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Glen Affric

Couverture du livre « Glen Affric » de Karine Giebel aux éditions Plon
  • Date de parution :
  • Editeur : Plon
  • EAN : 9782259307901
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

A ce jour nous ne savons rien du nouveau roman de Karine Giebel, juste un indice, son titre évocateur, Glen Affric qui sonne comme une mystérieuse invitation au voyage... ce glen, vallée au fond de laquelle coule la rivière Affric, situé à l'ouest du Loch Ness, abrite les plus anciennes traces... Voir plus

A ce jour nous ne savons rien du nouveau roman de Karine Giebel, juste un indice, son titre évocateur, Glen Affric qui sonne comme une mystérieuse invitation au voyage... ce glen, vallée au fond de laquelle coule la rivière Affric, situé à l'ouest du Loch Ness, abrite les plus anciennes traces de la forêt calédonienne, ainsi que des lochs, des landes et des montagnes, il est considéré comme le plus beau glen d'Ecosse. Karine Giebel se renouvelle à chaque roman et souhaite garder la surprise de son nouveau livre le plus longtemps possible. Nous la suivons les yeux fermés et avec une impatience non feinte...

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Articles (1)

Avis (7)

  • Dans ce pavé de 762 pages, Karine Giebel traite de la violence et de l’inadaptation du milieu carcéral pour mineurs, de l’erreur judiciaire, de l’aveuglement de la justice, de la difficulté voire de l’impossibilité de la réinsertion sociale des ex détenus, ils purgent leur peine mais prennent...
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    Dans ce pavé de 762 pages, Karine Giebel traite de la violence et de l’inadaptation du milieu carcéral pour mineurs, de l’erreur judiciaire, de l’aveuglement de la justice, de la difficulté voire de l’impossibilité de la réinsertion sociale des ex détenus, ils purgent leur peine mais prennent la perpétuité aux yeux de la société, il traite aussi de la différence et de l’amitié. Des sujets très sensibles, traités d’une main de maître, d’une plume trempée dans le vitriol, sans complaisance aucune mais avec également beaucoup d’humanité.
    C’est thriller d’une grande noirceur et d’une puissance psychologique indéniable où le pire côtoie le meilleur, le beau côtoie l’ignoble. Il se lit d’une traite, la boule au ventre et les larmes aux yeux. On en ressort lessivé, essoré et une fois refermé, il nous poursuit encore tant la tension que l’on a ressentie au fil des pages est forte.
    Il y a deux histoires parallèles.
    C’est tout d’abord l’histoire de l’injustice qui s’acharne sur la famille de Mona, cette mère courage, son fils Jorge a été injustement accusé d’un double meurtre et purge une peine de 22 ans. Il bénéficie d’une libération conditionnelle au bout de 16 ans et va sortir, ironie du sort, le jour où Léonard, surnommé Léo ou Lennie, un colosse de 15 ans, d’une force exceptionnelle, intellectuellement très retardé, bon, doux, naïf, est incarcéré pour avoir violemment frappé ses trois tortionnaires de 13 ans qui le harcelaient, le torturaient, l’humiliaient et le rackettaient. Léonard a été trouvé dans un fossé à l’âge de 5 ans par Mona qui l’a adopté, les mauvais traitements qu’il a dû subir dans sa petite enfance lui ont causé des lésions cérébrales irréversibles.
    Lennie, le colosse naïf et un peu débile, Jorge son modèle, son héro…ça ne vous dit rien ? Steinbeck, « Des souris et des hommes » ? Une très belle référence.
    Après un mois d’incarcération où Léo a vécu l’enfer, il lui sera difficile de continuer comme si rien n’était arrivé. Il va devoir aussi faire connaissance avec ce « grand frère » idéalisé, Jorge qui, selon Mona était parti vivre tout ce temps à Glen Affric en Ecosse.
    Il va falloir vivre avec le regard et les provocations des villageois qui vous traitent d’assassin pour l’un et de débile pour l’autre, et tout cela sans faire la moindre vague sinon, retour à la case prison. Ce qui fait tenir Lennie, c’est ce lieu fantasmé qu’est Glen Affric.
    En parallèle et au fil de chapitres habillement intercalés, nous vivons le calvaire d’Angélique, 38 ans, orpheline, mutique, livrée à son oncle, un monstre qui la maltraite, la frappe, la viole, l’affame, la séquestre.
    Voilà, ma chronique est un peu longue, elle est proportionnelle à ce monument de 762 pages qui mérite toute notre attention.

