Désorientale

Couverture du livre « Désorientale » de Negar Djavadi aux éditions Liana Levi
  • Date de parution :
  • Editeur : Liana Levi
  • EAN : 9782867468346
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

La nuit, Kimiâ mixe du rock alternatif dans des concerts. Le jour, elle suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. Née à Téhéran en 1971, exilée en France dix ans plus tard, elle a toujours tenu à distance sa culture d'origine pour vivre libre. Mais... Voir plus

La nuit, Kimiâ mixe du rock alternatif dans des concerts. Le jour, elle suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. Née à Téhéran en 1971, exilée en France dix ans plus tard, elle a toujours tenu à distance sa culture d'origine pour vivre libre. Mais dans la salle d'attente de l'unité de PMA de l'hôpital Cochin, d'un rendezvous médical à l'autre, les djinns échappés du passé la rattrapent. Au fil de souvenirs entremêlés, dans une longue apostrophe au lecteur, elle déroule toute l'histoire de la famille Sadr. De ses pétulants ancêtres originaires du nord de la Perse jusqu'à ses parents, Darius et Sara, éternels opposants au régime en place ; celui du Shah jusqu'en 1979, puis celui de Khomeiny.
Ce dernier épisode va les obliger à quitter définitivement l'Iran. La France vécue en exilés n'a rien à voir avec le pays mythifié par la bourgeoisie iranienne... Alors, jouant du flash-back ou du travelling avant, Kimîa convoque trois générations et une déesse du rock and roll au chevet de sa « désorientalisation ». On y croise, entre autres, Siouxie, Woody Allen, Michel Foucault, des punks bruxellois et des persans aux yeux bleus, six oncles et un harem.

Prix des lecteurs Terres de paroles, Normandie.
Prix de la librairie Delamain, Paris.
Prix des lecteurs des bibliothèques de Colombes.

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Le courrier des auteurs

Négar Djavadi répond à nos questions ! (12/07/2016)

1) Qui êtes-vous ? ! À l'instant où je réponds à cette question, l'auteure d'un roman intitulé «Désorientale». 2) Quel est le thème central de ce livre ? La mémoire. Ce lieu où le passé se dépose pour être englouti ou ravivé, disparaître ou être réinventé. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Une chanson de Violent Femmes, «I hear the rain», écoutée dans un bazar en Orient. 4) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? L'envie de traverser les apparences pour aller voir au-delà des êtres et des choses. 5) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ? Elles ponctuent mon chemin quand je marche dans la ville. Des havres de paix au milieu de la jungle urbaine.

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Avis (34)

  • j'avoue être un brin désorientée ;) par la profusion de souvenirs de l'auteur ... la construction laissant à désirer

    j'avoue être un brin désorientée ;) par la profusion de souvenirs de l'auteur ... la construction laissant à désirer

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  • Une saga familiale comme on en lit régulièrement ces derniers temps autour de l'Iran et de ses exilé-e-s.
    Ce "roman" ne saute pas aux yeux avec l'immédiateté d'un succès indéniable, non il se laisse apprivoiser , dans les méandres de sa construction par petites touches, on se perd on attend on...
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    Une saga familiale comme on en lit régulièrement ces derniers temps autour de l'Iran et de ses exilé-e-s.
    Ce "roman" ne saute pas aux yeux avec l'immédiateté d'un succès indéniable, non il se laisse apprivoiser , dans les méandres de sa construction par petites touches, on se perd on attend on est peiné par l'arrachement de l'exil.
    Être en permanence écartelée entre l'ici et l'ailleurs, le soi et le nous, le proche et le loin, l'amour et le désamour, le français et le persan, le passé et le présent, l'orientale et la désorientale.
    Passionnant!

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  • Je pensais sincèrement être emballée et émue par ce livre et non … Peut être que j'étais trop impatiente de le lire … Même si c'etait bien écrit et que le sujet m'intéressait, j'ai trouvé que c'était long et que j'étais un peu perdue parfois!

    Je pensais sincèrement être emballée et émue par ce livre et non … Peut être que j'étais trop impatiente de le lire … Même si c'etait bien écrit et que le sujet m'intéressait, j'ai trouvé que c'était long et que j'étais un peu perdue parfois!

