Fugitive parce que reine

Couverture du livre « Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072765629
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l'alcool à 90 °, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l'éther, dans ce flacon d'un bleu céruléen... Voir plus

« Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l'alcool à 90 °, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l'éther, dans ce flacon d'un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu».

Ce premier roman raconte l'amour inconditionnel liant une mère à ses filles, malgré ses fêlures et sa défaillance. Mais l'écriture poétique et sulfureuse de Violaine Huisman porte aussi la voix déchirante d'une femme, une femme avant tout, qui n'a jamais cessé d'affirmer son droit à une vie rêvée, à la liberté.

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  • Avec ce premier roman, Violaine Huisman offre un bel hommage à sa mère. Une fugitive, une femme insaisissable, « une sirène qui ne sait pas comment vivre dans le monde des humains », mais finalement, une reine, un saxifrage ( « une fleur qui explose la roche ») tant elle dispose d’une force de...
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    Avec ce premier roman, Violaine Huisman offre un bel hommage à sa mère. Une fugitive, une femme insaisissable, « une sirène qui ne sait pas comment vivre dans le monde des humains », mais finalement, une reine, un saxifrage ( « une fleur qui explose la roche ») tant elle dispose d’une force de vie malgré son parcours difficile.
    Enfant non désirée, fruit d’un viol, Catherine voit le jour en 1947. A la suite d’une méningite à l’âge de dix-huit mois, elle vit à l’hôpital jusqu’à l’âge de cinq ans.
    « Pour fabriquer de l’humain, il faut le contact du corps, sa chaleur, son odeur, le bruit de son souffle… »
    Rien de tout cela pour Catherine. Lorsqu’elle retrouve son père biologique, il se glisse dans son lit. Elle aurait pu trouver le bonheur auprès de Paul, un homme du Sud qui l’adore et l’aide à réaliser son projet d’ouverture d’une école de danse.
    Mais Catherine, d’une beauté stupéfiante attire l’oeil des hommes. Elle tombe dans les filets d’un mondain intellectuel richissime. Elle, qui vient du Carreau du Temple, ne résiste pas au luxe et quitte le gentil Paul pour l’extravagant Antoine.
    « Avec Antoine la vie va devenir ce grand n’importe quoi dont elle a toujours rêvé, parce qu’ils peuvent se payer le luxe de faire du quotidien un bordel permanent… »
    Même avec ses deux filles, Elsa et Violaine, Catherine mène la grande vie. L’alcool et les amphétamines la rendent violente. Elle enchaîne les aventures et les mariages ratés jusqu’à l’internement à Sainte -Anne.
    C’est pourtant ses filles qui lui donneront la force de continuer.
    « On n’a pas le droit de baisser les bras, ces bras qui entourent pour donner de l’amour à nos enfants quand ils appellent au secours. »
    Le récit se découpe en trois parties.
    Violaine Huisman ouvre le roman avec sa perception en tant qu’enfant de dix ans alors que sa mère maniaco-dépressive est au creux de la vague. Au final, cette partie me semble un peu superflue.
    La puissance narrative est surtout dans la partie centrale que j’ai préférée, celle qui déroule la vie de cette femme qui n’a jamais su choisir entre son rôle de mère et celui de l’amante.
    La dernière partie concrétise l’hommage des filles devenues des jeunes femmes à une mère qui a voulu vivre son destin dans l’excès, le risque s’affranchissant de toutes les normes.
    Ce premier roman, bel hommage sensible d’une fille à sa mère, me laissera le souvenir d’une femme exceptionnelle, sulfureuse, se brûlant les ailes pour oublier ses blessures d’enfance.

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  • La mère Catherine racontée par sa fille Violaine. Une vie bien particulière aussi bien pour ces petites filles que pour la mère mais personnellement je n'ai pas vraiment accroché .

    La mère Catherine racontée par sa fille Violaine. Une vie bien particulière aussi bien pour ces petites filles que pour la mère mais personnellement je n'ai pas vraiment accroché .

