le petit Antinoüs était vraiment consentant au « grand amour » d’un empereur de quarante ans dont ce roman fait le panégyrique.

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  • Un chef-d'œuvre de la littérature française tout simplement.

    Un chef-d'œuvre de la littérature française tout simplement.

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  • Mon cher Hadrien,
    Je suis monté un soir au troisième étage de l'externat du lycée, comme tous les mardis à seize heures, dans la classe de français. Depuis quelques semaines déjà, nous examinions dans la salle emplie d'obscurité, vos pensées, vos réflexions, votre cheminement philosophique, et...
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    Mon cher Hadrien,
    Je suis monté un soir au troisième étage de l'externat du lycée, comme tous les mardis à seize heures, dans la classe de français. Depuis quelques semaines déjà, nous examinions dans la salle emplie d'obscurité, vos pensées, vos réflexions, votre cheminement philosophique, et nous méditions à vos côtés sur la chose politique, le sentiment amoureux, la vie qui s'en va, la mort qui s'en vient… Professeur et élèves s'imprègnent de votre force, de votre sérénité. La gravité et l'élégance des mots de Marguerite évoquant votre destinée nous font forte impression, nous attachent à l'essentiel.
    Dans l'atelier du maître, nous observions le génie.

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  • L Histoire est romancée M Yourcenar nous raconte Adrien ,empereur puissant et ambitieux
    Sa gloire et ses amours
    l écriture est fluide ,si belle..

    L Histoire est romancée M Yourcenar nous raconte Adrien ,empereur puissant et ambitieux
    Sa gloire et ses amours
    l écriture est fluide ,si belle..

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  • Hadrien, empereur romain dont le nom est resté dans l’histoire, ne serait-ce que par ce mur, séparant l’Angleterre de l’Ecosse, qui porte toujours son nom. C’était là toute l’étendue de mon savoir sur la vie de cet homme illustre, avant d’entamer la lecture de ses Mémoires, imaginées par...
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    Hadrien, empereur romain dont le nom est resté dans l’histoire, ne serait-ce que par ce mur, séparant l’Angleterre de l’Ecosse, qui porte toujours son nom. C’était là toute l’étendue de mon savoir sur la vie de cet homme illustre, avant d’entamer la lecture de ses Mémoires, imaginées par Marguerite Yourcenar. J’étais loin d’imaginer le parcours ayant conduit ce petit provincial espagnol à prendre la tête de l’Empire romain, s’étendant à l’époque de l’Atlantique au bout de la Méditerranée, des côtes glaciales de l’Ecosse aux rivages brûlants du Nil. Un parcours semé d’embûches, d’ennemis, d’arbitrages et de quêtes, un parcours sur lequel Hadrien revient ici dans une longue confession de vieillard, ajoutant aux faits des réflexions philosophiques passionnantes, d’une extrême lucidité sur lui-même et sur le monde qui l’entoure.
    Quand j’ai décidé de lire ce livre, je n’aurais même pas parié le finir, encore moins l’apprécier. C’était pour moi ce monument littéraire inaccessible. Pourtant, ce fut un plaisir de me plonger dans la prose, certes très narrative, de Marguerite Yourcenar, de suivre Hadrien dans cette introspection au coeur de lui-même, ce qu’il a été, et ce qu’il est devenu. J’ai rarement lu un livre aussi bien écrit, aussi fluide, aussi intelligent et subtile. Chaque phrase nous transporte vers un ailleurs, fait naître en nous les sentiments de notre personnage éponyme, nous questionne et nous trouble. Le rythme soutenu des années écoulées, des anecdotes racontées par Hadrien et les alternances de passages réflexifs créent un mélange parfaitement dosé pour happer le lecteur dans ce destin incroyable.
    Habilement, Marguerite Yourcenar distille des réflexions universelles, des passages dont on ne sort pas indifférents, puisqu’ils s’appliquent si parfaitement à notre propre situation. J’ai cru déceler également une certaine pointe d’humour dans les passages où Hadrien se projette vers l’avenir, imaginant un pontife chrétien installé à Rome, capitale de son empire, ou en dissertant sur les différentes formes de l’esclavage. Cette lecture nous donne à réfléchir sur nous-mêmes, sur les autres, sur le monde autour de nous et ses principes. Nous voyageons aussi, embarquant avec Hadrien dans ses périples, de l’Angleterre à Jérusalem, de la « Bretagne » à la Palestine nouvellement créée.
    J’ai été touchée par l’indulgence des propos, l’indulgence de ce vieillard lorsqu’il se retourne sur sa vie. Il ne regrette rien, au contraire, il apprécie chaque occasion qui lui a été donnée d’apprendre et de grandir en tant qu’homme, il considère chaque erreur et détresse comme un passage obligé, une forme d’accomplissement.
    Les Mémoires d’Hadrien sont une magnifique leçon de vie, une incroyable invitation à la réflexion, et un voyage extraordinairement réaliste dans la Rome antique. Je comprends désormais pourquoi c’est un véritable classique, et je le garde à portée de main pour le relire dans quelques années à nouveau.

