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La disparition de Josef Mengele

Couverture du livre « La disparition de Josef Mengele » de Olivier Guez aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l'ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s'inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L'Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le... Voir plus

1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l'ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s'inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L'Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s'enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l'angoisse, ne connaîtra plus de répit... jusqu'à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.
Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au coeur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d'opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l'argent et l'ambition. Voici l'odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.

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Articles (9)

Avis (48)

  • La disparition de Josef Mengele d'Olivier Guez

    En avril 1949, arrive à Buenos-Aires , au douanier ce fugitif tend un document de la Croix Rouge Internationale, une autorisation de débarquement, un visa d'entrée. Helmut Gregor 1,74 m yeux brun vert, né le 6 août 1911 à Termeno ou Tramin en...
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    La disparition de Josef Mengele d'Olivier Guez

    En avril 1949, arrive à Buenos-Aires , au douanier ce fugitif tend un document de la Croix Rouge Internationale, une autorisation de débarquement, un visa d'entrée. Helmut Gregor 1,74 m yeux brun vert, né le 6 août 1911 à Termeno ou Tramin en Allemand, commune du Sud Tyrol, citoyen Allemand de nationalité Italienne, catholique, profession mécanicien. Le douanier inspecte ses bagages, vêtements méticuleusement pliés, portrait d'une femme blonde, des livres quelques disques d'opéra et dans une plus petite valise seringues hypodermiques, cahiers de notes schémas anatomiques, échantillons de sang, de plaquettes, de cellules...fruits précieux d'années et d'années de recherches. Intrigué le douanier appelle le médecin du port. Celui ne comprenant rien et presser de déjeuner fait signe au douanier de le laisser passer. Ce 22 juin 1949, Helmut Gregor a gagné le sanctuaire argentin. Cet homme qui vient d'entrer en territoire argentin n'est autre que le médecin de la mort. Josef Mengele.
    Pas à pas dans ce livre d'Olivier Guez, nous allons suivre le parcours de cache en cache de cavale en cavale de ce criminel de Guerre poursuivit en un temps par le Mossad, protégé par sa famille, ses anciens coreligionnaires nazis, ces nostalgiques du Führer installés en Amérique du Sud. Ce Josef Mengele est débusqué en Argentine, suivi au Brésil et manquera d'être arrêté en Allemagne à la suite d'un accident de circulation. A chaque fois, il sera sauver par des complices, par les circonstances, par des femmes amoureuses prêtes à tout. L'on peut s'étonner qu'il est pu traverser ces années sans être inquiéter acceptant des petits boulots, ou même là son autoritarisme semble compris. Il est vrai qu'il paye bien les services que l'on lui rend étant abondamment pourvu en liquidité par toute une organisation nazie bien implantée dans cette société civile d’Amérique du Sud. Plusieurs interrogations se font jour à la lecture de ce livre, les services israéliens tout proche de lui mettre la main dessus arrête brutalement leurs investigations pour partir vers une enquête plus importante, et autres péripéties ? Au fur et à mesure des chapitres, il semble que cette traque s'enlise, que cette cavale de Josef Mengele qui n'a jamais ressenti la moindre culpabilité ne s’arrêtera pas.
    Cette cavale s'arrêtera le 7 février 1979 , il entre seul dans l'eau turquoise , tête basse et se laisse flotter, ne sent plus son corps endolori ni ses organes viciés, porté par le courant qui l’entraîne vers le large et les grands fonds quand brusquement sa nuque se raidit ses mâchoires se serrent, ses membres et sa vie se figent.. L'oncle Pedro est mort. Le lendemain il est inhumé sous sa fausse identité à Embu. Seule la femme et le directeur et un employé du cimetière assistent à la mise en terre de Wolfgang Gerhard. Le 21 juin 1979 les médecins légistes identifie le squelette découvert à Embu comme étant celui de Josef Mengele. En 1992 des tests ADN confirment l'avis des experts. Les os de Mengele sont légués à la médecine brésilienne en mars 2016, livrés aux manipulations des apprentis médecins de l'université de São Paulo.
    C'est cette histoire d'un homme sans scrupule qui n'a eu jamais aucun remord aux regards des crimes et exactions les plus monstrueuses commises, que vous découvrirez en lisant ce livre qui pour moi, figure parmi les documents essentiels à connaître pour ne pas que des hommes reviennent propager ce mal.

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  • J'ai adoré ce livre, j'ai retrouvé les routes, les rues de Buenos AIres, l'histoire. Suspense, critiques et analyses d'une société et de la guerre.

    J'ai adoré ce livre, j'ai retrouvé les routes, les rues de Buenos AIres, l'histoire. Suspense, critiques et analyses d'une société et de la guerre.

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  • Médecin zélé au camp d'Auschwitz, Joseph Mengele mourra en 1979 sans avoir été jugé.
    Dans cette formidable enquête romancée, Olivier Guez suit les différents endroits d'Amérique où s'est réfugié cet homme qui ne renie rien. Et montre ce monde corrompu qui a protégé des criminels pendant tant...
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    Médecin zélé au camp d'Auschwitz, Joseph Mengele mourra en 1979 sans avoir été jugé.
    Dans cette formidable enquête romancée, Olivier Guez suit les différents endroits d'Amérique où s'est réfugié cet homme qui ne renie rien. Et montre ce monde corrompu qui a protégé des criminels pendant tant d'années.

