Matador yankee

Couverture du livre « Matador yankee » de Jean-Baptiste Maudet aux éditions Le Passage
  • Date de parution :
  • Editeur : Le Passage
  • EAN : 9782847424072
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Harper aurait pu avoir une autre vie. Il a grandi à la frontière, entre deux mondes. Il n'est pas tout à fait un torero raté. Il n'est pas complètement cowboy. Il n'a jamais vraiment gagné gros, et il n'est peut-être pas non plus le fils de Robert Redford. Il aurait pu aussi ne pas accepter d'y... Voir plus

Harper aurait pu avoir une autre vie. Il a grandi à la frontière, entre deux mondes. Il n'est pas tout à fait un torero raté. Il n'est pas complètement cowboy. Il n'a jamais vraiment gagné gros, et il n'est peut-être pas non plus le fils de Robert Redford. Il aurait pu aussi ne pas accepter d'y aller, là-bas, chez les fous, dans les montagnes de la Sierra Madre, combattre des vaches qui ressemblent aux paysans qui les élèvent. Et tout ça, pour une dette de jeu.

Maintenant, il n'a plus le choix. Harper doit retrouver Magdalena, la fille du maire du village, perdue dans les bas-fonds de Tijuana. Et il ira jusqu'au bout. Parfois, se dit-il, mieux vaut se laisser glisser dans l'espace sans aucun contrôle sur le monde alentour...

Alors les arènes brûlent. Les pick-up s'épuisent sur la route. Et l'or californien ressurgit de la boue.

Avec Matador Yankee, sur les traces de son héros John Harper, Jean-Baptiste Maudet entraîne le lecteur dans un road trip aux odeurs enivrantes, aux couleurs saturées, où les fantômes de l'histoire et du cinéma se confondent. Les vertèbres de l'Amérique craquent sans se désarticuler.

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Avis (52)

  • Harper est le premier matador américain et il est « déchiré entre être un cowboy ou être un torero ». Blond aux yeux bleus, il est sûr d’être le fils de Robert Redford et malgré son illustre père spirituel, sa carrière n’est pas ce que laissaient présager ses débuts, lorsqu’il était une étoile...
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    Harper est le premier matador américain et il est « déchiré entre être un cowboy ou être un torero ». Blond aux yeux bleus, il est sûr d’être le fils de Robert Redford et malgré son illustre père spirituel, sa carrière n’est pas ce que laissaient présager ses débuts, lorsqu’il était une étoile montante de la corrida.
    Trop dangereuse, trop décalée, trop loin de son Espagne d’origine, la corrida américaine ne peut pas rivaliser avec les fameux rodéos et Harper vivote sans grand espoir d’avenir.
    Pour rendre service à un ami et payer une dette de jeu, il va partir au Mexique, au cœur des montagnes de la Sierra Madre, pour toréer à la fête du village de Cerocachi.
    Avec ses nombreuses références cinématographiques, ce roman nous entraîne dans une épopée drôle et déjantée et l’on se retrouve bien calé dans le fauteuil d’une salle obscure à se régaler de ce western mexicain, dont la fin est grandiose.
    Jean-Baptiste MAUDET a su, avec ce roman très original, créer une atmosphère de film à la Sergio Leone avec des personnages à la Tarentino qui m’ont réjouie de bout en bout et je me suis laissé porter par cette aventure, avec des images de paysages à couper le souffle plein les yeux et des échos de poursuites et de luttes plein les oreilles.
    Du grand spectacle.

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  • Chapeau bas à Jean-Baptiste Maudet, écrivain, géographe, qui dès son premier roman Matador Yankee, se voit décerner le Prix Orange 2019 ! Prix, à mon avis, bien mérité.

    Harper, mèches blondes et yeux bleus a grandi à la frontière du Mexique et des États-Unis et se fait appeler soit Juan, soit...
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    Chapeau bas à Jean-Baptiste Maudet, écrivain, géographe, qui dès son premier roman Matador Yankee, se voit décerner le Prix Orange 2019 ! Prix, à mon avis, bien mérité.

