Violaine Huisman

Violaine Huisman

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Avis (24)

  • Couverture du livre « Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman aux éditions Gallimard

    Marie S. sur Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

    Avec ce premier roman, Violaine Huisman offre un bel hommage à sa mère. Une fugitive, une femme insaisissable, « une sirène qui ne sait pas comment vivre dans le monde des humains », mais finalement, une reine, un saxifrage ( « une fleur qui explose la roche ») tant elle dispose d’une force de...
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    Avec ce premier roman, Violaine Huisman offre un bel hommage à sa mère. Une fugitive, une femme insaisissable, « une sirène qui ne sait pas comment vivre dans le monde des humains », mais finalement, une reine, un saxifrage ( « une fleur qui explose la roche ») tant elle dispose d’une force de vie malgré son parcours difficile.
    Enfant non désirée, fruit d’un viol, Catherine voit le jour en 1947. A la suite d’une méningite à l’âge de dix-huit mois, elle vit à l’hôpital jusqu’à l’âge de cinq ans.
    « Pour fabriquer de l’humain, il faut le contact du corps, sa chaleur, son odeur, le bruit de son souffle… »
    Rien de tout cela pour Catherine. Lorsqu’elle retrouve son père biologique, il se glisse dans son lit. Elle aurait pu trouver le bonheur auprès de Paul, un homme du Sud qui l’adore et l’aide à réaliser son projet d’ouverture d’une école de danse.
    Mais Catherine, d’une beauté stupéfiante attire l’oeil des hommes. Elle tombe dans les filets d’un mondain intellectuel richissime. Elle, qui vient du Carreau du Temple, ne résiste pas au luxe et quitte le gentil Paul pour l’extravagant Antoine.
    « Avec Antoine la vie va devenir ce grand n’importe quoi dont elle a toujours rêvé, parce qu’ils peuvent se payer le luxe de faire du quotidien un bordel permanent… »
    Même avec ses deux filles, Elsa et Violaine, Catherine mène la grande vie. L’alcool et les amphétamines la rendent violente. Elle enchaîne les aventures et les mariages ratés jusqu’à l’internement à Sainte -Anne.
    C’est pourtant ses filles qui lui donneront la force de continuer.
    « On n’a pas le droit de baisser les bras, ces bras qui entourent pour donner de l’amour à nos enfants quand ils appellent au secours. »
    Le récit se découpe en trois parties.
    Violaine Huisman ouvre le roman avec sa perception en tant qu’enfant de dix ans alors que sa mère maniaco-dépressive est au creux de la vague. Au final, cette partie me semble un peu superflue.
    La puissance narrative est surtout dans la partie centrale que j’ai préférée, celle qui déroule la vie de cette femme qui n’a jamais su choisir entre son rôle de mère et celui de l’amante.
    La dernière partie concrétise l’hommage des filles devenues des jeunes femmes à une mère qui a voulu vivre son destin dans l’excès, le risque s’affranchissant de toutes les normes.
    Ce premier roman, bel hommage sensible d’une fille à sa mère, me laissera le souvenir d’une femme exceptionnelle, sulfureuse, se brûlant les ailes pour oublier ses blessures d’enfance.

  • Couverture du livre « Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman aux éditions Gallimard

    Annie Boucher sur Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

    La mère Catherine racontée par sa fille Violaine. Une vie bien particulière aussi bien pour ces petites filles que pour la mère mais personnellement je n'ai pas vraiment accroché .

    La mère Catherine racontée par sa fille Violaine. Une vie bien particulière aussi bien pour ces petites filles que pour la mère mais personnellement je n'ai pas vraiment accroché .

  • Couverture du livre « Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman aux éditions Gallimard

    Sophie Moisy sur Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

    Qu'il est difficile d'écrire avec impartialité et objectivité sur les "mères" nos mères.
    L'auteur le fait avec habileté, elle évoque sa mère, la relation avec sa soeur, ce trio de femmes qui sont en même temps filles, soeurs et mère les unes pour les autres avec tout ce que cela implique...
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    Qu'il est difficile d'écrire avec impartialité et objectivité sur les "mères" nos mères.
    L'auteur le fait avec habileté, elle évoque sa mère, la relation avec sa soeur, ce trio de femmes qui sont en même temps filles, soeurs et mère les unes pour les autres avec tout ce que cela implique d'adaptation, de masques, de précaution...
    Mais au final, chacune demeure femme avec ses multiples facettes et parfois sa fragilité qu'il est difficile de cacher.
    J'ai personnellement été touchée en lisant cet ouvrage, j'ai aimé que Violaine présente sa mère mais surtout la femme loin des clichés de perfection tant attendus du monde sociétal et du poids qui pèse sur les mères qui doivent avant tout être uniquement des mères... Pour cela je dis merci, être mère est un rôle difficile qui doit souvent dans l'imaginaire collectif être le premier rôle que la femme doit endosser en oubliant tous les autres... Et au final, une mère reste une mère....

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