La chute des princes

Couverture du livre « La chute des princes » de Robert Goolrick aux éditions Anne Carriere

4

12 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Anne Carriere
  • EAN : 9782843377372
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« Quand on craque une allumette, la première nanoseconde elle s'enflamme avec une puissance qu'elle ne retrouvera jamais. L'incandescence originelle. Un éclat instantané, fulgurant. En 1980, j'ai été l'allumette. Cette année-là, je me suis embrasé pour n'être plus qu'une flamme aveuglante. » New... Lire la suite

« Quand on craque une allumette, la première nanoseconde elle s'enflamme avec une puissance qu'elle ne retrouvera jamais. L'incandescence originelle. Un éclat instantané, fulgurant. En 1980, j'ai été l'allumette. Cette année-là, je me suis embrasé pour n'être plus qu'une flamme aveuglante. » New York, années 1980. Robert Goolrick nous invite au bal des vanités, où une bande de jeunes hommes vont vendre leur âme au dollar et se consumer dans une ronde effrénée, sublime et macabre. Ils ont signé pour le frisson, une place sur le manège le plus enivrant que la vie ait à leur offrir.
Et ces princes vont jouer toute la partie : les fêtes, les drogues, l'alcool, les corps parfaits des deux sexes, les pique-niques dans la vaisselle de luxe, les costumes sur mesure taillés par des Anglais dans des tissus italiens, les Cadillac, le sexe encore et toujours, les suites à Las Vegas, des morts que l'on laisse en chemin mais pour lesquels il n'est pas besoin de s'attarder parce qu'on va les retrouver vite. Vite, toujours plus vite, c'est la seule règle de ce jeu. Aller suffisamment vite pour ne pas se laisser rattraper. Parce que les princes sont poursuivis par de terrifiants monstres : le sida, les overdoses, le regard chargé de honte de leurs parents, le dégoût croissant de soi-même, un amour s'excusant de n'avoir sauvé personne.
Avec La Chute des princes, Robert Goolrick a écrit l'un des plus grands romans sur l'Amérique et l'argent depuis Gatsby le Magnifique. Dans l'incandescence, l'indécence, la décadence et la chute, il a trouvé la beauté. On peut faire confiance à Robert Goolrick pour toujours trouver la beauté des choses. C'est même la définition de son style.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Une énorme surprise que ce livre... Sur un thème rebattu et qui se prête peu au sentimentalisme, Goolrick parvient le tour de force de toucher où on ne l'attendait pas, avec une fable d'une immense tendresse, d'une immense humanité sans être larmoyante ou misérabiliste. Les personnages sont construits, profonds, inattendus malgré une fois encore, un parti pris de la période et de l'environnement sur lesquels on pensait avoir tout lu... cueillie par surprise par ce très, très beau roman.

  • 0.2

    Sexe, drogue et pas de rock-n-roll. Dans un style sans fioritures, le narrateur nous raconte comment il est devenu trader, subitement très riche et comment il a, tout aussi subitement, tout perdu. Entre «Wall Street» et «Le Bûcher des vanités», Robert Goolrick ajoute sa pierre à l’édification des «gens normaux», de ceux qui ne dépensent pas plusieurs milliers de dollars lors d’un repas avec des amis, qui conçoivent très bien que l’on peut s’amuser sans une ligne de coke et qu’une soiröer peut se terminer agréablement sans avoir recours à l’amour tarifé.
    J’imagine ici les cris d’orfraie de ceux qui pensent qu’une accumulation de clichés ne font pas un bon roman. Sauf que la réalité à ici dépassé la fiction et que l’auteur a pris bien soin de raconter l’histoire da manière très factuelle, sans vouloir ni jugement, ni considération morale. C’est ce qui le rend si terrifiant: un peu comme dans une spirale infernale, il n’y a guère moyen d’échapper à cette existence. Le jour où, après une partie de poker avec le patron, on signe son contrat, il faut se plier aux règles non écrites de la corporation: littéralement se tuer au travail pour gagner de plus en plus d’argent et ensuite se tuer dans les compensations pour dépenser de plus en plus d’argent. Le libéralisme dans tous ses excès peut faire rêver…
    En refermant ce livre, on se dit qu’il tient avant tout du cauchemar. Un cauchemar aussi inéluctable que la fin promise à ses collègues flambeurs qui ont contracté le Sida. Osons du reste le parallèlle avec la crise financière. On n’ose pas imaginer que devant un tel carnage, le monde va rester les bras ballants. Mais après les belles déclarations d’intention, force est de constater que rien n’a vraiment changé. Un roman salutaire à mettre entre les mains des forcenés du capitalisme.
    http://urlz.fr/39Tf

  • 0.25

    Très belle écriture découverte avec "Arrive un vagabond".
    Robert Goolrick à également un talent de construction narrative.
    Son héros que l'on adore détester réalise une repentance qui ne pourra que séduire les amoureux des livres.
    Un bon moment de lecture et la confirmation du talent de l'auteur.
    Ozymandias. Roi des rois.