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  • Qu'il est difficile d'écrire avec impartialité et objectivité sur les "mères" nos mères.
    L'auteur le fait avec habileté, elle évoque sa mère, la relation avec sa soeur, ce trio de femmes qui sont en même temps filles, soeurs et mère les unes pour les autres avec tout ce que cela implique...
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    Qu'il est difficile d'écrire avec impartialité et objectivité sur les "mères" nos mères.
    L'auteur le fait avec habileté, elle évoque sa mère, la relation avec sa soeur, ce trio de femmes qui sont en même temps filles, soeurs et mère les unes pour les autres avec tout ce que cela implique d'adaptation, de masques, de précaution...
    Mais au final, chacune demeure femme avec ses multiples facettes et parfois sa fragilité qu'il est difficile de cacher.
    J'ai personnellement été touchée en lisant cet ouvrage, j'ai aimé que Violaine présente sa mère mais surtout la femme loin des clichés de perfection tant attendus du monde sociétal et du poids qui pèse sur les mères qui doivent avant tout être uniquement des mères... Pour cela je dis merci, être mère est un rôle difficile qui doit souvent dans l'imaginaire collectif être le premier rôle que la femme doit endosser en oubliant tous les autres... Et au final, une mère reste une mère....

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  • Vous n'allez peut être pas me croire, mais au moment où je commence ce commentaire..je ne sais pas encore ce que je vais écrire..
    Une chose est sûre, ce n'est pas un coup de cœur, loin de là !! j'hésite entre le rejet, la pitié et l'horreur ...sentiments en général assez éloignés de mon...
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    Vous n'allez peut être pas me croire, mais au moment où je commence ce commentaire..je ne sais pas encore ce que je vais écrire..
    Une chose est sûre, ce n'est pas un coup de cœur, loin de là !! j'hésite entre le rejet, la pitié et l'horreur ...sentiments en général assez éloignés de mon vocabulaire.
    Je n'ai pas aimé ce livre, pas du tout, je l'ai posé plusieurs fois dans la première partie, écœurée, troublée, gênée et je dois dire parfois incrédule. Trop c'est trop et en même temps pas assez.. ces petites ne se sont jamais révoltées ? N’ont jamais eu envie de dire «  assez » à ces fous d'adultes, tous autant qu'ils sont !! En grandissant, ados, n'ont elles jamais eu aucun mouvement de rejet, elles ont tout compris, tout le temps ??

    Bien sûr leur mère avait toutes les raisons de péter un plomb et même plusieurs..changer de noms ainsi 7 fois, bien sûr on ne sait plus qui on est, bien sûr . Elle est une femme rejetée et tant aimée aussi, un objet qu'on ballotte mais qui balade les autres également, elle avait déjà une faille certainement, aggravée par sa vie de dingue, tout cet alcool, cette drogue, ces excès. Pourquoi n'a t-elle pas su s’arrêter ?? par amour pour ses filles ?oui pourquoi ??

    question idiote.. Je pense qu'une des raisons pour lesquelles je n'ai pas aimé ce livre est tout simplement que j'ai une amie comme elle, et que les péripéties racontées par les filles me rappellent trop !! celles vécues par les filles de mon amie qui elle a eu la chance de retrouver un amour stable et c'est pourquoi je suis

    Incrédule et en même temps atterrée..que leur père n'ait pas pris la relève, qu'il soit en fait aussi déjanté que leur mère, d'ailleurs j'ai vérifié.. s'il a eu 8 enfants en tout !! 2 seulement sont nommés dans sa bio !! révélateur !! Il était lui aussi bien trop occupé !!

    Vous voyez, j'écris et ce n'est pas organisé..comme ce livre, le chaos, à l'intérieur comme à l'extérieur.
    Le seul personnage stable de ce charivari..Nini, disparaît avant la fin, non, elle ne meurt pas, elle fait un pas de coté, car pour elle aussi.. trop c'est trop !
    Vite poser ce livre, faire un pas de coté, prendre le dernier d'Ormesson et … soupirer !

    Je dois cependant reconnaître un style fluide et une écriture serrée, proche du sujet abordé.. Je peux même le recommander par comparaison avec «  les rêveurs » mais j’ai été trop usée par le sujet,

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  • Un grand merci aux 68 premières fois (association soutenant les premiers romans et les nouveaux auteurs) de m'avoir fait découvrir "Fugitive parce que reine", premier roman de Violaine Huismans aux Editions Gallimard. Roman vers lequel, de mon propre chef, je ne me serais peut-être pas tournée!...
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    Un grand merci aux 68 premières fois (association soutenant les premiers romans et les nouveaux auteurs) de m'avoir fait découvrir "Fugitive parce que reine", premier roman de Violaine Huismans aux Editions Gallimard. Roman vers lequel, de mon propre chef, je ne me serais peut-être pas tournée! Sur le même sujet, j'avais peut-être tout simplement envie de donner l'exclusivité au magnifique et bouleversant roman de Delphine de Vigan "Rien ne s'oppose à la nuit". Cela aurait été bien dommage!

    Une lecture, pour moi, difficile et perturbante! Mais un roman tout à fait étonnant que j'ai refermé avec émotion!

    Violaine Huismans y raconte une partie de sa vie avec sa soeur Elsa. Violaine y raconte surtout sa mère Catherine. Une femme libre, fantasque, pleine de rêves. Mais aussi une femme instable et bipolaire. Une vie difficile pour elle et pour ses filles. Mais un si bel amour entre ces trois personnages. Un hymne à l'Amour avec un grand A.

    Un roman totalement étonnant car durant le voyage, je suis passée par différentes phases, différentes émotions. Je ne me souviens pas avoir déjà vécu cela avec un roman.
    1ère partie. Violaine nous présente sa mère avec sa vision d'enfant. Pour moi, une étape longue et confuse. pleine d'éléments que l'on ne rassemblent pas vraiment. C'est le flou artistique et je frôle l'abandon! Mais les belles critiques lues et entendues, les 68 également et notre engagement de lire et chroniquer, me forcent à poursuivre. Merci!
    2ème partie. C'est Catherine qui nous raconte sa vie et son histoire. Ces racines. Son besoin de liberté. Ses rêves. Ses frasques aussi. Peu à peu, on comprend mieux, on se sent mieux installée dans cette histoire autobiographique. Et on passe par plein d'émotions. Catherine on la comprend, on arrive à lui pardonner et à l'aimer. Mais on la déteste aussi. Et un sentiment d'indignation a alors monté en moi.
    3ème partie. Violaine raconte la fin de Catherine et sa vie ensuite avec l'absence. Le manque pour elle et sa soeur Elsa. Un magnifique final dans lequel transparaît toute la solidarité entre ces deux soeurs et tout l'amour dans ce trio. Un final qui fait finalement oublier tout le reste! Mais un final qui fait aussi mieux comprendre tout le reste!

    Un roman absolument bien bâti. Une plume élégante, fine, sensible, troublante. Un hymne à l'Amour. Un bel hommage à une maman qui a fait de son mieux avec ce qu'elle avait. Je suis bien contente d'avoir persévéré. Un roman qui a laissé une trace. Allez y. Chaque expérience est différente!

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  • C'est superbement écrit.
    Dans un premier temps l'auteur nous raconte son enfance et celle de sa sœur auprès d'un mère maniaco dépressive; puis dans un second la vie de sa mère de sa naissance à sa mort.
    Cela m'a fait penser à "rien ne s'oppose à la vie" de Delphine DE VIGAN: la vie auprès 'une...
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    C'est superbement écrit.
    Dans un premier temps l'auteur nous raconte son enfance et celle de sa sœur auprès d'un mère maniaco dépressive; puis dans un second la vie de sa mère de sa naissance à sa mort.
    Cela m'a fait penser à "rien ne s'oppose à la vie" de Delphine DE VIGAN: la vie auprès 'une mère malade et excessive.
    Cela permet de comprendre ce que signifie vivre avec cette maladie et l'impact sur les proches.
    Les mots sont forts, parfois difficiles... a lire

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  • 256 pages !

    256 pages où chaque détail compte !

    256 pages où chaque sentiment, du plus déroutant au plus marquant s'invite chez vous !

    256 pages où vous serez touchés !

    256 pages d'amour filial...

    Vous faut-il d'autres arguments pour vous convaincre d'ouvrir ce premier roman...
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    256 pages !

    256 pages où chaque détail compte !

    256 pages où chaque sentiment, du plus déroutant au plus marquant s'invite chez vous !

    256 pages où vous serez touchés !

    256 pages d'amour filial...

    Vous faut-il d'autres arguments pour vous convaincre d'ouvrir ce premier roman ?

    Ce roman est particulièrement intense, s'y mêle l'autobiographie d'une relation ultra compliquée et / ou fabuleuse : la relation mère-fille.

    Violaine Huisman nous propose un récit percutant qui va nous emmener dans le quotidien de deux jeunes filles avec une mère originale. Originale dans sa façon d'être car elle sera toujours là où on s'y attend le moins.

    Catherine, la maman, a une façon tout à fait singulière d'élever ses filles. Elles apprendront tôt l'autonomie, la gestion des émotions et comment on élève sa mère !

    Car oui, le texte nous sera parfois dur à comprendre et à imaginer tant on est loin du cliché classique de la maman qui prend soin absolument tout le temps de ses enfants en s'oubliant. Mais personne n'est parfait et lorsque l'on devient parent on doit être prêt à assumer ce que l'on est. On ne peut pas mentir à un enfant !

    Violaine Huisman nous décrit plutôt une maman qui au-delà de la maternité cherche finalement qui elle est.

    Vous ne trouverez pas dans ce roman de faux-semblants, Violaine Huisman vous livre son histoire telle qu'elle l'a vécue. Avec des bons mais aussi de mauvais moments. Ce qui fait la richesse de cet ouvrage réside dans cela, une sincérité qui parfois vous poussera dans vos retranchements, vous fera remettre douter, vous remettre en question, vous fera verser une larme aussi.

    C'est un premier roman riche d'émotions qui vous colleront à la peau. La relation mère-fille est la première relation de votre vie finalement et c'est celle qui vous accompagnera toute votre vie.

    Ce roman m'a happée et m'a beaucoup touchée, de part le sujet mais également parce que c'est aussi la première fois que je lis un livre dont l'héroïne porte le même prénom que moi. C'est assez troublant par moment car mon prénom est peu commun alors je crois que c'est ce qui a fait aussi de cette lecture un moment unique.


    Laissez-vous porter par les mots de Violaine Huisman et vous ne serez pas déçus, un gros coup de cœur pour moi en tout cas !


    Ce roman figure dans la sélection de janvier 2018 des 68 premières fois et fait partie de mon top 3 pour l'instant !

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  • En refermant ce livre autobiographique (ou presque) je suis un peu perplexe.

    C’est très bien écrit, et la plume de Violaine Huisman est formidable. L’histoire est passionnante, et tous les ingrédients sont présents, pour rendre le lecteur accro aux aventures de Catherine et de ses filles...
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    En refermant ce livre autobiographique (ou presque) je suis un peu perplexe.

    C’est très bien écrit, et la plume de Violaine Huisman est formidable. L’histoire est passionnante, et tous les ingrédients sont présents, pour rendre le lecteur accro aux aventures de Catherine et de ses filles !
    Un roman réussi, incontestablement dû au talent de l’auteure. Ce livre se lit d’une traite, les émotions sont là ! Bravo.

    Toutefois, je suis un peu étonnée, car avant de le lire, j’ai lu plusieurs avis ou articles dans la presse.
    Certaines phrases avaient retenu toute mon attention comme :

    « Une femme extravagante, excessive et déterminée. Une héroïne entre vice et sublime… »

    « Un roman qui raconte l’amour inconditionnel envers ses filles…Une envie de liberté et d’affirmation à son droit à une vie rêvée. »

    Et c’est sur ce point, que j’ai été déroutée, car pour moi, l’héroïne n’est pas Catherine, mais ses filles ! CAR quelle enfance elles ont eu !

