Sebastien Lapaque

Sebastien Lapaque
Romancier, essayiste et journaliste au Figaro, Sébastien Lapaque a déjà publié chez Actes Sud une anthologie de l'ivresse en littérature (Triomphe de Dionysos, avec Jérôme Leroy, Babel n° 392) ainsi que Le Petit Lapaque des vins de copains (2006 ; réed. 2009). Egalement disponibles chez Actes Su... Voir plus
Romancier, essayiste et journaliste au Figaro, Sébastien Lapaque a déjà publié chez Actes Sud une anthologie de l'ivresse en littérature (Triomphe de Dionysos, avec Jérôme Leroy, Babel n° 392) ainsi que Le Petit Lapaque des vins de copains (2006 ; réed. 2009). Egalement disponibles chez Actes Sud : Au hasard et souvent (journal, 2010), Les Identités remarquables (roman, 2009), Mythologie française (bourse Goncourt de la nouvelle, 2002), Les Idées heureuses (roman, 1999), Georges Bernanos encore une fois (essai, Babel n° 534). Les Barricades mystérieuses (Babel noir, 1999) est le premier roman de l'auteur, proposé ici dans une version revue par ses soins.

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Avis (8)

  • Couverture du livre « La convergence des alizés » de Sebastien Lapaque aux éditions Actes Sud

    Colette LORBAT sur La convergence des alizés de Sebastien Lapaque

    Parti à la recherche de sa belle envolée, Zé quitte Belém pour Rio. Il laisse les évènements le guider et fait de belles rencontres grâce à un cafetier, musicien, philosophe, dont un vieil érudit Alfonso Ribeiro qui lui parlera de Borges et un autre de l’histoire du Brésil.

    Ce gros livre...
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    Parti à la recherche de sa belle envolée, Zé quitte Belém pour Rio. Il laisse les évènements le guider et fait de belles rencontres grâce à un cafetier, musicien, philosophe, dont un vieil érudit Alfonso Ribeiro qui lui parlera de Borges et un autre de l’histoire du Brésil.

    Ce gros livre n’est fait que de rencontres qui nous permettent de connaître un peu de l’histoire du Brésil et de la situation actuelle. La recherche d’Helena ne devient que vague et lointaine. Le Brésil, ce pays aux multiples facettes, est thème principal du livre.
    Beaucoup, trop, de personnages traversent ce livre et les turbulences ne sont pas provoquées par la convergence des alizés, mais par les trafics en tous genres sur un fond de samba, football, pots de vins, histoire, poésie… enfin tout ce qui constitue la vie d’un pays comme le Brésil. Certains veulent moderniser (américaniser) ce pays, d’autres redoutent une « disneylandisation » du Brésil. Chaque étape de la recherche de Zé est l’occasion de nous parler de la vie des cariocas. Il en va ainsi de la musique et des instruments traditionnels. L’histoire comme la politique tient une grande place dans ce livre.
    Je me suis sentie un peu perdue dans ce livre trop dense. Aussi dense et foisonnant que la forêt amazonienne. J’ai eu comme l’impression que les personnages ne sont là que pour amener à parler du Brésil avec un manque de naturel dans les lancements, comme dans certaines émissions de télé ! A d’autres moments, c’était un enchantement.

    L’auteur connait très bien ce pays et en est amoureux, mais moi, pauvre lectrice, je me suis un peu ennuyée. Les descriptions des paysages sont très belles, mais l’ensemble me parait manquer un peu de rythme.

    Je suis un peu dubitative sur ce livre. Je pense que je le relirai dans un moment un peu plus calme car il mérite une relecture. J’ai aimé Zé cherchant à savoir si Borges a réellement prononcé une conférence sur l’immortalité à l’université de Buenos Aires, au moment du premier match de l’équipe d’Argentine lors de la Coupe du monde de football 1978 !

