Âpre coeur

Couverture du livre « Âpre coeur » de Jenny Zhang aux éditions Picquier
  • Date de parution :
  • Editeur : Picquier
  • EAN : 9782809713893
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles s'appellent Christina, Lucy, Frangie ou Annie... Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l'école et les faire grandir dans le rêve américain. C'est leurs voix qui nous parlent,... Voir plus

Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles s'appellent Christina, Lucy, Frangie ou Annie... Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l'école et les faire grandir dans le rêve américain. C'est leurs voix qui nous parlent, spontanées, crues, bouleversantes, elles racontent une enfance dans les marges, le racisme et la violence quotidienne, et l'amour immense des parents qui les protège et les étouffe.
C'est ainsi qu'elles apprennent à sortir de l'enfance avec une audace et une soif de vivre qui éclatent à chaque page.
Des gamines inoubliables qui font valser les clichés de la littérature d'immigration, dans ce premier roman d'une énergie folle qui laisse le lecteur étourdi.

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Avis (8)

  • Une histoire en sept tableaux qui ont pour noms : Christina, Jenny, Mande, Anny, Stacey, Frangey, Lucy et qui va nous révéler l’envers du rêve américain.
    Cela dit je ne pense pas qu’en France cela soit mieux…
    Dans les quartiers de Brooklyn les plus mal famées, ces enfants poussent comme de la...
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    Une histoire en sept tableaux qui ont pour noms : Christina, Jenny, Mande, Anny, Stacey, Frangey, Lucy et qui va nous révéler l’envers du rêve américain.
    Cela dit je ne pense pas qu’en France cela soit mieux…
    Dans les quartiers de Brooklyn les plus mal famées, ces enfants poussent comme de la mauvaise herbe, pourrait-on dire.
    « …mais il était notoire que si je pouvais encore m’améliorer dans l’une ou l’autre langue, mes parents ne le pouvaient pas, ils étaient sur une route qui ne menait nulle part, au pied du mur, alors c’était à moi de devenir vraiment bonne, c’était à moi de briller, et ça me faisait peur, parce que j’aurais voulu rester en arrière avec eux, je ne voulais pas les dépasser. »
    Ces enfants ont entre 7 et 9 ans, imaginez ce qui pèse sur leurs frêles épaules !
    Ils vivent dans des logements totalement insalubres, pas de toilettes, des punaises et tout ce qui va avec, ils déménagent constamment pour pas mieux. C’est le système D en permanence. Avec pour les parents un seul objectif, que leurs enfants vivent mieux donc qu’ils réussissent.
    Ils ont quitté la Chine et ses conditions de vie pour venir en Amérique, ce pays de rêve, est-ce mieux ?
    Le premier tableau est celui de Christina, c’est une diatribe, une logorrhée abrupte et sans fin. Elle a 9 ans, mais aussi cent ans, la violence est partout malgré l’amour familial.
    Toutes ces petites filles vivent sans protection, elles participent à tout, pas d’intimité, on fouille les poubelles pour la nourriture, les vêtements, les meubles…
    Les parents font des confidences car ils sont totalement dépassés ; ils ont besoin de dire encore et encore.
    Le lecteur ressent l’urgence, le langage cru est celui des rues, il est là pour renforcer ce déversement dans la fosse commune du monde.
    Le premier tableau, celui de Christina est le plus dur, après le lecteur ne s’habitue pas, mais il est dans l’obligation d’accepter d’ouvrir les yeux.
    Ce qui dérange, mais c’est aussi un fil conducteur, c’est la culpabilisation que les adultes font porter aux enfants : c’est à cause d’eux que l’on doit faire ceci et cela, c’est pour eux, s’ils n’étaient pas là… Alors le comprend mieux Le doigt d’honneur fait par l’auteur à tous ces systèmes de m…
    Le lecteur est aussi admiratif de voir ce que deviennent ces petites filles.
    Personnellement j’ai pensé Aux Ritals de Cavanna sauf dans l’écriture celle de Cavanna était plus travaillé et sous-tendue par son humour et sa tendresse.
    Voici un texte sur l’immigration qui restera dans les mémoires.
    Un seul bémol, j’ai été dérangée par des majuscules après des virgules.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 5 août 2019

