Comme un enfant qui joue tout seul

Couverture du livre « Comme un enfant qui joue tout seul » de Alain Cadeo aux éditions La Trace
  • Date de parution :
  • Editeur : La Trace
  • EAN : 9791097515157
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Il faut peut-être des millénaires de gestation pour fabriquer une Rencontre... Un sacré coup de pouce du destin pour la favoriser... Un seul instant pour s'en saisir... Une seule seconde pour passer simplement à côté. Raphaël, Elena... ou le destin croisé de deux âmes errantes. Il y a ainsi,... Voir plus

Il faut peut-être des millénaires de gestation pour fabriquer une Rencontre... Un sacré coup de pouce du destin pour la favoriser... Un seul instant pour s'en saisir... Une seule seconde pour passer simplement à côté. Raphaël, Elena... ou le destin croisé de deux âmes errantes. Il y a ainsi, toujours, si vous cherchez, aussi minime, aussi lointaine soit-elle, une histoire en commun entre deux êtres qui finissent pas se trouver.

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Avis(4)

  • Je remercie Alain et Martine Cadéo pour l’envoi de ce nouveau roman.
    C’est un roman qui se rapproche du conte philosophique ; le destin croisé de deux belles âmes. Dans » Comme un enfant qui joue tout seul « Alain Cadéo nous conte la nouvelle naissance de son personnage Barnabé Raphaël. Paru...
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    Je remercie Alain et Martine Cadéo pour l’envoi de ce nouveau roman.
    C’est un roman qui se rapproche du conte philosophique ; le destin croisé de deux belles âmes. Dans » Comme un enfant qui joue tout seul « Alain Cadéo nous conte la nouvelle naissance de son personnage Barnabé Raphaël. Paru aux éditions La Trace en ce printemps 2019, je suis tombée sous le charme de cette écriture poétique, qui fait raisonner les mots au plus profond de soi.
    À trente-sept ans, Barnabé Raphaël est fonctionnaire de l’Etat, pour la plus grande fierté de sa famille. Ambitieux depuis son plus jeune âge, il a travaillé d’arrache pied pour en arriver là. Mais un matin, un SDF l’interpelle.
    p. 13 : » Et la voix d’un clochard un jour m’a remis à ma place : » Pourquoi es-tu si dur ? » Je me souviens toujours de cette voix. Elle fut le déclencheur de ma dégringolade ou de mon ascension. C’est selon. «
    C’est un électrochoc pour ce célibataire, sans attache. Comme si cette interrogation avait l’effet d’une révélation. Tout cette vie faste, lui apparaît soudain superflue.
    p. 12 : » Décidément, la vie est un luxe que nous bradons trop souvent comme de sales ados capricieux. «
    Alors, Barnabé Raphaël plaque tout, du jour au lendemain. Il quitte son travail, vend son appartement parisien, et prend la route, délesté de tout. Son but : remonter le temps de sa jeunesse, jusqu’à l’Océan.
    p. 16 : » Tout est à vivre. Encore. Je suis heureux. J’ai piétiné le temps. J’ai piétiné ma carapace de rhino dur et responsable et je m’en vais, à poil, nouveau-né trentenaire, dans cette gourmandise qu’est la vie. Libre. Tendre. Et j’en frissonne de fragilité. «
    C’est un chemin fait de rencontres qui va pousser cet homme à retrouver avec bonheur et précision toutes les petites histoires de sa vie.
    p. 23 : » Chaque vit est une légende, un grand récit allégorique truffé de secrets, de rencontres, de mystères, de signes, de mythes, de symboles, qu’on réduit, qu’on étrangle jusqu’à en faire trop souvent un mauvais scénario suant de platitudes. «
    Il va notamment rencontrer une amie de sa grand-mère : Mathilde Barigot. À ses côtés, Raphaël reprend vie.
    p. 30 : » C’est une vieille dame de quatre-vingt-dix ans qui m’aide à raviver les couleurs du monde. Elle décape sans le savoir, brosse, lustre, taille et remet à nu mon âme de gosse. «
    Tel un fil conducteur, Mathilde lui rappelle que la meilleure amie de sa grand-mère était Lucie. Un personnage haut en couleurs !
    Dans une alternance de chapitres, le lecteur suit simultanément le périple de Raphaël et l’histoire d’Éléna, petite-fille de Lucie.
    p. 56 : » Ce qu’Éléna aime plus que tout dans l’évocation de sa grand-mère Lucie, c’est la capacité de cette femme à refuser des limites. Elle fait partie à ses yeux des rares êtres qui, ayant saboté la norme, nous aident par leur exemple à nous libérer de nos propres craintes. Eux seuls nous permettent d’entrevoir ce qu’il y a de meilleur en ce monde : la liberté plein ciel, aller toute joie dehors au bout de nos possibles. «
    Le lien qui unissait leurs aïeules va conduire ces deux êtres à se rencontrer, au bord de cet Océan.
    p. 152 : » Bien sûr que l’océan se souvient. Il est la plus grosse mémoire liquide de la Terre. «
    J’ai eu la chance de lire ce roman au bord de cet Océan. La puissance de ses vagues face à la poésie des mots. La force et la sensibilité, mêlés dans une lecture qui se doit d’être lente. Chaque phrase raisonne en nous, nous interrogeant bien sûr sur notre propre route, nos propres choix. Aurions-nous, nous aussi, ce courage de tout plaquer pour suivre ce chemin, cette destinée ? Utopiste, certes, mais n’est-il pas de plus beau parcours que celui qui nous fait prendre des risques ?