  • 0.25

    Le travail, le fric, la drogue, le sexe, l’alcool, voilà le cocktail explosif que nous propose Robert Goolrick dans son excellent dernier roman « La chute des princes ».
    Ils sont jeunes, ils ont les dents longues, ils se prennent pour les rois du monde et pour eux, plus dure sera la chute, ce sont les golden boys.
    Le personnage principal de ce roman est l’un d’entre eux, Trader à New York dans les années 80, il a tout ce qu'il désire : plus d'argent qu'on ne peut en dépenser, femmes, alcool, drogue... Excès et abus en tous genres sont son lot quotidien. Jusqu'à l’overdose, jusqu'à ce que tout vole en éclat et qu'il soit rejeté, privé de tout et condamné à retourner à l'anonymat et à une vie ordinaire. 20 ans plus tard entre souvenirs et regrets il nous livre son histoire.

    « Quand on craque une allumette, la première nanoseconde elle s'enflamme avec une puissance qu'elle ne retrouvera jamais. L'incandescence originelle. Un éclat instantané, fulgurant. En 1980, j'ai été l'allumette. Cette année-là, je me suis embrasé pour n'être plus qu'une flamme aveuglante".

    Robert Goolrick réussit à démontrer dans ce roman percutant que le rêve Américain est bien souvent une illusion et qu’il est bien facile de s’y brûler les ailes.
    J’ai adoré ce livre, mon troisième rendez-vous réussi avec l’auteur.

  • 0.2

    Robert Goolrick a occupé de hautes fonctions dans la publicité à New York. Il a tout eu, avant de tout perdre, et s’est donc retrouvé seul, face à lui-même et à un avenir à reconstruire. Comme pour tous ses romans, « La Chute des Princes » a une part autobiographique, l’auteur ayant avoué au Festival America, qu’il « écrit l’histoire de [sa] vie ». Au lecteur d’en retrouver les fragments. Ici Goolrick se sert de son expérience pour se glisser dans la peau d’un trader, en dehors de toute normalité, dont la vie n’est qu’une suite d’excès en tout genre. Mais loin d’être un récit déjanté à la manière du « Loup de Wall Street » de Jordan Belfort, récemment mis en scène par Martin Scorcese avec le génialissime Leonardo DiCaprio (#LeoForever ;), « La Chute des Princes » offre un regard lucide de celui qui a pris du recul sur sa vie. A l’heure du bilan, du retour à l’anonymat, c’est l’histoire d’une rédemption. C’est le regard touchant d’un homme qui se retrouve seul, avec ses regrets, et qui se demande s’il a fait les bons choix.

    Robert Goolrick dépeint également une époque où New York crépite comme une allumette de toutes ces frasques, où des jeunes gens se pensent tellement indestructibles qu’ils n’envisagent pas que la ruine, la maladie ou l’abandon puissent les atteindre. Le monde n’est fait que d’opportunités, dont ils s’emparent avec facilité et nonchalance, comme si rien ne leur était inaccessible. Un roman beau et profond, qui signe le retour sur le devant de la scène de Robert Goolrick, deux ans après « Arrive un Vagabond », Prix des Lectrices de ELLE 2013 (et dont je vous parlerai très vite).

  • 0.2

    Qu'ajouter à l'avis éclairé des "Explorateurs de la rentrée", tout et dit et en effet c'est un très très bon roman américain sur les années fric et sida à Wall Street

  • 0.15

    Rendez-vous de la page 100 :

    Les princes auxquels le titre fait référence sont ceux de Wall Street dans les années 80. Un monde où une place dans les salles de marché se gagne au poker contre son futur PDG et où les primes de Noël se comptent en yards (sachant qu'un yard équivaut à 1 millions de dollars...). Mais l'alcool et la cocaïne précipitent ces princes de la finance vers une fin plus précoce qu'ils ne l'auraient voulue.

    Robert Goolrick aborde un thème récurrent de la littérature et du cinéma contemporains, mais cela n'enlève rien à la force de son roman, très agréable à lire. Je retourne découvrir la suite !

