Dans les forêts de Sibérie

Couverture du livre « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson aux éditions Gallimard

4

55 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070451500
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois,... Voir plus

«Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l'existence.
Et si la liberté consistait à posséder le temps?
Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»

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Les derniers avis

  • 0.15

    Sylvain Tesson partage une formidable bouffé d'air frais qui fait énormément de bien à qui aspire à voyager. Dans un premier temps, seulement, car c'est aussi les réalités de la mélancolie et de la solitude qui se cachent derrière ces aspirations à la liberté.

    Plus encore que la découverte du lac Baïkal, cette lecture concerne aussi la véritable nature de l'être humain. Sans forcément connaître le parcours de vie de l'auteur, des questions viennent spontanément à l'esprit du lecteur. Peut-on vivre seul ? L'ermite tient-il plus de l'animal que ce que l'on croit devoir être l'"Homme" ? À moins que l'animal et la nature ne nous soient moins étrangers que ce que l'on a coutume, trop souvent, de bien vouloir croire.

  • 0.25

    Passer six mois, seul, au bord du lac Baïkal, Sylvain Tesson l’avait rêvé et il l’a réalisé, tenant son journal au jour le jour avec le talent d’écrivain qu’on lui connaît. Il faut plonger dans cette aventure physique, littéraire, humaine, tout simplement extraordinaire.

    « J’ai connu l’hiver et le printemps, le bonheur, le désespoir et, finalement, la paix… Au fond de la taïga, je me suis métamorphosé. » En quelques mots, il résume ce qu’il a vécu mais essayons de l’accompagner un peu.
    Après cinq heures de route sur les steppes glacées, le camion de Micha « ras la gueule », avec toutes ses provisions, le dépose au bord de ce lac de 700 km de long, 80 km de large, 1 500 m de profond avec une épaisseur de glace de 110 cm, à 450 m d’altitude. Il pense aux innocents jetés dans ce cauchemar alors que lui le fait de son plein gré. Sa cabane, 3 x 3 m, est un ancien abri de géologue dans une clairière de cèdres. Volodia, inspecteur forestier, a vécu là pendant 15 ans avec sa femme, Ludmila.
    L’inventaire de son matériel fait une place au paracétamol pour effacer les effets de la vodka et à un drapeau français pour le 14 Juillet. Sa caisse de livres est très complète et on peut découvrir la liste de lectures idéales. Seul enfin, il écrit : « Je vais enfin savoir si j’ai une vie intérieure. »
    Une fenêtre donne au sud, l’autre vers l’est et il va passer de longues heures, là, à regarder dehors : « … usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l’inspiration sortir. » Bien sûr, son poêle en fonte est très important car, à l’aube, il gèle dans la pièce et il faut vite rallumer le feu : « Lire, tirer de l’eau, couper le bois, écrire et verser le thé deviennent des liturgies… La forêt resserre ce que la ville disperse. »
    De temps en temps, sa solitude est brisée par des visiteurs très désagréables comme ces notables d’Irkourtsk, dans leurs 4x4, apportant bruit, laideur, grégarité testotéronique… Ils font le tour du lac en huit jours, ce fossile liquide vieux de 25 millions d’années.
    Le banya, version slave du sauna, permet de passer du feu à la glace car, dehors, il fait -30°… Véritable ermite, il se passionne pour des choses apparemment insignifiantes et pourtant essentielles comme cette mésange qui lui rend visite. Afin de briser la routine et pour explorer son environnement, Sylvain Tesson se lance dans beaucoup d’expéditions, découvre ainsi les montagnes alentour ainsi que l’autre versant, celui de la Léna et rend visite à ses plus proches voisins après… trois jours de marche.
    Deux chiots lui sont offerts, Aïka et Bêk, précieux compagnons : « Je suis empereur d’une berge, seigneur de mes chiens, roi des Cèdres du Nord, protecteur des mésanges, allié des lynx et père des ours. »

    Il pêche, boit de la vodka, fume, lit beaucoup, des philosophes, des polars pour souffler. Surtout, il tient son journal quotidien qu’il offre dans ce livre impressionnant qui emporte le lecteur sur des rives inconnues, du cœur de l’hiver au réveil du printemps.