    » Ne vous souciez pas d’être meilleur que vos contemporains ou vos prédécesseurs.
    Essayez seulement d’être meilleur que vous-même. » William FAULKNER

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  • D’une couleur voûte lactée, l’entrée dans ce joyau se fait subrepticement par la grande porte. Celle qui suggère, prononce syllabes après syllabes les murmures marins d’une véritable initiation à la vie. Deviner que la lecture sera le chant du monde en absolu. L’envol d’une myriade en plénitude...
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    D’une couleur voûte lactée, l’entrée dans ce joyau se fait subrepticement par la grande porte. Celle qui suggère, prononce syllabes après syllabes les murmures marins d’une véritable initiation à la vie. Deviner que la lecture sera le chant du monde en absolu. L’envol d’une myriade en plénitude du plus beau verbe alloué. Ce parchemin est une étreinte d’âmes qui savent lire l’épiphanie de l’alphabet. La rencontre avec Alain Cadéo est un message pour un lendemain meilleur. Il offre en grâce magnanime la puissance du dire en lettres légères, polies et divines. On reste ainsi dans ses lignes nobles, attentif au passage d’une virgule. Au point qui retiendra l’attitude suprême d’un mot couronné roi. Cette histoire vivifiante est une boussole pour les égarés dans le désert. Les éperdus, les cherchants de lumière. On aimerait de toutes nos forces rencontrer nous aussi en vérité Raphaël, Elena, et ce miracle des généalogies qui ne doivent rien au hasard. Mais à cette force formidable, capable de saisir à pleines brassées le sourire, la ride qui se creuse et la quête du pain perdu qui se meurt. « A l’intersection de nos destins, il y a toutefois de minuscules sentiers de terre qui sont des raccourcis courts-circuits des possibles…. »Tout retenir de ce majestueux roman, entrelacs poétiques enchanteurs et paraboliques. Le dire d’Alain Cadéo est un honneur. Ses paroles sont le blé courbé dans un champ messager d’ombre et de flamboyance. La teneur source bénéfique est la main de l’auteur qui offre ses mots dans un astre silencieux, spéculatif, grave car sincère. Pleurer n’est rien dans ce moment fusionnel. C’est juste le rire du trop -plein de la beauté. Cette délivrance qu’Alain Cadéo dévoile est le macrocosme de destins qui ont su sublimer l’instant et le retenir. S’octroyer l’envergure de la tendresse, vagues après vagues dans l’apothéose des embruns. Lisez les amis, ce chef-d’œuvre qui s’élance vers l’horizon et vous verrez cet enfant qui joue tout seul. Comprendre. Publié par Les Editions La Trace.Culte.

