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Le cerf-volant

Couverture du livre « Le cerf-volant » de Laetitia Colombani aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu'à l'aube, lorsqu'elle descend nager dans l'océan indien. Sur la... Voir plus

Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu'à l'aube, lorsqu'elle descend nager dans l'océan indien. Sur la plage encore déserte, elle aperçoit chaque matin une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant.
Un jour, emportée par le courant, Léna manque de se noyer. La voyant sombrer, la fillette donne l'alerte. Léna est miraculeusement secourue par la Red Brigade, un groupe d'autodéfense féminine, qui s'entraînait tout près.
Léna veut remercier l'enfant. Elle découvre que la petite travaille sans relâche dans le restaurant d'un cousin, qui l'a recueillie et l'exploite. Elle n'a jamais été à l'école et s'est murée dans un mutisme complet. Que cache donc son silence ? Et quelle est son histoire ? ...
Aidée de Preeti, la jeune cheffe de brigade au caractère explosif, Léna va tenter de percer son secret. Jadis enseignante, elle se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Au coeur de ce monde dont elle ignore tout, commence alors une incroyable aventure où se mêlent l'espoir et la colère, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l'éducation...
La rencontre inoubliable et réparatrice entre une femme, une jeune fille et une enfant au milieu d'une Inde tourmentée.

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Avis (5)

  • Dans la même veine que la Tresse : 3 destins de femmes se dessinent côte à côte.

    Même décor : l'Inde, un petit village 

    Mêmes thèmes : la dénonciation des conditions de vie des femmes, leur manque de liberté et l'émancipation des femmes

     J'avais déjà aimé le premier roman de Laetitia...
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    Dans la même veine que la Tresse : 3 destins de femmes se dessinent côte à côte.

    Même décor : l'Inde, un petit village 

    Mêmes thèmes : la dénonciation des conditions de vie des femmes, leur manque de liberté et l'émancipation des femmes

     J'avais déjà aimé le premier roman de Laetitia Colombani, aucune raison de ne pas aimer son nouveau récit qui m'entraine encore en Inde, ce pays de la vie, du bruit, de la misère, des injustices, des hommes et des animaux sacrés ... pas celui des femmes qui sont assujeties, ni celui des enfants qui dans la majorité sont exploités... 
    L'inde présente ici ses nombreux profils : aux yeux des Occidentaux, le pays de la sagesse, du yoga, de Gandhi; le regard d'occidentale de Léna qui va s'y réfugier et y vivre va faire tomber le masque : c'est un pays de traditions où la place de la femme est figée, c'est la misère, le travail des enfants... 
    Léna va tenter de s'y reconstruire une nouvelle vie : les débuts sont difficiles, affectée comme elle l'est par le deuil et traumatisée par l'horreur du drame qu'elle a vécu. Elle va pourtant retrouver les réflexes de sa vie antérieure et refaire ce qu'elle sait faire de mieux : enseigner. Elle va se retrouver ,réactiver sa détermination, son désir d'aider et  sa fougue , le désir d'aller de l'avant. La transformation est longue et ardue mais les rencontres qu'elle fait en Inde la transcendent. Elle entraîne avec elle, Preeti une jeune femme indienne, elle aussi amochée par la vie, elle aussi engagée pour les autres et pour elle même. 
    Une belle histoire pleine de promesses d'avenir pour les enfants qui découvrent l'école, pour Lalita que Léna prend sous son aile.
    Une leçon de reconstruction où les femmes blessées montrent leur capacité à survivre, à revivre... et oeuvrent avec détermination et persévérance.. 
    Quel bonheur de lire en avant première le dernier roman de Laetitia Colombani. Merci NetGalley et merci les éditions Grasset !

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  • Dans ce livre, nous partons en Inde du Sud. Nous découvrons la vie quotidienne, les coutumes et traditions bien ancrées, mais aussi une dure réalité... bien loin de ce que présentent les guides touristiques.

    Suite à un drame, Léna décide de quitter ce qui lui rappelle son passé durant un...
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    Dans ce livre, nous partons en Inde du Sud. Nous découvrons la vie quotidienne, les coutumes et traditions bien ancrées, mais aussi une dure réalité... bien loin de ce que présentent les guides touristiques.