  • 0.2

    Sylvain Tesson nous fait voyager dans notre salon.
    Nous avons envie de tout plaquer et de le retrouver avec ces chiens, comprendre et vivre ce qu'il raconte!

  • 0.2

    Sylvain Tesson poursuit ses aventures et s’installe là où il pense atteindre son graal. Il ne parle pas de combats, mais cette aventure y ressemble. Déployant forces et souffrances physiques et mentales, volonté, risques non mesurés, la plupart du temps seul contre les éléments, il a choisi ce cap à la suite d’un premier voyage en Sibérie méridionale, eu bord du lac Baïkal, au sein d’une nature à la fois mordante et chargée de ressources en tous genres.
    Dans ses bagages, principalement des livres, des aliments, des cigares, de la bière et…de la vodka en quantité suffisante pour contourner les difficultés et s’enivrer à souhait après les lourds efforts quotidiens, ainsi que le matériel nécessaire à dresser une cabane de neuf mètres carrés.

    Dans son « journal d’ermitage », le narrateur raconte jour après jour comment, terré dans son habitat de planches il accueille quelques errants avec qui il partage un repas frugal en fonction de la pêche du jour, toujours largement arrosé. Mais cet endroit est surtout celui où il déverse ses émotions, où il prend conscience de ses capacités et de ses faiblesses, où il permet à son corps meurtri par des épreuves d’endurance de se reconstruire le temps de quelques heures ou d’une nuit, en présence d’œuvres choisies des plus grands écrivains et philosophes alignées sur une étagère.

    Sans m’interroger davantage sur les conditions d’existence de l’auteur entre sa vie parisienne et celle qu’il pratique dans ce milieu extrême, je salue le courage de cet homme qui s’interroge sur sa place dans le monde contemporain, et qui ne se contente pas de dénigrer les dérives de la société de consommation, nos tentations de futilités au quotidien, en se retournant vers une vie basique. Ce n’est pas une retraite spirituelle au sens où le pratiquant est oisif et s’interdit…. L’alcool par exemple ! Ici méditation, dépassement de soi et réparation alcoolisée sont en accord.
    En revanche, j’ai aimé l’autre paradoxe de cet homme fort, à l’allure de guerrier, en contemplation devant les mésanges devant la fenêtre. « La pitié m’envahit pour ces bêtes en lutte. Les mésanges gardent la forêt dans le gel. Elles n’ont pas le snobisme des hirondelles qui passent l’hiver en Egypte ».

    J’avoue que les cuites à la vodka me semblent plutôt antinomiques entre la recherche du soi intérieur et l’anesthésie procurée par l’alcool, sorte d’évitement. J’ai relevé aussi d’autres paradoxes qui sonnent faux également : celui de la reconnaissance des animaux, comme être sensible en l’occurrence le cheval, mais que l’ermite n’hésite pas à tuer sans état d’âme. Peut-on mieux comprendre la chasse aux phoques pour se nourrir, la compagnie très proche de deux petits chiens dont il se séparera naturellement à la fin de son aventure ? C’est aussi l’arme à la ceinture pour dissuader l’ours qui tenterait de défendre ses terres. Hormis les équipes de scientifiques, de quel droit le touriste règne-t-il en maître sur le domaine de la faune sibérienne ? Saura-t-il le préserver ?

    Cependant, je ne peux nier l’excellent moment de lecture offert avec ce récit.
    En effet, l’écriture réussit à elle seule à entraîner le lecteur dans les activités et les états d’âme de Sylvain Tesson. Cette aventure rythmée par de nombreuses références littéraires ponctue des passages qui peuvent parfois paraître redondants, et nous renseigne sur la vaste culture de l’ermite.