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  • Ce roman « Âpre cœur » raconte l’histoire de 7 jeunes filles, elles ont 7 ou 9 ans. Elles s’appellent Christina, Lucy, Frangie, Jenny… elles appartiennent à des familles chinoises immigrées à New York dans les années 1990.
    Ce roman décrit leur quotidien bien souvent extrêmement dur (même si...
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    Ce roman « Âpre cœur » raconte l’histoire de 7 jeunes filles, elles ont 7 ou 9 ans. Elles s’appellent Christina, Lucy, Frangie, Jenny… elles appartiennent à des familles chinoises immigrées à New York dans les années 1990.
    Ce roman décrit leur quotidien bien souvent extrêmement dur (même si certaines familles s'en sortent mieux que d'autres), le quotidien d’immigrés qui ont du mal à joindre les deux bouts et la plupart habite dans un abri de fortune trouvait grâce à de la famille, des connaissances avec de nombreux, trop nombreux déménagements. Ces familles vivent de petits boulots et de débrouille en tout genre afin de « survivre » dans ce pays riche soi-disant cet « eden » (vu de l'extérieur) pour ces immigrés qui ont fuit leur pays à cause de la misère, de la révolution culturelle entre 1966 et 1968.
    Malgré l’intérêt d’en apprendre un peu plus sur le triste sort de ces immigrés grâce à ce récit, je n’ai pas « approché » pourtant le premier chapitre avec l’histoire de Christina m’a beaucoup (pourtant histoire éprouvante car cette famille vit dans une grande misère) et je m’attendais à ce que ce livre soit un coup de cœur. Cela n’a pas été le cas, j’ai été perdue dans les histoires car bien souvent les prénoms des jeunes filles ne sont pas cités et puis les histoires s’entrecroisent sans être vraiment liées. Par contre les parties qui se situent dans les années 1966 en Chine, pourtant parties également très éprouvantes à lire à cause de la violence décrite vis-à-vis des intellectuels chinois, m’ont intéressées car j’ai découvert l’effroyable histoire de ces chinois face à cette révolution culturelle en Chine.
    Bref pour résumer, j’aurais voulu rester « avec » Christina et son histoire et que l’auteur ne s’éparpille pas dans les autres histoires.
    Merci à @Lecteurs.com et aux éditions Picquier pour cette lecture toutefois, malgré des benrichissante et puis une auteur à suivre de près.

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  • Un livre loin des romans tout public : dérangeant, cru, vulgaire, surprenant.
    Qui raconte le quotidien de jeunes filles immigrées chinoise aux États-Unis,
    Elles connaissent ou ont connu la misère des premiers mois et premières années aux États-Unis, une arrivée sans bien ni travail, un anglais...
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    Un livre loin des romans tout public : dérangeant, cru, vulgaire, surprenant.
    Qui raconte le quotidien de jeunes filles immigrées chinoise aux États-Unis,
    Elles connaissent ou ont connu la misère des premiers mois et premières années aux États-Unis, une arrivée sans bien ni travail, un anglais mal maîtrisé.
    Une aventure qui va leur permettre de tisser des liens familiaux forts allant jusqu’à un amour presque pathologique, étouffant.
    Certaines vont oublier cette misère trop habituées au confort américain.
    Leurs histoire sont liés.

    De l’interrogation jusqu’à peut-être une prise de conscience,
    Ce livre pousse au questionnement, il permettra peut-être chez certains d’avoir un nouveau regard sur des sujets malheureusement parfois tabous, l’immigration, la misère des « mauvais quartiers », la fuite d’une dictature mais surtout de l’avenir offert à ces enfants : sombrer dans la délinquance, la prostitution ou continuer dans le système scolaire américain qui pourtant est injuste.

    Un regard sur le racisme,
    Ce livre offre un regard sur le racisme, un racisme qui conduit à la jalousie de ceux qui n’en souffrent pas, nous montre le décalage entre les standards de beauté asiatiques et américains.
    Il témoigne du doute, de la confusion de jeunes de chinoises.
    Leur culpabilité de ne pas correspondre à ce que voudraient leurs familles et la jalousie de ne pas correspondre à ce que veux la société américaine mais surtout la culpabilité de ne pas se souvenir de la Chine et de tout leurs proches restés las-bas.
    Il nous offre un regard sur la double culture qui au lieu d’être vécue comme une richesse est souvent problématique : pas assez chinoise pour leurs familles et pas assez blanches pour l’école.

