Eva Dolan

Eva Dolan
Eva Dolan vit dans l'Essex au nord-est de Londres. Rédactrice pour la
presse et joueuse de poker, elle publie Les Chemins de la haine en 2014 chez
Harvill, classé parmi les meilleurs romans policiers de l'année par The
Guardian. Suivront, chez le même éditeur : Tell No Tales (2015), After You Die
(20... Voir plus
Eva Dolan vit dans l'Essex au nord-est de Londres. Rédactrice pour la
presse et joueuse de poker, elle publie Les Chemins de la haine en 2014 chez
Harvill, classé parmi les meilleurs romans policiers de l'année par The
Guardian. Suivront, chez le même éditeur : Tell No Tales (2015), After You Die
(2016) et Watch Her Disappear (2017) qui paraîtront tous prochainement aux
éditions Liana Levi.

Avis (6)

  • Couverture du livre « Les chemins de la haine » de Eva Dolan aux éditions Liana Levi

    Joëlle Guinard sur Les chemins de la haine de Eva Dolan

    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/04/les-chemins-de-la-haine-deva-dolan.html

    J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix Elle 2018, catégorie roman policier.

    Un homme est retrouvé mort dans l'abri de jardin des Barlow, il a été aspergé d'essence et brûlé vif. Le corps est...
    Voir plus

    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/04/les-chemins-de-la-haine-deva-dolan.html

    J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix Elle 2018, catégorie roman policier.

    Un homme est retrouvé mort dans l'abri de jardin des Barlow, il a été aspergé d'essence et brûlé vif. Le corps est difficilement identifiable, il semblerait que ce soit celui de l'homme qui squattait cet abri depuis des mois, un travailleur immigré estonien, Jaan Stepulov.Un homme qui, comme tant de ses compatriotes, est arrivé en Angleterre à la recherche d'un travail et d'une vie meilleure.

    Mais beaucoup voient d'un mauvais œil l'arrivée de ces travailleurs étrangers en pleine période de crise économique..

    Deux policiers, Zigic et sa partenaire Ferreira, mènent l'enquête et vont être confrontés à un milieu où la main d'oeuvre est tellement exploitée, les ouvriers tellement maltraités, méprisés et escroqués qu'il n'est pas exagéré de parler de réseau esclavagiste. Après avoir subi les passeurs et les marchands de sommeil, ils sont maintenant à la merci d'escrocs de la pire espèce.

    J'ai beaucoup aimé ce roman policier pour son intrigue bien ficelée, son dénouement surprenant et surtout pour le contexte dans lequel l'auteure situe son récit. Un fond d'immigration et de racisme, de manque total de cohésion sociale qui est très bien restitué dans ce roman.
    C'est pour moi le meilleur roman policier que j'ai pu lire à l'occasion du Grand Prix Elle.

  • Couverture du livre « Les chemins de la haine » de Eva Dolan aux éditions Liana Levi

    Maju Twin Books sur Les chemins de la haine de Eva Dolan

    Il faut parfois faire abstraction de la couverture et du titre d’un roman et c’est le cas ici : la couverture n’est pas très engageante et le titre est trompeur. Si je n’avais pas dû le lire pour le prix ELLE, je serais passée à côté de cet excellent premier polar d’une jeune auteure anglaise,...
    Voir plus