    Alors suis-je trop terre-à-terre ? Car pour résumé, cette mère est atteinte d’une maladie qu’on appelle maintenant la bipolarité (maniaco-dépressive) et qu’elle a des attitudes choquantes.

    Juste quelques exemples :
    Elle est « addicte » à l’alcool, aux drogues, aux médicaments, vie instable (amant ou amante, remariage, manque de discrétion sur le plan intime envers ses filles).
    Une éducation envers ses filles parfois choquantes : laisse le bébé pleurer tout une nuit car elle est partie de chez elle, des scènes et des paroles perturbantes envers ses filles comme « se démerder », à « lui foutre la paix » ou quand elle perd plusieurs fois connaissance dans son appartement et que les filles doivent essayer de la réveiller.
    Elle conduit très vite, au risque de blesser les autres et sa propre famille.
    Elle est excessive en tout, elle met le feu à son studio de danse, elle tue le chien et elle vole dans les magasins.
    Alors ce qui me dérange, ce n’est pas tout ce qu’elle a pu faire dans sa vie, mais ce qui m’interpelle, c’est de lire que cette femme Catherine est une héroïne, une combattante, une mère à l’amour inconditionnel, qu’elle revendique le droit à la liberté et au rêve.

    J’ai une impression, peut-être à tort, qu’on cautionne son comportement inconscient.

    Pour moi, c’est la vie d’une femme malade qui a essayé de faire au mieux avec sa maladie, avec ses fêlures, ses défauts et ses qualités mais, à quel prix ?! En mettant souvent ses filles en danger.

    Pour conclure, il y a deux facettes dans ce roman : le contenu et la façon de la raconter.

    Le contenu m'a dérangé, mais par contre j'admire le courage, la franchise qu’il a fallu à Violaine Huisman pour l’écrire. Incontestablement, le lecteur devine la puissance de leur amour envers leur maman, mais aussi entre-elles. Ce qui m’a beaucoup touché, c’est l’amour de ses deux sœurs, se protégeant et s’aidant dans les moments difficiles.

    Comme tous les enfants, ils pardonnent à leurs parents leurs failles, car quoiqu’il se passe, ils les aiment.
    Mais des comportements aussi irresponsables seraient normalement pointés par les services sociaux...Les parents sont passés à travers, alors tant mieux, peut-être pour les filles (ou pas) ?! Le fait que les parents jouissaient d'une bonne situation financière a permis qu'on les laisse tranquille.

    Un petit goût amer…sauf si on se dit que c’est uniquement de la fiction, malheureusement ce n’est pas le cas.

    À moins que je sois complètement hors sujet ! Je reste dubitative sur la perception que l’on a de cette histoire.

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.fr/2018/04/fugitive-parce-que-reine.html

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  • Voilà un livre qui ne vous laissera pas indifférent. Ce roman, basé sur l’histoire personnelle de l’auteur et de sa propre mère, est fort, direct et sans artifices, et même perturbant. Violaine raconte son enfance et celle de sa sœur aînée, et leur relation à leur mère, à la fois fusionnelle et...
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    Voilà un livre qui ne vous laissera pas indifférent. Ce roman, basé sur l’histoire personnelle de l’auteur et de sa propre mère, est fort, direct et sans artifices, et même perturbant. Violaine raconte son enfance et celle de sa sœur aînée, et leur relation à leur mère, à la fois fusionnelle et violente, imprégnée de la bipolarité et de l’extrême fragilité de cette mère hors norme. Afin de comprendre cette fissure qu’elle perçoit, Violaine Huisman remonte plus loin dans le temps et nous parle de la terrible carence d’amour qu’a vécue sa mère enfant, cette souffrance originelle source de ses excès et de ses déséquilibres. Enfin, devenues adultes, Violaine et sa sœur ont maintenu le lien avec cette mère si singulière et excessive, et sont terriblement affectées par sa disparition. Il est question d’amour, d’amour maternel, inconditionnel, oppressant et même destructeur. Toutefois, si les relations sont violentes, le sujet douloureux, les enfants qui grandissent dans ce tumulte sont résilients et indéfectiblement attachés à leur mère. Ce livre est bouleversant de sincérité.

