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Cedric Gras

Cedric Gras
Après une année en Sibérie et trois ans à Vladivostok, où il a dirigé l'Alliance française et enseigné à l'université, Cédric Gras a entrepris une thèse sur l'Extrême-Orient russe. Ce jeune « géographe explorateur » a été récompensé en 2004 par une bourse de la vocation de la fondation Marcel- Bl... Voir plus
Après une année en Sibérie et trois ans à Vladivostok, où il a dirigé l'Alliance française et enseigné à l'université, Cédric Gras a entrepris une thèse sur l'Extrême-Orient russe. Ce jeune « géographe explorateur » a été récompensé en 2004 par une bourse de la vocation de la fondation Marcel- Bleustein-Blanchet. Il dirige aujourd'hui l'Alliance française de Donetsk en Ukraine et a déjà publié Vladivostok et Le Nord, c'est l'est aux Editions Phébus.

Articles en lien avec Cedric Gras (1)

Avis sur cet auteur (18)

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    Couverture du livre « La mer des cosmonautes » de Cedric Gras aux éditions Paulsen

    LALIE.01 sur La mer des cosmonautes de Cedric Gras

    « Une saison russe en Antarctique ».

    L'écrivain – voyageur français Cédric Gras dont je ne me lasse pas de lire ses aventures a écrit, entre autres, La mer des Cosmonautes.
    De formation géographe, il a créé l'Alliance française locale à Vladivostok.

    Par ses aventures, je le rapproche de...
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    « Une saison russe en Antarctique ».

    L'écrivain – voyageur français Cédric Gras dont je ne me lasse pas de lire ses aventures a écrit, entre autres, La mer des Cosmonautes.
    De formation géographe, il a créé l'Alliance française locale à Vladivostok.

    Par ses aventures, je le rapproche de Sylvain Tesson, avec leur amour du froid en Extrême-Orient russe.

    Cette fois, il embarque sur un brise-glace soviétique l'Akademik Fedorov, direction les « Rives de la Pravda », ou « Rives de la Vérité » et cela pendant trois mois. Mais il y a d'abord les terribles « Quarantièmes rugissants ».
    Son ouvrage est constitué de courts chapitres dans lesquels il décrit la vie à bord et où il a côtoyé ceux que l'on nomme des « Poliarniks » (ces personnages courageux qui consacrent leur vie aux pôles).

    « Les premières expéditions avaient frappé l'inconscient collectif. La société et le Parti portaient aux nues ces conquérants des glaces. » ( …) « . L'U.R.S.S. se passionnait pour ses chevaliers du cosmos et des hautes latitudes. Les gamins rêvaient devant les héros-poliarniks de leurs dessins animés. Des héros qui soutenaient avantageusement la comparaison, emmitouflés dans leurs gros manteaux semblables à des scaphandres. On disait d'eux : « Presque un cosmonaute ! »

    Pour évoquer ces cosmonautes, on peut lire : « Lorsqu'ils étaient gamins, les cours d'école et d'immeubles ne proposaient que des jeux en forme de fusées. Ils formaient les premières générations d'un monde accédant à l'espace. le 12 avril 1961, Gagarine s'était envolé vers les étoiles. » Youri Gagarine a été le premier à réussir un vol habité au cours de l'ère spatiale, il y a de cela une soixantaine d'années. Un exploit qui avait laissé le monde étonné.

    Par la suite, on connaît les autres vols spatiaux aussi bien ceux des Russes que des Américains.

    Mais revenons à cet ouvrage dans lequel Cédric Gras écrit : « Les poliarniks surnomment l'Arctique "Mama", comme la Terre mère de Russie. L'inféconde Antarctide, elle, est désignée par "matchelkha", la belle-mère... » Les glaciologues expliquent à l'écrivain leurs cartes – quand il y a des glaces qui dérivent, ils mettent une lettre avec un numéro et tout dépend du secteur. « Leur envergure fait passer leurs homologues boréaux pour des glaçons à pastis. »

    Au final, que dire sur mon ressenti ? J'aime (non, j'adore) tout ce qui touche aux expéditions dans le Grand Froid. J'aime bien Cédric Gras avec ses aventures – comme j'aime tous ceux qui n'ont pas froid aux yeux pour se frotter aux contrées glaciaires parfois au péril de leur vie – ce sont des personnages tellement courageux et il n'y a pas que des hommes, non, non, il ne faut pas oublier les femmes.

    Donc, assez tergiversé, j'ai apprécié « La mer des Cosmonautes » avec « L'âme russe » au travers d'un voyageur français.

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    Couverture du livre « L'hiver aux trousses ; voyage en Russie d'Extrême-Orient » de Cedric Gras aux éditions Folio

    Fanny C. sur L'hiver aux trousses ; voyage en Russie d'Extrême-Orient de Cedric Gras

    Récit de voyage très bien écrit , le lecteur suit l'écrivain baroudeur dans sa progression du cercle polaire à la lisière du Japon pour terminer le périple aux confins de la Chine et de la Corée.Il y rencontre les tumultes de l'Histoire de la Russie.

    Récit de voyage très bien écrit , le lecteur suit l'écrivain baroudeur dans sa progression du cercle polaire à la lisière du Japon pour terminer le périple aux confins de la Chine et de la Corée.Il y rencontre les tumultes de l'Histoire de la Russie.

