Olivier Guez

Olivier Guez

Olivier Guez est journaliste (Frankfurter Allgemeine Zeitung, Le Monde, New York Times...).Il est l’auteur de L’Impossible retour, une histoire des juifs en Allemagne depuis 1945 (Flammarion), Éloge de l’esquive (Grasset) et Les Révolutions de Jacques Koskas (Belfond).
Il a reçu en 2016 le prix a...

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Olivier Guez est journaliste (Frankfurter Allgemeine Zeitung, Le Monde, New York Times...).Il est l’auteur de L’Impossible retour, une histoire des juifs en Allemagne depuis 1945 (Flammarion), Éloge de l’esquive (Grasset) et Les Révolutions de Jacques Koskas (Belfond).
Il a reçu en 2016 le prix allemand du meilleur scénario pour le film Fritz Bauer, un héros allemand.
 

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Avis (33)

  • Couverture du livre « La disparition de josef mengele » de Olivier Guez aux éditions Audiolib

    Valérie L. sur La disparition de josef mengele de Olivier Guez

    J'ai beaucoup lu sur les camps quand j'étais ado parce que mon père possédait un certain nombre de témoignages sur le thème mais je me rends compte que n'avais jamais lu de roman ou d'essai sur la traque de nazis ou tout simplement sur que furent leurs vies après la guerre. A ce titre, j'ai...
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    J'ai beaucoup lu sur les camps quand j'étais ado parce que mon père possédait un certain nombre de témoignages sur le thème mais je me rends compte que n'avais jamais lu de roman ou d'essai sur la traque de nazis ou tout simplement sur que furent leurs vies après la guerre. A ce titre, j'ai trouvé ce livre intéressant car on ressent bien la paranoïa grandissante de cet homme traqué et son besoin, à la fin, de sentir de la chaleur humaine autour de lui. C'est probablement ce qui est annexe à Mengele qui m'a le plus intéressée, ces traques menées ici et là, celles qu'on tente réellement de mener à terme, celles que le gouvernement préfère voir avorter car l'ancien nazi a collaboré pour lutter contre le communisme. J'ai découvert par exemple le caractère controversé du rôle de Simon Wiesenthal dans l'arrestation d'Eichmann. C'est un sujet difficile à traiter et je ne sais pas quel est le meilleur moyen de l'aborder mais j'ai trouvé que c'était un peu trop froid, trop clinique, ce qui, d'ailleurs, m'a semblé en totale contradiction avec la fin, bien trop moraliste. Je crois qu'il ne faut pas prendre le lecteur pour un idiot et lui écrire noir sur blanc le message qui apparaissait déjà clairement dans le récit. Oliviez Guez lit son propre roman; il faut un certain temps pour s'adapter à sa voix monocorde mais finalement, il m'a semblé que ça allait bien avec sa plume.

  • Couverture du livre « La disparition de Josef Mengele » de Olivier Guez aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Chantal LAFON sur La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez

    Décidément j’aime que les auteurs nous lisent leur livre, j’y trouve une autre dimension et j’apprécie toujours l’entretien avec l’auteur, merci Audiolib pour ce soin particulier apporté aux ouvrages en question.
    Le nom de Mengele est associé dans la mémoire à médecin maudit. A la botte de...
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    Décidément j’aime que les auteurs nous lisent leur livre, j’y trouve une autre dimension et j’apprécie toujours l’entretien avec l’auteur, merci Audiolib pour ce soin particulier apporté aux ouvrages en question.
    Le nom de Mengele est associé dans la mémoire à médecin maudit. A la botte de Hitler et plus encore comme beaucoup d’autres il est allé encore plus loin et a mis pour cela son intelligence et son savoir au service de l’immonde.
    L’auteur a fait un travail d’historien et d’écrivain pour nous raconter l’indicible.
    Les mots entendus me semblent renforcer l’histoire, lire tout bas avec soi-même et les fantômes de l’époque, c’est déjà une sacrée descente aux enfers mais écouter les mots choisis et travaillés sur les maux d’une époque c’est encore plus prégnant, urgent et criant.
    C’est un triste sire pour lequel le lecteur n’aura aucune empathie, ses angoisses dues à sa fuite en avant, nous paraissent bien douces comparées à ce qu’il a fait. L’Argentine, comme une prison à ciel ouvert, 30 ans de vie dans un pays où il reçoit protection et asile, ne nous ferons pas pleurer sur son sort.
    Oui l’auteur nous entraîne à sa suite, nous rappelle les faits…
    C’est surtout cela qu’il ne faut pas oublier les faits, car dans le monde cette ignominie n’est pas éteinte, elle a subi un virus mutant dont les changements sont aléatoires et imprévisibles.
    Attentions, les vieux démons que sont l’ambition, l’argent, les politiques du pire qui oublient que c’est l’homme qui doit être au cœur de leurs actions et non l’argent, le fanatisme, l’illettrisme, le nivèlement par le bas, qui font couler l’humanité vers ce qu’il y a de plus dangereux.
    Olivier Guez nous le démontre avec intelligence et érudition.
    Un indispensable pour ne jamais oublier, se souvenir encore et toujours.
    Chantal Lafon-Litteratum Amor 28 avril 2018

  • Couverture du livre « La disparition de Josef Mengele » de Olivier Guez aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Dominique JOUANNE sur La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez

    Biographie romancée de Joseph Mengele, le médecin monstrueux d’Auschwitz, lors de son exil en Amérique du Sud qui aura duré plus de 70 ans après la guerre. Les témoignages de ses divers entourages le montrent comme un homme maniaque, bourru, de mauvais caractère, obtus, égoïste, imbu de sa...
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    Biographie romancée de Joseph Mengele, le médecin monstrueux d’Auschwitz, lors de son exil en Amérique du Sud qui aura duré plus de 70 ans après la guerre. Les témoignages de ses divers entourages le montrent comme un homme maniaque, bourru, de mauvais caractère, obtus, égoïste, imbu de sa personne, aigri, colérique, cruel et sans pitié. Jusqu’à sa mort, il considérera le nazisme comme la voie parfaite pour l’Humanité, restera un fidèle fervent admirateur d’Hitler, et restera persuadé que la race arienne pure et forte est celle qui devrait dominer le Monde. Jusqu’à la fin de sa vie, il justifiera le bien fondé de ses crimes abjects.
    Olivier Guez fait paraître dans son roman Adolf Eichmann comme un grossier imbécile sans éducation ni ressources contrairement au docteur Mengele, fils d’une famille de riches industriels allemands, hautement éduqué et habitué au luxe.
    J’ai particulièrement apprécié la conclusion par laquelle l’auteur met en garde des manipulations d’idéologues véreux tels le Nazisme bien sûr mais aussi toutes autres formes de sectarisme qu’on a vu apparaître avec, par exemple, Daech dernièrement, et qui, professionnels de l’endoctrinement, savent inciter à commettre le pire.
    « Mengele, ou l’histoire d’un homme sans scrupules à l’âme verrouillée, que percute une idéologie venimeuse et mortifère dans une société bouleversée par l’irruption de la modernité. Elle n’a aucune difficulté à séduire le jeune médecin ambitieux, à abuser de ses penchants médiocres, la vanité, la jalousie, l’argent, jusqu’à l’inciter à commettre des crimes abjectes et à les justifier. »
    Et ce que je trouve très important à souligner :
    « Toutes les deux ou trois générations, lorsque la mémoire s’étiole et que les derniers témoins des massacres précédents disparaissent, la raison s’éclipse et des hommes reviennent propager le mal. »
    Je suis d’accord. Tout peut recommencer.
    « Méfiance, l’homme est une créature malléable, il faut se méfier des hommes. »
    Je ne partage pas cette dernière phrase reflétant une généralité. En effet le cerveau humain est ce qu’on a de plus fort mais aussi de plus fragile. La confiance en l’Humain est le terreau de base pour œuvrer au progrès de l’Humanité mais certes, restons vigilants.

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