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  • Magnifique comme tous les livres d'Alain Cadéo .

    Magnifique comme tous les livres d'Alain Cadéo .

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  • Raphaël est un trentenaire qui a réussi dans la vie. Étudiant acharné, il s’est fait une belle place au soleil dans l’or des ministères. Mais est-il satisfait pour autant de son existence ?

    « Oui, j’ai trente-sept ans, toutes mes dents et l’énergie d’un condottiere. J’ai sillonné le monde à...
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    Raphaël est un trentenaire qui a réussi dans la vie. Étudiant acharné, il s’est fait une belle place au soleil dans l’or des ministères. Mais est-il satisfait pour autant de son existence ?

    « Oui, j’ai trente-sept ans, toutes mes dents et l’énergie d’un condottiere. J’ai sillonné le monde à grandes enjambées. J’ai travaillé comme un bourricot, noria des forçats de l’ère post-moderne. J’ai séduit, intrigué, connu l’ivresse du pouvoir, pauvre de moi.. Et la voix d’un clochard un jour m’a remis à ma place : « Pourquoi es-tu si dur ? » Je me souviens toujours de cette voix. Elle fut le déclencheur de ma dégringolade ou de mon ascension. C’est selon. »

    Cette réflexion d’un SDF va faire réfléchir Raphaël sur sa vie, s’interroger sur ses priorités. Il décide de tout plaquer. Il démissionne, se débarrasse de son appartement et de la plupart de ses biens. Il ne garde que sa voiture et une caisse de livres. Libre de tout ce superflu qui le clouait au sol dans un confort lénifiant, il prend son envol. Il prend la route vers les lieux de son enfance, vers le berceau familial, vers l’océan. Direction le Sud-Ouest. Il veut renouer avec son passé pour se construire un avenir.

    Éléna vit au bord de l’Océan Atlantique. Après une escapade de quelques années à Paris pour s’éloigner d’une mère aimante mais qui ne sait pas bien le montrer, d’une mère qui n’a jamais voulu lui parler du père qu’elle n’a pas connu, elle est de retour au bercail. Après cette fuite en avant, cette période d’errance ponctuée de petits boulots et de relations d’un soir, elle est revenue panser ses blessures auprès de l’Océan qui lui manquait tant. Elle partage son temps entre son travail dans un hôtel de la côte, son fils Lorenzo et sa mère.

    « La route bétonnée, droite au milieu des pins, les cinq kilomètres qui la séparent de son lieu de travail, qu’elle les fasse à vélo ou en voiture, lui font battre le cœur, soit qu’elle retourne vers son fils, soit qu’elle s’approche de l’Océan. Marée montante ou descendante de son âme, rythme désormais quotidien, aller vers ou s’éloigner de l’immense masse en mouvement vivant et familier… Mais ne plus jamais perdre le contact avec cette présence tutélaire. »

    Ce roman, c’est l’histoire d’une rencontre, de tous ces éléments qui conduisent deux êtres que tout semblait séparer à se connaître, je dirais à se reconnaître. Pour qu’une rencontre soit possible il faut être disponible, être sensible aux multiples signaux que nous envoie l’univers, savoir écouter son intuition. Car la nature sait tout, de toute éternité. Mais pour pouvoir capter ces signaux il faut se débarrasser du superflu, libérer son âme de tout ce qui l’emprisonne, vivre en communion avec la nature et non sur son dos.

    Comme un enfant qui joue tout seul est un superbe roman plein d’une très belle philosophie. Une conception de la vie portée par les mots d’Alain Cadéo, par une poésie aussi hypnotique et apaisante que le bruit des vagues qui viennent s’échouer sur la grève et aussi vivifiante que le vent du large.

    Ouvrir un livre d’Alain Cadéo est toujours un privilège, celui-ci ne déroge pas à la règle. Découvrez cet univers poétique et philosophique si inspirant. Laissez- vous porter par la musique des mots de l’auteur. Ce superbe roman est à découvrir dès aujourd’hui en librairie.

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