  • Couverture du livre « Théorie de Rio de Janeiro » de Sebastien Lapaque aux éditions Actes Sud

    Claude Stas sur Théorie de Rio de Janeiro de Sebastien Lapaque

    Avant d’être écrites, les pages de cet opuscule (105 pages) ont été pensées au fil de ceraines lectures et lors de plusieurs voyages dans la ville la plus célèbre du Brésil. Quel que soit leur intérêt, Sébastien Lapaque aime raconter les affaires des Cariocas. Leurs origines (le peuple...
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    Avant d’être écrites, les pages de cet opuscule (105 pages) ont été pensées au fil de ceraines lectures et lors de plusieurs voyages dans la ville la plus célèbre du Brésil. Quel que soit leur intérêt, Sébastien Lapaque aime raconter les affaires des Cariocas. Leurs origines (le peuple portugais, « un peuple de semeurs et non de carreleurs »), leurs histoires, leurs religions, leur musique, leur folklore, leurs arts, tout cela passionne l’intellectuel français comme s’ils étaient des éléments de sa propre culture. Et puis comment ne pas nourrir un intérêt très vif pour une ville à la mythologie si ancrée dans l’inconscient collectif européen ? Une ville au centre de l’ « Orfeu Negro » de Marcel Camus, palme d’or à Cannes en 1959 ? Une ville où l’école de Mangueira fait danser le cortège du carnaval ? Une ville où Antônio Carlos Brasileiro de Almeida Jobim composa les plus belles bossas novas ? Une ville à laquelle Walt Disney consacra un dessin animé en 1944 ?
    Mais Sébastien Lapaque nous propose, grâce à son érudition, de dépasser certains stéréotypes liés aux cultures brésiliennes ; au-delà de Carmen Miranda chantant « la Chupeta », des favelas surpeuplées ou des athlètes en blanc pratiquant la capoeira, il existe tout un patrimoine d’écrivains, de poètes, de musiciens, d’artistes et de bâtisseurs. Mais surtout Rio de Janeiro est avant tout, et surtout, une population cosmopolite, issue de tant d’influences, aussi bien lusitaines qu’africaines. Et là réside la grande réussite de ce texte : il parvient à parler d’urbanisme avec humour, d’histoire avec sérieux mais sans aridité, d’Oscar Niemeyer sans flagornerie mais avec justesse. Seul bémol : le texte ne peut se lire d’une seule traite, d’où une structure plutôt bienvenue en chapitres courts permettant de laisser le livre, puis d’y revenir ensuite. Je ne suis pas un spécialiste du Brésil, loin de là, et de Rio de Janeiro encore moins : je ne parle, ni ne lis le portugais, sans parler des différences idiomatiques en brésilien contemporain ; je découvre le pays et ses villes à travers mes lectures et mes échanges épistolaires, si bien que je serais prétentieux de juger la valeur de ces informations mais elles me semblent un excellent préambule à d’autres lectures. Mais faut-il connaître toute une culture pour apprécier les hommes qui la nourrissent ? En vérité, je me suis comporté en honnête Européen : je ne savais rien et un autre Européen allait m’en dire plus. Ce fut une réussite !

  • Couverture du livre « Théorie de la carte postale » de Sebastien Lapaque aux éditions Actes Sud

    Alicia Mac Kell sur Théorie de la carte postale de Sebastien Lapaque

    Un roman pas bien épais, mais tellement consistant. Quelle fraîcheur ! L'auteur nous embarque dans ses élucubrations autour de la carte postale et toute la poésie qui se dégage d'un objet si "commun", "populaire"...
    Accompagné d'Aragon, de Baudelaire et de Saint-Exupéry, le lecteur se prend à...
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    Un roman pas bien épais, mais tellement consistant. Quelle fraîcheur ! L'auteur nous embarque dans ses élucubrations autour de la carte postale et toute la poésie qui se dégage d'un objet si "commun", "populaire"...
    Accompagné d'Aragon, de Baudelaire et de Saint-Exupéry, le lecteur se prend à vouloir voyager loin : Buenos Aires, Océanie, la Bretagne et même Paris ! Les mots sont colorés, le style doux et rythmé, les 100 pages sont vite dévorées !

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