Laetitia Colombani

Laetitia Colombani

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis (129)

  • add_box
    Couverture du livre « Les victorieuses » de Laetitia Colombani aux éditions Grasset Et Fasquelle

    carole laulhere sur Les victorieuses de Laetitia Colombani

    Après La Tresse, Laetitia Colombani nous revient avec un nouveau très bel hommage aux femmes, et à leur courage.
    Ici s'entremêlent deux histoires. Nous suivons d'un côté Solène, quadra avocate qui, après un burn-out et avoir réalisé qu'elle n'a pas fait le métier d'écrivain dont elle rêvait,...
    Voir plus

    Après La Tresse, Laetitia Colombani nous revient avec un nouveau très bel hommage aux femmes, et à leur courage.
    Ici s'entremêlent deux histoires. Nous suivons d'un côté Solène, quadra avocate qui, après un burn-out et avoir réalisé qu'elle n'a pas fait le métier d'écrivain dont elle rêvait, cherche à donner un sens à sa vie en devenant écrivain public. En parallèle, Laetitia Colombani nous dévoile la vraie vie de Blanche Peyron, qui, engagée dans l'Armée du Salut au début du 20è siécle, s'est battue pour ouvrir à Paris, une maison d'accueil pour les femmes exclues de la société.
    Ne vous y trompez pas : il ne s'agit pas d'un livre sur deux femmes qui cherchent à se donner bonne conscience. L'engagement de Blanche Peyron est politique au sens de citoyen. Quant à celui de Solène, il est certes moins spontané (je vous laisse découvrir ses premiers pas d'écrivain public!) mais très touchant de sincérité. Les portraits que dresse Laetitia Colombani de ses deux personnages sont remplis de finesse et sensibilité. Mais ceux des résidentes du Palais et de ses employées, ces invisibles, ne le sont pas moins. Que de femmes fortes, courageuses, Victorieuses!
    Un livre qui se lit d'une traite, donne espoir, envie de se battre, de s'engager, de s'ouvrir aux autres. Sensibilité, délicatesse et combat pour les femmes semblent être la marque de fabrique de Laetitia Colombani.
    https://accrochelivres.wordpress.com/2019/07/20/les-victorieuses-laetitia-colombani/

  • add_box
    Couverture du livre « Les victorieuses » de Laetitia Colombani aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Karine H sur Les victorieuses de Laetitia Colombani

    Un livre, c'esr aussi une rencontre.
    Et là, pour moi, ça ne l'a pas fait !
    Le sujet est pourtant intéressant, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire.
    Selon moi, trop de clichés et de scènes covenues.
    Peut-être n'était-ce pas le bon moment...

    Un livre, c'esr aussi une rencontre.
    Et là, pour moi, ça ne l'a pas fait !
    Le sujet est pourtant intéressant, mais je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire.
    Selon moi, trop de clichés et de scènes covenues.
    Peut-être n'était-ce pas le bon moment...

  • add_box
    Couverture du livre « La tresse » de Laetitia Colombani aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Lunartic sur La tresse de Laetitia Colombani

    Tout d'abord, merci aux éditions Grasset pour ce généreux envoi. Cela me fait chaud au cœur. Merci aussi à Emilie de la chaîne Youtube Bulledop de m'avoir fait découvrir ce titre "parfait pour l'été" pour reprendre ses mots. En effet, si vous cherchez une lecture à la fois légère, au niveau du...
    Voir plus

    Tout d'abord, merci aux éditions Grasset pour ce généreux envoi. Cela me fait chaud au cœur. Merci aussi à Emilie de la chaîne Youtube Bulledop de m'avoir fait découvrir ce titre "parfait pour l'été" pour reprendre ses mots. En effet, si vous cherchez une lecture à la fois légère, au niveau du nombre de pages s'entend, aérienne, rafraîchissante de par ses bouffées d'espoir et l'écriture de l'auteur, simple, percutante, fluide et qui nous parle à tous, mais qui allie aussi son efficacité à une intensité émotionnelle et du message, des valeurs véhiculées, alors oui, La tresse est fait pour vous et votre chaise longue pour parer aux chaleurs lourdes qui nous tombent dessus en ce moment. Et puis une lecture qui ne tourne pas autour du pot, qui est sans fioritures superficielles, ça me dépayse aussi. Je n'étais pas très familière du travail de notre écrivain multifonctions (actrice, réalisatrice et scénariste, rien que ça) mais je n'hésiterai pas à me pencher dessus à l'avenir. En tant qu'auteur, ce qui est sûr, c'est que c'est une réussite à mes yeux, pari réussi, et j'espère que ce n'est le début de sa propre tresse tissée avec ce destin-là. Moi, en tout cas, elle m'a convaincue et j'ai envie de découvrir plus des pensées de cette femme sur notre monde dans d'autres ouvrages.

    L'intrigue suit le parcours incroyable de trois femmes qui partagent une même détermination, force de volonté et aspiration à la liberté qui m'ont laissée sans voix. Je me suis de suite attachée à ces trois figures d'espoir, d'acharnement et qui refusent de se faire écraser par une société injuste, abjecte et discriminante à tous les points de vue : sexisme, racisme, religion, opinions divergentes, maladie... Le roman s'ouvre sur la condition plus bas que terre de Smita, l'Indienne dite "Intouchable", ceux que le Mahatma Gandhi appelait "les enfants de Dieu", les rejetés dans la hiérarchie hindoue. Smita a dû accepter sa place de Dalit sans mot dire, et est contrainte à ramasser la merde des autres (littéralement parlant) chaque jour pour gagner sa vie. Ce livre peut être qualifier de féministe, mais ce que je trouve intelligent de la part de l'auteur, c'est qu'elle montre que la discrimination n'a pas de sexe.