    Il faut parfois faire abstraction de la couverture et du titre d’un roman et c’est le cas ici : la couverture n’est pas très engageante et le titre est trompeur. Si je n’avais pas dû le lire pour le prix ELLE, je serais passée à côté de cet excellent premier polar d’une jeune auteure anglaise, Eva Dolan. Donc, un conseil, ne vous attardez pas sur l’emballage, il ne reflète en rien la puissance de ce roman social très noir et percutant !
    Le roman commence comme un roman policier classique : un corps brûlé est retrouvé dans un abri de jardin et la police conclut rapidement qu’il s’agit d’un immigré estonien, Jaan Stepulov. Il se révèle être petit à petit un roman noir très fort ayant pour toile de fond la question de l’immigration en Angleterre, la misère sociale dans une région économiquement en déclin, la montée du racisme et le repli sur soi. Au fur et à mesure de l’enquête, on plonge dans l’enfer vécu par les immigrés exploités sur les chantiers et entassés dans des immeubles vétustes par des marchands de sommeil. On découvre la face sombre de l’ancienne ville industrielle Peterborough : l’esclavagisme moderne. L’enquête policière s’efface petit à petit au profit du portrait social de cette ville sans concessions que brosse l’auteur sans misérabilisme ni manichéisme.
    Elle ne délaisse pas pour autant l’intrigue policière qui s’avère plus complexe que ce qu’elle ne laisse paraître au début. Le duo de policiers Zigic et Ferreira est spécialisé dans les crimes de haine et étant eux-mêmes d’origine étrangère, ils ont été aussi confrontés au racisme ambiant de la part des « Anglais de souche » du quartier. Cela apporte une épaisseur aux deux personnages qui ont chacun un fort caractère tout en étant différents et qui sont très attachants.
    L’écriture est vive et percutante et l’excellente traduction de Lise Garond est à souligner. Le roman porte à réflexion sur nos sociétés occidentales et le regard qu’on porte sur les immigrés et leurs descendants tout en nous faisant passer un excellent moment de divertissement. L’atmosphère est tendue tout au long du roman avec des rebondissements efficaces et l’intrigue est maîtrisée et efficace. Un excellent premier roman à découvrir absolument, j’attends le suivant avec impatience !

  • Couverture du livre « Les chemins de la haine » de Eva Dolan aux éditions Liana Levi

    Roblin Elisabeth sur Les chemins de la haine de Eva Dolan

    J’ai lu ce roman policier dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle et je l’ai beaucoup apprécié. Parmi les 9 livres que j’ai été amenée à lire cette année pour le prix, il est le roman policier qui se détache nettement des huit autres. D’abord parce que l’auteur nous offre une intrigue...
    Voir plus

    J’ai lu ce roman policier dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle et je l’ai beaucoup apprécié. Parmi les 9 livres que j’ai été amenée à lire cette année pour le prix, il est le roman policier qui se détache nettement des huit autres. D’abord parce que l’auteur nous offre une intrigue complexe mais bien ficelée. Quand les deux policiers commencent leur investigation, ils pensent que le corps brûlé, retrouvé dans un abri de jardin est celui de Jaan Stepulov, immigré estonien, qui avait quitté sa famille depuis quelques semaines pour retrouver son frère Viktor, disparu après avoir lancé un appel à l’aide. Le fameux Viktor est retrouvé ensuite ou plutôt ce qu’il en reste dans une morgue après avoir été écrasé par un train. Mais cet accident cache un meurtre maquillé. Qui a tué les frères Stepulov et pour quelles raisons ? L’enquête se tourne alors vers un clan de gitans peu respectueux de la loi (doux euphémisme !) qui exploite et terrorise de pauvres immigrés ayant atterri pour leur malheur entre leurs mains.
    Ce rebondissement met en lumière un des atouts de ce roman : c’est la réalité socio-économique de l’Angleterre en ce moment mais qui peut être la nôtre. Peterborough est une ville anglaise située à l’est du pays et comme bon nombre des villes européennes, elle souffre de difficultés économiques. Dans ce contexte difficile, l’arrivée de ces flux de migrants venus de pays de l’Est et du Sud de l’Europe dans l’espoir de démarrer une vie meilleure, cristallise toutes les rancoeurs et les haines des habitants du coin qui voient en eux des voleurs d’emplois alors qu’ils refuseraient de faire ces mêmes boulots mal payés. Dès lors que des individus sans scrupules exploitent et maltraitent quelques migrants ne dérange personne. Que ces mêmes migrants soient réduits à l’esclavage, tués quand ils se rebellent, ne scandalisera qu’un temps l’opinion publique quand elle sera mise au courant. Zigic et Ferreira qui mènent l’enquête et qui ont connu eux aussi les regards méfiants des autres « parce qu’à prononcer leurs noms est difficile » sont bien conscients que l’arrestation d’une poignée de ceux qui exploitent le malheur de pauvres immigrés isolés, n’est que le haut de l’iceberg. On sent beaucoup d’amertume dans ce roman policier et la nature humaine est bien désespérante. Une auteure à découvrir de toute urgence.

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !