Le jour d'avant

Couverture du livre « Le jour d'avant » de Sorj Chalandon aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

« Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J'allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J'allais punir les Houillères, et tous... Voir plus

« Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J'allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J'allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n'avaient jamais payé pour leurs crimes.

Donner votre avis

Articles (4)

Voir tous les articles

Les derniers avis

  • Un roman fort sur la mine, les mineurs et la région minière qui en sont les véritables héros.

    Un roman fort sur la mine, les mineurs et la région minière qui en sont les véritables héros.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Il y a la vérité, il y a ce qu'elle devrait être...et il y a tout le talent de Sorj Chalandon pour en faire un roman qui interroge sur ce moment où la pensée vacille sous le poids de trop d'amour, trop de douleur ou trop de culpabilité. Un roman poignant, fort, surprenant, à l'équilibre parfait,...
    Voir plus

    Il y a la vérité, il y a ce qu'elle devrait être...et il y a tout le talent de Sorj Chalandon pour en faire un roman qui interroge sur ce moment où la pensée vacille sous le poids de trop d'amour, trop de douleur ou trop de culpabilité. Un roman poignant, fort, surprenant, à l'équilibre parfait, servi par une langue limpide et belle.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Avec son nouveau roman Le jour d’avant (Grasset), l’écrivain Sorj Chalandon déterre l’histoire de la dernière grande catastrophe minière de France. C’était le 27 décembre 1974, un coup de grisou à la fosse 3 bis de Liévin, dans le Nord. Quarante-deux morts stupides et inutiles, quarante-deux...
    Voir plus

    Avec son nouveau roman Le jour d’avant (Grasset), l’écrivain Sorj Chalandon déterre l’histoire de la dernière grande catastrophe minière de France. C’était le 27 décembre 1974, un coup de grisou à la fosse 3 bis de Liévin, dans le Nord. Quarante-deux morts stupides et inutiles, quarante-deux gueules noires qui auraient pu ressortir indemnes des ténèbres poussiéreuses si les précautions les plus élémentaires avaient été prises. Alors journaliste à Libération, l’auteur avait été bouleversé par le destin brisé de ces hommes ensevelis, brûlés, asphyxiés, et de leurs familles défigurées. À cela aucune fatalité, mais le manque patent de sécurité et la course au rendement et au profit des Charbonnages de France. Michel Flavent est le héros de ce drame qui se dessine à la craie charbonneuse. Il perd son frère Jojo enseveli dans la catastrophe et ses parents dans le désespoir. Quarante ans plus tard, il nous raconte sa vie, son frère, la mine, l’accident, le malheur, une vie de faux-semblants et une soif de vengeance inéluctable. Quelqu’un doit payer !

    Le jour d’avant ce 27 décembre 1974, ou plutôt la nuit d’avant, Joseph entraîne son frère âgé de seize ans sur sa mobylette pour faire une virée arrosée d’alcool de cerises. Michel est aux anges, il admire ce héros ordinaire qui brave la mort chaque jour. Mais voilà, le lendemain, la mine se révolte à 6 h 19 exactement. Jojo fait partie des survivants, mais il décède des suites de ses brûlures. Il sera oublié dans les hommages. Pour Michel, c’est l’outrage insupportable. Il passera des années à découper des articles sur l’accident, à nourrir son ressentiment. Alors qu’il rumine sa rancœur en secret, il tente de mener une vie heureuse avec sa femme Cécile. Lorsque celle-ci décède d’un cancer, il n’a plus rien à perdre. Il retourne incognito à Liévin et Saint-Vaast-les-Mines afin de retrouver le contremaître qui était chargé de la sécurité. Pour lui, frapper à mort cet homme serait l’occasion de rendre justice à tous les mineurs tués, mais surtout de faire ressortir la vérité et désigner les responsables au cours de son propre procès. Mais voilà, entre victimes et coupables, la frontière est mince. L’enquête révèlera que le poids de la culpabilité peut travestir les faits et que la réécriture de la vérité est une question de survie.

