Laurent Gaudé

Laurent Gaudé

Né le 6 juillet 1972, Laurent Gaudé est un écrivain français diplômé en lettres. D’abord attiré par l’écriture théâtrale, il écrit en 1999 une première œuvre de théâtre, Combat de possédés, jouée dans plusieurs pays.  Sa seconde pièce, Onysos le Furieux, est écrite en 10 jours seulement. C’est en...

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Né le 6 juillet 1972, Laurent Gaudé est un écrivain français diplômé en lettres. D’abord attiré par l’écriture théâtrale, il écrit en 1999 une première œuvre de théâtre, Combat de possédés, jouée dans plusieurs pays.  Sa seconde pièce, Onysos le Furieux, est écrite en 10 jours seulement. C’est en 2002 que Laurent Gaudé rencontre un succès plus important avec son roman La Mort du roi Tsongor, qui remporte le prix Goncourt des lycéens et le prix des libraires. Deux ans après, le roman Le Soleil des Scorta est lui aussi récompensé par le prix Goncourt et le prix du jury Jean-Giono. Il est traduit en 34 langues.

L’auteur publie un roman tous les 2 ans environ. Parallèlement à son activité de romancier, Laurent Gaudé écrit différents types de textes, tels que des nouvelles, un album pour enfants, des scénarios, etc. En 2014, le roman Le Soleil des Scorta est illustré par le peintre Benjamin Bachelier.

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Avis (245)

  • Couverture du livre « Eldorado » de Laurent Gaudé aux éditions J'ai Lu

    Jean-Paul Degache sur Eldorado de Laurent Gaudé

    Dire que ce livre de Laurent Gaudé a plus de dix ans et qu’il est toujours aussi actuel !

    Entre temps, les lieux de passage ont changé, on ne parle plus de l’île de Lampedusa mais les drames restent les mêmes, les rêves d’Eldorado sont toujours aussi vifs et les migrants toujours plus...
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    Dire que ce livre de Laurent Gaudé a plus de dix ans et qu’il est toujours aussi actuel !

    Entre temps, les lieux de passage ont changé, on ne parle plus de l’île de Lampedusa mais les drames restent les mêmes, les rêves d’Eldorado sont toujours aussi vifs et les migrants toujours plus nombreux, pas seulement vers l’Europe de l’ouest mais aussi vers les États-Unis et sans doute ailleurs…

    Laurent Gaudé ne m’a jamais déçu, que ce soit avec La mort du roi Tsongor, La porte des Enfers ou encore Écoutez nos défaites. Alors, quand Élodie a proposé cette lecture, je n’ai pas hésité et je ne l’ai pas regretté.

    Dans Eldorado, il aborde le problème par l’autre bout, du côté de ceux qui sont censés empêcher les migrants de se réfugier chez nous. Il s’attache donc aux pas du commandant Salvatore Piracci qui fait une rencontre qui va changer sa vie, dans les rues de Catane, en Sicile : « Il patrouillait le plus clair de son temps au large de l’île de Lampedusa et partageait ainsi sa vie entre son navire, les escales à Lampedusa et son port d’attache, Catane. » Pour lui, rien n’avait changé avant cette femme. Il y avait eu les Albanais puis les Kurdes, les Africains, les Afghans toujours plus nombreux…
    Alors, l’auteur nous plonge dans l’univers de cette femme qui avait pu embarquer à Beyrouth avec son petit garçon de onze mois, avec des Irakiens, des Afghans, des Iraniens, des Kurdes, des Somalis, soit cinq cents personnes abandonnées en pleine nuit par l’équipage, sans eau, sans nourriture. C’est la monstruosité de ceux qui exploitent avec un cynisme sans pareil la misère de leurs compatriotes.
    Avant de retrouver le commandant sur sa frégate, une partie est consacrée à Jamal et à son frère, Soleiman, qui préparent leur départ de Port-Soudan… Nous les retrouverons plus tard. En attendant, Laurent Gaudé (photo ci-contre) livre un passage palpitant qui prend aux tripes : « Reprendre les hommes à la mort. Les extirper de la gueule de l’océan. Le reste, tout le reste, les procédures d’arrestation, les centres de rétention, les tampons sur les papiers, tout cela, à cet instant, était dérisoire et laid. »
    Je ne peux en dire plus pour ne rien enlever à l’angoisse de la lecture de ce qui se passe ensuite. L’auteur nous emmène à Lampedusa, revient à Catane puis s’attache à l’épopée de Soleiman en Afrique du Nord, jusqu’à l’enclave espagnole de Ceuta.

    Par une belle pirouette littéraire, Laurent Gaudé m’a offert un moment de grâce surprenant, une fin triste mais pleine d’espoir, peut-être la seule possible pendant que Soleiman tente d’atteindre ce qu’il pense être l’Eldorado…

  • Couverture du livre « Salina » de Laurent Gaudé aux éditions Magnard

    Mekhloufi sur Salina de Laurent Gaudé

    Livre poignant , qu'on ne peut plus lâcher une fois commencé.

    Livre poignant , qu'on ne peut plus lâcher une fois commencé.

  • Couverture du livre « Salina » de Laurent Gaudé aux éditions Magnard

    Elizabeth Neef-Pianon sur Salina de Laurent Gaudé

    Salina est une femme au destin tragique et solitaire.
    A sa mort, son dernier fils raconte sa vie pour qu’elle devienne légende et que son âme repose en paix.
    Salina, femme puissante et atypique au destin contrarié.
    Salina qui eut trois fils, vécut trois exils.
    Salina, forte et fragile...
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    Salina est une femme au destin tragique et solitaire.
    A sa mort, son dernier fils raconte sa vie pour qu’elle devienne légende et que son âme repose en paix.
    Salina, femme puissante et atypique au destin contrarié.
    Salina qui eut trois fils, vécut trois exils.
    Salina, forte et fragile habitante du désert.
    Ah, Laurent Gaudé ! quel merveilleux conteur !
    Comme il sait bien nous embarquer dans des vies improbables.
    Comme il sait bien animer des personnages d’exception.
    LE livre est court et se dévore en quelques heures et laisse en nous une part de Salina.
    Encore un moment de bonheur littéraire que nous offre Laurent Gaudé.

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  • Autour d'un verre avec Laurent Gaudé à propos de son roman "Danser les ombres"

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