    L’humour n’est jamais loin et vient ponctuer les épreuves d’endurance et leurs souffrances. Le langage est riche, limite pompeux mais toujours adapté ; il est conseillé de tenir le dictionnaire près de soi, afin de ne pas passer à côté d’une référence ou d’un mot inemployé dans la conversation de tous les jours. La phrase passe de la métaphore souriante à la poésie lorsque la contemplation atteint l’auteur et ainsi, le rêve le lecteur. « Le vent d’hier a lustré la piste. Sur la laque, je patine avec la grâce d’un phoque…les montagnes se reflètent. Elles ressemblent à des danseuses timides, engoncées dans leurs robes blanches, hésitant à gagner la piste de valse ». Puis, retour de sensibilité avec la référence à l’épitaphe de l’Hypérion : « En somme, après la promenade, après s’être gorgé de la grandeur du lac, penser à adresser un clin d’œil à un petit serviteur de la beauté : flocon, lichen, mésange. »

    Enfin, si vous deviez seulement lire quelques pages, sachez que les dix dernières drainent de belles émotions.

    Sans état d’âme, je recommande ce récit, avec un petit bémol toutefois. Le moment de détente et de quiétude qu’il m’a procuré n’atteint pas le plaisir que j’ai ressenti à la lecture de « Bérézina » du même auteur. Pas de comparaison possible hormis la dureté de l’expérience, le dépassement de soi et le but recherché : j’ai pris le side-car en marche pour la retraite de Russie, j’ai rarement suivi Sylvain Tesson dans ses déplacements autour du Baïkal…sans doute à cause du moyen de locomotion !

  • 0.25

    Un superbe livre d'un écrivain éclairé par l'aventure subliminale !
    Il est courageux très courageux il narre de façon à nous faire participer à sa condition de vie dans le froid extrême,le récit est à la hauteur de mes espérances.
    bravo Sylvain et merci de nous convier à cette grande aventure.
    Anna Samdati

  • 0.15

    Comment parler d'un livre sans parler de son auteur ?
    Comment parler de son auteur sans parler de son père, lorsque celui-ci est une figure du journalisme français ?
    Je choisi simplement de faire l'impasse.
    Je n'écrirai que sur le livre.
    Le récit d'un homme qui a choisi de vivre quelques mois "seul" dans une cabane en Sibérie sur la côte du lac Baîkal.
    Changer de vie pour être changer à tout jamais ?
    Beaucoup de descriptions là ou le temps s'impose à l'homme.
    Beaucoup d'alcool. Beaucoup d'écologie.
    Beaucoup de mots, d'idées, de thèses qui d'ordinaire ne viennent que très tard dans la nuit. L'auteur, lui, a pu prolonger ce moment très longtemps...
    Quel dépaysement !
    N'étant pas une habituée de la catégorie "journal de bord", je suis incapable de faire des comparaisons. Néanmoins j'ai eu différentes sensations en lisant cet essai en fonction des moments de lecture: tantôt le plaisir, tantôt l'ennui.
    Evidemment en fonction du moment de la journée ou de la progression de la nuit.
    Par contre j'ai écris au début seul avec guillemets car l'auteur ne l'est pas vraiment tout au long de son aventure. Il y a beaucoup de rencontres avec les habitants des "loin" environs. La nature occupe une place importante mais pas que. Il est venu avec du stocks: nourriture, boissons, matériel mais surtout auteurs, livres et cela sera important tout au long de son périple. Une ode à la contemplation d'une partie du monde pas encore "abîmée" par l'homme avec comparaison qui en découle...
    L'homme me surprendra toujours par sa capacité d'adaptation.

  • 0.2

    Je remercie tout d'abord le site Lecteurs.com et Gallimard, en particulier la collection Folio, pour cette lecture ! J'ai eu la chance d'être sélectionnée pour recevoir ce livre après avoir expliqué pourquoi j'avais envie de le lire...

