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Le parfum des cendres

Couverture du livre « Le parfum des cendres » de Mangez Marie aux éditions Finitude
  • Date de parution :
  • Editeur : Finitude
  • EAN : 9782363391506
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu'elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s'occupe tous les jours dans son métier d'embaumeur.... Voir plus

Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu'elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s'occupe tous les jours dans son métier d'embaumeur. Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui s'intéresse à son étrange profession.
Pour elle, Sylvain lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l'aise avec les morts qu'avec les vivants. Elle sent qu'il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère. Doucement, elle va l'apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu'il cache depuis quinze ans.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/10/le-parfum-des-cendres-de-marie-mangez.html

    Sylvain Bragonard a le pouvoir de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, il exerce ce don quotidiennement dans son métier d'embaumeur, il est capable, par son analyse des...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2021/10/le-parfum-des-cendres-de-marie-mangez.html

    Sylvain Bragonard a le pouvoir de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, il exerce ce don quotidiennement dans son métier d'embaumeur, il est capable, par son analyse des parfums de dresser le portrait des morts dont il prend soin. C'est un homme de trente-sept ans taiseux et bourru qui est plus à l'aise dans le monde des morts que dans celui des vivants. Tout le contraire d'Alice une jeune femme qui a choisi les thanatopracteurs comme sujet de thèse. Au contact de Sylvain, qu'elle surnomme le Picasso du nez, elle va découvrir le monde des odeurs et tenter de percer le mystère de cet homme qui s'est réfugié dans ce métier depuis un accident qui a bouleversé sa vie quinze ans plus tôt.

    Ce roman mérite la prime de l'originalité. L'auteure a eu l'audace de mettre en scène un embaumeur et a réussi l'exploit de nous offrir un roman d'une absolue beauté, d'une grande poésie. Elle dépeint un artiste qui traite les corps avec respect et délicatesse, le roman est centré sur la personnalité et l'histoire de Sylvain, un homme raide et solitaire que la rencontre avec Alice, pétillante et curieuse, va libérer d'un secret qui lui pèse depuis des années. Ce roman n'est absolument pas sombre, les morts sur lesquels Sylvain exerce son art ne sont que des corps, l'auteure ne s'étale jamais sur leur vie, sur les circonstances de leur mort. Leurs familles ne sont évoquées que pour décrire leurs réactions reconnaissantes face au travail effectué par Sylvain.

    L'écriture est sensorielle et fluide, le ton est juste, la narration efficace nous met face à un secret complètement imprévisible. Il n'y a rien de macabre dans ce délicieux roman, il serait dommage que son sujet fasse fuir les lecteurs. Un premier roman audacieux et très bien maîtrisé.

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  • Même s’il utilise fard et pinceaux, Sylvain exerce un métier qui manque un peu de glamour, et s’il colore avec soin lèvres et pommettes, ce ne sont pas ses patients qui l’en remercieront. Il est thanatopracteur, et permet ainsi aux familles endeuillées de garder le souvenir d’un visage apaisé...
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    Même s’il utilise fard et pinceaux, Sylvain exerce un métier qui manque un peu de glamour, et s’il colore avec soin lèvres et pommettes, ce ne sont pas ses patients qui l’en remercieront. Il est thanatopracteur, et permet ainsi aux familles endeuillées de garder le souvenir d’un visage apaisé pour leur proche qui a rejoint une autre rive.

    La jeune femme qui lui a demandé de pouvoir observer sa pratique de l’embaumement est un thésarde, éternelle étudiante. Elle a déjà fréquenté plusieurs collègues de Sylvain, mais quelque chose l’intrigue cette fois, dans la manière d’examiner les sujets et de leur attribuer une palette d’odeurs personnelles qui le guide pour choisir ce qu’il va utiliser.

    C’est un véritable ours, un taiseux, à la limite du malpoli et Alice devra prolonger son stage pour tenter de comprendre le fonctionnement de ce drôle de paroissien….

    Il est évoqué à plusieurs reprises, et on pense bien sur à Jean-Baptiste Grenouille, héros du roman de Patrick Süskind, en raison des multiples allusions au parfum. Et pourtant rien de commun entre ces deux personnages.

    L’histoire évoluera, on s’en doute vers quelque chose d’intime entre les deux protagonistes, tout le suspens réside dans la façon dont Alice brisera ou pas la carapace de Sylvain et comment elle découvrira son secret.

    Le roman est plaisant par le caractère atypique des personnages, par le paysage sensoriel qui revient en boucle, évoqué avec beaucoup de finesse. Malgré la présence constante des cadavres, on ne ressent pas de malaise, peut-être grâce au traitement que leur applique le thanatopracteur et toute l’attention qu’il y consacre.

    Un joli roman, dont le sujet risqué est traité avec délicatesse et originalité.

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  • Explorateurs 2021 :

    Pour son premier roman, Marie Mangez ose un sujet glauque et funeste. Doctorante en anthropologie, elle pose son regard d’universitaire sur l’Humain grâce à Alice, son personnage principal.

