Les chemins de la haine

Couverture du livre « Les chemins de la haine » de Dolan Eva aux éditions Liana Levi
  • Date de parution :
  • Editeur : Liana Levi
  • EAN : 9782867469909
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Dans la banlieue d'une petite ville de l'est de l'Angleterre, un homme est retrouvé dans un abri de jardin, brûlé vif. L'inspecteur Zigic et le sergent Ferreira, de la section crimes de haine de la police de Peterborough, sont dépêchés pour enquêter sur le meurtre. La victime est rapidement... Voir plus

Dans la banlieue d'une petite ville de l'est de l'Angleterre, un homme est retrouvé dans un abri de jardin, brûlé vif. L'inspecteur Zigic et le sergent Ferreira, de la section crimes de haine de la police de Peterborough, sont dépêchés pour enquêter sur le meurtre. La victime est rapidement identifiée :
Il s'agit d'un travailleur immigré, comme le quartier en compte beaucoup.
Malgré la réticence ambiante à parler à la police, plusieurs suspects émergent.
Le couple chez qui l'homme se serait installé à leur insu. Un marchand de sommeil avec lequel il se serait disputé quelques jours avant de mourir. Un militant d'extrême-droite pyromane, qui vient d'être libéré. Puis un autre travailleur immigré est attaqué. Zigic et Ferreira poursuivent leur enquête sous haute tension dans les zones grises de la ville et mettent au jour un réseau de trafiquants d'hommes...
Eva Dolan s'attaque avec audace et finesse à un sujet sensible. Ses personnages sont consistants et souvent ambivalents. Son écriture est riche et percutante, l'intrigue haletante.

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  • Les chemins de la haine qu’Eva Dolan nous propose de suivre entre ses lignes viennent de loin.
    Ils ont parcouru le monde et les siècles, se sont faufilés entre les hommes et les générations, ils ont sauté les frontières, sillonné l’Histoire et creusé leurs ornières dans les peurs viscérales...
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    Les chemins de la haine qu’Eva Dolan nous propose de suivre entre ses lignes viennent de loin.
    Ils ont parcouru le monde et les siècles, se sont faufilés entre les hommes et les générations, ils ont sauté les frontières, sillonné l’Histoire et creusé leurs ornières dans les peurs viscérales qui dressent depuis toujours les peuples les uns contre les autres : peur de manquer de vivres, peur de manquer d’espace, peur de manquer de travail, peur de se mélanger au risque de disparaître, de perdre le pouvoir.
    C’est dans un contexte socio-économique chauffé à blanc par toutes ces peurs et ces haines recuites qu’Eva Dolan enracine avec force et précision son roman sombre et réaliste.
    Quand dans le commissariat d’une petite ville on en vient à créer une section dédiée aux crimes de haine, c’est que tout peut arriver, surtout le pire.
    Dans un style dénué d’artifice mais rigoureux et percutant, Eva Dolan met en scène une tragédie moderne dont on reconnait les codes, les personnages, les implacables rouages.
    Elle se fixe une unité de temps, une semaine où tout se joue, où des lignes de vie se nouent, se dénouent ou se rompent ; une unité de lieu autour de la petite ville de Peterborough ; une unité d’action dans l’enquête provoquée par un crime abominable. Meurtres, mensonges, trahisons, bassesses ou vengeance mais aussi cruels dilemmes, sursauts d’honneur et quêtes désespérées d’amour (filial, paternel ou autre…) traversent le roman où justiciers, félons, petites frappes, tyrans, jeune fille perdue, cœurs purs et pères pathétiques tiennent leur rôle avec justesse. Sans oublier la terrible et cruelle fatalité qui vient sonner le glas final d’une enquête qui aura mis à jour la trame sordide d’un tissu social en lambeaux…

