Dans les forêts de Sibérie

Couverture du livre « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070451500
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois,... Voir plus

«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l'existence.
Et si la liberté consistait à posséder le temps?
Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

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Articles (5)

Avis(38)

  • Il y a du Jules Renard chez Sylvain Tesson.
    Même sens aiguisé de l'observation, même amour de la Nature, des oiseaux, des arbres...
    Petit extrait qui me semble caractéristique:

    " Je rame vers le nord, en cette fin d'après-midi, deux cannes à pêche accrochées aux plats-bords. Les baies...
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    Il y a du Jules Renard chez Sylvain Tesson.
    Même sens aiguisé de l'observation, même amour de la Nature, des oiseaux, des arbres...
    Petit extrait qui me semble caractéristique:

    " Je rame vers le nord, en cette fin d'après-midi, deux cannes à pêche accrochées aux plats-bords. Les baies étalent des plages de galets roses. La transparence de l'eau laisse entrevoir les rochers où le soleil plaque des clartés de lagon. Passe un radeau de glace où huit mouettes prennent le soleil. Du large, je découvre la montagne, transformée. La ligne vert tendre des mélèzes soutient la bande vert-de-bronze des cèdres coiffée par la frise vert wagon des pins nains. Des névés survivants les ponctuent de virgules. Les montagnes jouent à front renversé. Les reflets sont plus beaux que la réalité. L'eau féconde l'image de sa profondeur, de son mystère. La vibration à la surface situe la vision aux lisières du rêve."

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  • Ma cabane au fond de la taïga

    Sylvain Tesson s’est encabané au bord du lac Baïkal pendant six mois (de février à juillet). Là, il a lu, pêché, coupé du bois, bu des litres de vodka et du thé, s’est fait apprivoiser par des mésanges…

    Dans les forêts de Sibérie, c’est son journal de voyage...
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    Ma cabane au fond de la taïga

    Sylvain Tesson s’est encabané au bord du lac Baïkal pendant six mois (de février à juillet). Là, il a lu, pêché, coupé du bois, bu des litres de vodka et du thé, s’est fait apprivoiser par des mésanges…

    Dans les forêts de Sibérie, c’est son journal de voyage mêlant réflexions politico-socio-philosophiques et nature-writing (« même si l’auteur ne parviendra jamais à nous restituer le dixième de l’émotion qu’il éprouve »). C’est aussi un hymne à la solitude, entrecoupée par des visites impromptues des « voisins » russes. Enfin, les longues contemplations à la fenêtre ont nourri la poésie du texte et été propices à de nombreux aphorismes que j’ai consciencieusement noté dans mon carnet de lecture.

    Dans les forêts de Sibérie (2011) est plus que jamais d’actualité avec ses considérations écologiques teintées de survivalisme. La seule chose qui m’a déplu dans ce livre, c’est cette sorte d’ « érémitisme élitiste ». Tout le monde ne peut pas aller à l’autre bout du monde, du continent, pour se prouver qu’il a une vie intérieure. Si la vie parisienne est si vide de sens, on peut la quitter pour la campagne (là tu peux aussi couper du bois, pêcher, cultiver tes légumes, contempler le carreau…) Mais bon on sent que ce qui fait avancer Sylvain Tesson ce n’est pas tant de reconquérir le temps mais de courir l’Aventure…
    Ps : S’il faut lire Chateaubriand avec du thé noir, d’après l’auteur, moi je lis Tesson avec du thé vert !

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  • Ce livre a été pour moi une petite surprise. Je ne m'attendais pas à grand chose et pourtant j'ai aimé.

    J'avais un peu peur de m'ennuyer dans ce récit d'un homme qui décide de partir 6 mois dans une cabane au milieu de nulle part avec un stock considérable de vodka, de livres et de...
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    Ce livre a été pour moi une petite surprise. Je ne m'attendais pas à grand chose et pourtant j'ai aimé.

    J'avais un peu peur de m'ennuyer dans ce récit d'un homme qui décide de partir 6 mois dans une cabane au milieu de nulle part avec un stock considérable de vodka, de livres et de cigares.