    Sorj Chalandon est un magicien du style éruptif et du renversement de situations. Il raconte et l’on croit tout ce qu’il écrit. Il émeut avec son histoire de gueules noires sortie d’un fait réel, il prend aux tripes avec le drame que vivent Michel et sa famille. L’astuce narrative est brillante, car inattendue, et l’écriture, à l’image des hommes silicosés, se pare de quintes de mots rythmant le drame par saccades et fulgurances. L’atmosphère suffocante des terrils gagne au fil des pages, les mots se font suie, s’insinuent dans l’esprit, se collent aux poumons et consument le cœur palpitant. L’écriture est d’autant plus sensible qu’elle est simple et frappe juste, même dans le mensonge. Ce mensonge élevé au rang de vérité universelle est assis au banc des accusés. Qui doit être jugé de Michel ou des Charbonnages de France ? La vengeance peut-elle être le bras armé de la vérité ? L’emprisonnement et la délivrance avancent parfois sous le masque de la culpabilité. Rien n’est fatalité, tout est responsabilité !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Après Profession du père, Sorj Chalandon, pour son huitième roman, nous emmène dans le nord de la France, réussissant un vibrant et magnifique hommage aux mineurs en s’appuyant sur la catastrophe de Liévin-Lens qui fit 42 morts le 27 décembre 1974.

    Seulement, il y a Le Jour d’avant et c’est...
    Voir plus

    Après Profession du père, Sorj Chalandon, pour son huitième roman, nous emmène dans le nord de la France, réussissant un vibrant et magnifique hommage aux mineurs en s’appuyant sur la catastrophe de Liévin-Lens qui fit 42 morts le 27 décembre 1974.

    Seulement, il y a Le Jour d’avant et c’est Michel qui raconte. Avec son frère aîné, Joseph, ils rêvent de course automobile, inspirés par Steve McQueen, héros du film Le Mans. Hélas, « notre pays parlait de terre et de charbon, pas de circuit automobile. »
    Avec tact et précision, l’auteur nous plonge dans le quotidien de la mine, avec son vocabulaire : le galibot (un gamin), la taillette (le jeton qui atteste que le mineur est bien remonté et a rendu sa lampe)... Mais ce sont surtout des pages pleines de tendresse, d’émotion, de colère, d’amour qui évoquent la catastrophe de Liévin, juste après Noël 1974.
    Bien sûr, il y a cette virée, la veille, en mobylette… Michel avait 16 ans et son frère, mineur depuis l’âge de 20 ans, sur le porte-bagages et la mine omniprésente : « Elle se gavait d’hommes, la mine. Elle avait faim de nous. »
    42 morts, 115 orphelins mais Joseph n’est pas sur la liste car encore hospitalisé lors de la cérémonie officielle où Lucien Dravelle, le contremaître, le chef porion, est avec les autorités, pas avec les ouvriers. Joseph meurt 26 jours après ses 42 camarades et Michel quitte le pays minier, devient chauffeur routier, épouse Cécile, se compose un véritable mémorial secret et prépare sa vengeance, son retour au pays. : « 40 ans à attendre que la peur change de camp. Et la détresse, la tristesse, la misère, le deuil. »

    S’il ne faut rien révéler de ce qui va se passer, je ne peux que saluer la précision du récit plein d’humanité que fait Sorj Chalandon d’une arrestation, de la garde à vue et de la détention. Tout est juste, exact, éclairant avec à-propos ce monde carcéral qui rassure ceux qui se croient du bon côté de la barrière mais où des êtres humains souffrent plus que de raison et ressortent meurtris à jamais et, pour quelques-uns, pires qu’avant.
    Le récit du procès, de l’attitude des avocats, du président, des jurés et surtout de l’avocat général mérite que l’on s’y arrête car c’est notre institution judiciaire qui est détaillée, passée au révélateur. Ce ne serait que du théâtre si des vies ne s’y jouaient.
    L’avocat général est, paraît-il, dans son rôle : « Je suis ici pour requérir l’application de la loi. C’est ma tâche exaltante et supérieure », affirme-t-il. Mais alors, pourquoi travestir la vérité ? Pourquoi forcer les traits, exagérer outrageusement jusqu’au mensonge ? C’est pourtant ce qui se passe régulièrement dans nos tribunaux. Ici, l’avocat de la défense est formidable, démontant une accusation hors de propos mais ce n’est pas souvent ainsi.

