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Edna O'Brien

Edna O'Brien
Née dans un petit village catholique en Irlande, Edna O'Brien grandit dans une ferme isolée entre une mère sévère et un père alcoolique. Après le pensionnat, elle part à Dublin pour suivre des études en pharmacie. En 1952 elle épouse, contre l'avis de sa mère, l'écrivain juif d'origine tchèque Er... Voir plus
Née dans un petit village catholique en Irlande, Edna O'Brien grandit dans une ferme isolée entre une mère sévère et un père alcoolique. Après le pensionnat, elle part à Dublin pour suivre des études en pharmacie. En 1952 elle épouse, contre l'avis de sa mère, l'écrivain juif d'origine tchèque Ernst Gebler, et s'installe à Londres. Ses débuts littéraires datent de 1960, année de la parution du premier volet de la trilogie qui la rendit célèbre, The Country Girls Trilogy. Ses premiers livres, publiés en Angleterre, ont longtemps été interdits en Irlande, à cause de leur contenu explicite quant à la sexualité. Bientôt divorcée, Edna O'Brien élève seule ses deux fils, menant une vie libre et brillante, entre l'Angleterre et les États-Unis. Les romans et nouvelles de cette grande dame des lettres irlandaises, considérée comme la Colette du monde anglophone, tournent autour des sentiments des femmes, prises dans le carcan de leur éducation stricte, et de leurs relations souvent frustrées avec les hommes ; la politique, l'histoire et l'amour y occupent une place prépondérante, et tous remettent en cause l'ordre moral de l'Irlande catholique et nationaliste. En France, la plupart de ses romans ont été traduits aux éditions Fayard, mais ne sont plus aujourd'hui disponibles. Sabine Wespieser éditeur s'est engagé en 2010 dans la publication de l'?uvre d'Edna O'Brien avec Crépuscule irlandais (en anglais The Light of Evening), très bien accueilli par la presse et les lecteurs. À paraître en 2013, des mémoires intitulés Une fille de la campagne.

Articles en lien avec Edna O'Brien (1)

Avis sur cet auteur (36)

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    Couverture du livre « Girl » de Edna O'Brien aux éditions Sabine Wespieser

    Geneviève Munier sur Girl de Edna O'Brien

    Février… pour répondre au deuxième item du défi littéraire lancé par mon amie lectrice Sylvie, j’ai choisi "Girl" d’Edna O’Brien. Le titre commence, en effet, par l’initiale de mon prénom. Après avoir sillonné la France en train dans ma lecture précédente, je me suis envolée pour le Nigeria. Un...
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    Février… pour répondre au deuxième item du défi littéraire lancé par mon amie lectrice Sylvie, j’ai choisi "Girl" d’Edna O’Brien. Le titre commence, en effet, par l’initiale de mon prénom. Après avoir sillonné la France en train dans ma lecture précédente, je me suis envolée pour le Nigeria. Un voyage douloureux comme la vie de la narratrice.

    Douloureuse, oui, c’est ce qu’aurait dû être aussi ma lecture car revivre ce qui fit les grands titres des journaux en 2014 lors de l’enlèvement des lycéennes de Chibok par des combattants islamistes de Boko Haram n’est pas chose facile. L’auteure nous raconte, en effet, les horreurs vécues par Maryam, enlevée, séquestrée, violée, violentée, comme ses sœurs d’infortune. Pour autant, ce récit à hauteur de cette seule jeune fille, ne m’a pas véritablement conquise. Je ne conteste certes pas l’importance de revenir sur des faits aussi odieux, insupportables, inadmissibles, le devoir de mémoire est indispensable, mais je n’ai pas réussi à lire les faits autrement que de l’extérieur. Sans doute parce que l’écriture m’a semblé justement factuelle, succincte, le style rêche, la syntaxe souvent bancale, je ne suis pas parvenue à entrer totalement en empathie avec les personnages.