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  • Exercice périlleux que de raconter l'histoire d'un monstre sans tomber dans la caricature. Guez ne tombe pas dans la facilité et met son écriture au service de son sujet. Personnage décris dans toute son abomination, traversant d'abord allègrement la période post nazisme puis sombrant...
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    Exercice périlleux que de raconter l'histoire d'un monstre sans tomber dans la caricature. Guez ne tombe pas dans la facilité et met son écriture au service de son sujet. Personnage décris dans toute son abomination, traversant d'abord allègrement la période post nazisme puis sombrant progressivement dans un anonymat crasseux.
    Un très bon livre.

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  • Ce livre nous offre un beau travail de recherches sur la fuite d'un homme. Un livre agréable à lire, qui nous éclaire sur les dernières années de ce meurtrier … Glaçant par moment

    Ce livre nous offre un beau travail de recherches sur la fuite d'un homme. Un livre agréable à lire, qui nous éclaire sur les dernières années de ce meurtrier … Glaçant par moment

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  • Ce récit retrace le parcours de Josef Mengele en Amérique latine où il a fui en 1949 afin d'échapper à une condamnation pour crimes nazis.
    Ce périple à travers ce continent nous permet de prendre conscience que cet homme à l'intelligence rare l'a mise au profit d'une idéologie inhumaine. Et on...
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    Ce récit retrace le parcours de Josef Mengele en Amérique latine où il a fui en 1949 afin d'échapper à une condamnation pour crimes nazis.
    Ce périple à travers ce continent nous permet de prendre conscience que cet homme à l'intelligence rare l'a mise au profit d'une idéologie inhumaine. Et on peut aussi s'étonner, malgré son parcours, des soutiens logistiques et financiers dont il a bénéficié.
    On peut aussi s'interroger sur son rapport aux autres et son aveuglement dans une cause qu'il a défendu jusqu'au bout.
    En parallèle de son parcours, on voit la traque qui se met en place mais toujours en décalé. 
    Bravo à l'auteur, journaliste essayiste, qui a su nous raconté cette cavale d'après guerre avec une écriture qui tient en haleine le lecteur.

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  • Il se trouve que plus jeune, j’étais assez fasciné par cet homme. Comment peut-on devenir aussi insensible à l’humanité quand on a à l’origine choisi d’être médecin. Mais dans ce livre, on ne parle pas du tout de la période Auschwitz, ou si peu, pour préciser un peu le récit. Dans ce livre, on...
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    Il se trouve que plus jeune, j’étais assez fasciné par cet homme. Comment peut-on devenir aussi insensible à l’humanité quand on a à l’origine choisi d’être médecin. Mais dans ce livre, on ne parle pas du tout de la période Auschwitz, ou si peu, pour préciser un peu le récit. Dans ce livre, on parle surtout de l’après. Quand les nazis haut placés ont pu s’enfuir, et se mettre à l’abri, plus ou moins caché, en Argentine. J’avoue que je ne connaissais pas du tout ce pan de l’histoire, mais c’est très intéressant. Même si c’est romancé, bien sûr, cela aiguise la curiosité sur tout ça. Pourquoi ont-ils pu se cacher si facilement? Et cela entraîne la curiosité vers l’Argentine aussi, vers les Péron, qui pour moi n’étaient relié qu’à Madonna et son « don’t cry for me Argentina » ( ma culture n’est pas toujours très étendue, que voulez-vous). Et puis, pour toutes les personnes de mon âge, vous avez vécu avec la connaissance des camps, le journal d’Anne Frank, la liste de Schindler, les milliers de bouquins sur les camps, les cours d’histoires qui tentaient de ne rien cacher. Mais en fait, vous êtes vous déjà demandé comment c’était, tout ça, en 1950? La guerre n’était pas si loin, on savait pour Hitler, on savait une partie pour les camps, mais tout le reste? Je ne me doutais pas que la poursuite des criminels nazis n’avaient pas été une affaire immédiate. Et dans ce roman, on comprend. On sait que ça a été progressifs, qu’il y a eu des tas d’interférence. Et notre curiosité repart. Une envie d’interroger les gens qui l’ont vécu, c’était comment les années 50, à peine 5 ans après la guerre? Mais les gens vieillissent…

    Malgré tous ces bons côté, j’avoue que ce n’est pas le genre de livre qui se lit vite, qui se consomme. Ou alors, en sautant des tas de pages si comme moi on n’y connaît rien, avec des noms qui ne nous suggère rien. Et puis surtout, jusqu’au bout, je me suis posée la question de l’intention de l’auteur. J’hésitais entre tenter de trouver de la sympathie envers cet homme, parce que je n’ai pas perdu mon humanité personnellement, ou alors, juste prendre ça comme un plaidoyer pour tout ceux qui voulait son procès. « Regardez, il a bien souffert lui aussi, ne soyez pas déçu! ». (Chut, je ne spoile rien, mais si vous êtes un peu plus cultivés que moi, vous savez déjà ce qu’il s’est passé!)

    En tout cas, je suis mi figue mi raisin vis à vis de ce roman. Je ne sais toujours pas si je l’ai apprécié ou non, c’est dommage, pour un livre que je viens de finir. Mais bon, il ne contient que 230 pages, aimé ou non, ça ne fait que 2h de ma vie utilisées pour ça. Plus les XX autres perdues sur wikipédia à chercher des infos sur les gens, l’époque, l’Argentine…Wikipédia me perdra!

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