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  • Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/04/fugitive-parce-que-reine-de-violaine-huisman.html

    Novembre 1989, chute du mur de Berlin. Mais ici en France, une autre chute se profile sous les yeux impuissants de deux petites filles, Elsa et Violaine. Cette chute est celle de Catherine, leur...
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    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/04/fugitive-parce-que-reine-de-violaine-huisman.html

    Novembre 1989, chute du mur de Berlin. Mais ici en France, une autre chute se profile sous les yeux impuissants de deux petites filles, Elsa et Violaine. Cette chute est celle de Catherine, leur mère, qui sombre dans une telle folie que l’internement est inévitable. Elle n’en pouvait plus, un trop de plein de douleur dans son corps.
    Elsa et Violaine ont toujours connu leur mère dans cet état. La dépression, les accès de violence, les cris. L’amour aussi, incontrôlable, débordant, maladroit. Violaine retrace cette enfance entre deux eaux. Cette femme d’une beauté à couper le souffle qui renferme tant de malheurs dont elle n’a jamais su se débarrasser. Un passé trop lourd, une vie saccagée que ses filles ne réussiront pas totalement à sauver.

    Les mots sont crus, Violaine Huisman ne prend aucun gant, elle déplie les souvenirs en puisant dans ses tripes, on sent qu’elle a dû se faire violence pour réussir à sortir, à partager ces années de tourments autant que d’amour. Et elle parvient à le faire sans sombrer dans le larmoyant.
    Oui mais voilà, plus j’avance dans ma lecture et plus je me dis que je connais cette enfance, elle n’est pas la première à décrire une mère dépressive, extravagante, torturée. Et puis d'un coup, d'un seul, sans que je m'y attende, un électrochoc. Une phrase, un passage, tout petit, au milieu de ces descriptions de vie foisonnantes, qui me raidit instantanément. Elle a ouvert les vannes. Dès lors, j'ai aimé un peu plus Catherine ou du moins je l'ai comprise un peu plus. C'était au début de la deuxième partie. Quand Violaine Huisman inverse les rôles. Qu'elle opte pour le point de vue de sa mère. C'est là que la rencontre a eu lieu entre elle et moi.

    Alors les mots s'enchaînent, s'envolent, se font violence, folie, amour, liberté. Comme Catherine, cette reine jamais rassasiée de vie, d'envie, de grand, de beau. Hystérique, amoureuse. Droguée, passionnée. Sexuelle. Danseuse à la beauté inouïe. Sans concession. Avide de plaisir. Avide d'amour pour ses filles.
    Mais aussi trompée. Trahie. Bafouée. Rejetée par une mère, brisée par un père. Soufflée par une maladie. Manipulée parfois autant qu'elle est manipulatrice. Aussi libre que dépressive. Jusqu'à la folie.
    Les fissures apparaissent, s’agrandissent sous la plume de sa fille qui devient biographe de cette reine. Comment maintenir le cap quand on a tant souffert ? Quand le cœur puis la tête et le corps lâchent prise, comment tenir debout ? Peut-être grâce à l'amour maternel et filial car Violaine dit aussi à quel point ce lien entre elles trois était fort, indéfectible. A quel point Catherine rêvait pour elles d’un avenir bien différent de cette vie qui glissait sur elle. Mais la mort rode. Et vient l’après. Alors Violaine replace le « je », une dernière fois. Pour rendre hommage et trouver sa place au creux du vide que cette mère a laissé derrière elle. Et elle nous offre des pages d’une beauté surprenante qui transpirent d’amour, qui disent que non, elle n’aurait pas voulu d’une autre mère, « maman restait à mes yeux plus héroïque que quiconque. Maman était mon héroïne, un point c’est tout. ».

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