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  • C’est après bien des années passé dans ma PAL, que je me suis décidée à tourner les pages bien jaunies de ce monument, Mémoires d’Hadrien, chef d’œuvre de M. Yourcenar.
    L’auteure se glisse de manière fascinante dans le personnage d’Hadrien, empereur romain au IIe siècle, (« 27eme jour du mois...
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    C’est après bien des années passé dans ma PAL, que je me suis décidée à tourner les pages bien jaunies de ce monument, Mémoires d’Hadrien, chef d’œuvre de M. Yourcenar.
    L’auteure se glisse de manière fascinante dans le personnage d’Hadrien, empereur romain au IIe siècle, (« 27eme jour du mois d’Athyr, au cinquième jour avant nos calendes de décembre »), qui se sachant condamné par une maladie cardiaque, se livre à Marc Aurèle qu’il désigne comme successeur espéré, par le biais d’une lettre. Dans ses notes, M Yourcenar explique : « Un pied dans l'érudition, l'autre dans la magie, ou plus exactement, et sans métaphore, dans cette "magie sympathique" qui consiste à se transporter en pensée à l'intérieur de quelqu'un. »
    Cette lettre révélera l’humain, le guerrier, le pacifiste, le politique, le stratège, le littéraire, le poète, le philosophe, l’amoureux, l’époque, l’Histoire antique.
    M. Yourcenar dans son carnet de notes écrit :
    « L’une des meilleures manières de recréer la pensée d’un homme : reconstituer sa bibliothèque. Durant des années, d’avance, et sans le savoir, j’avais ainsi travaillé à remeubler les rayons de Tibur. Il ne me restait plus qu’à imaginer les mains gonflées d’un malade sur les manuscrits déroulés. »
    « Quoi qu’on fasse, on construit toujours le monument à sa manière. Mais c’est déjà beaucoup de n’employer que des pierres authentiques. »
    « «Le 26 décembre 1950, par un soir glacé, au bord de l’Atlantique, dans le silence presque polaire de l’Ile des Monts Déserts, aux Etats-Unis, j’ai essayé de revivre la chaleur, la suffocation d’un jour de juillet 138 à Baïes, le poids du drap sur les jambes lourdes et lasses, le bruit presque imperceptible de cette mer sans marée arrivant çà et là à un homme occupé des rumeurs de sa propre agonie. J’ai essayé d’aller jusqu’à la dernière gorgée d’eau, le dernier malaise, la dernière image. L’empereur n’a plus qu’à mourir. »
    Œuvre remarquable d’érudition et d’humanisme au talent d‘écriture exceptionnel.
    Une lecture qui se mérite et demande son temps et son moment.

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  • Tout est génial dans ce livre, travaillé par Marguerite Yourcenar jusqu'à la perfection : le mode narratif (mémoires d'Hadrien à l'attention de Marc Aurèle, associés à sa vision du devenir de la civilisation romaine), l'érudition et l'extrême sensibilité de l'auteure qui se glisse, corps et âme...
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    Tout est génial dans ce livre, travaillé par Marguerite Yourcenar jusqu'à la perfection : le mode narratif (mémoires d'Hadrien à l'attention de Marc Aurèle, associés à sa vision du devenir de la civilisation romaine), l'érudition et l'extrême sensibilité de l'auteure qui se glisse, corps et âme dans le personnage de l'empereur tourmenté Hadrien. Beaucoup de pudeur dans le rappel du souvenir d'Antinoüs (par contre petite déception, trop peu de développement sur la Villa Adriana). Pourquoi me suis-je senti légèrement triste en refermant ce roman ?

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  • J'ai particulièrement aimé le style de Marguerite Yourcenar. Clarté,concision, beauté de l'écriture, exceptionnelle culture sans étalage inutile... Elle a su rendre poignant le destin d'Hadrien.

    J'ai particulièrement aimé le style de Marguerite Yourcenar. Clarté,concision, beauté de l'écriture, exceptionnelle culture sans étalage inutile... Elle a su rendre poignant le destin d'Hadrien.

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