    Un roman court mais percutant où il est question de vie et de mort. Alice,...
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    Explorateurs 2021 :

    Pour son premier roman, Marie Mangez ose un sujet glauque et funeste. Doctorante en anthropologie, elle pose son regard d’universitaire sur l’Humain grâce à Alice, son personnage principal.

    Un roman court mais percutant où il est question de vie et de mort. Alice, doctorante autour des soins mortuaires, mène ses recherches auprès de différents thanatopracteurs. Ses recherches prennent un tournant radical avec Sylvain, ce curieux embaumeur. Cet homme taciturne ne trouve sa place qu’auprès des morts, qu’il renifle à pleins poumons. Son attitude singulière et dégoutante interpelle Alice. Les échanges entre les deux personnages sont concis, malgré les relances d’Alice. Tout les oppose. Alors qu’Alice doit découvrir le monde des morts, Sylvain doit réapprendre à vivre avec les vivants.

    Sylvain porte un lourd secret. Alors qu’il était destiné à un destin de parfumeur, un accident de moto l’a rendu anosmique. Depuis, il trouve son équilibre auprès des morts. Pour lui, chaque personnalité a un parfum. Même un cadavre. Alice, avec son énergie débordante, perce à jour Sylvain. Ensemble, ils mènent un travail sur eux. Les deux personnages trouvent leur équilibre en apprenant l'un de l’autre.

    Une entrée fracassante donne le ton de ce roman : le travail au corps d’un cadavre, avec tous ses détails morbides. La cause de la mort, le corps malmené, écrasé, sont explicités avec finesse. La recherche documentée sur la thanatopraxie apporte à ce roman une assise indispensable. Une méconnaissance mène à un fort rejet de ce métier. Mais la description rebutante est contre balancée par un humour essentiel à la conduite de ce roman. Une certaine légèreté s’échappe alors de cette morgue.


    Le parfum des cendres déroute. On lit avec appréhension, et un certain écœurement les premières pages. Un sentiment qui s’estompe au fil de la lecture, où on est conquis par une curiosité qui prend tout son sens.

    Avis de la page 100 :

    Je suis entrée facilement dans l'histoire grâce aux pointes d'humour - parfois très noires - disséminées ça et là par l'autrice. Le métier de Sylvain - qui ne m'attire pas vraiment (!) - est sublimé par cette poésie apportée par le parfum. J'aime beaucoup la complémentarité vie/mort et la noirceur d'un personnage principal qui contraste avec l'enthousiasme de l'autre personnage.

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  • L’auteure nous offre une histoire improbable, mais c’est bien le rôle du romancier de laisser aller un imaginaire qui sera offert en partage au lecteur, ce qui est le cas ici.
    Sylvain Bragonard thanatopracteur est pourvu d’un nez absolu dont il se sert pour nous décrire son ressenti olfactif à...
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    L’auteure nous offre une histoire improbable, mais c’est bien le rôle du romancier de laisser aller un imaginaire qui sera offert en partage au lecteur, ce qui est le cas ici.
    Sylvain Bragonard thanatopracteur est pourvu d’un nez absolu dont il se sert pour nous décrire son ressenti olfactif à chacune de ses interventions. Alice qui prépare une thèse sur les thanatopracteurs l’accompagne dans son travail et constate qu’il est difficile de communiquer avec lui, il répond à peine à ses questions et son attitude la rend perplexe quant à l’avenir de leur relation.
    Un événement datant d’une quinzaine d’année, survenu sur la route de Grasse semble avoir été le déclencheur du comportement taciturne et taiseux de Sylvain. Une odeur de pneus brûlés s’invite parfois parmi les fragrances délicates évoquées lors de ses embaumements sans qu’on en soupçonne encore la signification ainsi qu’une odeur de muscade qui elle est parfaitement associée à « Ju », une femme qu’il a connu, qui le surnommait son « picasso du nez » et qui usait à son égard d’un langage brut à l’humour douteux.
    L’attitude de Sylvain à l’anniversaire de sa sœur Aude confirme, qu’outre son désintérêt pour le moelleux au chocolat de sa mère Eliane, c’est bien le décès de « ju » qui l’a conduit à sa prostration maladive et que la seule exception à son mutisme a lieu lors des descriptions détaillées des odeurs qu’il perçoit au contact des corps de ses clients.
    Seul chez lui, Sylvain s’autoflagelle en buvant du vinaigre, espérant ainsi, effacer, anesthésier ses souvenirs douloureux et tout ce qui l’a contaminé aux contact du monde des vivants auquel il n’aspire plus.
    La musique adoucissant les mœurs, c’est la voie qu’Alice emprunte pour tenter de dérider Sylvain lors de leurs déplacements en voiture et elle y parvient progressivement, sa ténacité parvenant finalement à briser la carapace que Sylvain avait dressée autour de lui, en particulier en le sensibilisant à cet art qu’il associera désormais aux parfums dans le ressenti de son activité.
    L’humour estimé un peu primaire du début enrobe agréablement la narration et culmine avec l’irruption de « ju » et de ses réflexions tonitruantes surgissant du passé dans la mémoire de Sylvain et rédigées phonétiquement pour en renforcer la portée. La révélation de l’anosmie sélective frappant sylvain, consécutive à son accident explique enfin son comportement et les bienfaits de l’intervention d’Alice clôturent une histoire bien ficelée et agréable à lire.