    Harper, mèches blondes et yeux bleus a grandi à la frontière du Mexique et des États-Unis et se fait appeler soit Juan, soit John, selon le côté où il se trouve. Sa mère, mexicaine qui vit en Californie, n'a jamais voulu lui parler de son père parti après sa naissance. Pas vraiment cow-boy, il aurait aimé devenir un grand torero. Mais les combats menés dans des arènes mexicaines de second plan et les rodéos ont eu raison de sa jeunesse et lui ont surtout laissé bosses, cicatrices et douleurs.
    Pour rembourser une dette de jeu contractée auprès d'une mère maquerelle, une seule solution va s'offrir à lui : retrouver Magdalena, la fille du maire de ce village de la Sierra Madre, perdue dans les bas-fonds de Tijuana. Notre matador yankee ou gringo torero va donc tout tenter pour la ramener à ses parents.
    Un roman coloré, pittoresque et original à souhait que Matador yankee ! Jean-Baptiste Maudet fait preuve d'une belle imagination tout au long du livre. J'ai beaucoup apprécié la description des trois vaches qu'affronte Harper dans une ambiance survoltée et notamment l'analyse psychologique dont celui-ci fait preuve vis-à-vis d'elles. Ne remarque-t-il pas, en effet que l'une d'entre elles doit souffrir de strabisme et " ...s'approcha de la vache et se fit bousculer volontairement pour qu'elle le renifle à défaut de le voir." Mais que dire ensuite, lorsqu'il va partir avec Miguel, frère du maire et qu'ils vont embarquer avec eux Adela et son grand-père pour rechercher la belle Magdalena dans Tijuana !
    Nous assistons à un road-movie riche en références cinématographiques où les péripéties s'enchaînent. Les scènes peuvent être burlesques, tendres, souvent démesurées mais tellement visuelles. Que cela n'empêche pas de penser qu'il s'agit d'un roman noir, où selon que l'on naît d'un côté de la frontière ou de l'autre, la vie n'est pas la même. Ce récit situé autour de cette frontière entre Mexique et États-Unis, nous connecte à l'actualité. Il serait un scénario tout prêt pour un beau film, Harper, ne se prétend-il pas d'ailleurs être le fils de Robert Redford ?

    Après cette lecture, je n'ai qu'une hâte, celle de découvrir le deuxième roman de Jean-Baptiste Maudet : Des humains sur fond blanc qui vient de paraître en ce début d'année !

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  • Je sors de la lecture de ce roman avec une impression mitigée. Pourtant, Jean-Baptiste Maudet m’a emmené sur les pas de John Harper, mi- torero, mi- cow-boy, qui vit une aventure complètement folle dans ce Mexique où la violence et la mort rôdent à chaque carrefour.

    Matador yankee est le...
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    Je sors de la lecture de ce roman avec une impression mitigée. Pourtant, Jean-Baptiste Maudet m’a emmené sur les pas de John Harper, mi- torero, mi- cow-boy, qui vit une aventure complètement folle dans ce Mexique où la violence et la mort rôdent à chaque carrefour.

    Matador yankee est le premier roman d’un auteur qui est géographe. Sa description très réaliste de la frontière américano-mexicaine me rappelle cette exposition, à la Fondation Carzou de Manosque où Bernard Plossu détaillait ses photos prises côté étasunien comme du côté mexicain, chaque fois mises en parallèle. Seulement, ces photos ont été prises entre 1965 et 1985. Or, tout a bien changé depuis et pas en bien !
    Ce que décrit Jean-Baptiste Maudet est beaucoup plus actuel, même s’il ne donne pas de date. Il y a un mur, des réfugiés qui s’agglutinent à Tijuana pour tenter de passer la frontière, des hélicoptères US qui rôdent et John Harper, né à Los Angeles, blond aux yeux bleus, doué pour la tauromachie mais dont la vie est un échec complet.
    L’auteur m’a plongé dans cette misère où l’argent et la drogue attirent ces hommes noyant leurs échecs dans l’alcool. Tout part de cette ville de Tijuana où Antonio est le gardien d’arènes à l’abandon. Son ami, Harper ne torée plus car la corrida a perdu son attractivité et ce n’est pas moi qui m’en plaindrai ! Les conquistadors espagnols avaient dû imposer cette coutume barbare, un des nombreux cadeaux faits aux autochtones avec les maladies…
    Pour qu’Antonio lui éponge une énorme dette, Harper accepte d’aller toréer dans un village perdu dans la montagne, village dont le maire est le père de Magdalena qu’Antonio veut épouser. Les parents de la fille ne veulent pas de lui pour gendre mais Harper est chargé de leur remettre un cadeau de la part du prétendant…
    Difficile d’en dire plus car tout va dégénérer et se transformer en une aventure de plus en plus rocambolesque avec d’autres protagonistes comme Miguel, le frère du maire, Adela et son grand-père, sans oublier la terrible Roberta qui tient un établissement plutôt louche où Harper a perdu beaucoup d’argent au jeu.
    J’ai bien aimé l’aventure, les situations et les descriptions de la vie mexicaines, toujours par petites touches mais je suis resté sur ma faim à plusieurs reprises car j’espérais mieux. L’amour aussi est présent, révélant quelques surprises et un espoir fou.
    Pour finir, l’auteur rappelle la fin de Butch Cassidy et de Sundance Kid poursuivis par les sbires de l’agence Pinkerton mais, pour cela, je conseille vraiment de lire Les Mémoires de Butch Cassidy, Mort ou Vif, de Roger Martin (éditions Dagorno).