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  • Léonard est un colosse de seize ans. Il a été adopté par Mona qui l'a trouvé sur un bord de chemin. Des premières années de sa vie il a gardé des séquelles et un handicap au niveau mental. Malgré sa force physique il se laisse dominer par les autres enfants de son école. Toute ressemblance avec...
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    Léonard est un colosse de seize ans. Il a été adopté par Mona qui l'a trouvé sur un bord de chemin. Des premières années de sa vie il a gardé des séquelles et un handicap au niveau mental. Malgré sa force physique il se laisse dominer par les autres enfants de son école. Toute ressemblance avec le personnage d'un célèbre roman américain ne me semble pas fortuite, voire même franchement assumée. Mais pour Léonard il ne faut pas s'en prendre à ceux qu'il aime : sa mère, son amie Victoria, et son chat Arsène. Et lorsque des petits crétins vont trop loin, il se rebiffe avec une telle violence qu'il se retrouve dans une prison pour mineurs. Dans le même temps un homme sort de l'établissement pénitentiaire où il a purgé une très longue peine pour des crimes dont il est innocent. Avec l'évocation de ces deux personnages dans leur univers carcéral, une grande partie du roman se passe en milieu confiné. Cet homme et Léonard font un dur apprentissage de la vie, de l'injustice, de la violence, tout en découvrant l'importance de la fidélité et des véritables amitiés.
    Le rêve de Léonard, c'est de retrouver un grand frère qu'il ne connaît pas, parti avant son adoption vivre au bord d'un lac en Écosse, comme l'indique une carte postale qu'il conserve comme un trésor.
    En parallèle de ces deux parcours dont on attend qu'ils se rejoignent, celui d'Angélique, une jeune femme séquestrée, est plus difficile à situer.

    J'avoue avoir lu rapidement ce pavé de 760 pages, avec même l'envie d'aller voir comment il se terminait tant l'histoire est prenante. N'étant pas un fidèle lecteur de Karine Giebel, j'ai découvert un style efficace, une maîtrise de l'intensité dramatique hors du commun, l'auteure n'hésitant pas à proposer des personnages dont la bêtise et la noirceur n'ont pas de limites. C'est peut-être ce seul point qui m'a légèrement dérangé, cette espèce de manichéisme qui s'installe peu à peu : Léonard et ses proches contre le monde cruel qui les entoure.

