Matador yankee

Couverture du livre « Matador yankee » de Jean-Baptiste Maudet aux éditions Le Passage
  • Date de parution :
  • Editeur : Le Passage
  • EAN : 9782847424072
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Harper aurait pu avoir une autre vie. Il a grandi à la frontière, entre deux mondes. Il n'est pas tout à fait un torero raté. Il n'est pas complètement cowboy. Il n'a jamais vraiment gagné gros, et il n'est peut-être pas non plus le fils de Robert Redford. Il aurait pu aussi ne pas accepter d'y... Voir plus

Harper aurait pu avoir une autre vie. Il a grandi à la frontière, entre deux mondes. Il n'est pas tout à fait un torero raté. Il n'est pas complètement cowboy. Il n'a jamais vraiment gagné gros, et il n'est peut-être pas non plus le fils de Robert Redford. Il aurait pu aussi ne pas accepter d'y aller, là-bas, chez les fous, dans les montagnes de la Sierra Madre, combattre des vaches qui ressemblent aux paysans qui les élèvent. Et tout ça, pour une dette de jeu.

Maintenant, il n'a plus le choix. Harper doit retrouver Magdalena, la fille du maire du village, perdue dans les bas-fonds de Tijuana. Et il ira jusqu'au bout. Parfois, se dit-il, mieux vaut se laisser glisser dans l'espace sans aucun contrôle sur le monde alentour...

Alors les arènes brûlent. Les pick-up s'épuisent sur la route. Et l'or californien ressurgit de la boue.

Avec Matador Yankee, sur les traces de son héros John Harper, Jean-Baptiste Maudet entraîne le lecteur dans un road trip aux odeurs enivrantes, aux couleurs saturées, où les fantômes de l'histoire et du cinéma se confondent. Les vertèbres de l'Amérique craquent sans se désarticuler.

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  • Harper nous emmène dans son périple original à la frontière mexico-américaine... Histoire originale, avec des personnages attachants, particulièrement le personnage principal.

    Harper nous emmène dans son périple original à la frontière mexico-américaine... Histoire originale, avec des personnages attachants, particulièrement le personnage principal.

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  • John Harper, dit Juan, a une mère mexicaine et un père américain. Ce gringo aux yeux clairs, ce matador yankee franchira une énième fois la frontière pour toréer dans le petit village d’Hermosilla . Cette fois-ci ce sera pour que son ami Antonio efface ses dettes d’argent. Harper ne sera pas...
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    John Harper, dit Juan, a une mère mexicaine et un père américain. Ce gringo aux yeux clairs, ce matador yankee franchira une énième fois la frontière pour toréer dans le petit village d’Hermosilla . Cette fois-ci ce sera pour que son ami Antonio efface ses dettes d’argent. Harper ne sera pas vraiment honnête envers Antonio. De son côté , Antonio utilisera Harper pour régler ses histoires de cœur avec la belle Magdalena. Tel est pris qui croyait prendre. Du centre de l’arène, Harper se retrouvera d’abord sur le banc de l’accusé puis sera embarqué dans un road-trip à avec Miguel, Adela et son vieux grand-père avec pour mission de sauver Magdalena des griffes d’Antonio.

    J’ai beaucoup aimé les références cinématographiques et historiques de l’auteur ainsi que les descriptions des paysages mexicains.

    La traversée de la frontière peut être une expérience traumatisante pour ceux qui la franchissent.

    Le rêve américain apporte avec lui son lot d’illusions mais aussi de désillusions. Certains vieux rêves restent inachevés mais de nouveaux rêves redonnent espoir.

    L’alcool est présent dans le roman à toutes les occasions de festoyer, mais il est aussi le remède pour noyer ses chagrins, oublier ses échecs, la vie médiocre et panser ses blessures de l’âme même temporairement.

    Si le cœur vous en dit, je vous invite à franchir la frontière avec Harper. Vous ne serez pas déçu.

    Une citation du roman que j’aime bien:

    « Le petit John dévorait les livres sur les indiens et les cow-boys, et toutes ces histoires de grande poussière. Il se sentait l’héritier illégitime de ce tumultueux désordre qui avait fermenté dans sa boîte crânienne. Il se sentait de la frontière. » p.28

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  • Je remercie la Fondation Orange qui m'a adressé le premier roman de Jean-Baptiste Maudet « Matador Yankee », lauréat 2019 du Prix Orange du Livre.