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  • Un bon policier, social et sociétal , qui se déroule en Angleterre, un crime, puis deux et enfin beaucoup plus au fur et à mesure que l'on avance.
    Un sujet plutôt original, les travailleurs immigrés dans la campagne anglaise, l'exploitation de l'homme par l'homme, de la femme par l'homme, les...
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    Un bon policier, social et sociétal , qui se déroule en Angleterre, un crime, puis deux et enfin beaucoup plus au fur et à mesure que l'on avance.
    Un sujet plutôt original, les travailleurs immigrés dans la campagne anglaise, l'exploitation de l'homme par l'homme, de la femme par l'homme, les douleurs tues et rentrées, les violences perpétuelles, des conditions de travail se rapprochant plus de l'esclavage que de la réalisation de soi par le travail !!
    Franchement j'ai découvert un monde parallèle tout près de nous.., bien loin du mien et de mes lectures habituelles, cela m'a révoltée, fait bondir, fermer les yeux pour les rouvrir sur le vrai monde !!
    Ces souffrances que les hommes s'imposent les uns aux autres, pour du fric, laissent peu de place aux joies, aux sourires, aux petits bonheurs, mais plutôt aux cris, hurlements et retours en arrière vers l'avant civilisation !
    Plusieurs crimes, plusieurs assassins, plusieurs histoires , de trop nombreuses vies cassées, écrasées, des langues et des traducteurs, et des policiers issus de l'immigration eux aussi qui ont été transférés là, dans ce cagibi d'où ils doivent enquêter sur ces crimes de haine, choisis justement pour leur parcours familial.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/04/les-chemins-de-la-haine-deva-dolan.html

    J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix Elle 2018, catégorie roman policier.

    Un homme est retrouvé mort dans l'abri de jardin des Barlow, il a été aspergé d'essence et brûlé vif. Le corps est...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/04/les-chemins-de-la-haine-deva-dolan.html

    J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix Elle 2018, catégorie roman policier.

    Un homme est retrouvé mort dans l'abri de jardin des Barlow, il a été aspergé d'essence et brûlé vif. Le corps est difficilement identifiable, il semblerait que ce soit celui de l'homme qui squattait cet abri depuis des mois, un travailleur immigré estonien, Jaan Stepulov.Un homme qui, comme tant de ses compatriotes, est arrivé en Angleterre à la recherche d'un travail et d'une vie meilleure.

    Mais beaucoup voient d'un mauvais œil l'arrivée de ces travailleurs étrangers en pleine période de crise économique..

    Deux policiers, Zigic et sa partenaire Ferreira, mènent l'enquête et vont être confrontés à un milieu où la main d'oeuvre est tellement exploitée, les ouvriers tellement maltraités, méprisés et escroqués qu'il n'est pas exagéré de parler de réseau esclavagiste. Après avoir subi les passeurs et les marchands de sommeil, ils sont maintenant à la merci d'escrocs de la pire espèce.

    J'ai beaucoup aimé ce roman policier pour son intrigue bien ficelée, son dénouement surprenant et surtout pour le contexte dans lequel l'auteure situe son récit. Un fond d'immigration et de racisme, de manque total de cohésion sociale qui est très bien restitué dans ce roman.
    C'est pour moi le meilleur roman policier que j'ai pu lire à l'occasion du Grand Prix Elle.

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  • Il faut parfois faire abstraction de la couverture et du titre d’un roman et c’est le cas ici : la couverture n’est pas très engageante et le titre est trompeur. Si je n’avais pas dû le lire pour le prix ELLE, je serais passée à côté de cet excellent premier polar d’une jeune auteure anglaise,...
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    Il faut parfois faire abstraction de la couverture et du titre d’un roman et c’est le cas ici : la couverture n’est pas très engageante et le titre est trompeur. Si je n’avais pas dû le lire pour le prix ELLE, je serais passée à côté de cet excellent premier polar d’une jeune auteure anglaise, Eva Dolan. Donc, un conseil, ne vous attardez pas sur l’emballage, il ne reflète en rien la puissance de ce roman social très noir et percutant !
    Le roman commence comme un roman policier classique : un corps brûlé est retrouvé dans un abri de jardin et la police conclut rapidement qu’il s’agit d’un immigré estonien, Jaan Stepulov. Il se révèle être petit à petit un roman noir très fort ayant pour toile de fond la question de l’immigration en Angleterre, la misère sociale dans une région économiquement en déclin, la montée du racisme et le repli sur soi. Au fur et à mesure de l’enquête, on plonge dans l’enfer vécu par les immigrés exploités sur les chantiers et entassés dans des immeubles vétustes par des marchands de sommeil. On découvre la face sombre de l’ancienne ville industrielle Peterborough : l’esclavagisme moderne. L’enquête policière s’efface petit à petit au profit du portrait social de cette ville sans concessions que brosse l’auteur sans misérabilisme ni manichéisme.
    Elle ne délaisse pas pour autant l’intrigue policière qui s’avère plus complexe que ce qu’elle ne laisse paraître au début. Le duo de policiers Zigic et Ferreira est spécialisé dans les crimes de haine et étant eux-mêmes d’origine étrangère, ils ont été aussi confrontés au racisme ambiant de la part des « Anglais de souche » du quartier. Cela apporte une épaisseur aux deux personnages qui ont chacun un fort caractère tout en étant différents et qui sont très attachants.
    L’écriture est vive et percutante et l’excellente traduction de Lise Garond est à souligner. Le roman porte à réflexion sur nos sociétés occidentales et le regard qu’on porte sur les immigrés et leurs descendants tout en nous faisant passer un excellent moment de divertissement. L’atmosphère est tendue tout au long du roman avec des rebondissements efficaces et l’intrigue est maîtrisée et efficace. Un excellent premier roman à découvrir absolument, j’attends le suivant avec impatience !