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  • Glen Affric de Karine Giebel m'a embarquée dans des émotions plus qu'intenses, émotions que j'ai rarement ressenties à ce degré lors de mes lectures.
    Une présentation est faite de trois personnages, trois innocents à qui la vie n'a pas fait de cadeaux. Léonard est un jeune garçon de 16 ans doté...
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    Glen Affric de Karine Giebel m'a embarquée dans des émotions plus qu'intenses, émotions que j'ai rarement ressenties à ce degré lors de mes lectures.
    Une présentation est faite de trois personnages, trois innocents à qui la vie n'a pas fait de cadeaux. Léonard est un jeune garçon de 16 ans doté d'un physique impressionnant que son amie Victoria décrit ainsi : un sourire d'enfant, un regard d'innocent et un coeur de géant. Il n'est pas comme les autres. Il a été trouvé dans un fossé alors qu'il avait 5 ans traumatisé par de multiples sévices d'où ses difficultés de compréhension et a été recueilli par Mona. Et même si celle-ci « a beau affirmer qu'il est mieux que les autres, Léonard a du mal à la croire. Ses camarades de classe disent qu'il lui manque des cases, qu'il n'est pas fini ». Pour lui, le lundi matin est synonyme d'« une nouvelle semaine en enfer ». Harcelé, rançonné, il subit, encaisse, supporte. Son physique lui permettrait d'écraser aisément ses ennemis, mais il a promis à Mona de ne jamais utiliser sa force physique pour blesser quelqu'un.
    Son bien le plus précieux qui lui permet de s'endormir le soir est une carte postale jaunie par le temps, envoyée d'Écosse, de Glen Affric par son frère Jorge, qu'il ne connaît pas et qu'il attend... Mais lorsque la bande à Jules s'en prend à son chat, Léonard voit rouge et se rebiffe !
    Jorge, quant à lui, Mona n'a pas osé en parler à Léonard, tant celui-ci est fragile et sensible, il est écroué depuis seize ans pour un viol et deux assassinats qu'il a toujours nié avoir commis, et va être remis en liberté conditionnelle. Ironie du sort : le jour de sa levée d'écrou, Léonard est incarcéré. Il faudra attendre un peu pour que Jorge et son frère adoptif fassent enfin connaissance.
    Et il y a également cette jeune femme Angélique qui ne parle plus et qui est séquestrée et abusée par son oncle qui l'a recueillie lors du décès accidentel de ses parents.
    Trois histoires, donc, qui vont s'entrecroiser.
    Karine Giebel passe d'un personnage à l'autre sans nous laisser de temps de répit et je dois dire que j'ai souffert atrocement en découvrant la cruauté dont peuvent être capables les êtres humains, du moins certains. Que ce soient ces gamins sans pitié qui n'hésitent pas à s'en prendre aux plus faibles d'entre eux comme à Hadrien, le surdoué ou à Léonard, « le triso, le bâtard », « différents des autres, des proies forcément », que ce soient les gens du village qui condamnent sans preuves, qui colportent les rumeurs, tiennent des propos vexants et haineux, surtout lorsqu'ils se retrouvent à plusieurs ou que ce soit encore des gendarmes ou des surveillants corrompus qui s'acharnent sur ces innocents ou ces faibles devenus leur proie.
    Quant à l'univers carcéral, Karine Giebel le décrit de façon magistrale, sans faux-semblant, démontrant comment il détruit les individus, disant fort à propos, comme on peut le constater dans la vie « que les innocents qui entrent en prison en ressortent coupables et que ceux qui le sont déjà en ressortent plus violents qu'ils ne l'étaient auparavant. »
    La bienveillance, l'amitié, l'amour, la compréhension, la solidarité et l'espoir sont néanmoins bien présents, terriblement bien incarnés et rendent d'autant plus abjects les comportements précédents.
    Les sentiments familiaux avec cet amour maternel si chaud et si important incarné par Mona et cet amour « fraternel » entre ces deux garçons Jorge et Léonard atteignent quelque chose de sublime.
    Léonard est sans aucun doute le personnage que l'on pourrait qualifier d'innocent le plus pur. En lui faisant faire référence à maintes reprises, soit à l'histoire de sa découverte dans le fossé, soit à sa phrase fétiche « C'est con la vie, hein John ? », ou encore à ce rêve de voir Glen Affric, Karine Giebel rend le récit absolument émouvant et bouleversant.
    Les erreurs judiciaires et les errances de la justice sont développées de façon extrêmement pertinente.
    C'est une histoire pétrie d'humanité, de tolérance, d'amour, de soif de liberté mais de tellement de douleur.
    Je dois avouer que les larmes ont accompagné la presque totalité de ma lecture tant il m'a été impossible de ne pas être attendrie, touchée et secouée par les répliques si désarmantes de Lennie, ce garçon qui a compris que le monde n'aime pas ceux qui sont différents et qui rêve parfois et de plus en plus souvent de disparaître. Impossible également de ne pas être touchée par la beauté des sentiments exprimés par ces deux frères et au contraire, totalement révulsée par la bêtise et la cruauté humaines, l'horreur atteignant des sommets avec la séquestration d'Angélique.
    Quant au dénouement, bien des surprises nous attendent, nous laissant cependant un goût amer et un sentiment d'amertume face à toutes ces vies gâchées. le suspense est superbement bien entretenu et les deux frères resteront gravés dans ma mémoire pour longtemps.
    Karine Giebel a un talent incontestable pour être parvenue à un thriller psychologique aussi abouti, où le plus beau côtoie le pire. J'avais beaucoup apprécié « Toutes blessent, la dernière tue », mais j'ai trouvé Glen Affric encore plus convaincant.
    Un énorme coup de coeur, donc, pour Glen Affric que j'ai eu l'immense plaisir de lire grâce à Babelio et aux éditions Plon, dans le cadre des Experts Polar de ces mêmes éditions, que je remercie très sincèrement.