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  • J’attendais beaucoup, trop sans doute, de ce roman de l’exil, un thème que j’affectionne, mais qui forcément peut amener nombre d’attentes, et donc de déceptions. La narration du roman, sous forme de poupées russes, et qui demande une attention assez soutenue, est plutôt sympathique, mais trop...
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    J’attendais beaucoup, trop sans doute, de ce roman de l’exil, un thème que j’affectionne, mais qui forcément peut amener nombre d’attentes, et donc de déceptions. La narration du roman, sous forme de poupées russes, et qui demande une attention assez soutenue, est plutôt sympathique, mais trop de jeu sur l’anticipation, une manière de faire annoncer de nombreuses fois par la narratrice qu’elle ne peut pas parler tout de suite de tel ou tel péripétie de son enfance, qu’elle parlera bientôt de l’EVENEMENT, oui, écrit de cet manière, j’avoue que ça m’a essentiellement agacée. J’ai traîné dix jours sur moins de 350 pages, ce qui n’est tout de même pas très bon signe.

    https://lettresexpres.wordpress.com/2018/12/05/lectures-du-mois-18-novembre-2018/

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  • Je n'ai pas reposé ce roman avant la dernière ligne. Il m'a fait découvrir un écrivain, une civilisation, une dynastie familiale iranienne et le chemin semé d'embûches et d'émotions de réfugiés politiques . Pour résumer : ce livre m'a offert un pan de l'histoire contemporaine jamais enseigné...
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    Je n'ai pas reposé ce roman avant la dernière ligne. Il m'a fait découvrir un écrivain, une civilisation, une dynastie familiale iranienne et le chemin semé d'embûches et d'émotions de réfugiés politiques . Pour résumer : ce livre m'a offert un pan de l'histoire contemporaine jamais enseigné dans mon cursus scolaire, un regard bienveillant sur la vie et une héroïne généreuse en amour.

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  • Remarquable ! Éblouissant ! Je vous met au défi de lire ce roman sans ressentir une profonde émotion.
    L'histoire commence dans la salle d'attente de l'hôpital Cochin, au service de Procréation Médicale Assistée.
    On comprendra au fur et à mesure que l'auteure avance dans son récit pourquoi...
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    Remarquable ! Éblouissant ! Je vous met au défi de lire ce roman sans ressentir une profonde émotion.
    L'histoire commence dans la salle d'attente de l'hôpital Cochin, au service de Procréation Médicale Assistée.
    On comprendra au fur et à mesure que l'auteure avance dans son récit pourquoi tout prend racine en ce lieu.
    Kimiâ, l'héroïne, patiente en attendant son tour. Et son esprit s'échappe. Dans cette salle d'attente remontent les souvenirs de la famille Sadr sur quatre générations. Elle nous conte une petite histoire dans la Grande Histoire iranienne. En s'adressant directement au lecteur, Kimiâ nous aspire littéralement dans ses souvenirs. C'est un livre sur la mémoire....mais c'est également un livre sur l'intégration.
    " [...] pour s'intégrer à une culture, il faut, je vous le certifie, se désintégrer d'abord, du moins partiellement, de la sienne. Se désunir, de désagréger, de dissocier. Tous ceux qui appellent les immigrés à faire des "efforts d'intégration" n'osent pas les regarder en face pour leur demander de commencer par faire ces nécessaires "efforts de désintégration". Ils exigent d'eux d'arriver en haut de la montagne sans passer par l'ascension."
    Depuis son plus jeune âge, Kimiâ se sent différente de ces deux soeurs aînées. Plus proche de son père Darius et inexplicablement mal à l'aise avec sa mère Sara, elle va mettre du temps à comprendre pourquoi. Une quête d'identité personnelle sur fond d'exil...
    Pour ce premier roman de Négar DJAVADI, on y trouve une très grande maîtrise d'écriture. Un roman aboutit.
    A LIRE ABSOLUMENT !!!

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  • Ce roman, très ambitieux, ne se laisse pas résumer facilement. Très dense, il mêle les récits et les réflexions, pour une analyse passionnante sur l'époque qui est la nôtre. La lecture n'est pas simple (simpliste) car les récits se superposent, de même que les époques. Une belle lecture, dans...
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    Ce roman, très ambitieux, ne se laisse pas résumer facilement. Très dense, il mêle les récits et les réflexions, pour une analyse passionnante sur l'époque qui est la nôtre. La lecture n'est pas simple (simpliste) car les récits se superposent, de même que les époques. Une belle lecture, dans laquelle j'ai un peu tardé à me plonger pleinement, mais que j'ai fini par dévorer.
    Dernière remarque, sur le titre, "Désorientale" : un superbe néologisme, qui résume magnifiquement ce que peut être l'exil.