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  • J’ai lu ce roman policier dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle et je l’ai beaucoup apprécié. Parmi les 9 livres que j’ai été amenée à lire cette année pour le prix, il est le roman policier qui se détache nettement des huit autres. D’abord parce que l’auteur nous offre une intrigue...
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    J’ai lu ce roman policier dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle et je l’ai beaucoup apprécié. Parmi les 9 livres que j’ai été amenée à lire cette année pour le prix, il est le roman policier qui se détache nettement des huit autres. D’abord parce que l’auteur nous offre une intrigue complexe mais bien ficelée. Quand les deux policiers commencent leur investigation, ils pensent que le corps brûlé, retrouvé dans un abri de jardin est celui de Jaan Stepulov, immigré estonien, qui avait quitté sa famille depuis quelques semaines pour retrouver son frère Viktor, disparu après avoir lancé un appel à l’aide. Le fameux Viktor est retrouvé ensuite ou plutôt ce qu’il en reste dans une morgue après avoir été écrasé par un train. Mais cet accident cache un meurtre maquillé. Qui a tué les frères Stepulov et pour quelles raisons ? L’enquête se tourne alors vers un clan de gitans peu respectueux de la loi (doux euphémisme !) qui exploite et terrorise de pauvres immigrés ayant atterri pour leur malheur entre leurs mains.
    Ce rebondissement met en lumière un des atouts de ce roman : c’est la réalité socio-économique de l’Angleterre en ce moment mais qui peut être la nôtre. Peterborough est une ville anglaise située à l’est du pays et comme bon nombre des villes européennes, elle souffre de difficultés économiques. Dans ce contexte difficile, l’arrivée de ces flux de migrants venus de pays de l’Est et du Sud de l’Europe dans l’espoir de démarrer une vie meilleure, cristallise toutes les rancoeurs et les haines des habitants du coin qui voient en eux des voleurs d’emplois alors qu’ils refuseraient de faire ces mêmes boulots mal payés. Dès lors que des individus sans scrupules exploitent et maltraitent quelques migrants ne dérange personne. Que ces mêmes migrants soient réduits à l’esclavage, tués quand ils se rebellent, ne scandalisera qu’un temps l’opinion publique quand elle sera mise au courant. Zigic et Ferreira qui mènent l’enquête et qui ont connu eux aussi les regards méfiants des autres « parce qu’à prononcer leurs noms est difficile » sont bien conscients que l’arrestation d’une poignée de ceux qui exploitent le malheur de pauvres immigrés isolés, n’est que le haut de l’iceberg. On sent beaucoup d’amertume dans ce roman policier et la nature humaine est bien désespérante. Une auteure à découvrir de toute urgence.

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  • Un corps retrouvé calciné dans l’abri de jardin d’une famille moyenne, raciste, britannique. A priori le cadavre d’un travailleur clandestin. La cellule des crimes de haine, elle-même constituée de policiers issus de l’émigration, enquête dans les milieux défavorisés, à la rencontre des esclaves...
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    Un corps retrouvé calciné dans l’abri de jardin d’une famille moyenne, raciste, britannique. A priori le cadavre d’un travailleur clandestin. La cellule des crimes de haine, elle-même constituée de policiers issus de l’émigration, enquête dans les milieux défavorisés, à la rencontre des esclaves modernes, ces émigrés à qui des passeurs ont promis monts-et-merveilles et qui se retrouvent entassés dans des caravanes, squatteurs d’abris de jardin, travailleurs clandestins ignorés de la population du pays où ils atterrissent.
    C’est un travail minutieux et intelligent que nous livre ici Eva Dolan, avec des enquêteurs aux personnalités complexes et attachantes, qu’il ferait bon de suivre à travers une série de romans policiers. La cohabitation de la population britannique et des émigrants, sur fond de crise financière et de racisme ordinaire, est particulièrement bien exploitée et décrite. C’est un polar simple, percutant, engagé politiquement qui réunit tous les ingrédients essentiels : un meurtre, une enquête dans un décor et une ambiance particuliers, de vrais flics.
    A part quelques petites redites, peut-être liées à la traduction, rien à redire à ce policier !