    • laure Bonati le 28/08/2014 à 09h25

      Le narrateur - ex-trader richissime à Wall Street - parle à la première personne de ces années où il était un "charmant et magnifique vampire" et des suivantes, qui ont vu son inexorable chute vers une vie bien plus ordinaire, sans cash, sans loft, sans voiture de luxe et sans cocaïne...
      Si le sujet est devenu un classique de la littérature et du cinéma depuis quelques années, Robert Goolrick en sort un bon roman. Il est parvenu à m'intéresser à cette histoire et à ce personnage, qui est beaucoup moins antipathique que l'on pourrait croire. L'écriture est juste, efficace, jamais lassante. Les différentes péripéties de notre "héros" et de ses collègues semblent toujours vraisemblables, à tel point que je me suis demandé si l'auteur n'avait pas été trader dans une autre vie. La chute des princes est un voyage vers ce monde futile et cruel de l'argent qui coule à flots, un monde que l'immense majorité d'entre nous ne connaîtra jamais et c'est tant mieux !

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  • 0.2

    "Le rendez-vous de la page 100"

    Voici un personnage antipathique qui nous raconte sa jeunesse : 20 ans auparavant, tout n'était que course à l'argent, fêtes, drogues, alcool et sexe. Une vie dédiée aux excès, jusqu'à la chute qui lui a tout fait perdre... Un thème qui à priori n'est pas pour me plaire, mais alors pourquoi ai-je lu les 100 premières pages d'une traite ? J'ai été happée par le ton de l'auteur dès les premières pages, et je sens que je vais terminer le roman dans la foulée. J'ai hâte d'en découvrir plus sur le pourquoi et le comment de cette déchéance, hâte de voir si le narrateur va arriver à dépasser ses souvenirs et ses remords...

    • Andrée Lapapivore le 28/08/2014 à 19h36

      Course à l'argent, fêtes, drogues, alcool et sexe. Voilà ce à quoi se résume la vie du héros de La chute des princes, trader de profession, imbu de lui-même et fortement antipathique. Nous sommes à New-York dans les années 1980, et tout est possible. Seulement voilà, tout à une fin. Un dérapage de trop, et c'en est fini de cette vie dédiée aux excès, la chute est là, vertigineuse. Notre héros se souvient et se raconte, 20 ans plus tard : entre souvenirs et remords, c'est tout un mode de vie qui a disparu.
      Robert Goolrick nous entraine sur les pas de son héros, mêlant habilement présent et passé pour entretenir un certain suspense (quelle est la cause de sa déchéance ? comment va-t-il s'en sortir ?). Le style est rapide, nerveux, on ressent la vie trépidante qui anime la ville et les jeunes nantis qui y vivent. J'ai lu le roman d'une traite, et j'ai beaucoup aimé alors que le sujet ne m'inspirait pas beaucoup à l'origine…

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  • 0.2

    Critique de la page 100...
    Bonjour,un roman passionnant qui me fait penser aux films sur les requins de la finance et leur déchéance ( wall street …), où un jeune vend son âme au diable ,sa descente aux enfers et ,c'est là toute son originalité sa vie d'après et ses remords.
    J'aime beaucoup ce livre qui une fois ouvert est impossible à refermer. J'ai hâte de connaître la suite et vous laisse pour m'y remettre de suite.

    • amelie lorthios le 28/08/2014 à 10h26

      La Chute des princes est pour moi un roman totalement addictif :il fait du lecteur un voyeur qui observe la vie d’un homme qui avait tout : l'argent, les femmes, la jeunesse et la beauté, mais qui s’est consumé et a tout bousillé. Du jour au lendemain, il a tout perdu et nous le retrouvons vingt ans après.
      C'est ce point de vue original qui m'a vraiment plu, on voit comment il essaie de survivre avec ses remords et sa nostalgie. L'évolution du personnage est intéressante, l'histoire prenante, on se sent mal à l'aise de ne pas l'aimer au début tout en connaissant la suite ce qui nous met en position de voyeur . Nous savons que cet homme va tomber et on veut savoir comment .Le personnage nous parle de ses sentiments ambivalents : le regret de ce qu'il avait et de son comportement de l'époque et l'envie de retrouver son ancienne vie.
      Est-ce qu'on peut se remettre d'avoir tout perdu ?
      Cet homme qui au début du roman était vraiment suffisant et mauvais nous ferais presque pitié.
      Comme lui-même le dit, il était une allumette qui s 'est enflammée et maintenant qu'il ne brûle plus, il disparaît petit à petit,devient un « fantôme ».Après avoir connu le luxe et l'opulence il doit se contenter de peu et observer ceux qui aurait pu être lui.
      Ce livre m'a rappelé le film Wall street avec ses requins de la finance sans pitié. Je pense qu'il est d'actualité étant donné la situation économique actuelle.


      En bref,un coup de cœur pour moi que je n'ai pas réussi a lâcher et que je vous conseille ,une fois commencée vous voudrez absolument connaître la fin de l'histoire ,les raisons du déclin du héros, la réaction de ses proches.

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