Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Violaine Huisman

Violaine Huisman

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, connectez-vous pour proposez la vôtre :

/1200

Merci d’utiliser une photo au format portrait en indiquant les copyrights éventuels si elle n’est pas libre de droits.

Nous nous réservons le droit de refuser toute biographie qui contreviendrait aux règles énoncées ci-dessus et à celles du site.

Les textes à caractère commercial ou publicitaire ne sont pas autorisés.

Avis sur cet auteur (38)

  • add_box
    Couverture du livre « Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman aux éditions Gallimard

    Marie HECKMANN sur Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

    « Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l’alcool à 90 °, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l’éther, dans ce flacon d’un bleu céruléen...
    Voir plus

    « Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l’alcool à 90 °, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l’éther, dans ce flacon d’un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu.»
    Ce roman raconte l’amour illimité de deux sœurs pour une mère fantasque, insaisissable et possédée. Au cours du roman, l'auteur relate leur coexistence à toutes les 3, faites de manque, de douleurs, d'amour et revient aussi sur la vie, la jeunesse de leur mère, qui n'a pas eu d'enfance heureuse.
    Ce roman est très particulier, je n'ai pas aimé du tout.. Je ne suis pas arrivée à percer les intrigues, les enjeux et je l'ai trouvé très long..."

  • add_box
    Couverture du livre « Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman aux éditions Gallimard

    Dominique Sudre sur Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

    Le jour de la chute du mur de Berlin est aussi le jour de la chute de la mère de Violaine, 10 ans. Ce jour-là, Catherine, mère extravagante et excessive est emportée dans une camisole de force. La vérité va apparaitre à propos de la vie de cette femme splendide, séductrice et fantasque, à jamais...
    Voir plus

    Le jour de la chute du mur de Berlin est aussi le jour de la chute de la mère de Violaine, 10 ans. Ce jour-là, Catherine, mère extravagante et excessive est emportée dans une camisole de force. La vérité va apparaitre à propos de la vie de cette femme splendide, séductrice et fantasque, à jamais adulée par ses filles.
    Suite à un mariage qu’elle n’a pas souhaité, sa mère Jacqueline n’acceptera jamais cette fille qu’elle dépose encore bébé, comme un vulgaire fardeau et pendant quatre longues années à l’hôpital Necker. Catherine est belle, intelligente, vive, pourtant aucune de ses qualités ne lui permettra de gagner l’amour de sa mère. Elle noiera toute sa vie ses difficultés dans l’alcool, les cigarettes et les médicaments.
    Construit en trois parties, le roman explore les sentiments de Violaine et l’amour fou qui lie cette mère et ses deux filles. Puis la vie de Catherine, ses émotions, ses désespoirs et ses échecs. Pour finir par la fin annoncée de celle que ses filles adulent et qui ont à son égard des sentiments que l’on qualifierait presque de maternels.
    L’ écriture est étonnante, emplie de poésie et de violence, d’amour et de souffrance, l’auteur retranscrit avec une grande justesse et sans pathos des sentiments antinomiques, la folie et l’amour, la solitude et le bonheur, tout ce qui fait la vie en somme. Que d’émotions à la lecture de Fugitive, parce que reine, cette biographie romancée. Fugitive, face à cette vie qui ne la comprend pas, Reine pour ses filles et ceux qui l’aiment d’un amour inconditionnel.
    Chronique complète ici https://domiclire.wordpress.com/2018/02/19/fugitive-parce-que-reine-violaine-huisman/

  • add_box
    Couverture du livre « Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman aux éditions Gallimard

    Virginie Vertigo sur Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2018/02/21/36155072.html

    Un premier roman bien bouleversant que nous offre Violaine Huisman. D’une écriture percutante, sans pathos, aussi âpre que le récit est débordant d’amour, l’auteure raconte Catherine, sa mère bipolaire, et son vécu en tant...
    Voir plus

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2018/02/21/36155072.html

    Un premier roman bien bouleversant que nous offre Violaine Huisman. D’une écriture percutante, sans pathos, aussi âpre que le récit est débordant d’amour, l’auteure raconte Catherine, sa mère bipolaire, et son vécu en tant qu’enfant avec une mère aussi excentrique qu’aimante. Bien évidemment, en commençant la lecture, j’ai pensé à Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan mais la construction en est bien différente même si on oscille aussi entre le récit-témoignage et le roman.

    Le livre est construit en trois parties. Dans la première, l’auteure raconte sa vision de sa mère et de son enfance. Dans la seconde, elle se place du point de vue de Catherine : « Il fallait que j’en devienne la narratrice à mon tour pour lui rendre son humanité » dit Violaine pour annoncer ces pages. Enfin, dans une troisième partie, l’auteure nous raconte la fin de Catherine, l’après. Si j’ai noté pas mal de répétitions entre la première et la seconde partie, ce n’est pas très dérangeant vu qu’on change de point de vue dans le récit. Pour autant j’ai trouvé la première partie un peu longue alors que j’ai dévoré les deux suivantes avec avidité.