    Suite à un drame, Léna décide de quitter ce qui lui rappelle son passé durant un mois, pour se reconstruire. Elle choisit l'Inde, dont on vante bien souvent la culture, mais elle constate vite que l'idée qu'elle se faisait de ce pays était bien loin de la réalité. La foule, le bruit, la pauvreté... quantité d'éléments de la vie quotidienne indienne qui n'invitent pas à l'apaisement.
    Suite à ce mois de dépaysement total, elle aurait pu repartir en France, sans se retourner, mais une rencontre bouleversera ses plans. Les yeux d'une petite fille, qui l'aura sauvée. Une petite fille qui ne parle pas, mais avec laquelle elle finira par communiquer. Elle prend alors conscience de tout le potentiel perdu. A Mahäbalipuram, les Intouchables n'ont pas accès à l'instruction. Aucune école n'existe. Et quand on est une fille, c'est encore moins imaginable. Léna se heurte alors à une dure réalité de castes et aux violences que les femmes subissent dès leur plus jeune âge.
    Elle décide alors de tout faire pour créer une école, pour permettre à ces enfants, nés dans la mauvaise caste et/ou avec le mauvais sexe, d'accéder à une instruction... et peut-être leur ouvrir une porte vers un autre avenir ?

    En plus des thèmes très forts abordés qui m'ont beaucoup touchée, ce récit m'a fait voyager. J'ai pour ma part eu la chance de séjourner un mois dans cette partie de l'Inde. Ce récit m'a donc replongée dans cette vie, ce qui m'a fortement touchée et donné envie d'y retourner. Je n'ai pas été autant confronté à la pauvreté, même si elle est un peu partout. J'ai vécu (avec ma mère) dans une famille de la caste des brahmanes. Leur quotidien est donc plus facile. Mais tout n'est pas rose.... même pour eux.

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  • Le cerf-volant est un magnifique plaidoyer pour le respect de la femme indienne et son émancipation par l'instruction.
    Léna fuit la France après la disparition brutale de son mari. Désemparée par ce vide, elle part en Inde, croyant y trouver un certain apaisement. Mais ce pays n'est pas celui...
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    Le cerf-volant est un magnifique plaidoyer pour le respect de la femme indienne et son émancipation par l'instruction.
    Léna fuit la France après la disparition brutale de son mari. Désemparée par ce vide, elle part en Inde, croyant y trouver un certain apaisement. Mais ce pays n'est pas celui des rêves qu'elle avait fait avec son mari. De sa plume sensible, Lætitia Colombani décrit tout à fait le désarroi que j'ai éprouvé il y a 45 ans en arrivant en Inde, la chaleur, la foule grouillante, la misère crasse. En dehors du téléphone portable peu de choses ont changé pour les pauvres.
    Léna rencontre Lalita,une enfant-esclave murée dans le silence, et Preeti, une jeune femme cheffe d'une brigade féminine d'auto- défense. Toutes deux font partie des Intouchables. Léna prend alors conscience de la malédiction de naître femme en Inde, en particulier dans cette non-caste. L'école est obligatoire, mais pas pour ces femmes-là. En bonne Occidentale, elle est révoltée par le non respect des droit de l'enfant, les mariages forcés très jeunes et les ribambelles d'enfants qui s'en suivent, l'analphabétisme, les viols nombreux. Ancienne enseignante elle pense qu'il faut instruire les enfants et crée une école. Ses idées généreuses se heurtent aux coutumes. Les parents, hommes comme femmes, ne veulent rien changer à la tradition. Se pose d'ailleurs le problème de sa légitimité. A-t-on le droit d'imposer ce qui nous semble juste à une autre civilisation? Mais peut-on ne rien faire?
    Lætitia Colombani connaît bien l'Inde et son roman est un témoignage poignant. Lalita porte le même prénom que la petite fille de La tresse et ce n'est certainement pas un hasard. Il faudrait de nombreuses Preeti pour faire bouger la société.
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2021/06/09/le-cerf-volant-de-laetitia-colombani/

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  • Léna est arrivée deux ans plus tôt dans un petit village d'Inde, pour oublier le drame qui a torpillé sa vocation d'enseignante, partir, prendre le large s'était imposé comme une évidence, se perdre loin pour mieux se retrouver, oublier son quotidien, panser ses blessures. Un jour, elle aperçoit...
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    Léna est arrivée deux ans plus tôt dans un petit village d'Inde, pour oublier le drame qui a torpillé sa vocation d'enseignante, partir, prendre le large s'était imposé comme une évidence, se perdre loin pour mieux se retrouver, oublier son quotidien, panser ses blessures. Un jour, elle aperçoit un cerf-volant, tenue par une enfant si frêle et menue qu'on dirait qu'elle va s'envoler, on dirait un oisillon tombé du nid. Lalita, une gamine muette d'à peine 10 ans, une orpheline, une gosse abandonnée, la fille d'une videuse de latrines et d'un chasseur de rats. Léna va alors se lancer dans un projet insensé, ouvrir une école pour tous ces enfants.