    Envie de solitude, de se changer les idées, de se couper du monde, de penser à lui, de vivre dans le strict minimum, Sylvain Tesson est parti vivre dans une minuscule cabane en Sibérie durant la moitié d'une année. Au cœur de la nature sauvage, chaque jour l’ermite écrit ses pensées dans un journal... Un journal que j'ai tenu entre mes mains, que j'ai lu puisqu'il s'agit de Dans les forêts de Sibérie !

    Ce livre n'est pas une histoire, c'est un récit de voyage. Une sorte de journal intime. Une journée peut aussi bien durer des pages que quelques lignes... L'auteur vit comme en dehors du temps. Il fait ce qu'il veut, ce qui l'enchante. Il est libre. Libre au milieu des arbres, de la neige, à côté d'un lac gelé en hiver pour fourmiller de vies au printemps... Les saisons défilent tout comme les états d'âme de ce voyageur. Sylvain Tesson critique, découvre, immisce le lecteur dans son isolement et partage son expérience...

    Cette lecture m'a dépaysée. J'ai pris mon temps pour savourer ce livre, j'ai pris plaisir à relire des passages, à être transportée en Russie... J'étais chez moi au chaud, ou bien dehors dans un parc, mais en compagnie de Sylvain Tesson. Je partais durant quelques minutes, durant quelques heures marcher, boire ou regarder le paysage. Je vous avoue avoir été un peu frustrée, frustrée de ne pas avoir été complètement avec l'auteur, de ne pas avoir senti le froid, la chaleur du poêle ou des chiens, de ne pas avoir pu m'émerveiller devant une mésange ou un phoque... Ce voyage, j'ai maintenant envie de le faire, de découvrir par moi-même toutes ces sensations, toute la flore et la faune de Sibérie !

    Quelle a donc été la vie de Sylvain Tesson durant ces six mois ? Tout d'abord, il n'a pas vécu dans une solitude totale durant cette période ! Il a eu de la visite, il est parti voir des amis... Des rencontres enrichissantes, drôles pour certaines ou alors aberrantes pour d'autres. Puis tomber nez à nez avec un ours ou un phoque, la journée a de quoi être mouvementée !

    La lecture, la pêche, couper du bois, boire de la vodka, rêvasser devant une fenêtre... Des activités différentes mais qui ont toutes apporté quelque chose à cet ermite. J'ai juste trouvé dommage qu'il boive autant, qu'il écrive en étant soûl car ses propos devenaient alors peu compréhensible, et il fallait que je relise plusieurs fois la même phrase pour en comprendre le sens...

    Pour parler de l'écriture de Sylvain Tesson, les phrases sont enivrantes de beauté et de poésie ! De la philosophie, de la réflexion... On pense en même temps que ce voyageur ! J'ai aimé me plonger dans cette atmosphère, me sentir apaiser par ces étendues de verdures ou de neiges... Je me suis également sentie mal à cause de notre société, de notre monde, je voulais être dans une cabane au milieu de nul part, ce nul part qui est la nature...

    Si vous avez envie de voyage, de découvrir un autre monde, d'aimer davantage la nature, je vous conseille ce roman ! Prenez votre temps, savourer votre lecture, personnellement j'ai lu ce livre en plusieurs semaines alors que d'habitude, c'est en quelques jours que je termine une lecture... Je relirai ce livre, je n'hésiterai pas à découvrir d'autres romans de Sylvain Tesson, mais avant tout cela, je vais aller voir le film♥

    (Mon avis est également sur mon blog : http://un-univers-de-livres.blogspot.fr/2016/10/115-chronique-dans-les-forets-de-siberie.html)

  • 0.25

    Sylvain Tesson est ce qu'on peut qualifier un baroudeur de l'extrême. Faire le tour du monde à bicyclette ou gravir l'Atlas ? Pas de souci.
    En février 2010, cet amoureux des grands espaces s'embarque pour une aventure totalement differente. Passer 6 mois dans une isba sur la rive ouest du plus grand lac d'eau douce, le lac Baïkal.
    N'emportant que livres, cigares et vodka, il espère par se retour à la simplicité se réapproprier sa vie intérieure et peut-être trouver la paix.