    Ce n’est pas simple d’aller à l’encontre de l’engouement général, de ne pas apprécier un ouvrage qui traite d’un sujet aussi important, de ne pas reconnaître le talent d’une auteure tant vénérée. Pourtant, souvent, je me suis ennuyée. J’ai trouvé disproportionnée l’importance laissée à la fuite par rapport à l’infime place prêtée à la capture et à la détention. De la même façon il n’est pas dit grand-chose de ce Mahmoud, époux de Maryam et dont l’attitude ne m’a pas semblé suffisamment explicitée. Dès la page soixante-sept, l’armée attaque, Maryam s’enfuit, et le reste sera en grande partie une course dans la forêt. Même si j’ai trouvé celle-ci très présente, bien décrite, l’intérêt pour ce roman ne m’est apparu qu’à la fin de l’ouvrage. Il me fut terrible d’assister au retour à la maison de Maryam, victime en réalité de la double peine puisque considérée comme traitre par ses proches, elle, la mère d’une enfant de l’ennemi Et, même si le récit se termine sur une note positive, "En cet instant d’espoir et de bonheur sans mélange, il m’a semblé que ces rayons inondaient les dimensions les plus noires du pays lui-même."

    je n'ai pas su l’aimer. Je le regrette profondément.

    https://memo-emoi.fr

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    Couverture du livre « Girl » de Edna O'Brien aux éditions Sabine Wespieser

    Camille MONDOLONI sur Girl de Edna O'Brien

    Edna O'Brien a passé trois ans à étudier ce drame avant de pouvoir le raconter. A la première personne du singulier, elle se glisse dans la peau de Maryam, adolescente nigériane, qui a été enlevée par les hommes de Boko Haram. Elle va vivre l'enfer sur terre avant d'être mariée à un de ses...
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    Edna O'Brien a passé trois ans à étudier ce drame avant de pouvoir le raconter. A la première personne du singulier, elle se glisse dans la peau de Maryam, adolescente nigériane, qui a été enlevée par les hommes de Boko Haram. Elle va vivre l'enfer sur terre avant d'être mariée à un de ses tortionnaires, moins fanatique que les autres. Elle réussira à s'échapper avec son enfant. Quand enfin, elle croit que son salut est venu en retrouvant les siens, un autre enfer commence : elle est rejetée et ostracisée, c'est une femme impure, une « épouse du bush ». Et son enfant, cet être innocent, qui est considéré comme un enfant du Djihâd, une mauvaise âme, lui est enlevé. On découvre un pays où la femme n'est pas grand chose, femme maudite, femme objet, femme sans droit. Ce roman n'épargne rien du chemin de croix de Maryam, et vous retournera. Dans ce témoignage, l'auteur met en exergue le courage de toutes ces jeunes filles, et écrit pour que l'on n'oublie pas toutes celles qui ne sont pas revenues et qui ne reviendront sans doute jamais. Et si c'est une femme...

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    Couverture du livre « Girl » de Edna O'Brien aux éditions Sabine Wespieser

    Zabouille sur Girl de Edna O'Brien

    C’est difficile. Difficile d’être spectatrice passive de ce qui se déroule dans ce livre. Difficile d’être impuissante. Difficile de l’apprendre. Difficile d’en prendre conscience.
    Je ne pouvais pas imaginer la puissance de ce roman, que cache ce mot unique qui compose son titre : Girl.

    «...
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    C’est difficile. Difficile d’être spectatrice passive de ce qui se déroule dans ce livre. Difficile d’être impuissante. Difficile de l’apprendre. Difficile d’en prendre conscience.
    Je ne pouvais pas imaginer la puissance de ce roman, que cache ce mot unique qui compose son titre : Girl.