    Malgré tout, je reconnais que Jean-Baptiste Maudet trouve là une manière élégante, pleine de mélancolie, pour terminer l’odyssée de son Matador yankee, John Harper, qui pense être le fils caché de Robert Redford. D’ailleurs, les allusions au cinéma jalonnent ce roman qui a créé la surprise en décrochant le Prix Orange du Livre 2009, un bel encouragement pour l’auteur.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • J'ai voulu découvrir cet auteur récompensé par le Prix Orange 2019 et bien m'en a pris car ce roman m'a captivée de bout en bout
    Harper, le héro, pas vraiment cow-boy ni matador, se partage entre Mexique (le pays de sa mère) et Etats-Unis.
    Le personnage est drôle, émouvant et plein d'un...
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    J'ai voulu découvrir cet auteur récompensé par le Prix Orange 2019 et bien m'en a pris car ce roman m'a captivée de bout en bout
    Harper, le héro, pas vraiment cow-boy ni matador, se partage entre Mexique (le pays de sa mère) et Etats-Unis.
    Le personnage est drôle, émouvant et plein d'un romanesque désuet.
    J'ai bien aimé les références cinématographiques qui jalonnent l'histoire et la plume de Jean-Baptiste Maudet est pleine de vivacité.
    Une belle lecture

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  • Je ne sais pas si j'aurai déniché par moi-même cette pépite dans une librairie, je remercie donc la fondation Orange et son prix Orange du livre d'avoir mis la lumière sur ce premier roman de Jean-Baptiste Maudet.

    Je ne le cache pas, j'ai beaucoup aimé ce roman. j'ai été embarqué...
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    Je ne sais pas si j'aurai déniché par moi-même cette pépite dans une librairie, je remercie donc la fondation Orange et son prix Orange du livre d'avoir mis la lumière sur ce premier roman de Jean-Baptiste Maudet.

    Je ne le cache pas, j'ai beaucoup aimé ce roman. j'ai été embarqué immédiatement dans l'histoire, aux côtés de ces personnages que j'ai adoré, aussi bien Harper qui ne sait pas trop ou il en est que Miguel qui nous sert des dialogues savoureux, et tous les autres que je n'évoque pas afin de garder la surprise.

    C'est bien écrit, bourré de références cinématographiques et plein d'humour avec quelques phrases mémorables que je n'ai pu résister à inscrire dans la rubrique "citations" de Babelio.

    Par ailleurs, au-delà de cette histoire qui penche plutôt vers le style burlesque pour le plus grand bonheur du lecteur (pour le mien en tout cas), on effleure aussi des problématiques tout à fait dans l'air du temps comme par exemple le sujet des relations frontalières entre les États-Unis et le Mexique.

    Je m'attendais peut-être à une fin un peu plus mémorable mais c'est bien pour nuancer un tout petit peu ma critique.

    Un livre que je recommande absolument, c'est drôle, très prenant, avec une écriture agréable, j'ai passé un excellent moment avec cette lecture et je lirai avec plaisir les livres suivants de l'auteur !