    J'ai trouvé ce livre tout sauf ennuyeux même si on tourne un peu en rond à la fin. Le livre s'est quand même terminé à temps pour moi car la lassitude n'était pas loin.

    L'écriture est belle avec plein de morceaux savoureux mais j'ai surtout apprecié les descriptions des paysages magnifiques, les références littéraires nombreuses, certaines réflexions de l'auteur ou encore les multiples rencontres / interactions qui apportent de la vie à ce livre.

    Un aspect un peu hautain et moralisateur par moment mais l'auteur exprime son ressenti après tout, libre au lecteur de faire le tri. Ce roman a eu le mérite de me faire réfléchir, rire aussi par moment.

    Une découverte bien sympathique qui se lit vite et bien.

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  • De tous les livres de Sylvain Tesson que j'ai pu lire, celui-là est mon préféré.
    j'ai été impressionnée par ce désir profond de l'auteur à vivre coupé du monde et dans des conditions extrêmes. Cela donne le frisson
    Une belle leçon d'humanité et un dépaysement garanti

    De tous les livres de Sylvain Tesson que j'ai pu lire, celui-là est mon préféré.
    j'ai été impressionnée par ce désir profond de l'auteur à vivre coupé du monde et dans des conditions extrêmes. Cela donne le frisson
    Une belle leçon d'humanité et un dépaysement garanti

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  • Sylvain Tesson, au cours d’un voyage, avait été fasciné par les rives du lac Baïkal, et s’était promis d’y retourner pour y passer du temps. C’est chose faite quelques années plus tard, quand il décide de s’installer en ermite dans une cabane au bord du lac.

    En février 2010, il commence donc...
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    Sylvain Tesson, au cours d’un voyage, avait été fasciné par les rives du lac Baïkal, et s’était promis d’y retourner pour y passer du temps. C’est chose faite quelques années plus tard, quand il décide de s’installer en ermite dans une cabane au bord du lac.

    En février 2010, il commence donc cette expérience radicale. Loin de tout, avec pour seule compagnie la visite très aléatoire de quelques voisins que l’on prend plaisir à rencontrer avec lui, pêcheurs, garde-chasse, mésanges…, il organise sa vie, rythmée par le travail physique et par le passage du temps qui s’étire.

    La vodka, bue à grands volumes, est également sa compagne, et on perçoit comme des fêlures dans cette vie choisie, rêvée sans doute aussi, dans cette expérience vécue entre plaisir et douleur.

    Sylvain Tesson se plonge aussi dans les nombreux livres qu’il a méticuleusement choisis, et emportés, pour accompagner sa retraite, comme une sorte de bibliothèque idéale. Il nous en livre de nombreux passages, il y puise du sens, sans doute est-ce ce qu’il cherche, du sens à la vie.

    Le silence, l’observation, ou au contraire l’abrutissement par une activité physique intense, l’introspection progressive permettent à l’auteur d’explorer ses sentiments, et on vit avec lui cette expérience d’ermite, de solitude absolue et de petitesse face aux éléments.

    Ce livre m’a beaucoup plu. J’ai aimé le récit d’une expérience unique, mais également la perception des failles de l’homme. Solitude choisie ou fuite, je me suis posée la question.

    En tous les cas c’est le récit d’une expérience unique, d’un moment très personnel et que j’ai trouvé très inspirant.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2017/12/05/dans-les-forets-de-siberie-de-sylvain-tesson/

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  • Sylvain Tesson partage une formidable bouffé d'air frais qui fait énormément de bien à qui aspire à voyager. Dans un premier temps, seulement, car c'est aussi les réalités de la mélancolie et de la solitude qui se cachent derrière ces aspirations à la liberté.

    Plus encore que la découverte...
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    Sylvain Tesson partage une formidable bouffé d'air frais qui fait énormément de bien à qui aspire à voyager. Dans un premier temps, seulement, car c'est aussi les réalités de la mélancolie et de la solitude qui se cachent derrière ces aspirations à la liberté.