    Chronique illustrée à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Encore une pépite signée Karine Giebel. Glen Affric raconte l'histoire de Léonard, un adolescent simple d'esprit harcelé par ses camarades, de Matthieu, un jeune homme condamné à une lourde peine de prison pour un crime qu'il n'a pas commis, ainsi que d'Angélique, une femme séquestrée par un...
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    Encore une pépite signée Karine Giebel. Glen Affric raconte l'histoire de Léonard, un adolescent simple d'esprit harcelé par ses camarades, de Matthieu, un jeune homme condamné à une lourde peine de prison pour un crime qu'il n'a pas commis, ainsi que d'Angélique, une femme séquestrée par un oncle sadique. Glen Affric est une vallée écossaise située dans les Highland. Cet endroit, qui rythme le récit et qui est évoqué sans cesse, permet à l'autrice d'insuffler une part de rêve au sein d'un thriller très sombre, un endroit idyllique où Léonard et Matthieu rêvent de s'échapper et de trouver un avenir meilleur.

    Thriller psychologique intense et sans pitié, Glen Affric se lit d'une traite, malgré ses presque 800 pages. Dès le départ, le suspense est insoutenable et ne laisse au lecteur aucun répit. L'intrigue est menée d'une main de maître, avec des chapitres courts qui alternent les points de vue des personnages. Les rebondissements s'enchaîne, jusqu'à une fin à la hauteur des meilleurs romans de l'autrice. Seul petit bémol : j'ai trouvé que le scénario se rapprochait un peu trop de celui de Toutes blessent, la dernière tue. Néanmoins, j'ai pris un grand plaisir à cette lecture et aux insomnies qu'elle m'a causée.

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  • Léonard n'est pas tout à fait comme les autres. Doté d'un physique impressionnant, il n'a pas eu la vivacité intellectuelle, ou trouvé les mots, pour s'opposer aux quolibets des autres enfants. Il est devenu leur souffre douleur dans la cour du collège et la victime du racket d'une petite bande....
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    Léonard n'est pas tout à fait comme les autres. Doté d'un physique impressionnant, il n'a pas eu la vivacité intellectuelle, ou trouvé les mots, pour s'opposer aux quolibets des autres enfants. Il est devenu leur souffre douleur dans la cour du collège et la victime du racket d'une petite bande. Un jour où les racketteurs sont allés trop loin en s'en prenant à son chat, Léonard s'énerve et les corrige avec une batte de base-ball. Cela lui vaut une mise en détention préventive.
    Le jour où Léonard est incarcéré, son frère, Jorge, bénéficie d'une libération anticipée, après avoir purgé 16 des 22 ans d'une condamnation à la détention pour un double meurtre qu'il a toujours nié. Un frère que Mona, la mère, a toujours présenté comme vivant en Ecosse, à Glen Affric, où Léonard rêve de le rejoindre