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    Couverture du livre « L'hiver aux trousses ; voyage en Russie d'Extrême-Orient » de Cedric Gras aux éditions Folio

    LALIE.01 sur L'hiver aux trousses ; voyage en Russie d'Extrême-Orient de Cedric Gras

    Pour moi, c'est un petit livre que « L'hiver aux trousses » (éditions Stock), de l'écrivain voyageur français Cédric Gras. Petit livre car 271 pages mais grand par son histoire.

    Je crois bien que je signale, chaque fois que je chronique un de ses livres, que la grande référence de Cédric...
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    Pour moi, c'est un petit livre que « L'hiver aux trousses » (éditions Stock), de l'écrivain voyageur français Cédric Gras. Petit livre car 271 pages mais grand par son histoire.

    Je crois bien que je signale, chaque fois que je chronique un de ses livres, que la grande référence de Cédric Gras, est qu'il a voyagé avec Sylvain Tesson, incontournable écrivain voyageur lu aussi. Leurs récits ne sont pas construits de la même manière mais ils ont, tous les deux, le voyage « dans la peau ».

    On dit de Cédric Gras qu'il « un écrivain géographe ou plutôt un écrivain de la géographie. » Mais il est également un grand baroudeur. D'ailleurs, dans « L'hiver aux trousses », c'est un voyage dans l'Extrême-Orient russe, de Yakoutsk ( Якутск ), à Vladivostok (Владивосток), cette Russie peu connue. Il l'a fait soit à bord d'un camion, soit avec des canots de chasseurs, autant dire, avec tous les moyens de locomotion possibles, pour cette expédition d'environ deux mois, mais quel périple !

    On découvre évidemment de magnifiques paysages : « Toute cette grande source automnale que j'avais échafaudée vers Vladivostok a un nom au pays du Soleil Levant : Momijigari (la chasse aux feuilles rouges) – les personnages rencontrés et qui sont très accueillants (la chaleur de l'âme russe dans la froideur du temps) – descriptions mais aussi histoire de cette immense région – et, bien entendu, on voit bien que Cédric Gras est un géographe et qu'il ne manque pas d'humour ni de poésie.

    Alors, amis lecteurs, couvrez-vous bien et partez en voyage avec Cédric Gras en lisant « L'hiver aux trousses. » Aucune déception possible pour peu que l'on soit un amoureux des voyages.

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    Couverture du livre « Saisons du voyage » de Cedric Gras aux éditions Stock

    Squirelito sur Saisons du voyage de Cedric Gras

    Heureux qui comme Cédric Gras a fait de beaux voyages et s’en retourne chaque fois avec usage et raison pour vivre moult aventures le reste de son âge.

    « Saisons de voyage » est un vaste recueil des déambulations de l'écrivain lorsqu’il a commencé à partir par monts et par vaux pour découvrir...
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    Heureux qui comme Cédric Gras a fait de beaux voyages et s’en retourne chaque fois avec usage et raison pour vivre moult aventures le reste de son âge.

    « Saisons de voyage » est un vaste recueil des déambulations de l'écrivain lorsqu’il a commencé à partir par monts et par vaux pour découvrir le monde et ceux qui le peuplent. Car l’intérêt principal de lire Cédric Gras – sans oublier la fine plume qui caracole sur les cimes de la langue française – est de voyager pour communiquer sous d’autres cieux en rejetant toute velléité touristique de carte postale et de selfie d’autosatisfaction. Parcourir le monde mais sans cette multitude, sans ce marketing tributaire de la mode et qui fait que l’industrie touristique finit par se moquer du monde.

    L’écrivain voyageur se transforme en caméléon pour une immersion sans luxe dans les terres eurasiennes ou sur les sommets andins. Quitte à se retrouver dans des situations alarmistes mais dont il tire à chaque fois des leçons de vie. Attiré par les grands espaces qui s’éveillent vers les rayons d’Orient, le récit est surtout placé sur les vagabondages de l’Europe de l’Est, de la Mongolie et vers le toit du monde, en particulier le Tibet. On découvre aussi des descriptions, un ressenti qu’il est difficile de lire ailleurs comme, par exemple, pour l’Albanie. On est loin des narrations de crime organisé et d’islam intolérant, de pays à bout de souffle, Cédric Gras y a vu autre chose, un pays qui respire l’air marin, une jeunesse qui caracole et une terre qui n’a pas le lourd héritage d’années de guerre comme son voisin kosovar.

    La richesse des descriptions et l’authenticité qui découle de pages en pages fait que d’aucuns peuvent avoir l’impression de connaître ces territoires sans pourtant y avoir posé le moindre pied. Mais il suffit d’imaginer Cédric Gras sous une tente avec des Mongols, tentant un dialogue improbable, recevant l’accueil des gens qui naviguent dans les mêmes conditions depuis des siècles. Souvent avec satisfaction, parfois avec des déconvenues, déconvenues inévitables surtout dans des pays ayant souffert ou souffrant toujours de régimes passablement autoritaires. Et même parfois pour l’écrivain, une reconduite à la frontière est inévitable… Mais reste la beauté des terres pas encore standardisées dans un monde mondialisé à l’extrême. Qu’elles puissent encore perdurer et que l’on sache inventer un tourisme respectueux, qui ne saccage pas les peuples racines, qui se plie aux normes locales et non l’inverse, qui tende vers les rencontres et qui arrête la « potemkinisation « de la planète. En cela, ce livre de Cédric Gras est un bréviaire, une « lecture du livre du monde ».

    Blog le Domaine de Squirelito => https://squirelito.blogspot.com/2021/06/une-noisette-un-livre-saisons-du-voyage.html