Ce qu'il advint du sauvage blanc

Couverture du livre « Ce qu'il advint du sauvage blanc » de Francois Garde aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070453207
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la... Voir plus

Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom.
Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le «sauvage blanc».

Inspiré d'une histoire vraie, Ce qu'il advint du sauvage blanc a été récompensé par huit prix littéraires, dont le Goncourt du premier roman 2012.

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Articles (2)

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    Au top des lectures de l’été : une sélection de pépites littéraires

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  • Librairie Nordest à Paris

    Patrick Bousquet de la libraire Nordest, 34bis rue Dunkerque à Paris, vous présente ses coups de coeur du moment.

Avis(13)

  • J'ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir. Je me suis laissé emporter par l'histoire de ce naufragés qui doit apprendre à s'adapter à une culture qu'il ne connaît pas, mais qui au final doit réapprendre à se réadapter à sa propre culture. Un livre qui fait réfléchir, une histoire forte. A lire...
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    J'ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir. Je me suis laissé emporter par l'histoire de ce naufragés qui doit apprendre à s'adapter à une culture qu'il ne connaît pas, mais qui au final doit réapprendre à se réadapter à sa propre culture. Un livre qui fait réfléchir, une histoire forte. A lire sans hésitation.

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  • Depuis Daniel Defoe et son fameux Robinson Crusoé, les aventures d’un Européen abandonné soit sur une île déserte, soit dans une contrée inconnue, dite sauvage, n’ont cessé d’inspirer les écrivains.

    Ici, François Garde signe un premier roman en s’inspirant d’une histoire vraie : un jeune...
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    Depuis Daniel Defoe et son fameux Robinson Crusoé, les aventures d’un Européen abandonné soit sur une île déserte, soit dans une contrée inconnue, dite sauvage, n’ont cessé d’inspirer les écrivains.

    Ici, François Garde signe un premier roman en s’inspirant d’une histoire vraie : un jeune matelot français, Narcisse Pelletier, âgé de 18 ans, a été abandonné sur une côte d’Australie, au milieu du XIXe siècle. C’est en allant chercher de l’eau pour le reste de l’équipage que notre jeune marin a été « oublié » par ses compagnons qui ont regagné le bateau à bord d’une chaloupe, sans lui ! Faim, soif, espoir, désespoir l’assaillent mais une très énigmatique vieille femme le sauvera avant de le conduire au village d’une tribu où tout le monde vit entièrement nu.

    En alternance avec le récit des premiers mois de Narcisse Pelletier dans ce monde inconnu, l’auteur nous propose de longues lettres d’un certain Octave de Vallombrun, explorateur, qui a recueilli Narcisse dix-sept ans plus tard, à Sidney. Entendant parler d’un « sauvage blanc » ramassé par un équipage et mis en prison, il se rend chez le gouverneur. Nous lisons alors le récit détaillé du retour de Narcisse à sa vie antérieure. Dans ses rapports au Président de la société de Géographie, Octave de Vallombrun détaille tout ce qu’il entreprend en faveur de son nouveau protégé, jusqu’à son retour en France. Rien n’est simple car Narcisse doit tout réapprendre mais ce qui intéresse le plus, c’est le récit qu’il pourrait faire de ses dix-sept années de vie sauvage.
    Petit à petit, avec beaucoup de souffrances et de frustrations, Narcisse a dû tout apprendre d’une vie en complète fusion avec la nature. Il a dû oublier sa langue maternelle pour pouvoir s’exprimer comme ses hôtes. À plusieurs reprises, la question se pose de savoir s’il n’aurait pas mieux valu laisser Narcisse, baptisé Amglo (le soleil) par ceux qui l’avaient adopté, dans cette nouvelle vie où il avait fini par s’adapter. Pour narcisse, « Parler c’est mourir », et notre curiosité n’est pas satisfaite pleinement, mais est-ce possible d’expliquer l’inexplicable ?
    Cette histoire est passionnante, intrigante, de bout en bout. François Garde a parfaitement réussi à nous captiver, faisant réfléchir aussi à ce que nous appelons la civilisation.