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  • Le parfum des cendres est un premier roman original, l’auteure nous emmène dans le monde des thanatopracteurs avec Sylvain Bragonnard. C’est un homme bougon, taiseux, qui fait très bien son travail. Son petit monde est bouleversé par la venue d’Alice, une jeune thésarde qui étudie ce monde et va...
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    Le parfum des cendres est un premier roman original, l’auteure nous emmène dans le monde des thanatopracteurs avec Sylvain Bragonnard. C’est un homme bougon, taiseux, qui fait très bien son travail. Son petit monde est bouleversé par la venue d’Alice, une jeune thésarde qui étudie ce monde et va le titiller par ses questions.
    J’ai apprécié la capacité de l’auteur à retranscrire la psychologie de ses personnages, leurs ombres, difficultés, leurs questionnements sur la vie et la mort. Elle réussit également à travers ses descriptions à donner vie à ses mots, notamment sur les passages sur les parfums, la musique ce qui est assez réjouissant. L’écriture est très agréable et le récit tient ses promesses jusqu’au bout, on quitte à regret nos deux compagnons.

    L’histoire est bien menée, on a envie de savoir comme Alice ce qui se cache derrière les yeux de Sylvain, comprendre sa non vie. J’ai aimé le contraste entre les 2 personnages, Alice si pleine de vie, dynamique, véritable observatrice du vivant qui scanne tout par son regard. Son amour de la musique fait le contrepoint avec le silence du thanatopracteur. Sylvain qui semble être un mort vivant, prisonnier de ses démons.

    Malgré un pitch qui pourrait rebuter, ce roman est une belle ode à la vie, au soleil, à ce qui est important. Il amène également à réfléchir sur la conception de la mort dans notre monde contemporain, à travers le regard d’Alice, au handicap et à la difficulté de surmonter nos blessures.

    Un premier roman captivant comme les parfums de Sylvain, tantôt capiteux et sombre, aérien, citronné, doux et qui vous emportera dans des effluves littéraires réjouissants.





    Avis de la page 100 des explorateurs de la rentrée.
    Histoire originale suivre la vie d’ un thanatopracteur Sylvain, une jeune femme Alice fait une thèse sur les techniques de ces spécialistes de la mort. Elle observe Sylvain, bougon, taciturne et a du mal à trouver le mode d’emploi pour entrer en communication avec lui jusqu’au jour où elle découvre qu’il est sensible aux odeurs de ses patients. Pas celle de la mort ou des produits chimiques mais à celle qui selon lui fait leurs personnalités. 1er roman dans un univers détonnant, avec des personnages cabossés et une écriture à la fois poétique, précise et qui enveloppe le lecteur. J’ai été surprise dès le départ l’auteur nous capte et on a envie de découvrir les failles et les secrets des personnages. Un début qui me plaît beaucoup pour l’instant.

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  • Ce roman démarre par une tête à tête tout en douceur entre Sylvain et Bernadette. A noter que Bernadette ne fait plus partie du monde des vivants. En effet, Sylvain est embaumeur. Il est doux, presque tendre avec les morts, délicatement attentionné. Mais en dehors de son travail, il ne parvient...
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    Ce roman démarre par une tête à tête tout en douceur entre Sylvain et Bernadette. A noter que Bernadette ne fait plus partie du monde des vivants. En effet, Sylvain est embaumeur. Il est doux, presque tendre avec les morts, délicatement attentionné. Mais en dehors de son travail, il ne parvient plus à se connecter avec le monde des vivants. Arrive Alice, notre troisième personnage ; doctorante, elle accompagne Sylvain dans son travail afin d’écrire sa thèse. Une rencontre de deux êtres que tout oppose, une Alice pleine de vie et pétillante face à Sylvain, un mur de silence, prostré dans sa douleur. Cette jeune femme va tenter de lui insuffler la vie en éveillant ses sens, notamment grâce à la musique.
    J’ai beaucoup aimé ce livre pour sa sublime couverture, et cette histoire pour la rencontre de Sylvain et Alice, totalement opposés et surtout pour cette symphonie de parfums qui accompagne ce joli premier roman. Une très belle découverte.

    Avis sur les 100 premières pages :
    Ce roman commence par un tête à tête tout en douceur et délicatesse entre Sylvain et Bernadette. A noter que Bernadette est une vieille femme qui vient de quitter le monde des vivants. Les 100 premières pages de cette histoire me plongent tout en poésie dans l'univers de Sylvain, thanatopracteur ou embaumeur. Un monde des odeurs dans lequel je suis embarquée page après page avec un vrai plaisir de lectrice.

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