Sylvain Tesson

Sylvain Tesson

Né le 26 avril 1972 à Paris, Sylvain Tesson est avant tout un voyageur chevronné. Fils du journaliste Philippe Tesson, ce géographe de formation effectue e tour du monde à vélo entre 1993 et 1994 et publie, suite à ce voyage, un premier ouvrage intitulé On a roulé sur la terre. En plus de ses voy...

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Né le 26 avril 1972 à Paris, Sylvain Tesson est avant tout un voyageur chevronné. Fils du journaliste Philippe Tesson, ce géographe de formation effectue e tour du monde à vélo entre 1993 et 1994 et publie, suite à ce voyage, un premier ouvrage intitulé On a roulé sur la terre. En plus de ses voyages, Sylvain Tesson est également célèbre pour monter sur les toitures d’églises et de cathédrales. Le voyageur écrivain a par ailleurs exprimé à plusieurs reprises son soutien au peuple tibétain.

Sylvain Tesson a publié différents ouvrages, dont de nombreux récits de voyage et des albums photographiques. Parmi ses publications les plus marquantes, Dans les forêts de Sibérie est un récit autobiographique pour lequel l’auteur a reçu le prix Médicis et qui raconte son retrait pendant 6 mois dans une cabane de Sibérie. Le récit Une vie à coucher dehors a par ailleurs été récompensé par le prix Goncourt de la nouvelle.

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Articles en lien avec Sylvain Tesson(3)

Avis sur cet auteur (122)

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    Couverture du livre « Berezina » de Sylvain Tesson aux éditions Gallimard

    Bernault Jean-Serge sur Berezina de Sylvain Tesson

    4OOO kilomètres en plein mois de décembre entre Moscou et Paris, 5 copains sur des motos OURAL ne dépassant pas le 80 km/h. Un pari fou sur les traces de l'empereur Napoléon, un pari réussi.
    Ce n'est pas le livre de Sylvain Tesson que je préfère, il n'en est pas moins agréable à lire,...
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    4OOO kilomètres en plein mois de décembre entre Moscou et Paris, 5 copains sur des motos OURAL ne dépassant pas le 80 km/h. Un pari fou sur les traces de l'empereur Napoléon, un pari réussi.
    Ce n'est pas le livre de Sylvain Tesson que je préfère, il n'en est pas moins agréable à lire, combinant la grande Histoire avec l'épopée de ces 5 copains.

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    Couverture du livre « La panthère des neiges » de Sylvain Tesson aux éditions Gallimard

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur La panthère des neiges de Sylvain Tesson

    récit très intéressant sur la passion d'un photographe

    récit très intéressant sur la passion d'un photographe

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    Couverture du livre « La panthère des neiges » de Sylvain Tesson aux éditions Gallimard

    Aliénorane sur La panthère des neiges de Sylvain Tesson

    Suivons donc cette femelle d’exception selon Aristote et Sylvain Tesson qui voit au travers de ce mâle au nom femelle (curiosité de la langue française) un animal rare d’autant plus qu’il est en perdition. Il lui rappelle sa mère et une femme qu’il a aimée, toutes les deux perdues. Bête sauvage,...
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    Suivons donc cette femelle d’exception selon Aristote et Sylvain Tesson qui voit au travers de ce mâle au nom femelle (curiosité de la langue française) un animal rare d’autant plus qu’il est en perdition. Il lui rappelle sa mère et une femme qu’il a aimée, toutes les deux perdues. Bête sauvage, femme ou image symbolique, elles ont la force d’être solitaires parce qu’elles n’ont pas besoin de la tribu de leurs congénères. Sylvain Tesson est-il le lionceau de la dédicace à la mère ? En tout cas, il scrute l’animal – l’animal en lui ?
    Quoi qu’il en soit, ce récit animalier accompagnant une chasse photographique (avec Vincent Munier) prend figure de recherche initiatique pour un homme qui s’amuse en disant « En voyage, toujours emmener un philosophe avec soi » (p 20).
    Car en effet, le déterminisme animal (P 48), cette « idée fixe » « géniale » est souverain et s’oppose à l’indécision humaine. La stabilité minérale, le nihilisme et l’engourdissement à l’épilepsie du monde moderne. La patience, le consentement se rapprochent de Dieu (p 24), « l’affût est une foi modeste » et le « commerce avec les bêtes [est] une prière » (p 65).
    Le silence et la patience amènent donc l’auteur à ponctuer son récit de réflexions socio-politico-philosophiques et à faire « comme les mystiques : [saluer] le souvenir primal. L’art aussi servait à cela : recoller les débris de l’absolu », des réflexions qui ne sont pas des « pétards inutiles » puisqu’ils démystifient toute vision exotique d’un Tibet aux paysages rudes et au froid glacial, envahi par la chine économique.
    La paix et la plénitude qui suivent l’excitation de l’affût apparaissent comme sagesse, poésie et vraie connaissance au vu de la version hâtives de nos vies chiffrées et que le lecteur – comme l’auteur – voudrait atteindre, sans être forcément le yack ou la chèvre à qui Dieu n’a pas demandé s’ils auraient préféré être l’ourse ou la panthère…
    Le cycle de la vie, de la mort et de la pourriture rythme les cercles domestiques autant que sauvages. Les énigmes du Tao et les états d’âme tournent parfois un peu en boucle pour avertir de la fin des panthères et de « la domination du vivant » par l’homme qualifié de « politburo de la terre » (p 68).

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    Couverture du livre « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson aux éditions Gallimard

    Bernault Jean-Serge sur Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

    Il y a du Jules Renard chez Sylvain Tesson.
    Même sens aiguisé de l'observation, même amour de la Nature, des oiseaux, des arbres...
    Petit extrait qui me semble caractéristique:

    " Je rame vers le nord, en cette fin d'après-midi, deux cannes à pêche accrochées aux plats-bords. Les baies...
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    Il y a du Jules Renard chez Sylvain Tesson.
    Même sens aiguisé de l'observation, même amour de la Nature, des oiseaux, des arbres...
    Petit extrait qui me semble caractéristique:

    " Je rame vers le nord, en cette fin d'après-midi, deux cannes à pêche accrochées aux plats-bords. Les baies étalent des plages de galets roses. La transparence de l'eau laisse entrevoir les rochers où le soleil plaque des clartés de lagon. Passe un radeau de glace où huit mouettes prennent le soleil. Du large, je découvre la montagne, transformée. La ligne vert tendre des mélèzes soutient la bande vert-de-bronze des cèdres coiffée par la frise vert wagon des pins nains. Des névés survivants les ponctuent de virgules. Les montagnes jouent à front renversé. Les reflets sont plus beaux que la réalité. L'eau féconde l'image de sa profondeur, de son mystère. La vibration à la surface situe la vision aux lisières du rêve."