    L'auteur, géographe et spécialiste des jeux taurins, entraîne le lecteur hors des sentiers battus, entre Etats-Unis et Mexique dont il décrit...
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    Je remercie la Fondation Orange qui m'a adressé le premier roman de Jean-Baptiste Maudet « Matador Yankee », lauréat 2019 du Prix Orange du Livre.

    L'auteur, géographe et spécialiste des jeux taurins, entraîne le lecteur hors des sentiers battus, entre Etats-Unis et Mexique dont il décrit magnifiquement les paysages dans un style tout empreint de poésie « A l'aube, des montagnes plus hautes encore dépassaient de la brume. Des arbres en retenaient des bribes et des chaos de roche nue venaient crouler jusqu'à la route ». Il y a chez Maudet, la précision du géographe et la gourmandise de l'écrivain pour les mots. J'ai particulièrement aimé son grand respect de la langue française : ils sont peu nombreux les auteurs qui utilisent l'imparfait du subjonctif en concordance des temps.

    En moins de deux cents pages, ce récit aux allures de road-movie nous conte le périple d'un anti-héros attachant criblé de dettes de jeu et cabossé par la vie.
    John Harper est un Ovni : c'est un toréro blond aux yeux bleus né d'une mère mexicaine et d'un père inconnu à qui John donne les traits de Robert Redford. Il a connu son heure de gloire, en habit de lumière, dans la chaleur et la poussière des arènes, Petit Prince à la chevelure de blés mûrs. Dix ans plus tard il participe à des rodéos pour gagner vaille que vaille de quoi vivre.
    Harper a une « gueule » burinée, couturée, désabusée qui le fait ressembler à ces cow-boys d'Hollywood qui sont le fil rouge de Matador Yankee.
    Pour éponger ses dettes, il accepte la mission déjantée d'aller toréer à Tijuana une bête monstrueuse, genre de Minotaure moderne et dans le même temps retrouver la fille du maire.
    J'ai beaucoup aimé le style de Jean-Baptiste Maudet, mâtiné d'humour et de tendresse pour son héros qui me fait penser à un clown triste, un grand Pierrot lunaire.
    Tous les ingrédients sont réunis pour mener ce récit, aux allures de western, tambour battant : des dettes d'honneur et de jeu, des règlements de comptes entre mafieux et surtout une jeune fille à retrouver dans l'urgence (un de ses doigts flotte dans un bocal de pêches d'autres conserves sont en préparation),
    J'ai retrouvé dans « Matador Yankee » les grandes heures du western mais aussi l'humour de « A la poursuite du diamant vert » et la délicatesse de « La corrida » de Francis Cabrel notamment dans la très poétique description du face-à-face de Harper et de la vache qu'il torre. Il y a là une sorte de danse de séduction, de parade amoureuse et mortelle où Eros flirte avec Thanatos.. « Harper s'approcha de la vache et se fit bousculer volontairement pour qu'elle le renfle à défaut de le voir Elle le sentait désormais, elle le sentait et chargea vers lui sans se laisser distraire. Il la fit ralentir, la fit repartir, la conduisit à la cape en lui parlant et lui fit dessiner, le mufle à terre, des courbes de plus en plus rapprochées ».

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  • Avais commencé par ne pas donner mon avis sur ce prix Orange 2019,puis,après réflexion,vais partager mon ressenti.Si le dépaysement,l'originalité sont indéniables,si le travail de l'écriture précis,imagé contribue à l'atmosphère de ce road-movie,je ne suis pas du tout entrée dans ce roman!Est-ce...
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    Avais commencé par ne pas donner mon avis sur ce prix Orange 2019,puis,après réflexion,vais partager mon ressenti.Si le dépaysement,l'originalité sont indéniables,si le travail de l'écriture précis,imagé contribue à l'atmosphère de ce road-movie,je ne suis pas du tout entrée dans ce roman!Est-ce à cause de la tauromachie?Pas seulement!
    Même si je vais à l'encontre de beaucoup,je n'ai pas aimé ce livre!
    Et,je le répète,j'ai apprécié la plume de J.B.Maudet!Paradoxal,non!?!

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