    Dans ce magnifique roman, Laetitia Colombani, nous entraine en Inde, mais pas dans le pays connu des touristes avec ses temples majestueux, mais dans la face cachée de l'Inde. La circulation dense, les échoppes délabrées, les mendiants, la misère, le tumulte incessant, la détresse des enfants. Les castes, les Intouchables méprisés du reste de la population, qui les place tout en bas de l'échelle, à la périphérie de l'humanité. Ici, les petits travaillent comme leurs aînés, ils sont source de revenus. L'Inde est le plus grand marché de main-d'oeuvre enfantine au monde. Les filles sont les premières victimes de ce travail forcé. le viol, sport national. le droit des femmes et des enfants est bafoué. La malnutrition qui frappe un enfant sur deux. Les mariages et les grossesses précoces. Naître fille ici est une malédiction. La situation des femmes en Inde apparaît dans ce livre dans toute sa cruauté et plus particulièrement, celle des femmes de la caste des Intouchables.

    Laetitia nous dresse le portrait d'une femme fragile, sa vie est comme ce cerf-volant elle ne tient qu'à un fil. Pour Lalita et tous ces enfants, Léna va devenir une combattante, une guerrière, elle va se heurter à un mur : les méandres de l'administration indienne gangrénée par la corruption, mais elle n'abandonne pas, elle essaye de convaincre les parents, lutter contre les préjugés, se battre pour récolter des fonds, une femme pleine de persévérance et de volonté. Léna va sans cesse faire preuve d'inventivité et s'adapter.

    Une fois de plus, Laetitia Colombani nous livre un récit lumineux, porté par une belle écriture fluide et douce, un roman rempli d'espérance, un moment de lecture intense. Ce cerf-volant qui part du sol pour monter dans les airs, défiant les lois de la gravité, symbole de ces enfants, nés dans la misère, qui ne pourront s'élever que par l'éducation. Les beaux romans ne peuvent être écrits que par de belles personnes et assurément Laetitia Colombani est une belle personne.

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  • Publié aux éditions Grasset » Le cerf-volant « est le dernier roman de l’auteure française Laetitia Colombani.

    Lorsque Léna foule pour la première fois le sol indien c’est avant tout pour échapper au drame qui vient de la toucher. Débordée par la foule, les bruits et les odeurs, elle se...
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    Publié aux éditions Grasset » Le cerf-volant « est le dernier roman de l’auteure française Laetitia Colombani.

    Lorsque Léna foule pour la première fois le sol indien c’est avant tout pour échapper au drame qui vient de la toucher. Débordée par la foule, les bruits et les odeurs, elle se sent désorientée.
    » Qu’est-elle venue chercher ? L’Inde l’a dépossédée de ses repères comme de ses certitudes. «
    Alors qu’elle se laisse submerger par la douleur et les vagues sur une plage du golfe du Bengale, une petite fille qui joue au cerf-volant l’aperçoit et alerte les secours. Désireuse de montrer sa reconnaissance à cette enfant issue de la caste des Intouchables et frappée par un drame personnelle également, Léna se donne pour mission de lui apprendre à lire et à écrire.
    » Naître fille ici est une malédiction […] Maintenir les filles dans l’ignorance est le plus sûr moyen de les assujettir, de museler leurs pensées, leurs désirs. En les privant d’instruction, on les enferme dans une prison à laquelle elles n’ont aucun moyen d’échapper. On leur retire toute perspective d’évolution dans la société. Le savoir est un pouvoir. L’éducation, la clé de la liberté. «
    Enseignante en France depuis plus de vingt ans, elle retrouve ici la raison de sa vocation. De là, Léna va se lancer un pari fou : revenir pour fonder une école dans ce même village.
    » L’ avenir d’un gosse contre un sac de riz, un étrange marchandage auquel elle s’est livrée sans scrupule. […] Dans la lutte pour l’éducation, tous les coups sont permis. «

    J’ai retrouvé au moins autant d’émotions en lisant ce dernier roman de Laetitia Colombani que lorsque j’ai découvert » La Tresse « . Les deux thèmes principaux qui sont celui du destin des femmes d’une part et de l’importance de l’éducation d’autre part sont des sujets chers à cette auteure et qu’elle met en histoire avec une sensibilité incroyable ! C’est bouleversant et enrichissant d’espoir !

    » L’éducation comme arme de construction massive. «

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