    "Glen Affric" est le troisième roman de Karine Giebel que je lis, après "Satan était un ange" et "Toutes blessent la dernière tue". Il y a incontestablement un lien entre ces trois histoires, celles de perdants, de paumés, écrasés par un système, qui luttent pour s'en sortir, qui y parviennent parfois, mais en laissant au bord de la route beaucoup d'illusions et/ou de cadavres.
    Les personnages sont ce qu'ils sont, condensés de leurs destinées plus que caricatures, dirigés et broyés par une vie qu'ils ne maîtrisent pas.
    L'intrigue est bien conduite, avec des rebondissements auxquels on devrait s'attendre mais qu'on préfère occulter, essayer d'éviter. Certains reprocheront certainement quelques longueurs, qui personnellement ne m'ont pas gêné.
    L'écriture est fluide, dynamique, sans jamais tomber dans la facilité. Le livre se lit agréablement, et la lecture peut même parfois devenir addictive.
    Mon principal reproche portera sur une trop grande similitude entre les schémas d'intrigue de "Toutes blessent la dernière tue" et "Glen Affric" : le parcours d'individus broyés par le système, dont les étapes sont assez prévisibles tout comme l'issue, sauf si une grosse part de chance décide de s'en mêler. En lisant "Glen Affric", j'ai parfois eu un sentiment de déjà lu...

    Ce livre reste cependant un très bon roman noir. Merci à Babelio et aux éditions Plon de m'avoir permis de le découvrir.

    Chronique illustrée : http://michelgiraud.fr/2021/11/21/glen-affric-karine-giebel-plon-un-tres-bon-roman-noir/

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  • Un pavé de 762 pages ! Même pas peur ! Bien au contraire, avec Karine Giebel, je suis presque sûre qu'une fois le livre refermé, je regretterai que ce soit fini. Un titre intrigant qui a immédiatement déclenché une furieuse envie de me lancer dans ce roman, envie assumée et non réfrénée.
    Noir,...
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    Un pavé de 762 pages ! Même pas peur ! Bien au contraire, avec Karine Giebel, je suis presque sûre qu'une fois le livre refermé, je regretterai que ce soit fini. Un titre intrigant qui a immédiatement déclenché une furieuse envie de me lancer dans ce roman, envie assumée et non réfrénée.
    Noir, c'est noir, le destin des personnages principaux :
    •Léonard, 15 ans, trouvé à 5 ans, dans un fossé, légèrement handicapé à cause des coups reçus quand il était bébé mais à la force herculéenne, adopté par Mona au grand coeur, harcelé et racketté par une bande de lycéens. En voulant se défendre, il blesse ses harceleurs et est condamné à un mois de prison
    •Jorge, le fils de Mona, injustement accusé d'un viol et d'un double crime à 20 ans, condamné à 22 ans de prison ; il sort au bout de 16 ans, son père s'est suicidé et la haine l'attend dans son village
    •Angélique, 38 ans, orpheline, mutique, confiée à son oncle, après la mort accidentelle de ses parents, séquestrée, violée.
    Le sort continue à s'acharner sur les 3 personnages ; un cadavre de jeune femme est retrouvé quelque temps après le retour de Jorge et bien sûr, tous les soupçons se portent sur lui.
    Noir, c'est noir, la vie en prison pour un léger déficient mental ou pour un présumé violeur avec son atmosphère de violence omniprésente, de rapports de force, de peur, de menaces, de déshumanisation.
    Noir, c'est noir, le comportement haineux De La populace qui juge, condamne sans preuve, rejette, menace, attaque.
    Noir, c'est noir, le comportement de certains gendarmes prêts à extorquer des aveux par tous les moyens.
    Et au milieu de cette noirceur, des ilots de bonté qui nous réconcilient avec le genre humain : une certaine fraternité entre détenus, l'amour inconditionnel d'une mère, l'amour fraternel, l'amitié.
    Vous l'aurez compris, ce roman est tout à la fois, un roman noir, un polar avec du suspens et le twist final mais aussi une analyse fine des comportements humains, des relations sociales dans une petite communauté, De La justice, de l'univers carcéral, de l'injustice.
    Par certains côtés, ce roman très dur, sans concession, m'a rappelé « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse, surtout en ce qui concerne Angélique et les souffrances terribles physiques et morales qu'elle endure ainsi que "Ligne verte" de Stephen King avec le personnage de Léonard.
    Ce titre « Glen Affric », curieux, bizarre, l'auteure nous en fournit assez rapidement l'explication ; il devient alors une litanie d'espoir, comme un mantra pour Léonard pour se donner du courage, comme une incantation scandée vers un éden rêvé pour mieux supporter les aléas De La vie.
    J'ai eu le cœur serré, mal aux tripes pendant presque tout le roman tellement les personnages de Jorge, Léonard et Angélique sont attachants, broyés qu'ils sont par le malheur mais surtout par l'injustice. Pendant tout le roman, j'ai été tendue, m'attendant toujours à ce qu'il leur tombe une autre tuile sur la tête. J'ai eu même, certaines fois, envie de hurler tellement Karine Giebel sait nous rendre ses personnages proches au point d'avoir envie de les aider. J'ai aussi été émue par la relation profonde qui unit Jorge et Léonard, frères de cœur mais pas de sang et celle qui unit Mona à ses deux fils. Bref, un maelstrom d'émotions qui m'a fait dévorer ces 762 pages et regretter qu'il n'y en ait pas plus. Malgré ce nombre de pages, il n'y a rien à soustraire, pas de longueurs, tout est parfaitement à sa place.
    Une réussite à tout point de vue.