    En 1960, on comptait deux mineurs morts de silicose chaque jour, dans le Nord-Pas-de-Calais et un accident fatal tous les deux jours dans la région. Sorj Chalandon , pour finir, brosse un tableau de la mine à travers les âges, sans oublier les femmes, les trieuses, les enfants, les chevaux, les colombes, tout un monde disparu chez nous mais qui ne doit pas être oublié.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Ce livre est souvent mis en avant dans les librairies locales, probablement aussi du fait de la proximité géographique... C'est un roman mais fondé sur l'Histoire locale d'une partie du 20ème siècle. Et comme souvent, il permet de s'enrichir de moments de vie à travers un roman. Je recommande...
    Voir plus

    Ce livre est souvent mis en avant dans les librairies locales, probablement aussi du fait de la proximité géographique... C'est un roman mais fondé sur l'Histoire locale d'une partie du 20ème siècle. Et comme souvent, il permet de s'enrichir de moments de vie à travers un roman. Je recommande aux lecteurs du Nord-Pas-de-Calais, mais encore davantage à tous les autres de le découvrir... L'écriture de Sorj CHALANDON rend ses histoires toujours agréables à lire et réalistes.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Voici deux ans, j'avais lu " Profession du père " de Sorj Chalandon. Son roman autobiographique décrivant un père mythomane et brutal m'avait fortement impressionné et m'a incité à lire son nouvel ouvrage " Le jour d'avant ". Il a pour décor le bassin houiller du nord de la France, où se...
    Voir plus

    Voici deux ans, j'avais lu " Profession du père " de Sorj Chalandon. Son roman autobiographique décrivant un père mythomane et brutal m'avait fortement impressionné et m'a incité à lire son nouvel ouvrage " Le jour d'avant ". Il a pour décor le bassin houiller du nord de la France, où se déroula la dernière grande catastrophe minière de notre pays, le 27/12/1974. Quarante-deux mineurs sont morts à la suite à un coup de grisou. Comme toujours, le rendement au détriment de la sécurité. L'auteur centre son histoire sur une famille de paysans dont le fils aîné travaillait dans la fosse sinistrée. Le frère cadet, le narrateur de ce récit, ne supportera jamais la mort de son héros qu'il admirait depuis son plus jeune âge et dont il voulait embrasser la profession. C'est une histoire sombre, dure et violente. Le travail des " gueules noires" est raconté avec la précision d'un reportage. Dans un style sec et incisif, l'auteur en colère dénonce l'injustice de la condition des mineurs près de cent ans après Zola. Au mieux, ils sont condamnés à la silicose et à une fin de vie misérable. Seul l'amour entre les deux frères, décrit avec une grande tendresse, nous donne de l'espoir. Vers la fin de sa vie, le survivant exilé reviendra au pays afin de venger le disparu. Un procès aura bien lieu et au cours des débats, l'avocat général assènera une vérité, qui déclenchera un coup de théâtre à la Hitchcock, changeant complètement le sens de cette tragédie et nous plongeant dans les abîmes de l'âme humaine.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Comment Sorj Chalandon arrive-t-il à nous rendre sympathiques des traîtres( Retour à Killybegs) des extémistes ( le quatrième mur) ou un homme tel que Michel qui semble vouloir, sa vie durant, abriter sa culpabilité sous un coup de grisou ??
    C'est écrit avec un luxe de détails, aussi bien dans...
    Voir plus