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  • "Harper aurait pu avoir une autre vie. Il a grandi à la frontière, entre deux mondes. Il n'est pas tout à fait un torero raté. Il n'est pas complètement cowboy". "Harper aurait pu avoir une autre vie. Il a grandi à la frontière, entre deux mondes. Il n'est pas tout à fait un torero raté. Il...
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    "Harper aurait pu avoir une autre vie. Il a grandi à la frontière, entre deux mondes. Il n'est pas tout à fait un torero raté. Il n'est pas complètement cowboy". "Harper aurait pu avoir une autre vie. Il a grandi à la frontière, entre deux mondes. Il n'est pas tout à fait un torero raté. Il n'est pas complètement cowboy".

    Et bien moi je n'ai ni totalement aimé ni totalement pas aimé Matador Yankee!

    Gagné lors d'un concours organisé par @lecteurs_com, j'étais bien curieuse de découvrir le premier roman de Jean-Baptiste Maudet. Un road trip entre les Etats-Unis et le Mexique, ça avait de quoi me faire palpiter (souvenirs lointains du merveilleux Thelma et Louise?!). Et pourtant j'ai éprouvé pas mal de difficultés à accrocher... j'ai posé plusieurs fois le livre, repris sa lecture, sans réussir à être réellement emballée.

    Il faut dire qu'il y a beaucoup de lenteur dans ce texte. Des descriptions longues aussi. Comme si les pas de Harper peinaient dans le sable du désert ou dans celui de l'arène. La torpeur, le climat, la chaleur... écrasants pour moi. Alors est-ce le fait de la réelle canicule de cet été ou les mots qui n'ont pas su me convaincre? Je ne saurais dire. Si le livre a pourtant rencontré son public (lauréat du prix orange du livre), maheureusement je n'ai pas, moi, su rencontrer ces personnages et leur histoire.

    Cependant, la plume de Jean-Baptiste Maudet est prometteuse. Je ne peux le nier. Il a des tournures de phrases bien trouvées, une pointe d'humour qui fait mouche. Mais la rencontre avec un texte tient parfois à bien peu de choses... Je souhaite à l'auteur de rencontrer beaucoup de lecteurs plus enthousiastes!

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  • Harper nous emmène dans son périple original à la frontière mexico-américaine... Histoire originale, avec des personnages attachants, particulièrement le personnage principal.

    Harper nous emmène dans son périple original à la frontière mexico-américaine... Histoire originale, avec des personnages attachants, particulièrement le personnage principal.

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  • John Harper, dit Juan, a une mère mexicaine et un père américain. Ce gringo aux yeux clairs, ce matador yankee franchira une énième fois la frontière pour toréer dans le petit village d’Hermosilla . Cette fois-ci ce sera pour que son ami Antonio efface ses dettes d’argent. Harper ne sera pas...
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    John Harper, dit Juan, a une mère mexicaine et un père américain. Ce gringo aux yeux clairs, ce matador yankee franchira une énième fois la frontière pour toréer dans le petit village d’Hermosilla . Cette fois-ci ce sera pour que son ami Antonio efface ses dettes d’argent. Harper ne sera pas vraiment honnête envers Antonio. De son côté , Antonio utilisera Harper pour régler ses histoires de cœur avec la belle Magdalena. Tel est pris qui croyait prendre. Du centre de l’arène, Harper se retrouvera d’abord sur le banc de l’accusé puis sera embarqué dans un road-trip à avec Miguel, Adela et son vieux grand-père avec pour mission de sauver Magdalena des griffes d’Antonio.

    J’ai beaucoup aimé les références cinématographiques et historiques de l’auteur ainsi que les descriptions des paysages mexicains.

    La traversée de la frontière peut être une expérience traumatisante pour ceux qui la franchissent.

    Le rêve américain apporte avec lui son lot d’illusions mais aussi de désillusions. Certains vieux rêves restent inachevés mais de nouveaux rêves redonnent espoir.

    L’alcool est présent dans le roman à toutes les occasions de festoyer, mais il est aussi le remède pour noyer ses chagrins, oublier ses échecs, la vie médiocre et panser ses blessures de l’âme même temporairement.

    Si le cœur vous en dit, je vous invite à franchir la frontière avec Harper. Vous ne serez pas déçu.

    Une citation du roman que j’aime bien:

    « Le petit John dévorait les livres sur les indiens et les cow-boys, et toutes ces histoires de grande poussière. Il se sentait l’héritier illégitime de ce tumultueux désordre qui avait fermenté dans sa boîte crânienne. Il se sentait de la frontière. » p.28

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