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  • Dans le dernier roman de Karine Giebel, 3 histoires s'entrecroisent : celle de Léonard, un adolescent accusant un retard mental léger et objet de harcèlement scolaire ; celle de Mathieu, incarcéré à la suite d'un crime qu'il prétend ne pas avoir commis ; celle d'Angélique, une femme séquestrée....
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    Dans le dernier roman de Karine Giebel, 3 histoires s'entrecroisent : celle de Léonard, un adolescent accusant un retard mental léger et objet de harcèlement scolaire ; celle de Mathieu, incarcéré à la suite d'un crime qu'il prétend ne pas avoir commis ; celle d'Angélique, une femme séquestrée. Difficile d'en dire plus sans trop en révéler, sinon que tout ça n'est pas rigolo.

    C'est un roman psychologique très noir que l'auteure nous livre.
    Une histoire qui, grâce à des personnages ciselés et une analyse fine de la nature humaine, donne matière à réflexion (comme souvent chez Giebel).

    C'est aussi une histoire qui regorge d'émotions. Le personnage de Léonard, en particulier, est très émouvant et vraiment attachant. On ne peut s'empêcher de bouillir devant les injustices qu'il subit et fréquemment les larmes montent. Sa vie n'a jamais été drôle et le destin paraît s'acharner sur son sort. Et comme avec Giebel, je n'attend pas forcément de « happy ending », autant dire que je me suis blindé dès le début de la lecture, tout en espérant quand même que tout ça finirait bien.

    Côté suspense, on est pas mal non plus. J'ai vraiment cru avoir dénoué le nœud de l'intrigue au quart du livre, mais c'était oublier que l'auteure a plus d'un twist dans son sac. J'ai donc bien eu ma petite surprise en fin de livre :)

    Petit détail qui peut avoir de l'importance : le dernier-né de Giebel est un beau bébé d'un peu plus de 750 pages mais il est tellement addictif que je l'ai dévoré en 48 heures !!!

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