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  • « Quand il parvint au sommer de la petite falaise, il découvrir qu’il était seul. La chaloupe n’était plus tirée sur la plage, ne nageait pas sur les eaux turquoise. La goélette n’était plus au mouillage à l’entrée de la baie, aucune voile n’apparaissait même à l’horizon. Il ferma les yeux,...
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    « Quand il parvint au sommer de la petite falaise, il découvrir qu’il était seul. La chaloupe n’était plus tirée sur la plage, ne nageait pas sur les eaux turquoise. La goélette n’était plus au mouillage à l’entrée de la baie, aucune voile n’apparaissait même à l’horizon. Il ferma les yeux, secoua la tête. Rien n’y fit. Ils étaient partis. »
    Ainsi commence le livre de François Garde. Ce petit paragraphe annonce le grand chamboulement de la vie de Narcisse Pelletier matelot sur la goélette Saint-Paul. Nous sommes au 19ème siècle. Imaginez-vous seul sur une plage, dans un continent inconnu et toutes les histoires qui circulent sur les sauvages.
    17 ans plus tard, il sera rendu à la « civilisation ». Octave de Vallombrun, sociétaire de la Société de géographie, institution vénérable s’il en est, est chargé de ramener, celui que l’on appelle « le sauvage blanc », en France.

    Octave de Vallombrun écrit à son mentor tout ce qui concerne la réacclimatation du matelot ainsi que les idées qui en découlent. Par la même occasion, nous remet en mémoire les connaissances de l’époque qui peuvent nous paraître presque indécentes (mais les mentalités ont-elle beaucoup changé ?). François Garde raconte, comme en voix off, l’adaptation obligée de Narcisse Pelletier. Le livre ira jusqu’au point d’orgue que seront la mort de Vallombrun, la disparition du matelot de France, après une dispute avec Vallombrun et son adoption pleine et entière par la tribu.

    Au début le « sauvage blanc » n’était qu’un sujet d’étude pour ce jeune nobliau ayant soif de découvertes. Leurs relations vont évoluer au fur et à mesure de l’acclimatation de Narcisse. Pourtant, Narcisse garde toujours sa part de mystère et se refuse à parler. Pour lui « parler c’est mourir ». Après être déclaré mort par son armateur, je ne pense pas qu’il ait envie de mourir une seconde fois en rendant publique sa vie sur l’île

    Ce livre, écrit dans un français très agréable ne raconte pas seulement les péripéties des deux personnages. Il nous interroge sur la réacclimatation du matelot, sa réappropriation du français et de nos différentes cultures. Avec les « sauvages », Narcisse a appris une philosophie de la vie, de la survie, de l’entraide, le désintéressement, le geste gratuit… qui sont totalement inadaptés avec sa nouvelle vie.

    J’ai tourné longtemps autour de ce livre, mais ce fut une lecture passionnante. La société dans laquelle nous vivons nous modèle. Changer d’identité comme a dû le faire Narcisse Pelletier rend son retour dans son ancien monde quasi impossible.

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  • Ou l'histoire de quand un homme civilisé rencontre l'univers sauvage et que de sauvage il redevient civilisé. Narcisse Pelletier est matelot sur le Saint-Paul, il a dix-huit ans. Il est abandonné sur une plage d'Australie et recueillit par une tribu de sauvage. Dix-huit ans plus tard, un navire...
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    Ou l'histoire de quand un homme civilisé rencontre l'univers sauvage et que de sauvage il redevient civilisé. Narcisse Pelletier est matelot sur le Saint-Paul, il a dix-huit ans. Il est abandonné sur une plage d'Australie et recueillit par une tribu de sauvage. Dix-huit ans plus tard, un navire anglais le recueille et le ramène. Octave de Vallombrun le ramène en France, espérant pouvoir raconter ce qu'il advint du sauvage blanc pendant ces deux décennies passées au sein d'une tribu d'Australie.
    Le récit se découpe en deux parties imbriquées l'une dans l'autre pour suivre aussi bien la découverte du matelot par les anglais et son retour en France que l'arrivée de Narcisse Pelletier dans la tribu et son accueil. La première partie est descriptive et raconte la vie de tous les jours du matelot dans un univers complétement opposé au sien. La deuxième partie est le courrier qui permet au Vicomte de Vallombrun de rendre compte de ses découvertes à la Société de Géographie dont il fait partie.
    L'histoire nous permet ainsi de découvrir comment un jeune homme se retrouve coupé de tout et comment il doit s'adapter à sa nouvelle vie. Elle nous permet de le retrouver près de vingt ans plus tard, n'ayant plus le souvenir de son monde d'origine et comment il découvre ce nouveau monde, loin du sien qui l'avait accueilli. Le récit est passionnant. On y découvre comment l'homme blanc se considérait par rapport aux autres peuples. On y trouve des indices sur les tribus nomades qui, contrairement à l'homme civilisé qui est prévoyant, vit au jour le jour. Mais aussi que quelque soit le degré de civilisations, l'homme reste un être discriminatoire envers le sexe "faible" et que seule l'intellectualisation, par l'éducation ou la féminisation, à outrance de notre société permet de pallier ce défaut que l'on pourrait définir presque comme "génétique". Mais on s'écarte du débat et de la critique de ce roman. Il n'empêche que l'intérêt de ce livre est multiple et permet de découvrir deux sociétés opposées.
    L'écriture est très fluide et la partie constituée du courrier de Vicomte est écrit simplement, sans tournure difficile, permettant au lecteur de s'imprégner de la teneur des avancées des recherches de cet explorateur passionné.
    Un très bon roman, qui oblige le lecteur à une réflexion, résumée en quelques lignes dans les derniers paragraphes. Une aventure passionnante où Robinson rencontre l'indigène.