    L’auteur Jenny Zhang a su rendre son histoire réelle et cohérente en se basant sur son histoire personnelle, ce qu’elle a pu vivre ou ressentir elle-même issue de l’immigration chinoise.
    Ce livre a été très bien reçu et très apprécié aux États-Unis, il cherche maintenant un public francophone. Il traite avec brio de problématiques qui touche bon nombre de jeunes américaines, en effet les États-Unis ont subi d’importantes vagues d’immigration chinoise, mais de part sa manière de traiter son sujet, de plus toutes les communautés d’immigrés peuvent s’y reconnaître, mais surtout il aussi su conquérir un public qui ne se reconnaît pas dans cette histoire grâce à son beau message sur le vivre ensemble dans une société multiculturelle.

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  • C’est une curieuse expérience qui s’achève avec la lecture de ce premier roman de Jenny Zhang, et bien malin qui pourrait dire ce qu’elle fut le plus… : surprenante ? Troublante ? Dérangeante ? Passionnante ? Une chose est sûre, elle nous entraîne à la découverte de territoires en marge à de...
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    C’est une curieuse expérience qui s’achève avec la lecture de ce premier roman de Jenny Zhang, et bien malin qui pourrait dire ce qu’elle fut le plus… : surprenante ? Troublante ? Dérangeante ? Passionnante ? Une chose est sûre, elle nous entraîne à la découverte de territoires en marge à de nombreux points de vue.
    On y entend s’élever, entre fiction et réalité (car comment croire que tous ces récits plus vrais que nature ne trouvent pas leur source dans les souvenirs de leur auteure ?), les voix de petites filles qui n’en sont déjà plus, chinoises au prénom déjà américanisé, jeunes immigrées déjà lestées du poids de la mémoire familiale. On y ouvre les yeux, à hauteur d’enfant, sur une réalité brutale, triviale, qui se vit et se dit sans ménagement, sans nuances, où la tendresse est soit excessive et étouffante, soit totalement absente. On y découvre des codes de fonctionnement et de communication à mille lieues d’une quelconque familiarité et l’on mesure combien changer de pays ne se résume pas à changer de décor. On y est étourdi par l’abondance, la densité, le fourmillement hétéroclite des pensées intimes, souvenirs et conversations qui semblent parfois jetés à la volée au fil des pages et des histoires et l’on croit entendre le brouhaha généré par tant de mots mêlés.
    Et puis, soudain, c’est l’accalmie. Entre les mots crus et le ton âpre, entre le bruit et la fureur, on voit se dégager des considérations d’une surprenante beauté dont la poésie inespérée prend à la gorge et laisse deviner toute l’humanité farouchement enfouie de cet âpre cœur.

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  • Chroniques brutes d’une jeunesse sino-américaine

    7 histoires. 7 histoires pour raconter l’immigration chinoise aux Etats-Unis par le prisme du regard de 7 enfants/adolescentes.
    7 histoires avec des parallèles et des liens, mais chacune avec sa propre voix.
    Ce ne sont pas de belles...
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    Chroniques brutes d’une jeunesse sino-américaine

    7 histoires. 7 histoires pour raconter l’immigration chinoise aux Etats-Unis par le prisme du regard de 7 enfants/adolescentes.
    7 histoires avec des parallèles et des liens, mais chacune avec sa propre voix.
    Ce ne sont pas de belles histoires - pas de surprise compte tenu du titre. Les personnages principaux sont peut-être jeunes, mais leurs expériences de la vie sont souvent difficiles, et l’œil qu’elles portent sur leur famille et leur environnement est totalement dépourvu de mièvreries, souvent cruel et dérangeant.
    7 histoires pleines de sable, de crasse et de saleté. Il y a de la colère, de la tristesse et occasionnellement de la joie.

    Et pourtant ce roman est vivifiant et chaleureux. Sans doute parce que l’écriture de Jenny Zhang est nerveuse, audacieuse, tonique, fraiche. Parce que elle a été capable de capturer le sens de ce qu’est une enfant, sans embellissements ni romantisme, en alternant cocasserie, obscénité et douceur, une sorte d'honnêteté émotionnelle. Elle insuffle à ces filles un esprit authentique: elles sont affectueuses, cruelles, curieuses, vulnérables, immatures et résilientes.

    L’auteure saisit la confusion et l'angoisse de ces jeunes Américaines d'origine chinoise de la deuxième génération voués à une dette irréparable vis-à-vis de parents qui, dans de nombreux cas, ont échappé au traumatisme de la Révolution culturelle. Des parents qui ont laissé derrière eux des membres de leur famille et qui ont travaillé comme des forcenés à leur arrivée en Amérique, se sacrifiant sans fin pour finalement voir leurs enfants abandonner lentement leur héritage, leur langue et leurs coutumes.
    Zhang brise le mythe de la minorité modèle et offre une vision réaliste de la vie et des relations des immigrants asiatiques mettant en évidence l'ambivalence identitaire que la transculturation provoque.

    La littérature américaine regorge de romans où l’immigration est au centre du récit mais il s’agit souvent de raconter la vie des latino-amércains. Cette mise en lumière d’une autre immigration est fascinante et c’est tout naturellement les editions Picquier - les spécialistes des littératures d’Asie - qui nous offre cette intense collection d'histoires et cette jeune plume intelligente et funky.

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  • L’histoire de fillettes chinoises arrivées tout fraîchement aux Etats-Unis, leurs déboires face à l’intolérance, le racisme et l’ignorance de ce qui est différent, la pauvreté et les conditions précaires dans lesquelles elles devront apprendre à grandir. Un récit frappant et cru, pour décrire...
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    L’histoire de fillettes chinoises arrivées tout fraîchement aux Etats-Unis, leurs déboires face à l’intolérance, le racisme et l’ignorance de ce qui est différent, la pauvreté et les conditions précaires dans lesquelles elles devront apprendre à grandir. Un récit frappant et cru, pour décrire la vie de ces familles d’immigrants chinois. Leur déconvenue en arrivant en Amérique, cette Amérique qu’ils avaient rêvée grande et généreuse.

    L’auteur décrit avec passion ce qui dépeint les caractéristiques de la pensée chinoise, que ce soit au travers de ses personnages, les relations parents/enfants, ou encore les rapports fraternels tant en Chine, qu’en Amérique. De quoi choquer ou laisser perplexes les Occidentaux que nous sommes. Et pourtant cette dureté dans l’éducation, est toujours nuancée par la poésie des mots et la vision de la vie pour qui naît chinois.

    Ce roman m’a appris bien des choses, notamment sur le magnifique pouvoir d’adaptation de la communauté asiatique que ce soit face à la cruauté des grands moments de la révolution culturelle chinoise ou dans l’exil. Un peuple qui sait puisait sa force dans la famille et l’amour qu’il lui porte, à commencer par la reconnaissance aux anciens.

    Le sujet me plaisait énormément, la façon de l’amener peut-être moins. Indépendamment du style un peu trivial, mais qui permet de donner plus d’implication aux situations vécues, j’ai souvent buté sur la longueur des phrases, qui parfois en faisait perdre leur sens. J’aurai l’honnêteté d’avouer que j’ai failli lâcher prise par deux fois, mais l’histoire de cette petite gamine têtue et émouvante m’a rattrapée et je suis heureuse de l’avoir terminée. Un roman difficile, provocant, ardu mais envoûtant, sur fond biographique. Je remercie lecteurs.com de m’avoir donné la chance de découvrir cette écrivaine.

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  • Elles s'appellent Christina, Stacey, Lucy ou Mande. Elles sont sept. Sept petites filles chinoises immigrées aux Etats-Unis, déracinées et réimplantées à New-York pour vivre le rêve américain. La Chine, c'était la misère, les traumatismes de la révolution culturelle, l'absence de liberté. Alors,...
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    Elles s'appellent Christina, Stacey, Lucy ou Mande. Elles sont sept. Sept petites filles chinoises immigrées aux Etats-Unis, déracinées et réimplantées à New-York pour vivre le rêve américain. La Chine, c'était la misère, les traumatismes de la révolution culturelle, l'absence de liberté. Alors, armés de leur courage et d'une volonté de fer, leurs parents ont décidé de se faire une place au soleil dans cet El Dorado fantasmé, synonyme de richesse, de liberté, de réussite. Pour atteindre leur but, ils cumulent les emplois sous-payés, logent dans des taudis, se serrent la ceinture, font fi de leur dignité, de leur amour-propre, de leur équilibre, de leur bonheur. Et leurs enfants dans tout ça ? Ils apprennent une nouvelle langue, un nouveau mode de vie, ils affrontent le racisme et la violence ordinaires, ils essaient de toute leurs forces d'être à la hauteur des sacrifices consentis par leurs parents. Christina, Stacey, Lucy et les autres s'acharnent à grandir, à réussir, malgré la fange, les coups, les cris, les rêves trop grands de leurs parents.

    Loin du cliché de l'immigré chinois docile et discret, Jenny Zhang nous livre un roman percutant, éblouissant, un véritable coup de poing écrit dans une langue crue, violente, réaliste. Elle y raconte les douleurs, les chagrins, les angoisses de fillettes chinoises prises en étau entre leurs famille bancale et la difficile adaptation dans un monde inconnu et hostile. Des existences misérables décrites sans misérabilisme, des cris et des larmes contrebalancés par une immense soif de vivre. Quand le rêve américain se fracasse contre la dure réalité, il faut encore s'accrocher à l'espoir, réussir coûte que coûte, quitte à y laisser sa santé. Des appartements sordides infestés de punaises, des voitures brinquebalantes, des vêtements d'occasion...juste des épreuves à surmonter avant la gloire. Les fillettes regardent leurs parents s'épuiser, se disputer, se reprocher l'un à l'autre leurs déboires. Elles perçoivent leurs peurs, leurs souffrances. Et doivent vivre avec l'étouffant fardeau des espoirs qu'ils ont mis en elles. Mais les violences familiales, les violences scolaires, la violence permanente d'un pays où il faut se battre pour exister, tout cela n'est rien à côté de l'amour qui affleure à chaque page. Un amour ultra-protecteur, étouffant, irrespirable mais le fondement de ces existences vouées à réussir.
    Un roman plein de bruit et de fureur, dur et impitoyable, traversé pourtant de moments de grâce, de partage, d'amour. Christina, Stacey et les autres resteront longtemps dans la tête et le cœur d'un lecteur abasourdi par leur capacité à s'adapter, à se battre, à se réinventer. Une très belle découverte.

    Un grand merci à Lecteurs.com, Dominique Sudre et aux magnifiques éditions Philippe Picquier.

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  • Familles projetées à un nouveau pays. Enfants bourlingués entre les rues, les appartements. Ils viennent de Chine, se sont installés aux Etats-Unis, à l’espoir d’une vie meilleure, à la volonté de s’en sortir.

    Croire au rêve américain.
    Ne pas se soucier de l’infâme, aller au devant.

    Le...
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    Familles projetées à un nouveau pays. Enfants bourlingués entre les rues, les appartements. Ils viennent de Chine, se sont installés aux Etats-Unis, à l’espoir d’une vie meilleure, à la volonté de s’en sortir.

    Croire au rêve américain.
    Ne pas se soucier de l’infâme, aller au devant.

    Le roman se tisse à travers le prisme d’un regard enfantin. De plusieurs marmots qui viennent s'additionner à la première parole. Tous sont issus de l’immigration, tous ont à supporter les appartements trop petits, les brimades, et leurs parents qui les exhortent à ne plus se plaindre. Savoir se satisfaire de ce qu’ils ont. Si la figure parentale s’échine à montrer les bienfaits de ce nouveau pays, les enfants voient, montrent, et quémandent des réponses. Eux ne savent se satisfaire du peu offert. Car ils ont conscience, savent que la misère continue à chaque coin de rue, à chaque domicile que le père grappille misérablement.

    Loin du pathos, et des larmes qui viennent souvent enrober ces récits où se croisent racisme, misère et enfance, on plonge à une cruauté qui s’extirpe des lippes enfantines. Pas le temps de pleurer, de s'apitoyer, il faut avancer. Et les rares qui versent une larme sont calmés d’une torgnole, d’une parole raciste, puis ils répliquent, ne se laissent pas piétiner. Une violence physique. Une violence verbale. Un langage cru servi par une plume qui scalpe, noire, qui ne laisse entrevoir que l’ignoble vérité de leur condition.

    Malgré le malheur, les cafards qui pullulent dans les appartements, et les copines haineuses ; les coeurs tambourinent, cherchent l’évasion de la cage thoracique, de la cage familiale. Ces gamins ont la volonté de s'enfuir, s'arracher au carcan miséreux.

    Une fuite en avant, une narration qui cravache. Un récit qui bouleverse, offre quelques sourires et ricanements. Première lecture de l'année, et première pépite.

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