    Plus encore que la découverte du lac Baïkal, cette lecture concerne aussi la véritable nature de l'être humain. Sans forcément connaître le parcours de vie de l'auteur, des questions viennent spontanément à l'esprit du lecteur. Peut-on vivre seul ? L'ermite tient-il plus de l'animal que ce que l'on croit devoir être l'"Homme" ? À moins que l'animal et la nature ne nous soient moins étrangers que ce que l'on a coutume, trop souvent, de bien vouloir croire.

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  • Passer six mois, seul, au bord du lac Baïkal, Sylvain Tesson l’avait rêvé et il l’a réalisé, tenant son journal au jour le jour avec le talent d’écrivain qu’on lui connaît. Il faut plonger dans cette aventure physique, littéraire, humaine, tout simplement extraordinaire.

    « J’ai connu l’hiver...
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    Passer six mois, seul, au bord du lac Baïkal, Sylvain Tesson l’avait rêvé et il l’a réalisé, tenant son journal au jour le jour avec le talent d’écrivain qu’on lui connaît. Il faut plonger dans cette aventure physique, littéraire, humaine, tout simplement extraordinaire.

    « J’ai connu l’hiver et le printemps, le bonheur, le désespoir et, finalement, la paix… Au fond de la taïga, je me suis métamorphosé. » En quelques mots, il résume ce qu’il a vécu mais essayons de l’accompagner un peu.
    Après cinq heures de route sur les steppes glacées, le camion de Micha « ras la gueule », avec toutes ses provisions, le dépose au bord de ce lac de 700 km de long, 80 km de large, 1 500 m de profond avec une épaisseur de glace de 110 cm, à 450 m d’altitude. Il pense aux innocents jetés dans ce cauchemar alors que lui le fait de son plein gré. Sa cabane, 3 x 3 m, est un ancien abri de géologue dans une clairière de cèdres. Volodia, inspecteur forestier, a vécu là pendant 15 ans avec sa femme, Ludmila.
    L’inventaire de son matériel fait une place au paracétamol pour effacer les effets de la vodka et à un drapeau français pour le 14 Juillet. Sa caisse de livres est très complète et on peut découvrir la liste de lectures idéales. Seul enfin, il écrit : « Je vais enfin savoir si j’ai une vie intérieure. »
    Une fenêtre donne au sud, l’autre vers l’est et il va passer de longues heures, là, à regarder dehors : « … usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l’inspiration sortir. » Bien sûr, son poêle en fonte est très important car, à l’aube, il gèle dans la pièce et il faut vite rallumer le feu : « Lire, tirer de l’eau, couper le bois, écrire et verser le thé deviennent des liturgies… La forêt resserre ce que la ville disperse. »
    De temps en temps, sa solitude est brisée par des visiteurs très désagréables comme ces notables d’Irkourtsk, dans leurs 4x4, apportant bruit, laideur, grégarité testotéronique… Ils font le tour du lac en huit jours, ce fossile liquide vieux de 25 millions d’années.
    Le banya, version slave du sauna, permet de passer du feu à la glace car, dehors, il fait -30°… Véritable ermite, il se passionne pour des choses apparemment insignifiantes et pourtant essentielles comme cette mésange qui lui rend visite. Afin de briser la routine et pour explorer son environnement, Sylvain Tesson se lance dans beaucoup d’expéditions, découvre ainsi les montagnes alentour ainsi que l’autre versant, celui de la Léna et rend visite à ses plus proches voisins après… trois jours de marche.
    Deux chiots lui sont offerts, Aïka et Bêk, précieux compagnons : « Je suis empereur d’une berge, seigneur de mes chiens, roi des Cèdres du Nord, protecteur des mésanges, allié des lynx et père des ours. »

    Il pêche, boit de la vodka, fume, lit beaucoup, des philosophes, des polars pour souffler. Surtout, il tient son journal quotidien qu’il offre dans ce livre impressionnant qui emporte le lecteur sur des rives inconnues, du cœur de l’hiver au réveil du printemps.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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  • Sylvain Tesson nous fait voyager dans notre salon.
    Nous avons envie de tout plaquer et de le retrouver avec ces chiens, comprendre et vivre ce qu'il raconte!

    Sylvain Tesson nous fait voyager dans notre salon.
    Nous avons envie de tout plaquer et de le retrouver avec ces chiens, comprendre et vivre ce qu'il raconte!

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