    « Quand ils ont fait irruption dans le dortoir, on ne savait pas qui ils étaient, mais très vite on a su. On avait entendu parler d’eux et de leurs manières de brutes, mais, avant de connaître quelque chose, on ne le connaît pas. Ils avaient brûlé et pillé des villages, massacré les innocents. »
    Edna O’Brien s’est inspirée de l’histoire vraie de ces jeunes filles kidnappées par Boko Haram au Nigeria. Sur leurs pas, l’auteure a revécu leur périple, au scènes retranscrites insupportables qui ont jalonnées ce parcours chaotique.

    « Maryam. J’ai ravalé mes larmes, honteuse. Qu’était-il arrivé à la fille que j’étais jadis. Disparue. Il ne restait plus d’amour en moi. Je voulais mourir. »
    Arrachées à leurs familles, elles ont subi des sévices atroces. Leurs conditions de détention étaient inhumaines, au rythme des châtiments qui leur étaient réservés. Ces filles ont été métamorphosées, psychologiquement retournées, perdues, méconnaissables à leurs propres yeux.

    Alors quand elles retrouvent un semblant de liberté, leur fuite dès les premières chutes de bombes, elles feront face à une autre horreur. Celle des corps. De l’incertitude. De l’inconnu. Sans destinée, un chemin s’ouvre à elles, sur lequel tout ne sera pas douceur ni confort.
    « Je raconte notre capture, le travail qu’on nous a fait faire, la cuisine, le ménage, les prières, les raclées régulières, mais je ne dis rien des sauvageries dans la maison bleue. Je dis que j’ai été mariée, que j’ai accouché et comment, avec Buki, on s’est échappées quand le gouvernement a bombardé le camp. Je décris les filles mortes, par terre, et d’autres laissées derrière, tout espoir éteint. Je parle de la cahute et du feu que Buki qui a fait, comment elle a été mordue par un serpent et en est morte. »

    Edna O’Brien est édifiante, de par sa démarche, ses recherches, la véracité et le juste équilibre de ses propos. J’ai été conquise, envoûtee par cette lecture, qu’il faut absolument découvrir.

    « Le troupeau a fui vers où l’herbe est plus tendre, a fui le carnage et le fléau. »

    https://littelecture.wordpress.com/2020/02/02/girl-de-edna-obrien/

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    Couverture du livre « Girl » de Edna O'Brien aux éditions Sabine Wespieser

    Miss K Paris sur Girl de Edna O'Brien

    Librement inspiré par l'enlèvement de ces jeunes filles au Nigeria en avril 2014, Girl pourrait être le récit de l'une d'entre elles.
    L'enlèvement, la sidération, l'arrivée au camp, les sévices, viols, tortures ... tout y est. le sentiment qu'elle ne pourra en réchapper ; et pourtant,...
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    Librement inspiré par l'enlèvement de ces jeunes filles au Nigeria en avril 2014, Girl pourrait être le récit de l'une d'entre elles.
    L'enlèvement, la sidération, l'arrivée au camp, les sévices, viols, tortures ... tout y est. le sentiment qu'elle ne pourra en réchapper ; et pourtant, accompagnée de son bébé et d'une amie, elle fuit ce camp de l'horreur et se lance dans une cavale à travers la forêt nigériane pour retrouver les siens.
    Là débute une autre épreuve : se rendre compte que ceux auxquels elle n'a cessé de penser la fuit, se méfient d'elle, gardent leur distance et affichent un mépris sans nom. Souillée, impure, elle assiste à sa seconde mort « je suis morte et pas morte ».
    L'écriture est totalement détachée, brute, sans émotion. Un peu déroutant sur un sujet aussi fort mais finalement n'est-ce pas aussi une façon pour la narratrice de mettre une distance entre ce qu'elle a vécu, ce qu'elle vit, et ce qu'elle relate dans toute son horreur.
    Partagée mais pas insensible à ce récit parfaitement documenté qui montre la noirceur de ces terroristes, et le courage qu'ont ces femmes de se battre pour leur liberté.