    Par exemple, le mari de Smita est au même rang qu'elle, sauf qu'il doit lui récolter les rats (encore littéralement parlant) qui deviennent sa seule possession et nourriture pour lui et sa famille. Alors que ce dernier accepte d'une façon déconcertante son rang dégradant et sa destinée funeste, Smita, quant à elle, refuse de s'excommunier de sa religion ancestrale, ancrée comme elle est en sa foi en Vishnou, mais ne peut permettre que sa si belle et gracieuse fille, Lalita, qui a dit "non" et n'a pas ployé face au Brahmane de l'école alors qu'elle n'a que six ans, devienne une ramasseuse d'excréments comme sa mère et grandisse dans la puanteur. De par sa situation effarante et presque inimaginable à mes yeux, Smita a forcé mon respect et son cheminement vers la liberté totale et l'éducation de sa fille adorée, qui devient un pèlerinage symbole de foi inébranlable et de jours meilleurs, m'a fascinée de bout en bout.

    Nous découvrons ensuite le second point de vue qui est celui de Guilia, ou le personnage auquel je me suis le plus identifiée je dirais. En effet, cette jeune sicilienne est à peine plus âgée que moi et voue une passion dévorante pour la littérature, que ce soit romans ou poésie des auteurs de son pays, qui la rendent fière (voir citation que j'ai sélectionnée). Qui plus est, elle ne s'intéresse nullement aux sorties en boîte, aux orgies d'alcool avec les copains, elle est une jeune fille calme, appliquée, et qui accorde une importance primordiale à sa famille et à ses collègues à l'usine familiale, des femmes dévouées à leur travail comme elle qu'elle considère comme des sœurs.

    J'ai trouvé que Giulia avait de splendides valeurs, et une belle évolution au travers de ce roman (nos trois femmes la vivent toutes en fait) : de jeune fille docile et vénérant le papa et la mamma sicilienne, Giulia se transforme en un papillon qui ouvre grand ses ailes, un vrai petit bout de femme enflammé par l'amour que lui prodigue Kamel, un jeune homme qui, comme elle, défend ses idéaux bec et ongles et qui lui insufflera un véritable optimisme, une confiance sans failles. Ils forment un couple magnifique et inspirant. Enfin, Sarah, la quadragénaire canadienne, est à l'image de la femme moderne, working girl modèle, wonder woman à plein temps : elle réussit tous ses dossiers à son cabinet, elle est une femme qui séduit, deux mariages, trois beaux enfants, et le Graal de sa carrière, qui a demandé tant de sueur et de larmes, est a portée de mains, mais la maladie va tout gâcher.

    Pour conclure, je dirais que ce roman est une jolie pépite à mettre entre toutes les mains cet été, et à lire au moins une fois dans sa vie. Ça en vaut le détour. Au fur et à mesure que ces trois destins de femmes se font écho et s'entremêlent, le roman atteint un climax avec le personnage de Sarah, qui connaît la plus libératrice des évolutions et remises en question et cela nous met une sacrée claque dans la figure. Celle dont la fille a une sensibilité exacerbée face à la souffrance d'autrui (un point dans lequel je me reconnais bien aussi) va désamorcer la bombe qui sommeillait en elle et se montrer reconnaissante et apaisée de la vie qu'elle mène, malgré la mandarine qui la ronge à petit feu. Je vous laisse profiter de la force de frappe des phrases de l'auteur, qui deviennent de plus en plus intenses au fil du roman, et je remercie encore Grasset pour ce sublime envoi. Voilà une lecture que je ne suis pas prête d'oublier, et je me replongerai avec plaisir entre ces pages, qui ont un doux parfum de liberté et de force humaine (je vous jure que cette senteur existe), afin de me faire une piqûre de rappel. Pussiez vous trouver votre Vishnou, votre Kamel ou votre Magic Ron (et non, je ne parle pas de celui d'Harry Potter) auquel vous raccrocher. COUP DE CŒUR ♥

  • add_box
    Couverture du livre « Les victorieuses » de Laetitia Colombani aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Mimosa sur Les victorieuses de Laetitia Colombani

    On l'annonçait comme le roman de l'été 2019,"Les Victorieuses,le nouveau Laetitia Colombani, une construction parallèle de deux destins de femme ,celui de Blanche Peyron et son Palais de la femme,qu'elle et son mari,tous deux commissaires salutistes ont contribué à créer à Paris en 1925...
    Voir plus

    On l'annonçait comme le roman de l'été 2019,"Les Victorieuses,le nouveau Laetitia Colombani, une construction parallèle de deux destins de femme ,celui de Blanche Peyron et son Palais de la femme,qu'elle et son mari,tous deux commissaires salutistes ont contribué à créer à Paris en 1925 ;et,celui de Solène avocate ,victime d'une dépression suite au suicide d'un de ses clients.Son psychiatre lui suggère de faire du bénévolat :elle postule pour être écrivain public au Palais de la femme de nos jours. Précarité,excision,transgenre,SDF,enfants délaissés sont les multiples sujets que l'auteure aborde. Pour ma part,je ne me suis pas sentie "accrochée"dans ce melting-pot du malheur.Si le livre se lit aisément ,j'aurais préféré que l'on approfondisse l'un ou l'autre de ses récits;un souci d'émouvoir dans le propos, une volonté de "bien-écrire",je regrette les citations trop nombreuses à mon goût:V.Hugo,Ste Thérèse de Lisieux etc...des lignes intéressantes sur l'envie d'écrire poèmes comme roman.
    Suis restée quelque peu sur ma faim malgré un sujet passionnant et,ô combien toujours actuel,la précarité féminine.

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !

Récemment sur lecteurs.com