    Ce livre c'est le journal de bord de cette folle aventure.
    On découvre sa routine, ses activités, réflexions intenses et même rencontres.
    On a moins de soucis de voisinage en devant parcourir 5 jours de marche pour partager un verre.

    Pour les urbains, amoureux du bitume et du fourmillements incessant c'est vrai que tout cela doit relever de la psychiatrie. C'est vrai pourquoi vouloir abandonner le wifi pour aller s'enfermer dans ce cercueil de bois et de glace dans cette nature hostile ou le thermomètre affiche -30 ?!

    Amoureuse de la nature j'ai tres vite adhéré à cette ode à la liberté et aux rêveries de ce promeneur du grand nord.
    C'est comme si au travers de la douce musique de la nature et de la plume vivifiante on était nous aussi gagné par le lâcher prise bien au chaud sur notre canapé.
    Au coeur de cette cabane, véritable incubateur on assiste à la métamorphose d'un homme et peut-être un peu aussi à la nôtre.

    Ce recit d'un voyage immobile c'est le fil invisible permettant de se rencontrer nous lecteur, voyageur immobile de la prose avec ce poétique écrivain des grands espaces.
    En refermant cette lecture on ne songe qu'à partir à la recherche de nos propres forêts pour peut être aussi toucher du doigt cette richesse absolue.

  • 0.2

    Ce plonger dans ce journal, ce carnet de bord est pour le moins dépaysant et parfois déconcertant. Accompagner cette homme qui fait le choix de s'isoler, de se plonger dans une sorte de méditation, d'introspection. Seul... Dans sa cabane de 9m2... Seul... Devant cette étendue blanche et glacée, avec pour seuls compagnons des litres de Vodka et des dizaines livres classiques et contemporains. Plus tard quelques errants locaux l'accompagneront, deux chiens puis les ours. Seul ... Oui, occuper les longues heures, en lisant, réfléchissant sur sa condition, sur notre société, pratiquant la pêche, partant randonner ou observant le va et vient de quelques mésanges affamées.
    Une retraite volontaire pour apprendre à se connaitre, à reconsidérer le temps qui passe, à s’écouter, à contempler.
    J’ai apprécié le témoignage de cet de homme parfois sensible et poétique mais surtout observateur et contemplateur de la nature qui l'entoure, mais aussi de notre société.
    Alors on peut se poser la question, du véritable intérêt de cet isolement, mais à quoi bon... Chacun d'entre nous à un moment nos vies faisons des choix, par envie, par intérêt, par narcissisme ou par vanité... Des choix qui comme autant de guides nous ont fait grandir et que nous pourrions aussi conter.

  • 0.2

    Que dire de ce livre ? Arrivé dans ma boîte aux lettres un matin, il s'est installé sur ma table de chevet. Pages après pages, il a conquis toutes les pièces de mon appartement. Mon salon, mon canapé se sont rapidement transformés en vecteur de ce voyage étonnant que nous livre Sylvain Tesson. Passer 6 mois de sa vie, en ermite dans les forêts de Sibérie, une cabane pour foyer, deux chiens pour compagnons et la nature toute puissante comme unique témoin de son humanité.
    L'aventurier, l'explorateur insatiable de la beauté du monde nous livre cette fois une plongée dans les méandres de la solitude. Alors oui, ce livre nous fait voyager dans le blanc immaculé du cap des Cèdres du Nord, à la rencontre des ours, phoques, poissons, papillons... mais il nous propose surtout une réflexion poussée sur notre existence, sur le bruit de notre société face au silence d'une isba (cabane), sur les conditions de notre liberté.
    Ce roman inclassable, entre carnet de voyage, essai philosophique et témoignage autobiographique est une réelle surprise que l'on découvre au fil des pages, avec un style lui-même indéfinissable, qui alterne entre inventaire basique et de vraie trouvailles littéraires et poétiques...
    Bref à découvrir !!!

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