    Violaine Huisman livre un portrait sans concession de sa mère. Elle n’hésite pas à raconter le plus laid comme le plus beau. Elle ne cache rien de la déchéance de Catherine, des mots durs qu’elle pouvait avoir pour elle ou sa sœur, sa tendance à l’égoïsme, à être la « reine » de tout. Et pourtant, que d’amour et de tendresse aussi ! En filigrane, j’ai aimé aussi la façon dont l’auteure se raconte à travers cette mère fantasque. Comment se construit-on enfant face à une mère aussi instable ? Comment faire pour retenir le plus beau sans occulter le reste ? Comment être tout simplement soi ?

    Un bien beau roman que je vous recommande.

  • add_box
    Couverture du livre « Fugitive parce que reine » de Violaine Huisman aux éditions Gallimard

    Joëlle Guinard sur Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/02/fugitive-parce-que-reine-de-violaine.html

    Dans ce premier roman autobiographique Violaine Huisman commence par raconter le séisme qui a bouleversé sa vie le jour de la chute du mur de Berlin en 1989. Ce jour là, Violaine a dix ans et sa mère...
    Voir plus

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/02/fugitive-parce-que-reine-de-violaine.html

    Dans ce premier roman autobiographique Violaine Huisman commence par raconter le séisme qui a bouleversé sa vie le jour de la chute du mur de Berlin en 1989. Ce jour là, Violaine a dix ans et sa mère Catherine est internée brutalement, rien n'est dit à Violaine et à Elsa sa sœur de douze ans si ce n'est que leur mère est maniaco-dépressive. Les fillettes sont recueillies chez des amis, "leurs familles de substitution, leurs familles en kit, à monter soi-même".

    Catherine, une femme de la haute bourgeoisie d'une époustouflante beauté, vivait avec ses deux filles, séparée de son mari qui leur rendait visite tous les soirs pour leur raconter sa vie "Maman et papa n'avaient que faire de nos désirs ou de nos besoins dans le cérémonial qu'ils avaient établi. Nous étions les instruments de leur jeu", un père qui voyait ses filles comme sa cour en admiration devant lui... Catherine, une femme excentrique à l'impressionnante consommation de médicaments et d'alcool, une femme qui n'avait que faire des conventions et qui menait une vie sexuelle débridée laissant ses petites filles assister au défilé d'amants tous plus bizarres les uns que les autres, une femme aux multiples troubles du comportement...
    Violaine et Elsa ont été élevées sans règles ni limites dans la crainte permanente de ne pas retrouver leur mère vivante au réveil ou en rentrant de l'école. Les petites filles ont grandi trop vite, mêlées aux problèmes des adultes, mais ont développé un magnifique lien entre elles, elles ont vécu des moments d'angoisse mais aussi de magnifiques moments de gaieté avec leur mère fantasque et surtout elles ont porté le pouvoir fantastique de maintenir leur mère en vie dans une impressionnante inversion des rôles mère/filles.

    Dans la seconde partie de son roman Violaine Huisman annonce vouloir rendre son humanité à sa mère en devenant la narratrice de l'histoire de sa mère, son texte devient alors une biographie de sa mère qui nous permet de mieux comprendre Catherine. On découvre alors son histoire et celle de sa mère Jacqueline et c'est alors le portrait de trois générations de femmes qui apparaissent avec Violaine, Catherine et sa mère Jacqueline. On comprend alors les failles et les blessures d'enfance de Catherine ,écorchée vive, en apprenant les carences affectives dans sa tendre enfance, on comprend mieux les fondements de sa personnalité et de son mal être caché derrière "sa folle vie de luxe et de luxure".

    Dans la dernière partie Violaine Huisman reprend le récit à la première personne pour relater le décès de sa mère.

    C'est l'histoire d'un amour fou que nous raconte Violaine Huisman "Maman et ma sœur s'aimaient comme des sauvages, elles se seraient entretuées pour se le prouver", du besoin pathologique de preuves d'amour d'une mère et d'un amour inconditionnel de deux enfants pour une mère défaillante, d'une vie passée à s'aimer à la folie et à "s'embrasser avec ivresse". "Non il n'y a rien de normal dans cette famille, mais il y a de l'amour à revendre."

    J'ai aimé ce roman autant pour son fond que pour sa forme. La construction du récit est très habile, d'abord témoignage d'une drôle de vie, il devient une biographie de sa mère que l'auteure rédige avec une réelle mise à distance. Une construction tellement habile qu'à la fin de la biographie de sa mère j'ai eu envie de relire la première partie. La dernière partie sur la mort de Catherine est sublimée par l'insertion du poème que Violaine a écrit à sa mère lors de son hospitalisation brutale lorsqu'elle avait dix ans. "Maman, Maman, Toi qui m'aimes tant, Pourquoi partir sans me prévenir..."
    L'écriture est tout aussi magnifique que le titre, Violaine Huisman accomplit la prouesse de mêler à son écriture très élégante des éléments de langage de sa mère qui avait son franc parler haut en couleurs.
    J'ai lu d'une traite l'histoire de cette femme certes libre mais surtout en proie à une terrible souffrance. J'ai aimé cette histoire d'un amour inconditionnel de deux filles envers une mère vécue comme leur héroïne, histoire où très certainement l'auteure mêle le vrai et le faux. Un bel hymne à la vie et à l'amour.
    Violaine Huisman, une auteur à suivre !

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !

Récemment sur lecteurs.com