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  • Incroyable récit d'un "Robinson", oublié sur les côtes australiennes, roman sociologique, écrit d'une main de maître. J'ai lu, et j'ai aimé Pour trois couronnes, La baleine dans tous ses états.

    Incroyable récit d'un "Robinson", oublié sur les côtes australiennes, roman sociologique, écrit d'une main de maître. J'ai lu, et j'ai aimé Pour trois couronnes, La baleine dans tous ses états.

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  • Ecriture classique très agréable à lire, j' ai partagé la frustration d' Octave qui n' a pas trouvé le chemin jusqu' au "sauvage blanc"

    Ecriture classique très agréable à lire, j' ai partagé la frustration d' Octave qui n' a pas trouvé le chemin jusqu' au "sauvage blanc"

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  • Tiens, un Goncourt! Et pas n'importe lequel, celui du Premier Roman. Si on ne sait pas toujours à quel saint se vouer - Sainte Thérèse Jornet e Ibars, patronne des vieillards et des maisons de retraite? - avec les livres plébiscités par cette assemblée de (vieux) sages, Ce qu'il advint du...
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    Tiens, un Goncourt! Et pas n'importe lequel, celui du Premier Roman. Si on ne sait pas toujours à quel saint se vouer - Sainte Thérèse Jornet e Ibars, patronne des vieillards et des maisons de retraite? - avec les livres plébiscités par cette assemblée de (vieux) sages, Ce qu'il advint du sauvage blanc est une véritable pépite.

    L'auteur, François Garde, s'inspire d'une histoire vraie; celle de Narcisse Pelletier, abandonné sur la côte nord-est de l'Australie par son équipage. Il y vivra dix-sept ans parmi les "sauvages" avant d'être ramené à la civilisation. Fait réel, certes, mais l'écrivain a eu l'intelligence et le talent de développer le côté fictif de l'histoire: la vie de Narcisse parmi les aborigènes, la psychologie des personnages, la tension palpable entre deux cultures qui échouent à se comprendre. L'écriture est fluide et travaillée. Les deux récits, celui de la vie de Narcisse après son abandon, et celui d'Octave de Vallombrun, gentilhomme de la Société de géographie chargé de la ramener à bon port (dans tous les sens du terme), donnent une vraie profondeur à l'histoire.

    Roman d'aventure, traité d'anthropologie, merveilleux texte sur l'identité, la différence, l'apprentissage, l'acceptation de l'autre. Bref, un vrai Goncourt comme on les aime.

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  • Je n'ai pas réussi à rentrer dedans. C'est dommage la base est intéressante, sur l'histoire vraie d'un homme blanc abandonné 18 ans chez les aborigènes qui est ensuite "étudié" par un explorateur. Mais le récit alterne entre l'histoire de ce sauvage blanc lors de son abandon et la correspondance...
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    Je n'ai pas réussi à rentrer dedans. C'est dommage la base est intéressante, sur l'histoire vraie d'un homme blanc abandonné 18 ans chez les aborigènes qui est ensuite "étudié" par un explorateur. Mais le récit alterne entre l'histoire de ce sauvage blanc lors de son abandon et la correspondance de l'explorateur relatant ses observations. On passe donc sans cesse de l'un à l'autre sans fluidité, de plus les personnages ne sont pas attachants, et finalement on n'apprend pas grand chose sur la vie des aborigènes au 19e siècle.

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