Boualem Sansal

Boualem Sansal

Boualem Sansal né le 15 octobre 1949 à Theniet El Had, petit village des monts de l’Ouarsenis, est un écrivain algérien francophone, principalement romancier mais aussi essayiste, censuré dans son pays d'origine à cause de sa position très critique1 envers le pouvoir en place. Il habite néanmoins...

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Boualem Sansal né le 15 octobre 1949 à Theniet El Had, petit village des monts de l’Ouarsenis, est un écrivain algérien francophone, principalement romancier mais aussi essayiste, censuré dans son pays d'origine à cause de sa position très critique1 envers le pouvoir en place. Il habite néanmoins toujours en Algérie, considérant que son pays a besoin des artistes pour ouvrir la voie à la paix et à la démocratie. Il est en revanche très reconnu en France et en Allemagne, pays dans lesquels ses romans se vendent particulièrement bien, et où il a reçu de nombreux prix.

Lauréats du Grand Prix de l'Académie française 2015 : Hédi Kaddour (Les Prépondérants) et Boualem Sansal (2084) ex-aequo

Articles (2)

  • #Reportage : nos lecteurs participent aux salons littéraires
    #Salon : Quand les lecteurs rencontrent les auteurs

    Quand nos lecteurs participent aux salons littéraires Retrouvez leur reportage : Lire en Poche à Gradignan, la fête du livre au Château du Clos de Vougeot, La Fête du livre de Merlieux, Lisle Noir, les vendanges du Polar,

  • "2084, la Fin du monde" de Boualem Sansal (Gallimard)
    #Chronique : "2084", Big Brother au nom d’Yölah

    Avec « 2084 », sous-titré malicieusement « La Fin du monde » Boualem Sansal, l’auteur algérien, va encore plus loin en se glissant dans la peau de George Orwell, dans un roman où le totalitarisme islamiste a remplacé les dystopies staliniennes…

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Avis (44)

  • Couverture du livre « Le train d'Erlingen ou la métamorphose de Dieu » de Boualem Sansal aux éditions Gallimard

    Catherine Rechenmann Arrieutort sur Le train d'Erlingen ou la métamorphose de Dieu de Boualem Sansal

    Jubilatoire...Incisif , déjanté , iconoclaste ! Boualem Sansal respire l'intelligence

    Jubilatoire...Incisif , déjanté , iconoclaste ! Boualem Sansal respire l'intelligence

  • Couverture du livre « Le train d'Erlingen ou la métamorphose de Dieu » de Boualem Sansal aux éditions Gallimard

    Julien Rilzel sur Le train d'Erlingen ou la métamorphose de Dieu de Boualem Sansal

    Boualem Sansal est clair dès le départ. Il enjoint le lecteur d’abandonner « tout espoir de distinguer la fantasmagorie de la réalité », laissant ainsi entendre que, oui, le curieux se tient bel et bien sur le seuil des portes de l’enfer. Mais quel enfer agite ainsi Erlingen, petite ville...
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    Boualem Sansal est clair dès le départ. Il enjoint le lecteur d’abandonner « tout espoir de distinguer la fantasmagorie de la réalité », laissant ainsi entendre que, oui, le curieux se tient bel et bien sur le seuil des portes de l’enfer. Mais quel enfer agite ainsi Erlingen, petite ville bourgeoise – sciemment fictive – perdue dans les monts allemands d’un siècle inconnu, néanmoins terrorisé ?
    Ute écrit à Hannah des lettres qu’elle ne postera jamais, compose ainsi « notre roman », celui qui racontera la société métamorphosée par les menaces de l’envahisseur. Cet envahisseur, invisible puisque jamais rencontré, menaçant par le biais d’une simple note qui enjoint la population de se rendre ou de mourir, est aux portes et les guette. Ainsi que dans le Désert des Tartares – que l’auteur se plaît à résumer dans le livre – il plane au-delà de l’œil humain et terrorise tous les esprits, par sa seule absence.


    Flux migratoires et autres gênes occasionnées

    La très riche famille d’Ute est dotée d’un passé légèrement sinistre. L’aïeul, comme tant d’autres en ces temps-là, a embarqué dans sa jeunesse vers l’Amérique. Dire qu’il a saigné ou fait saigner serait tangible, mais le plus correct serait d’affirmer qu’il a savamment sû tirer un avantage de la condition des peuples indiens, ou noirs importés d’Afrique. Si son histoire ne répond en rien à nos questions sur les habitants d’Erlingen, ces flux migratoires et autres gênes occasionnées – telles que les massacres, l’esclavage, l’appauvrissement par l’enrichissement des uns ou encore la christianisation jugée à l’époque nécessaire – ont leur importance dans le livre. Le lecteur se rend finalement compte qu’il n’y a rien d’autre à lire que ce qui est dit, ici non l’histoire d’Erlingen, mais plutôt cette « chronique des temps qui courent » avec laquelle l’auteur veut nous alarmer, puisque ces flux continuent et convergent maintenant vers les pays développés – développés par la seule force de la succion des ressources étrangères, d’ailleurs – et tente au passage de s’y glisser, avec tout ça, la tradition de l’assassinat et de la soumission.


    Le hic est là

    Mais « le hic est là, le monde policé auquel nous appartenons n’a pas d’ennemi, pas de vraie religion à défendre, pas de cause sacrée à invoquer au lever et au coucher du jour (…) ni simplement de force dans le poignet pour faire sonner le tocsin et de fermeté combative dans la voix pour appeler à l’honneur, c’est de ça qu’il meurt, d’absence de vie dans les gènes ». Il apparaît à l’auteur que nous restions pantois face à la montée de l’extrémisme religieux. Bien sûr, nous pleurons les morts du Bataclan ou manifestons les jours de semaine en bons républicains, mais ne faisons ni assez ni concret pour tirer les têtes de l’eau, et encore moins sanctionnons nos « dirigeants si nuls » pour leur inactivité.
    Boualem Sansal semble, néanmoins, trouver qu’il reste une rame à la galère. Un Plan Marshall, par exemple, serait une première solution, une avance digne d’intérêt. Mais pour le moment, la peur engendre la haine, « l’écologie se meurt d’avoir engendré des écologistes en ville et pas des ermites dans la forêt », « le mensonge et la vérité se rejettent d’instinct » et, finalement, « tout pousse dans le même sens : la fin ».

    Pas de fin, cependant, à ce livre qui n’est autre qu’une métamorphose du roman où se confondent styles, formes et voix multiples pour aboutir en une sorte de tribune désolée qui, à la fois, appelle au changement immédiat ou la révolution, primordiaux à cette dernière chance en laquelle nous voulons croire mais qui, en attendant, s’effrite entre nos mains.

  • Couverture du livre « Le train d'Erlingen ou la métamorphose de Dieu » de Boualem Sansal aux éditions Gallimard

    Héloïze sur Le train d'Erlingen ou la métamorphose de Dieu de Boualem Sansal

    Boualem n'est pas vraiment un boute en train, du coup son roman est vraiment pénible à lire, il nous aiguille sur des vraies-fausses pistes qui obscurcissent encore un propos philosophique déjà bien obscur.
    Je suis resté sur le quai de départ, n'ayant je l'avoue pas compris grand chose à ce...
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    Boualem n'est pas vraiment un boute en train, du coup son roman est vraiment pénible à lire, il nous aiguille sur des vraies-fausses pistes qui obscurcissent encore un propos philosophique déjà bien obscur.
    Je suis resté sur le quai de départ, n'ayant je l'avoue pas compris grand chose à ce récit qui déraille plus souvent qu'un TGV en gare de Marseille...

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