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  • La Grande Bretagne, Londres, le glamour, une certaine folie, des parcs superbes, une famille royale kitsch, de la classe, des écoles supérieures renommées.
    Face B… le racisme, les travailleurs illégaux utilisés jusqu’à la corde, les crapuleux, le racisme, le racisme, le racisme…

    Ce polar...
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    La Grande Bretagne, Londres, le glamour, une certaine folie, des parcs superbes, une famille royale kitsch, de la classe, des écoles supérieures renommées.
    Face B… le racisme, les travailleurs illégaux utilisés jusqu’à la corde, les crapuleux, le racisme, le racisme, le racisme…

    Ce polar nous emmène dans cette face B, ce côté sombre, glauque et malsain.

    Un homme est mort, brûlé vif, dans un abri de jardin.
    L’abri de jardin appartient à un couple. Le couple est-il coupable ?

    A partir de cette question, une galerie de personnages va intervenir : des logeurs véreux, des logeurs gentils, des gens qui passent (dont l’histoire est terrible et certainement éloignée d’une bien plus cruelle vérité mais qui n’apporte pas énormément au récit -mis à part nous rappeler la misère humaine d’un grand pan de la population mondiale) des inspecteurs de police, des travailleurs illégaux…

    Et c’est là où le bât blesse, il y a – à mon sens – bien trop de personnages. Le lecteur s’y perd, loupe les moments forts, tente de s’investir dans ce récit et n’arrive pas à ressentir cette empathie quasi obligatoire pour une joie de lecture. Les personnages vivent leurs vies. La perdent. Je n’ai pas tremblé pour eux, je n’ai pas « ressenti » assez dans cette lecture or ce livre est très bien écrit, le fond est passionnant…

    Il manque juste ce petit truc en plus …

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  • Dans la petite ville très british de Peterborough (nord-est de Londres) le marasme économique frappe de plein fouet, les locaux survivent en dépit de la situation économique ; beaucoup d’immigrés, travailleurs clandestins issues majoritairement d’Europe de l’est se sont installés au fil des...
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    Dans la petite ville très british de Peterborough (nord-est de Londres) le marasme économique frappe de plein fouet, les locaux survivent en dépit de la situation économique ; beaucoup d’immigrés, travailleurs clandestins issues majoritairement d’Europe de l’est se sont installés au fil des années. Ils travaillent à moindre coût dans les exploitations agricoles des environs et diverses entreprises de construction sans scrupule.
    Lorsque le corps calciné de l’un deux est retrouvé dans un abri de jardin, l’enquête est confiée à la section des crimes de haine dirigée par deux policiers, l’un d’origine serbe, l’autre d’origine portugaise – ils n’ont pas été nommés par hasard, leur origine leur colle à la peau et ils ont été confrontés aux remarques désobligeantes des anglais « de souche », voire au racisme.
    J’ai été très étonnée qu’existe une telle entité au sein de la police locale, je n’ai pas réussi à avoir la certitude que cette existence soit réelle et non une fiction au service de l’intrigue. En tout cas, cela en dit long sur le climat qui peut régner.
    Malgré quelques longueurs, l'enquête progresse vite, vers les chantiers clandestins, le trafic d’êtres humains, sur les pas des marchands de sommeil et exploiteurs en tous genre pour lesquels une vie humaine est peu de chose et ne représente qu’une main d’œuvre corvéable à merci, avec droit de vie ou de mort permanent, un tableau effrayant de l’esclavage des temps modernes.
    J’ai aimé ce polar que je qualifierai plutôt de roman noir, l’intrigue se déroule sur quatre jours, l’enquête est bien menée avec virtuosité, sans pour autant infliger des scènes surréalistes et violentes au lecteur. L’humain est au cœur du roman. Les personnages sont tout en nuances, attachants pour certains et notamment les deux flics en charge de l’enquête.
    Pour un premier roman il est réussi et mérite une lecture attentive car au-delà de l’intrigue, il interroge chacun d’entre nous sur le devenir des toutes ces populations déplacées et humiliées.
    Un vrai roman noir et actuel très réussi !
    Lu dans le cadre du Jury Lectrices de Elle 2018

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