    Un premier roman prometteur.

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  • L’auteure de ce premier roman nous parle avec beaucoup de délicatesse, humour et réalisme de l’histoire de sa famille : de ses arrières grands parents, grands parents, oncles tantes et parents et ses sœurs. Nous sommes avec elle au début du récit dans la salle d’attente d’un hôpital pour une...
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    L’auteure de ce premier roman nous parle avec beaucoup de délicatesse, humour et réalisme de l’histoire de sa famille : de ses arrières grands parents, grands parents, oncles tantes et parents et ses sœurs. Nous sommes avec elle au début du récit dans la salle d’attente d’un hôpital pour une insémination. Ce projet de grossesse va être le prétexte pour la narratrice de faire remonter les souvenirs de sa vie d’exilée et aussi nous parler de sa famille. Negar Djavadi est d’origine iranienne et on pourrait plus employer le terme de persane ou orientale. Elle va nous parler de sa vie en Iran, de son voyage vers l’exil, avec la traversée des montagnes pour rejoindre la Turquie puis la France, de sa vie en France avec ses parents et sœurs et de sa vie actuelle. Ce livre est très touchant et on suit avec un réel plaisir et intérêt les digressions de l’auteure : on se retrouve dans les murs du harem de son arrière grand père, dans la cuisine de sa grand mère à Kaboul, dans des squats londoniens ou dans les couloirs d’un hôpital parisien. Ce livre nous parle très bien de l’exil et des façons d’essayer de trouver sa place, sa place dans un pays, dans une société, dans une famille. J’ai aimé le côté réaliste, touchant de l’auteure, sa façon de nous parler avec beaucoup de pudeur d’elle mais aussi de ses sœurs, de ses parents. L’exil est un espoir, une souffrance et un combat de tous les jours. Il y a aussi beaucoup d’humour et de référence à la culture. Des personnages touchants jalonnent ce texte, comme la grand-mère qui réussit à éviter la mort de son mari par l’un de ses fils, en évoquant un personnage d’un roman de Dostoïevski.
    Ce livre m’a fait penser à Persépolis, la BD de Satrapi qui parlait aussi de l’exil et de la vie en Iran et aussi le film « rien de nous trois » de Kheiron.
    Un de mes coups de cœur des 68premières fois de la rentrée et une lecture qui donne du baume au cœur, malgré un sujet difficile, en ce moment où l’actualité ne parle que de chiffres pour les migrants et que l’on oublie qu’il y a un être humain derrière ces satanées statistiques et quotas !
    « A plusieurs reprises, je l’ai entendu dire que la religion, comme la tyrannie, asséchait la capacité d’analyse dans le but d’imposer un unique sentiment : la peur. « La peur est leur seule arme et la révolution consiste à la retourner contre eux » insistait il avec conviction. »
    « Je cours sans cesse après le présent. Mais le présent n’existe pas. Ce n’est qu’un entracte, un récit éphémère, qui peut à chaque instant être balayé, détruit, pulvérisé par les djinns échappés du passé. » (p186)
    « S’il faut que les creux et les pleins s’emboîtent pour que les êtres se complètent et cheminent ensemble, mes creux de doute s’emboîtent parfaitement avec les pleins de confiance d’Anna .» (p285)
    « Voilà ce que j’avais appris d’eux : chacun est libre d’être ce qu’il est, de désirer ce qu’il désire, de vivre comme il l’entend, à condition de ne pas nuire à la tranquillité d’autrui et à l’équilibre général. Un principe de vie à l’exact opposé de la culture persane où dresser des barrières, se mêler de la vie des autres et enfreindre les lois est aussi naturel que la respiration. Mais aussi en décalage avec la rigidité judéo-chrétienne de la culture française où le verbe entrave sans cesse l’action » (p295)
    « Voilà le drame de l’exil. Les choses comme les êtres existent mais il faut faire semblant de vivre comme s’ils étaient morts » (p301)

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