    Comment Sorj Chalandon arrive-t-il à nous rendre sympathiques des traîtres( Retour à Killybegs) des extémistes ( le quatrième mur) ou un homme tel que Michel qui semble vouloir, sa vie durant, abriter sa culpabilité sous un coup de grisou ??
    C'est écrit avec un luxe de détails, aussi bien dans la description de ces cités minières qui laissent leur empreinte à jamais sur les populations qu'elles ont abritées (ou parquées ?), aussi bien disais-je que dans les esprits comme celui de Michel qui a entendu dès son plus jeune âge traiter cette mine de meurtrière.
    C'est écrit aussi avec une attention et un regard à l'autre peu ordinaires, c'est écrit comme, seul, Sorj Chalandon sait le faire.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Roman magnifique de Sorj Chalandon, jamais déçue par la lecture de ses romans je ne m'attendais donc pas à sortir indemne de celle-ci.
    Joseph Flavent devenu mineur à la fosse Saint-Aimé de Liévin-Lens dans le Nord-Pas-de-Calais, il a pas vraiment choisi ce métier mais disons que par la force...
    Voir plus

    Roman magnifique de Sorj Chalandon, jamais déçue par la lecture de ses romans je ne m'attendais donc pas à sortir indemne de celle-ci.
    Joseph Flavent devenu mineur à la fosse Saint-Aimé de Liévin-Lens dans le Nord-Pas-de-Calais, il a pas vraiment choisi ce métier mais disons que par la force des choses c'est comme un chemin tracé dans la poussière de charbon qui recouvre la ville. Pourtant son désir était tout autre, féru de mécanique il se rêvait dans un stand de Formule 1, pilote de bolides, entraînant son petit frère Michel dans ce rêve fou.
    La vie en aura décidé autrement, vivre sous terre, respirer la poussière et côtoyer la mort tel était donc son nouvel environnement et malgré les réticences d'un père ayant perdu un frère à cause des mines et craignant de perdre aussi un fils.

    Le 27 décembre 1974, un coup de grisou dans la fosse Saint-Aimé tue 42 mineurs, ravage des familles et assomme une ville. Un détail m'a marqué et profondément troublé réveillant ma colère: sur le dernier salaire du défunt était déduit le prix de la tenue de travail détruite lors de l'incendie.
    C'est quarante ans plus tard que nous retrouvons Michel, il est devenu routier et parcours l'Europe à bord de son poids lourd dont la bâche est à l'effigie de Steve McQueen dans le film Le Mans. Depuis toujours il combat l'oubli de ce jour funeste collectionnant tout objet relatif à la mine et aux mineurs qu'il entrepose dans un local avec les affaires de son frère, une sorte de mausolée à la gloire de son martyr: casque, lampe, habits, savon... mais aussi coupure de journaux, photos et ses fameux carnets dont le premier a été constitué le lendemain de la catastrophe.

    Au fil des pages on en découvre plus sur cette famille dont le père s'est suicidé peu de temps après la mort d'un de ses fils, la fuite de la mère face à la perte et au chagrin, et Michel qui aujourd'hui fait de nouveau face à la mort avec la disparition de sa femme. Il quitte Paris et retourne d'où il vient pour accomplir le désir d'un père: "Venge nous de la mine". Il va rester des mois pour retrouver le coupable de la mort de son frère, les houillères sont fermées, les poulies de la mine amusent les touristes maintenant. A qui s'en prendre? Ou trouver la vérité? c'est sur cette dernière question que le roman se concentre, remontant le fil du temps, rassemblant les détails de la catastrophe, et le passé des protagonistes jusqu'à révéler une horreur, un gouffre au cœur plus profond qu'une mine.

