Toutes les filles du monde, et 5 livres

mercredi 10 octobre 2018

Depuis 2012, on célèbre la journée internationale de la fille tous les 11 octobre

Toutes les filles du monde, et 5 livres

Toutes les dix minutes dans le monde, une adolescente meurt victime de violence (source : ONU Femmes). Qu’elle soit sexuelle, physique, traite des femmes, guerre ou mariage forcé, la violence touche les jeunes filles de façon dramatique. C’est à cette prise de conscience qu’appelle la journée des filles décrétée chaque 11 octobre.

 

Le 1,1 milliard de filles réparti sur la planète n’est pas confronté aux mêmes réalités. L’accès à l’éducation y est inégalement réparti, les situations de discrimination ne sont pas les mêmes mais on admet qu’il est plus difficile pour une jeune femme de se faire une place dans le monde quel que soit son environnement.

 

On a décidé d’accompagner la journée avec des romans et un guide pratique, des histoires pas toujours insouciantes mais fortes, pleines de lumière et d’espoir, puisque la fiction témoigne si bien du réel.

  • Quel livre pour la journée des filles ?

    • Couverture du livre « Pour que je sois la dernière » de Nadia Murad aux éditions Fayard

      Pour que je sois la dernière de Nadia Murad

      Honneur au Nobel de la paix, puisqu’il vient d’être décerné conjointement au Dr Denis Mukwege qui répare les ravages de l’excision sur les corps de femmes congolaises suppliciées, et à Nadia Murad, qui signe dans ce livre paru en février 2018 le témoignage d’une vie effroyable. En octobre 2014, les djihadistes de Daesh ont investi le petit village irakien de Nadia, éradiqué la famille de cette toute jeune Yézidie et l’ont réduite en esclavage sexuel. Violée, battue, vendue, son parcours passe par tous les cercles de l’enfer, tel qu’aucune fiction n’aurait pu l’imaginer. Une jeune femme qui porte un espoir indicible, le héraut d’un combat jamais terminé.

    • Couverture du livre « On a chopé la puberté » de Severine Clochard aux éditions Milan

      On a chopé la puberté de Severine Clochard

      Voici le livre qui a fait un vrai faux scandale au printemps, le petit guide pratique à l’usage de toutes les adolescentes, concocté par les auteurs des « Pipelettes ». Si certains ont pu récriminer face aux « bouts de seins qui pointent » évoqués dans le livre et sans contexte, nous, chez lecteurs, nous l’avons lu et bien lu ce petit ouvrage. Et nous avons compris pourquoi les lecteurs et les libraires l’ont longtemps plébiscité et recommandé avant cette regrettable et injustifiée chasse aux sorcières. Voici donc le vademecum de toute adolescence, racontée du point de vue des jeunes filles, sans tabou, en pudeur et avec beaucoup, beaucoup d’humour. Un must have.

    • Couverture du livre « Swing time » de Zadie Smith aux éditions Adult Pbs

      Swing time de Zadie Smith

      Elles sont d’un noir du même ton, ont le même âge et vivent en cité : les deux héroïnes du nouveau roman de Zadie Smith ont deux handicaps à surmonter en ces années 80, le milieu social et le genre. Difficile de se faire une place quand on est femme, la mère de la narratrice le paiera au prix de sa vie de famille. De leurs 7 ans dans un cours de danse aux premiers bilans de la trentaine, les deux gamines devront trouver leur voie dans un monde qui se débrouille très bien sans elles. Zadie Smith écrit peu mais déploie avec entêtement et brio les thèmes de l’émancipation féminine.

    • Couverture du livre « Tous les hommes désirent naturellement savoir » de Nina Bouraoui aux éditions Lattes

      Tous les hommes désirent naturellement savoir de Nina Bouraoui

      Un roman d’initiation au féminin, de la déchirure entre la France et l’Algérie à la construction sexuelle en passant par les relations passionnelles avec la mère : tout est réuni dans ce roman humble et sincère, où la construction de l’identité individuelle se confronte à l’être du collectif, bien au delà des questions de genre. Un excellent Bouraoui. 

    • Couverture du livre « La tête sous l'eau » de Olivier Adam aux éditions R-jeunes Adultes

      La tête sous l'eau de Olivier Adam

      Une adolescente enlevée, introuvable, qui rentre quelques mois après avoir disparu. Pour une fois, Olivier Adam ne raconte pas une disparition mais la réapparition d’une jeune fille qui a vécu l’horreur et dont elle ne dira rien. Réapprendre à vivre ensemble, c’est le défi de cette famille raconté par la voix du jeune frère qui se pose beaucoup de questions. Un roman situé au beau milieu de l’adolescence, de ses secrets et de ses élans, mené tambour battant par un écrivain qui connaît bien les mouvements du cœur et ses pudeurs.

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