Shih-Li Kow

Shih-Li Kow

Née en 1968 dans la communauté chinoise de Kuala Lumpur, Shih-Li Kow écrit en anglais. Son premier recueil de nouvelles, Ripples and Other Short Stories, publié en 2009, a été finaliste du Prix international Frank O'Connor. Dans la Malaisie actuelle, la voix singulière de Shih-Li Kow défend sans ...

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Née en 1968 dans la communauté chinoise de Kuala Lumpur, Shih-Li Kow écrit en anglais. Son premier recueil de nouvelles, Ripples and Other Short Stories, publié en 2009, a été finaliste du Prix international Frank O'Connor. Dans la Malaisie actuelle, la voix singulière de Shih-Li Kow défend sans conteste la diversité et la liberté. Jouant admirablement du proche et du lointain, du particulier et de l'universel, du vraisemblable et du fabuleux, du sérieux et du cocasse, la Somme de nos folies est le premier roman de Shih-Li Kow, et c'est un enchantement.

Avis (12)

  • Couverture du livre « La somme de nos folies » de Shih-Li Kow aux éditions Zulma

    Catherine L sur La somme de nos folies de Shih-Li Kow

    https://lettresexpres.wordpress.com/2018/10/16/shih-li-kow-la-somme-de-nos-folies/

    Une inondation est le point de départ du roman, et permet de faire connaissance avec la petite communauté villageoise de Lubok Sayong, et en particulier avec Beevi, qui sans être un membre influent de la...
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    https://lettresexpres.wordpress.com/2018/10/16/shih-li-kow-la-somme-de-nos-folies/

    Une inondation est le point de départ du roman, et permet de faire connaissance avec la petite communauté villageoise de Lubok Sayong, et en particulier avec Beevi, qui sans être un membre influent de la communauté, en constitue l'épicentre, le tourbillon fantasque. Beevi, et aussi le poisson qu'elle décide de relâcher à l'occasion de la crue, et qui interviendra plus tard dans un événement dramatique. La famille d'où est issue Beevi est compliquée, bien loin de la famille nucléaire occidentale. Bienvenue en Malaisie !

    Dès les premières lignes, le mélange entre souvenirs, légendes plaisamment racontées, faits réels contemporains, et histoire de famille, ce mélange donc est dosé avec une assurance qui surprend, venant d'une primo-romancière. Les deux narrateurs sont un vieil homme et une jeune fille… Auyong dirige une conserverie de lichees, son amitié avec Beevi lui permet de l'observer avec empathie et une bonne dose d'humour, et son expérience de relater de nombreuses anecdotes concernant la ville de Lubok Sayong. Quant à Mary Anne, adolescente moderne élevée dans un pensionnat où toutes les fillettes sont nommées Mary Quelque Chose, elle va découvrir la ville, et ses habitants hauts en couleurs, après des péripéties que je ne dévoilerai pas ici.

    La famille, les liens de parenté, la transmission, mais aussi l'invasion de la modernité jusque dans les petits villages, la permanence des contes et légendes, la mémoire et les souvenirs, la question du genre avec le personnage de Miss Boonsidik, les rapports entre les différentes communautés religieuses, un kaléidoscope de thèmes harmonieusement tissés entre eux, sans que l'un surpasse ou éclipse l'autre, voilà ce qui compose ce roman parfois émouvant, souvent très drôle. Et si le réalisme magique n'est pas l'apanage de la littérature hispano-américaine, il fait aussi merveille en Malaisie où chaque histoire composant ce roman en est fortement teintée. Mais quand je parle d'histoires, il ne s'agit pas de nouvelles, je pense que le terme le plus adéquat est « chroniques », des chroniques liées par une trame romanesque légère formant un ensemble des plus attachants…

  • Couverture du livre « La somme de nos folies » de Shih-Li Kow aux éditions Zulma

    Dominique Sudre sur La somme de nos folies de Shih-Li Kow

    Loin de Kuala Lumpur, le village de Lubok Sayong, ses trois lacs, ses habitants… ça pourrait commencer comme un guide touristique tant le paysage donne envie, mais non, la vie à Lubok Sayong n’a rien d’idyllique. Enfin, ça dépend pour qui ! Et en fait, au moment où commence cette narration, elle...
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    Loin de Kuala Lumpur, le village de Lubok Sayong, ses trois lacs, ses habitants… ça pourrait commencer comme un guide touristique tant le paysage donne envie, mais non, la vie à Lubok Sayong n’a rien d’idyllique. Enfin, ça dépend pour qui ! Et en fait, au moment où commence cette narration, elle n’est peut-être pas aussi paisible qu’elle en a l’air.

    Dès le début du roman, nous faisons la connaissance de Beevi alors qu’une inondation mémorable vient de détruire la plus grande partie du village, et sa maison… C’est à ce moment-là qu’elle décide de libérer son poisson... Cette année là également, alors que sa sœur et son beau-frère partis adopter la jeune Mary Anne décèdent dans un accident de voiture, Beevi prend sous son toit la jeune fille doublement orpheline.

    Cette femme âgée mais alerte, seule mais très dynamique et truculente, est secondée par Auyong, un chinois installé depuis longtemps au village, directeur d’une conserverie de litchis. Auditeur attentif de ses contes et de ses bavardages, il assiste en spectateur fidèle aux péripéties de la vie de Beevi.

    Au fil de l’histoire, le lecteur assiste avec un humour, une humanité et une allégresse renouvelés à chaque page, à la vie de ces habitants, de ces hommes, femmes, enfants, prêts à vivre autrement. Que ce soit à l’orphelinat, où toutes les filles élevées par une sœur Tan bien peu orthodoxe – ou catholique c’est selon- portent toutes pour premier prénom Mary, ou dans le Bed and Breakfast de Beevi, à l’usine ou au village, où l’on croise un potier un peu rêveur, une folle qui élève des sangsues, une Miss Boonsidik attachante...
    Lire la chronique complète sur le blog https://domiclire.wordpress.com/2018/09/12/la-somme-de-nos-folies-shih-li-kow/

  • Couverture du livre « La somme de nos folies » de Shih-Li Kow aux éditions Zulma

    Aurélien Vicentini sur La somme de nos folies de Shih-Li Kow

    En cette rentrée littéraire 2018, les éditions Zulma ont choisi de nous faire découvrir une écrivain malaisienne, issue de la communauté chinoise et qui écrit en anglais, en publiant son premier roman, La somme de nos folies. La littérature malaisienne étant très peu traduite en France, il faut...
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    En cette rentrée littéraire 2018, les éditions Zulma ont choisi de nous faire découvrir une écrivain malaisienne, issue de la communauté chinoise et qui écrit en anglais, en publiant son premier roman, La somme de nos folies. La littérature malaisienne étant très peu traduite en France, il faut saluer cette initiative de la part de l’éditrice, Laure Leroy, qui a déjà développé un « catalogue » dédié aux littératures asiatiques assez conséquent.


    L’histoire du roman se situe à Lubok Sayong, petite ville imaginaire au Nord de Kuala Lumpur. Dès le début du livre, on découvre cette ville et les personnes qui y vivent et on peut dire que tout est atypique, tant la topographie que la personnalité des habitants. Nous faisons connaissance par l’intermédiaire du récit de son ami Auyong avec Beevi, personnalité locale au caractère bien trempé. Cette dernière va se retrouver à adopter la deuxième narratrice du livre, Mary Anne, jeune orpheline qui a un regard très intéressant sur le monde. La narration nous fait alterner entre la voix de Auyong, vieux Monsieur directeur de la conserverie de litchis locales et la facétieuse et douce Mary Anne, avec au centre tout de même du roman Beevi et sa famille. Les personnages de ce livre sont extrêmement attachants, c’est un roman foisonnant avec beaucoup de péripéties. C’est un roman sur l’amitié, la famille, la tolérance – notamment à travers un personnage transgenre Miss Boonsidik – ainsi que sur la culture malaisienne bien sûr et notamment le multiculturalisme dans ce pays. Les dialogues dans le roman sont nombreux, souvent enlevés, tour à tour drôles, touchants. Le fantastique fait parfois irruption dans le réel. Comme l’argumentaire le dit, c’est « la chronique absolument tendre, libre, drôle, profonde, et volontiers incisive, d’un genre très humain quelque part en Malaisie, aujourd’hui ». On ne peut s’ennuyer en lisant ce formidable roman déjà plébiscité par de nombreux lecteurs sur la toile. C’est une nouvelle très belle découverte que nous proposent les éditions Zulma. La couverture est comme d’habitude splendide et la traduction de Frédéric Grellier rend justice à ce très beau roman pour lequel j’ai eu un coup de cœur.

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