    Un retournement de situation vient bouleverser nos pronostics, des coupables il y en a mais ce ne sont pas eux, comment est-ce possible? Sorj Chalandon bouleverse le lecteur "jouant" sur nos émotions comme un pianiste, il dénonce et réconcilie des êtres, rend hommage à un bassin minier mais nous laisse complètement estomaqué. Impossible de ne pas dire que c'est un coup de cœur parce que c'est là que j'ai été profondément touchée.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Gros coup de ❤️
    Il y a des livres dont tout le monde parle et qui finissent par faire peur. Et si je n'aimais pas ce livre qui est encensé ? Comment je vais expliquer que ça ne l'a pas fait pour moi? Et si c'était juste du marketing sur le nom d'un grand écrivain? Parce que Sorj Chalandon c'est...
    Voir plus

    Gros coup de ❤️
    Il y a des livres dont tout le monde parle et qui finissent par faire peur. Et si je n'aimais pas ce livre qui est encensé ? Comment je vais expliquer que ça ne l'a pas fait pour moi? Et si c'était juste du marketing sur le nom d'un grand écrivain? Parce que Sorj Chalandon c'est quand même quelqu'un. Il en a décroché des prix littéraires! Et puis moi une histoire sur les mineurs, ça me tente pas. La fille d'agriculteurs du sud-ouest que je suis, elle y connaît rien au charbon, elle n'a pas ça dans les gènes, cette mémoire collective sur les travailleurs de fond. Mais bon quand ton libraire préféré (au passage plutôt branché littérature américaine) te dis que c'est indéniablement un des meilleurs livres de cette rentrée, y'a plus le choix.
    Et en effet, c'est un superbe roman. J'ai été touchée au cœur par cette histoire passionnante et par l'écriture magistrale de Sorj Chalandon. L'auteur fait revivre le monde des corons et des mineurs à travers l'histoire d'un frère disparu lors de la catastrophe de Liévin en 1974. Ce 27 décembre, 42 mineurs vont périr dans la fosse 3-3bis. Michel Flavent y perdra son grand frère, son idole. Toute sa vie sera marquée, hantée par cette journée et par les derniers mots de son père "venge-nous de la mine".
    On se dit alors que l'on est dans un livre sur la vengeance mais ce n'est pas si simple... c'est un livre sur la culpabilité...et la clé du roman est dans le titre.
    Émue par l'histoire et envoûtée par l'écriture, je l'ai terminé à regret. Ce livre mérite tous les éloges que j'avais entendu et j'y joins les miens. Juste grandiose.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Le jour d’avant est un roman fort qui vous prend aux tripes du début à la fin et, avec en plus ce twist absolument terrible, vous ne pouvez sortir indemne de cette histoire familiale et collective…

    Comme à son habitude, Sorj Chalandon aborde le réel (et ici l’historique) en le mélangeant...
    Voir plus

    Le jour d’avant est un roman fort qui vous prend aux tripes du début à la fin et, avec en plus ce twist absolument terrible, vous ne pouvez sortir indemne de cette histoire familiale et collective…

    Comme à son habitude, Sorj Chalandon aborde le réel (et ici l’historique) en le mélangeant avec des éléments inventés avec une telle crédibilité qu’il est impossible de ne pas imaginer ce Michel Flavent véridique. C’est à travers son histoire personnelle et familiale qu’il vient à évoquer la tragédie (présentée comme une fatalité alors même qu’elle aurait pu être évitée) du 27 décembre 1974 à Liévin, lorsqu’un coup de grisou cause la mort de 42 mineurs. Jojo 27 ans, l’aîné de Michel de 14 ans, est lui aussi une victime de la mine mais ne décède que quelques semaines plus tard, des suites de terrible brûlures. Il ne figurera jamais parmi les victimes de la catastrophe…
    Michel a aujourd’hui la cinquantaine et après la mort de son épouse Cécile, il décide de retourner au pays. La maladie de son épouse a réveillé la rage qui l’habite depuis si longtemps. La vengeance a sonné…
    ...........................................

    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/sorj-chalandon-le-jour-d-avant

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Présent dans les listes

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions